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| | | Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) | |
| | Auteur | Message |
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Adriel Cuthbert Commandant

Nombre de messages: 292 Age: 26 Localisation: Rosaria, l'île des brûmes Date d'inscription: 05/10/2006
 | Sujet: Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) Mer 24 Sep - 17:56 | |
| Voilà un long moment que Sanatana l’avait quitté par obligation, comprenant ça et ne souhaitant pas monopoliser l’attention du brun, il s’en fit une raison. Il attendit donc qu’on lui apporte d’autres vêtements qu’il se promit de ne plus salir, et les enfila sans plus attendre trouvant qu’un simple drap coincé sur les hanches, restait peu digne de son image. Habillé, il se coiffa un peu, puis grignota quelques fruits toujours posés sur le plateau et bu quelques gorgées de l’eau délicieuse. Attendant toujours que le Sultan vienne, il se fit vite une raison lorsque les minutes se transformèrent en heures. Se fut donc sans surprise qu’il eu assez d’attendre tel un animal en cage, et s’en libera discrètement arpentant les couloirs et évitant toutes les présences désobligeantes qui le ramènerait à la chambre. A plusieurs reprises il pensa s’être perdu, mais finalement sa perspicacité eu raison puisqu’il vit la lumière du jour, marchant d’un pas plus déterminé, il se retrouva dans les jardins. La vue de cette végétation et fleurs colorées lui fit décrocher un sourire, se rappelant de son moment passé avec le plus âgé lorsqu’il avait été captif. Ce moment tout comme aujourd’hui avait été riche et instructif, bien qu’il y avaient certaines choses dont il se maudissait d’avoir écouter. Comment allait-il se comporter avec Bénarés, après tout l’homme n’avait jamais caché sa mésentente avec son oncle…son père. Se jurant de tout oublier, il se dirigea finalement près de la fontaine et s’y installa. Le regarde perdu au loin bien que ne voyant rien trop prit par ses pensées, il laissa sa main caressée l’eau d’une transparence presque irréel. Seule une douleur lancinante au ventre, preuve qu’il n’était pas complètement rétabli le ramena à la réalité. Bien que les morsures infligées par Sanatana, l’étaient tout autant avec le frottement du tissu. Un sourire s’afficha sur les lèvres, et étant seul, il s’allongea à moitié sur le bord en pierre de la fontaine et se protégea les yeux du soleil avec la main. |
|  | | Cirylle Beliziel Roi

Nombre de messages: 133 Date d'inscription: 05/08/2007
 | Sujet: Re: Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) Sam 27 Sep - 1:37 | |
| La visite de Shaun avait été un grand bol d'air frais pour Cirylle. Bien sur il se réjouissait tout particulièrement de l'évolution de leur relation mais pas seulement. Car Shaun en l'informant de l'état de santé plus que satisfaisant de son commandant des armées lui avait aussi apporté l'espoir de quitter au plus vite cette île. Et il ne lui en avait pas fallu plus pour déjà s'apprêter au départ. Chose on ne peut plus facile puisqu'à part Bayac, il n'avait pas d'effets personnels à empaqueter. Sauf que les minutes puis les heures s'étaient écoulées sans que rien ni personne ne bouge. Pas plus dans la chambre qu'on lui avait attribuée que dans les couloirs d'un calme olympien. Faisant contre mauvaise fortune, bon coeur, il avait donc sagement attendu. Pendant un temps. Puis avait tourné en rond toujours dans sa chambre tout en maudissant la lenteur de son officier à se mettre debout pour quitter ce palais. Pour finalement chercher des explications sur ce retard incompréhensible auprès des deux gardes toujours postés devant sa porte. Recherche vaine puisqu'aucun des deux ne savait de quoi il parlait. C'est donc légèrement agacé de s'apercevoir que les sesbasiens trouvaient encore le moyen de se moquer de lui qu'il opta en désespoir de cause d'aller lui-même aux nouvelles. Le palais avait beau être immense, il était bien déterminé à trouver son commandant et à le ramener en le trainant s'il le fallait, jusqu'à un vaisseau qui les conduirait aussitôt chez eux. Il parcoura donc nombre de couloirs à peu près au hasard, son escorte toujours sur ses talons et Bayac fermement maintenu pour éviter tout incident diplomatique -il ne voulait que rien ne puisse retarder le départ quitte à froisser un peu son corbeau-, à la recherche d'une tête blonde bien connue. Qui comme un fait exprès refusait de se montrer alors qu'il aurait dû être au contraire repérable à des kilomètres au milieu de tout ces sesbasiens. Pour finalement se stopper net devant une arcarde qui s'ouvrait sur l'extérieur où un jardin servait d'écrin à une fontaine. L'endroit était en effet idyllique mais loin d'apaiser l'énervement que ressentait Cirylle, il ne faisait au contraire que l'exacerber. Car c'est au beau milieu de ce jardin d'Eden qu'il retrouva la tête blonde si recherchée. Et dans une posture incroyablement indolente qu'il n'aurait jamais pensé voir un jour sur son si strict commandant des armées. "Eh bien, le climat semble plutôt bien vous réussir..."Il n'avait pu retenir ni ses mots tant sa surprise avait été grande, ni même Bayac qui s'était précipité dans un croassement heureux vers l'homme endormi sur la fontaine. Mais contrairement à ses habitudes ce ne fut pas pour aller s'agripper aux cheveux de l'officier, préférant s'ébattre dans l'eau claire de la fontaine. Et aspergeant par là-même autant ses plumes que le commandant. "En voilà une tenue peu digne de l'image que tout rosarian se doit de tenir en territoire ennemi. Vous êtes bien la dernière personne en qui j'aurai pensé devoir faire ce reproche un jour... Décidément vous pouvez vous réveler très décevant comte Cuthbert !"Cette dernière remarque ne s'adressait pas tant à l'attitude actuelle du rosarian qu'à celle que celui-ci avait tenu lors de la bataille en s'opposant à ses ordres. Et il comptait bien le lui faire savoir alors qu'il ne se gênait pas pour de toute sa hauteur poser un regard aussi froid qu'évaluateur sur l'officier. Puis laissant échapper un soupir désabusé de lassitude qu'il ne chercha absolument pas à camoufler, il demanda "Puisque vous semblez suffisament remit pour vous permettre des bains de soleil, je suppose que vous devez vous sentir apte à rentrer sur Rosaria-Rosaris. A moins que vous ne voudriez encore profiter un peu de l'hospitalité et des installations des sesbasiens ?..."Le ton aurait dû en toute logique être ironique, ce qu'il ne fut pas. Cirylle venant tout juste de remarquer que le commandant Cuthbert ne bénéficiait apparemment pas de la même garde rapprochée que lui. Ce fut donc d'un vague geste de la main vers celle-ci qui était cependant restée en retrait, qu'il en fit l'observation. "Bien que question hospitalité, de toute évidence nous ne sommes pas logés à la même enseigne..." |
|  | | Adriel Cuthbert Commandant

Nombre de messages: 292 Age: 26 Localisation: Rosaria, l'île des brûmes Date d'inscription: 05/10/2006
 | Sujet: Re: Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) Lun 29 Sep - 18:23 | |
| La chaleur du soleil sur sa peau lui donnait l’impression d’être vivant ou plutôt un revenant, la maladie l’avait affaibli ses derniers jours si bien que lors de la bataille il avait probablement échappé plusieurs fois à la mort ou à des blessures graves. Finalement Dieu ne paraissait vraiment pas lui en vouloir, donnant même l’impression de l’avoir protéger et de l’avoir ramener auprès des siens après son évanouissement. Poussant un autre soupir il sombra peu à peu dans un sommeil agréable, lorsqu’une voix qu’il connaissait bien le sortit de cette rêvasserie. Ouvrant les yeux, il plongea son regard dans celui du roi qui était comme à l’accoutumée, lorsqu’il se posait sur lui, distant sans aucune chaleur. Evidemment le commandant s’y était attendu et approuverait sa sentence pour preuve d’insubordination. Décevant…voilà bien la première fois que qui que ce soit lui poignardait ses mots, lui qui avait toujours fait son devoir. Finalement il se redressa complètement et resta assit, alors que le stupide volatile s’amusait dans l’eau claire tout en l’aspergeant. Cependant bien que ses yeux bleus n’avaient jusqu’alors pas quitter ceux du souverain, à l’idée de partir il les baissa. « Avant de quitter ces terres je dois récupérer mon épée détenue par le Sultan. Je ne peux la laisser entre ses mains. Après cela évidemment, je ne verrais plus la moindre objection. Mais ne dois-je en effet pas profiter du peu de liberté qu’il me reste, avant ma punition sur Rosaria-Rosaris »Il vit alors les gardes suivant de près les moindres faits et gestes du roi, il était fort normal que celui-ci n’apprécie pas. Cependant, il ne comprenait pas pourquoi une telle surveillance alors que lui n’en avait pas. Tout d’abord surprit, il fit un pâle sourire. « Les sesbasiens n’ont aucune raison de me craindre dans cet état. Bien que la maladie soit soignée, les blessures sont encore bien présentes et ne me permettrait pas de me battre à mains nues. Cela dit, je ne pense pas que ces hommes sont là pour vous nuire et vous surveiller, mais bien pour vous protéger. Le Sultan m’avait donné sa parole quand à votre sécurité en ces murs ! »Finalement Adriel se leva et fit face au roi afin de s’expliquer avec lui, pas qu’il s’attendait à ce qu’on l’écoute, mais au moins il donnerait son opinion sur ce qui était arrivé « Votre majesté, j’accepterais tout châtiment, ou que vous ne me vouliez plus à vos côtés pour veiller à votre sécurité. Je n’avais pas à vous parler de la sorte, cependant si le cas se représenterait je ferais pareil. J’ai des ordres à respecter du général, et un plan que nous établissons avant d’arriver sur les terres ennemies, ces mêmes informations je les transmets à l’avance à mes hommes. Nombreux d’entre eux ont une femme et des enfants qui souhaitent les retrouver sain et sauf, je ne tiens pas à ce que mes hommes deviennent des criminels et ressemblent aux sesbasiens.
Nous sommes militaires et avons une éthique à respecter, en donnant l’ordre de brûler ce village alors que ce n’était pas nécessaire, c’est comme si vous demandiez à un médecin de tuer un patient. Plus que compagnons de guerre nous sommes frères et ferions n’importe quoi pour qu’un frère ne tombe pas. Même le général vous dira que seul un militaire à le pouvoir de donner des ordres a une autre militaire, et serait d’accord avec ce que j’ai fais»Il dévia son regard vers les fleurs, puis fit un sourire forcé « Que vous n’avez pas confiance en moi ou mon jugement, je peux le comprendre car vous et moi ne nous comprenons pas, mais dire que je suis décevant alors que depuis la mort de mon père je sers Rosaria-Rosaris sans craindre à ma vie qui n’est pas importante par apport à notre peuple, est ce qu’il y a de plus blessant et humiliant pour l’officier que je suis. Croyiez moi, je donnerais ma vie sans hésitation pour sauver la votre…mon roi » |
|  | | Cirylle Beliziel Roi

Nombre de messages: 133 Date d'inscription: 05/08/2007
 | Sujet: Re: Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) Ven 3 Oct - 23:54 | |
| Voilà, il suffisait qu'il apparaisse pour que son commandant des armées remonte aussitôt sa garde. A croire que celui-ci croyait se trouver face à un ennemi ! Au point que si Cirylle ne l'avait pas vu de ses propres yeux, il n'aurait jamais pu croire que Adriel Cuthbert puisse prendre parfois des moments de détente. Drôle de personnage tout de même qui lui assurait pouvoir donner sa vie pour lui mais qui n'hésitait pas une seconde à bafouer son honneur face à leurs adversaires. Et qui s'en enorgueillait en plus ! Alors que dans le même temps, il s'offusquait qu'on puisse mettre en doute son propre honneur ! C'était tout de même un peu gros à avaler pour le jeune roi. D'autant plus que le sultan semblait bénéficier de bien plus de respect de sa part. Il était sur qu'il n'avait pas brûlé lui-même les terres rosarianes. Non, il s'était juste contenté d'en donner l'ordre bien à l'abri dans son palais. Différence de taille, en effet ! Donc s'il avait bien tout compris, il allait lui falloir l'accord du sultan pour pouvoir rentrer chez eux. Et tout cela rien que pour une épée... Comme s'il y en avait pas des dizaines d'autres dans l'armurerie du château. Mais le commandant était bien homme à ne vouloir se battre qu'avec sa propre épée et aucune autre. Cirylle n'aurait même pas été étonné d'apprendre que celui-ci lui avait donné un nom. "Donc pour un simple morceau de métal, il va nous falloir prolonger notre séjour ici pour... On ne sait combien de temps. Rassurez-moi, le sultan a bien l'intention de vous la rendre au moins, cette épée ?"Un chose aussi -oui, encore une !- qui commençait à l'agacer prodigieusement dans le comportement de son officier. C'est que pour un peu il en aurait presque envié le sultan pour se voir ainsi porté aux nues. Ce dernier requérait et il se trouvait aussitôt obéit. Il y en avait qui ne connaissait pas leur chance... Heureusement pour le comte Cuthbert, Cirylle pouvait mettre en doute beaucoup de choses à son sujet mais certainement pas sa loyauté envers son peuple. Et le sultan restait un sesbasien donc un ennemi même si de toute évidence celui-ci avait su gagner le respect du rosarian. Soupirant avec lassitude, Cirylle alla s'assoir sur le bord de la fontaine et tenta de repêcher son oiseau qui profitait allégremment de son bain improvisé. Ce qu'il parvint à faire après une âpre bataille où il se retrouva rapidement noyé. "Stupide volatile !... Bon maintenant, à nous commandant Cuthbert. Il semblerait logique en effet, que je vous sanctionne pour votre acte d'insubordination. Logique et salutaire même pour l'image de la royauté rosariane. Qui êtes-vous donc pour outrepasser les ordres royaux ? Vous ou vos généraux quels qu'ils soient. Vous pensiez bien faire, dans l'intérêt de Rosaria-Roasris ? Mais qui vous a demandé de réfléchir alors qu'il s'agissait là ma décision ? Bonne ou mauvaise, je suis et reste votre roi. Vous dites que vous donneriez votre vie pour moi ? Permettez-moi d'en douter alors que vous n'hésitez pas un instant à bafouer l'honneur de votre roi devant nos ennemis."Après son réquisitoire, il leva un regard aussi froid que songeur sur l'officier. "Si seulement il suffisait d'une sanction pour vous faire revenir à des meilleurs sentiments à mon égard... D'ailleurs j'aimerai bien que vous m'expliquiez comment le sultan y est arrivé lui ! Ca m'intéresserait assez.
En tout cas vous me voyez désolé de ne pas être un pur rosarian pure souche, ni même d'être un digne descendant de votre si regretté roi Edward. Il n'en reste pas moins que je me retrouve à devoir assurer la survie et ce, dans les meilleures conditions possibles, de tout un peuple. Et je compte bien le faire du mieux que je le peux. Avec ou sans votre aide. Et de la manière que je jugerais la meilleure, que celle-ci vous plaise ou non. Il va donc vous falloir faire avec ce que je suis car je n'ai vraiment pas l'intention de n'être qu'un homme de paille aux mains de vos précieux généraux. Ils sont peut-être militaires mais seul Dieu est au-dessus du roi."N'hésitant pas encore une fois à jouer sur différents tableaux, et alors qu'il venait d'insister très lourdement sur son titre et ce qu'il représentait, il s'agaça de voir le commandant se tenir si à distance de lui. Et le lui fit aussitôt savoir. "Je sais que vous ne m'appréciez pas beaucoup mais vous pourriez au moins faire l'effort de venir vous assoir à mes côtés. Je suis tout aussi rosarian que vous, vous savez ! Et puisque nous en sommes là, autant en profiter pour régler nos différents une bonne fois pour toute."Déterminé à poser cartes sur table avec son commandant des armées, Cirylle ne lâchait pas des yeux celui-ci. Tout comme Bayac d'ailleurs même si pour une raison totalement différente. Car maintenant parfaitement rafraichi, celui-ci ne désirait plus qu'une chose. Retrouver son amusement principal dès que les longs cheveux blonds d'Adriel Cuthbert se trouvaient à portée d'ailes. Sauf que tous les efforts qu'il dégageait pour se libérer des mains de son maître ne suffisaient pas pour parvenir à ses fins. Cirylle, qui ne faisait actuellement pas grand cas des désirs de son corbeau préférant caresser ses plumes encore mouillées, ne montra guère plus de diplomatie pour le soldat face à lui. Et le questionna donc de manière franche et directe. "Bien, si vous me disiez ce que vous me reprochez exactement ?" |
|  | | Adriel Cuthbert Commandant

Nombre de messages: 292 Age: 26 Localisation: Rosaria, l'île des brûmes Date d'inscription: 05/10/2006
 | Sujet: Re: Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) Lun 6 Oct - 13:57 | |
| Adriel baissa les yeux à l’annonce de sa décision à retarder encore un peu le retour, évidemment il se s’était pas attendu à ce qu’un roi puisse comprendre son attachement à une épée, seuls les militaires le pouvaient. Il préféra donc donner des précisions quant à ce sujet, sur lequel il n’était pas désireux de trop s’attarder. « Elle est plus qu’un simple morceau de métal, c’est un bien familial auquel je tiens. L’épée de mon père disparu pour le bien de Rosaria-Rosaria, le général Cuthbert qui combattit en héro sans jamais fuir les terres sesbasiennes. Le Sultan connaissant mon attachement à cette arme me la rendra bien évidemment »Attendant d’autres reproches qu’il était certain de voir venir, il observa le roi se battre avec cet oiseau de malheur. Il avait bien du mal à croire qu’un homme puisse s’attacher à cette chose si stupide dont aucune affection émanait. Poussant un soupir, ou du moins en pensée puisqu’il n’osa le faire en la présence du souverain, qui comme attendu en profita pour lui dire ses quatre vérités. Ecoutant mais préférant ne pas répondre à ce qui amènerait à une autre discussion, il resta le visage impassible et droit comme on lui avait apprit lors de son service voilà de nombreuses années. Cependant la suite le fit écarquiller les yeux, que voulait signifier le roi en parlant de Sanatana ! Allant y répondre, il du resserrer ses lèvres puisque la suite du discours l’interrompit. A ce moment il ne savait plus comment se comporter avec le monarque, allié ou ennemi, que pouvait bien attendre ce dernier de lui qui était destiné à se battre jusqu’à la mort. Tout d’abord sans un mot il s’assit comme souhaité sur les pierres fraîches de la fontaine, évidemment il en choisis une assez proche du roi mais sèche puisque certaines d’entre elles étaient tout simplement baignées d’eau due au volatile. « Votre majesté, je ne puis accéder à votre requête. Je vous ai bien trop défié et mes mots ne sont pas bien importants. Cependant dès notre retour je choisirais un autre commandant et me ferais démettre de mes fonctions si c’est ce que vous souhaitez »Finalement après quelques minutes il se décida de répondre, ou du moins dans les grandes lignes. « Je n’arrive pas à vous comprendre, vos ordres tout comme votre attitude sont différents de ceux qui sont demandés à un roi Rosarian. De plus vous ne connaissez de la guerre que ce que vous avez vu et qui n’est qu’un simple aperçu de ce que nous endurons depuis plusieurs dizaines d’années. Nos moyens sont pauvres et nos corps vieillissent plus rapidement que sur Gardena, qui se trouve loin de tout et dont les nouvelles générations ont oubliées le passé douloureux qu’elle a endurée.
Vous n’avez pas reçu l’éducation d’un roi tout comme le roi Gabrielle, ce qui se ressent dans vos décisions et dans vos manières d’être. Aucun roi ayant été dévoué à cela, ne prendrait le risque de mettre l’armée en position délicate. Vous prenez mes ordres pour un amusement, alors que je ne fais que vouloir vous protéger, sachez que malgré mon age, j’ai plus d’expérience que la plupart des militaires présents. Pour moi la guerre n’est pas un amusement ni une mise à mort de mes hommes, et je ne vous donne pas des directives pour vous ennuyer mais bien pour empêcher tout attentat contre votre personne »Le regard se faisant moins dur et stricte tout comme ses traits, il le laissa se poser au loin l’air songeur « Il est difficile pour notre peuple fragilisé de devoir accepter pour une énième fois un nouveau roi, dont notre seul véritable modèle reste le roi Edward. Moi-même j’y étais très attaché et me faisais un joie chaque jour d’être à ses côtés, car il prenait mes décisions aux sérieux. Je ne vous renie pas, mais votre comportement si irréfléchi vous attirera beaucoup d’ennuis, et une rancune certaine de la part des partisans attachés aux valeurs anciennes ainsi que des militaires qui n’acceptent d’obéir qu’à un des leurs.
Je vous avais prévenu à votre arrivé, ce qui est à l’armée reste à l’armée, que ce soit les décisions ou bien les prisonniers. Voilà le seul droit que nous militaire ayons, pouvoir décider de nos vies. Il en va donc de même pour vos ordres concernant ce domaine que seuls les militaires peuvent donner, nous sommes nés et avons l’habitude des décisions, alors que ce n’est pas votre cas. Les lois, diriger un pays et élaborer des plans lors d’une attaque sont trois choses différentes qui demandent des compétences différentes. Les conseillers savent être incompétent pour ces derniers, alors que nous militaires en avons l’habitude et connaissons les terrains ce qui nous permets de prendre de meilleurs décisions, mieux que quiconque. Le roi Edward respectait cela et nous laissait agir à notre guise»Il se leva puis posa un genoux au sol tout en prenant la main du roi dans la sienne « Votre vie m’est importante alors je vous en conjure prenez mes ordres aux sérieux afin de préserver votre vie. Mon comportement peut vous être hautain, mais je ne fais que garder la distance protocolaire qui m’est demandée. Puis-je à mon tour vous demander pourquoi vous ne me prenez pas au sérieux depuis votre arrivé ? »Le commandant baisa la main de Cirylle puis se leva « Je respecte effectivement le Sultan, cet homme est imposant et charismatique, il serait ridicule de ma part de le nier »Il se tu une nouvelle fois, puis préféra révéler ce qu’il trouva nécessaire « Sa majesté Krishna m’a fait part d’un aveu que lui a fait le général Praha, l’homme qui était au pouvoir d’Edelski, avant sa mort. L’île de glace ne possède plus de richesses dans ses mines, Edelski devient donc sans intérêt et n’a plus le besoin de prendre part à nos batailles ! De plus le Sultan n’était pas au courant de la dernière invasion sur Rosaria-Rosaris, celle qui fut tant dévastatrice ces derniers mois. Il semblerait qu’elle ait été faite sans son accord, il ne m’a pas menti je peux le deviner à son regard. Comptez-vous vous entretenir avec lui à ce propos ?» |
|  | | Cirylle Beliziel Roi

Nombre de messages: 133 Date d'inscription: 05/08/2007
 | Sujet: Re: Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) Lun 6 Oct - 20:45 | |
| Ce fut avec grand peine que Cirylle se retint de lever les yeux au ciel. Ce n'était guère le moment de se permettre de tels gestes alors qu'il tentait de se rapprocher un tant soit peu de son commandant des armées, même si cette histoire d'épée et d'honneur familial lui donnait plus à soupirer qu'autre chose. Un morceau de métal restait un morceau de métal, point. Quant à mourir bêtement sur une île étrangère alors qu'on avait femme et enfant à protéger sur sa propre île frisait l'aberration la plus totale. Mais plus encore que cette histoire tragico-familiale, ce fut la nouvelle référence au sultan en des termes trop élogieux pour un ennemi qui l'énerva. C'en était à se demander quel souverain le comte Cuthbert servait... Se forçant au calme -les cajoleries faites à Bayac y aidant beaucoup, les corbeaux ayant eux l'avantage de ne pas pouvoir dire d'âneries- il écouta son officier se confondre en excuses. Alors qu'il demandait une explication franche et honnête, celui-ci ne trouvait rien de mieux que de s'auto-punir. Il n'en demandait pas tant. "Laissez-moi seul juge de la sanction à vous appliquer si ce n'est pas trop vous demander."Car s'il avait vraiement eu envie de le sanctionner, il y aurait eu longtemps que ce serait fait. Là, il voulait juste s'expliquer et peut-être arriver à une sorte d'entente même si celle-ci semblait plus qu'utopique. Mais ce n'était pas comme s'il pouvait laisser perdurer cette situation plus longtemps. Il ne tenait aucunement à vivre une nouvelle fois ce qui s'était produit lors de cette bataille. Lorsqu'enfin son officier décida de s'exprimer, ce fut très religieusement qu'il l'écouta. Pour finalement soupirer devant l'ampleur de leur différent. "Oui en effet, je suis gardenien et parachuté du jour au lendemain roi d'une île dont je ne connais rien, aux moeurs archaïques qui plus est ! Et non, je ne ressemble en rien à votre si regretté roi Edward. Vous m'en voyez le premier désolé... Mais en attendant, il va tout de même falloir faire avec moi car je n'ai aucune intention de mourir d'une chûte de cheval ou de toute autre manière aussi bête, champs de bataille compris. Je suis trop jeune pour cela !" Il comptait bien s'imposer de gré ou de force, si ce n'est dans le coeur -mission qui semblait quasi impossible après le si regretté roi Edward, paix à son âme- au moins dans les esprits de chaque rosarian. A commencer par celui de son commandant des armées ! Chose qui s'annonçait assez difficile à faire s'il devait s'en tenir aux reproches qui lui avaient été faits. De toute évidence il se montrait bien trop impulsif et impétueux pour un roi digne de ce nom. Alors qu'au contraire il avait prit un soin tout particulier à bien réfléchir à chacun de ses actes craignant les conséquences que ceux-ci pourraient avoir. Ce n'était tout de même pas pour rien qu'il était resté tout ce temps sans aucune relation un peu plus qu'amicale ! Mais c'était sans nul doute l'argument à ne pas mettre en avant devant le comte Cuthbert même si celui-ci prouvait à lui seul sa bonne foi. Il n'y avait qu'à voir comment celui-ci se comportait actuellement avec lui. Un baise-main... Alors qu'il s'agissait d'une discussion informelle. "Est-il vraiment nécessaire de garder tout ce protocole alors que nous sommes seuls, sans personne pour nous juger et qu'il s'agit d'une simple discussion ? Commandant Cuthbert, je ne suis peut-être pas un militaire mais je ne fais que ce que votre propre père a fait, juste protéger Rosaria-Rosaris. La différence étant que je suis gardenien et que donc je saurais préserver ma propre vie au détriment de mon honneur s'il le faut. Nous avons la même cause et chacun de nous veut pouvoir agir à sa guise. Il ne nous reste plus qu'à trouver un terrain d'entente. D'autant plus que j'ai l'ambition d'être le roi de tous et non que du tiers de Rosaria-Rosaris. Donc ne m'enfermez pas dans vos vieilles traditions car ce serait le meilleur moyen de perdre encore un roi. Sans doute pas le meilleur que vous ayez eu, j'en conviens mais le seul que vous ayez pour l'instant."Puisque lui n'était apparemment pas imposant et charismatique. Mais encore une fois le moment semblait bien mal choisi pour faire une crise de jalousie. Pourtant il y avait de quoi se poser des questions. Ce que Cirylle ne manqua pas de faire. "Vous avez des racines sesbasiennes dans votre famille ? En étant moi-même un étranger sur Rosaria-Rosaris, je pourrais comprendre. Et ne pas vous tenir rigueur pour quelque chose de totalement indépendant de votre volonté... Je cherche juste à comprendre pourquoi vous semblez si lié avec le sultan. Ce qui n'est tout de même pas commun pour un simple militaire, aussi noble et officier soit-il."L'expression songeuse, il cherchait du regard une quelconque marque sesbasienne dans le physique pourtant très rosarian du soldat. Car il ne voyait guère que cela comme explication. S'il s'était s'agit de quelqu'un d'autre que le si strict commandant Cuthbert, il aurait pu envisager à peu près tout et n'importe quoi mais là... Par contre il fut prit au dépourvu. Il n'aurait jamais pensé qu'on puisse s'attendre à ce qu'il demande un entretien avec le sultan. Surtout que personnellement il n'en voyait absolument pas la nécessité. Lui qui n'avait envisagé que de partir le plus tôt possible de cette île... Le métier de roi se révélait décidément bien difficile. Mais loin de se laisser démonter, il ne laissa rien paraitre de sa surprise confirmant même avec une assurance non dénuée de toupet. Pour un peu il se serait presque cru revenu sur Gardena à marchander dans une quelconque affaire. "Je m'attendais à le voir d'un instant à l'autre depuis mon arrivée ici. Il faut croire qu'il ait eu d'autres préoccupations bien plus urgentes ailleurs.
Pour Edelski, c'est plutôt une bonne nouvelle pour nous. Au moins nous n'avons plus à craindre ses attaques même si les mines pouvaient représenter en effet un beau trésor de guerre. Il n'en reste pas moins que cela ne change rien dans nos 'relations' avec Sesbasia."Pour tout avouer, Edelski était vraiment la dernière de ses priorités. Après tout son règne était encore trop récent pour avoir dû se frotter à eux, ce qui n'était hélas pas le cas des sesbasiens... Mais avec un peu de chance le sultan resterait encore trop occupé jusqu'à leur départ et le prince -il préférait d'ailleurs oublier une certaine soirée un peu trop arrosée- toujours aussi invisible. Ca lui convenait parfaitement ! |
|  | | Adriel Cuthbert Commandant

Nombre de messages: 292 Age: 26 Localisation: Rosaria, l'île des brûmes Date d'inscription: 05/10/2006
 | Sujet: Re: Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) Mar 7 Oct - 18:17 | |
| Après finalement avoir dit tout ce qu’il pensait au roi et de ses actions, il ne put qu’écouter celui-ci se justifier et de façon plus digne. Le commandant était respectueux de ce calme apparent, tout en s’étonnant de ne pas avoir d’autres reproches sur ses paroles qui avaient été franches, bien que restant le plus protocolaire possible. « Majesté, il est compréhensible pour un gardenien de ne pas tout connaître de nos coutumes, de plus à peine arrivé que vous avez été privé de votre liberté et de vos distractions, ce que nous connaissons peu. Rosaria-Rosaris à besoin de se sentir en confiance, et vos faiblesses ne vous feront pas défaut, mais vous rendrons au contraire plus humain.
Le peuple souhaite se sentir rassuré et protéger tout en étant épaulé par un roi dont l’attitude est noble. Vous en faites beaucoup trop ce qui fragilise vos défenses, c’est d’ailleurs cela qui pourrait causer votre perte. Mon souhait est simplement de vous savoir à l’abri et que vous réfléchissiez à vos actes. Vous battre comme vous l’avez fait lors de l’invasion sur la plage, était inutile et aurait pu vous être fatal face à des ennemis expérimentés et habitués aux duels à mort, ce n’est pas ce que nous attendons de votre part »Il fit une pause puis reprit « Nos traditions sont sacrées et rien que la façon dont je m’adresse à vous en ce moment est sacrilège. Cette distance entre nous est mise intentionnellement afin d’éviter les débordements, je ne tiens pas à voir les erreurs du roi Gabrielle se répéter »Ce dernier n’avait pas compris sa position, recherchant amis et soutient ce qu’il n’avait pas pu avoir. La conversation dévia naturellement sur le Sultan, Adriel fut choqué des mots qu’eu le monarque. Le traiter lui de sesbasien, des racines sesbasiennes uniquement parce qu’il avait choisis de respecter un homme ayant grande position, il n’en fallait pas plus pour le choqué, prenant cela pour un véritable affront « Me demander si j’ai des origines sesbasiennes est un affront que vous faites à ma famille et à ma personne. Je hais plus que quiconque ces êtres abjectes et sans pudeur qui s’enfoncent dans une culture qui n’est que pécher. Je ne peux me taire devant une insulte qu’aucun rosarian ne pourrait accepter ! Ma relation avec le sultan est quant à elle nulle, je ne peux empêcher les pensées de cet homme tout comme il ne peut manipuler les miennes. Je suis uniquement respectueux de son statut et de ses décisions réfléchies, de plus j’admire le combattant expérimenté qu’il est, rien de plus !» Il regarda longuement le roi dans les yeux, chose que tout militaire devait apprendre lorsqu’il mentait afin de ne pas dévoiler sa pensée. Un regard neutre, ne laissant paraître aucune émotion ni le moindre mensonge. Evidemment il en avait honte, mais qu’aurait-il pu y répondre à part cela. Dévoiler une relation avec un homme sesbasien et ennemi n’était certainement ce qui jouerait en sa faveur. « Pensez vous que je sois un traître votre majesté ?! Le roi Gabrielle le pensait simplement car le Sultan et moi avions échangés quelques mots à une soirée dite neutre, par simple jalousie il me faisait suivre sur Gardena»N’ayant que peu apprécier le mot origine sesbasienne, il appréciait encore moins qu’on doute de sa fidélité, c’est d’ailleurs l’impression qu’il avait lorsque le roi Cirylle le questionnait au sujet de Sanatana. Il n’en voyait pas l’intérêt, après tout le Sultan avait clairement avoué ses sentiments, alors pourquoi voir autre chose qu’un simple amour à sens unique. D’ailleurs comme attendu, le monarque avait prit la décision d’avoir un entretient avec le plus âgé, ce qui ne présageait rien de bon en connaissant les réponses un peu trop franches du sesbasien. « Sesbasia reste notre plus grande ennemie, forte mais traître, elle n’hésites pas aux coups les plus bas. Cependant sa majesté Krishna à des valeurs que son neveu le Prince Itesh ne possède pas, c’est de ce dernier qu’il faille se méfier. Lors d’une captivité, il m’a laissé délibérément attaquer sa majesté Krishna alors qu’il aurait été aisé pour lui de m’arrêter. Ne vous approchez pas de cet homme, il est fourbe et sadique ! »Il s’inquiétait pour le roi, surtout de savoir celui-ci dans le même lieu que ce dégénéré de Prince, qui sautait sur tout être semblable à un homme. « Majesté, pourquoi ne pas être retourné sur Rosaria-Rosaris avec mes hommes, il en va de même pour le pharmacien bien que je lui suis reconnaissant d’être resté à vos côtés. Aucun mal ne vous a été fait ? »Il détailla le roi pour s’assurer qu’aucune plaie n’était fraîche et s’aperçu avec joie que le Sultan ne lui avait pas menti. Pourtant et puisqu’il devait être franc pour l’heure, il décida de ne pas retenir ses paroles. « Depuis votre arrivé au royaume je vous observe longuement, vous semblez nostalgique, comme si votre nouveau statut vous ennuyait, est-ce cela que vous ressentez ? » |
|  | | Cirylle Beliziel Roi

Nombre de messages: 133 Date d'inscription: 05/08/2007
 | Sujet: Re: Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) Jeu 9 Oct - 23:29 | |
| Pour un peu Cirylle s'en serait tapé la tête contre les murs. Il se contenta de lancer un regard perplexe vers son officier. Ainsi il ne se montrait pas assez humain... Alors que dans le même temps on lui reprochait de trop en faire. Cherchez l'erreur ! Il s'agissait certainement là encore, d'une ligne invisible pourtant parfaitement connue de chaque rosarian -sans nul doute inculquée dès la naissance- qu'il se fallait suivre au risque d'en faire pas assez ou pire, bien trop. Seulement s'attendre à ce qu'il calque son comportement selon des directives même pas clairement définies, était bien mal le connaitre. Il y passerait son règne s'il le fallait mais il finirait bien par se faire accepter lui et ses décisions par son propre peuple !... Pouvait-on faire plus ridicule pour un roi ? Il ne chercha pas spécialement une réponse à cette question -il y avait des réponses qu'il valait mieux ne pas connaitre- préférant s'interroger sur Gabrielle. Car là Adriel avait attisé sa curiosité. "Gabrielle ? Qu'avait donc fait mon cousin pour que je sois ainsi mis en quarantaine préventive ? Car c'est bien de cela qu'il s'agit n'est-ce pas ? Ne pas renouveller les mêmes erreurs avec moi... Sans même qu'on m'ait laissé la moindre chance de prouver que je n'étais pas mon cousin."Décidément même mort, il fallait encore que celui-ci lui pourrisse la vie. Encore et toujours cette comparaison qui jouait en sa défaveur. Même si ce n'avait pas toujours été le cas. Mais ce n'était que parce qu'il avait su manoeuvrer pour en tirer avantage et non subir une énième fois les retombées de Gabrielle. Bref, rien de bien nouveau pour Cirylle mais mettre ainsi en porte-à-faux les agissements des rosarians et plus particulièrement de son commandant des armées était quelque chose qui ne se refusait pas. Soupirant de lassitude, il lâcha Bayac qui s'empressa de retourner à sa précédente occupation. A savoir asperger d'eau -et accessoirement ses plumes- les deux hommes assis sur le bord de la fontaine. Ne s'en préoccupant absolument pas, Cirylle se passa une main dans les cheveux d'un geste nerveux, ne sachant pas par où commencer pour passer au-delà de la susceptibilité -paranoïa ?- du soldat. "Vous saurez donc que je ne suis pas Gabrielle. Que si j'ai quelque chose à vous dire, je vous le dirais et sans utiliser de moyens détournés. Après tout on ne choisit pas sa famille tout comme ses origines. Pourquoi devriez-vous porter la honte d'un acte qui n'est pas de votre fait ? Ou vous sentir offensé d'une simple question alors que celle-ci ne portait ni jugement, ni suspiscion d'aucune sorte. Je ne faisais que vous tendre la main, vous n'aviez nul besoin de la mordre ainsi."Paradoxalement, l'agressivité sous-jacente d'Adriel faisait davantage douter Cirylle qu'elle ne le rassurait. Et le regard qu'il posa sur lui à ce moment-là prouvait bien qu'il n'était pas dupe. Il avait presque cru entendre en écho les cris indignés d'un magouilleur de génie de son équipe -dont il ne se rappelait d'ailleurs plus le nom- alors qu'il mettait sa bonne foi en doute. Ce dernier avait eu de très gros ennuis car on ne le volait pas sans avoir à donner de sérieuses explications par la suite, magouille de génie ou pas. S'il se rappelait bien et il était sur de bien s'en rappeler, ce pauvre type n'avait plus jamais eu la possibilité de renouveller son forfait. Nul part. Le commandant Cuthbert n'avait bien sur rien de comparable avec cet indélicat qui avait tout de même su lui dérober un beau pactole avant d'être coincé. Mais sans savoir exactement quoi, il sentait qu'il y avait anguille sous roche. A entendre le commandant, on aurait presque pu se demander si le sultan était bien sesbasien... Un par contre pour qui le doute n'était pas permit, c'était le prince ! Et là, Cirylle ne pouvait qu'approuver. Ce qu'il fit, un peu trop vivement. Mais après tout, chacun pouvait avoir ses petits secrets. "Je confirme ! Le prince en plus d'être fourbe et sadique, a des pratiques pour le moins... Bizarres." Que ce fut la mention du prince ou plus basiquement l'attention plus qu'agaçante portée par le commandant à sa petite santé, cela eu pour effet de le faire se retourner sur son corbeau qu'il arrosa à son tour copieusement. "Je me porte comme un charme mais ça risque de ne pas durer si Bayac s'évertue ainsi à vouloir me faire attraper une pneumonie ! Et Shaun a autre chose à faire qu'à passer son temps à me soigner même s'il a été jusqu'à présent la seule personne à me traiter en être humain. Donc oui, je suis nostalgique. De ma famille, de mes amis, des personnes qui me cotoyaient simplement et non comme une personnalité à protéger de tout. D'une vie comme vous vous avez toujours la vôtre ! Et par pitié, ne venez pas me parler du roi Edward !"Finalement les croassements indignés de Bayac parvinrent jusqu'aux oreilles du roi. Pas très fier de s'en être ainsi prit à son corbeau, Cirylle le laissa s'envoler à tire d'ailes jusqu'au palais. Pour finalement s'adresser au commandant de façon nettement plus calme. "Il faut croire que je n'arriverais jamais à rien avec vous. Pourtant je reste persuadé que vous êtes un élément de valeur. Pour ceux qui ont le droit à votre admiration, comme le sultan Krishna. Puisque de toute évidence celui-ci est trop occupé pour s'entretenir avec moi, je rentrerais dès que l'occasion s'en présentera. Libre à vous de faire de même ou pas."Pour terminer sur un ton aussi polaire que celui utilisé à son arrivée. |
|  | | Adriel Cuthbert Commandant

Nombre de messages: 292 Age: 26 Localisation: Rosaria, l'île des brûmes Date d'inscription: 05/10/2006
 | Sujet: Re: Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) Lun 13 Oct - 13:25 | |
| Apparemment, évoquer les facéties du précédent roi n’avait pas été une excellente idée puisque Cirylle demanda des détails. Adriel n’était pas vraiment enchanté de devoir y répondre, bien que le roi Gabrielle n’avait pas été un bon roi aimé de tous, il n’en restait pas moins qu’il avait fait son possible, du moins l’espéra t-il. Se mettant à réfléchir à la demande, il s’exécuta finalement. « Et bien sa majesté Gabrielle était connu pour son manque d’entrain à vouloir régner sur Rosaria. D’ailleurs il était plus connu par les habitants pour ses extravagances, que pour ses décisions. Le roi Gabrielle…aimait se faire remarquer, tant par nous rosarians que par nos ennemis, si bien que lors de ce bal masqué s’étant déroulé sur Gardena et amenant les dirigeants et la haute société à s’y présenté, il s’était travesti en femme et se comportait comme tel. Il en va s’en dire que sa majesté n’avait pas été prit au sérieux. De plus, il était également connu pour sa légèreté en relation…il appréciait la compagnie d’hommes et n’écoutait jamais les conseils pourtant utiles qui lui étaient communiqués. Il attendait de moi un ami…ce que j’ai du lui refuser car ma place ne peut pas me le permettre »Il évita par ailleurs de dire que Gabrielle attendait sa compagnie dans un lit, ce qu’il n’avait jamais eu, mais avait amené à cette filature suite à une jalousie envers Sanatana. Décidemment le Sultan savait attiser la colère des rois rosarians. Après s’être emporté sur ce qui pouvaient être ses origines, Adriel ne trouva pas qu’il avait amplifier ce qui devait être une simple question. N’importe quel rosarian de famille pure, serait indigné qu’on puisse lui demander cela, c’est d’ailleurs par le comportement du roi qu’il réalisa qu’un bien grand lac invisible les séparait, puisque jamais un gardenien ne pourrait comprendre. Il répondit tout simplement après s’être calmé de la façon la plus brève. « Aucun rosarian ne pourrait accepter l’insulte qu’on puisse avoir penser de lui avoir des origines ennemies, dont les tentations et coutumes sont dégradantes »D’ailleurs, le roi paru connaître celles de Bénarés puisqu’il approuva ce que venait de dire le commandant. A présent c’était à celui-ci de prouver sa perplexité par un regard accusateur, bien qu’il n’ait le temps de faire part de sa pensée, que déjà Cirylle répondit à sa question suivante. Apparemment le gardenien allait bien physiquement, mais rappela que moralement se n’était pas le cas, manquant cruellement de sa liberté. Partant de bonnes intentions, Adriel du faire face à une énième critique, celle dont habituellement on faisait part à son ennemis, ce qui prouva la relation tendue entre les deux hommes. En tant normal il n’aurait pas répondu à cette provocation, pourtant le roi lui-même avait demandé d’éviter les formalités entre eux le temps qu’il était sur l’île, et c’est ce qu’il fit « Je suis heureux de savoir que sa majesté se poste bien, cependant il n’était pas nécessaire d’essayer de me blesser par vos paroles. Ma question était dans le but de vous voir vous confiez à moi afin de soulager votre peine et non d’être critiquer. D’ailleurs ne vous permettez pas de vouloir une vie semblable à la mienne alors que vous ne savez rien de ce qu’elle est.
Je n’ai aucun divertissement, ni passion, aucun ami, ni femme dans ma vie, car je suis dévoué à l’armée, et donc au peuple. C’est à peine si j’ai le temps de rendre visite à ma mère et lorsque je ne suis pas en entraînement, je suis chez nos ennemis à me battre. Ne voyez vous pas que je n’ai pas de vie mais que je suis déjà mort, mon âme est morte! En vous disant cela je ne parle pas uniquement en mon nom mais également en celui de mes frères d’armes. Si vous ne vouliez pas assumer votre devoir en connaissance de cause, pourquoi avoir accepté cette lourde tache qu’est de diriger un pays aussi noir que le notre !? »Alors que l’oiseau fuit rapidement le jardin pour regagner probablement le château, Adriel se leva. « Comme je vous l’ai dit, j’attend que mon arme me soit remise, après cela je regagnerais les terres rosariannes »Après le regard froid qu’il reçu, il reprit la parole « Majesté, j’imagine combien ça peut vous peser d’être loin de Gardena, de ne plus avoir la liberté que vous aviez avant votre prise de fonction, d’ailleurs tout est fait pour vous protéger sans prendre en compte votre liberté ou vos désirs. Dois-je penser que c’est pour cette raison que vous m’en voulez, car après tout vous n’avez pas répondu clairement concernant vos attentes futures, comment pourrais-je vous satisfaire si vous ne dites pas clairement ce que vous voulez ? »Son regard s’adoucit alors qu’il s’approcha du roi « Je ne peux pas être votre ami cependant vous pouvez vous confier, je tacherais de ne pas vous juger et de simplement écouter. De plus, si vous le souhaitez, je peux faire en sorte que vous passiez quelques jours sur Gardena, évidemment je devrais vous accompagner pour veiller sur vous, mais oublier les responsabilités qui pèsent lourdement sur vos épaules pourrait vous être bénéfique. Désirez-vous que je prenne des dispositions à mon retour? » |
|  | | Cirylle Beliziel Roi

Nombre de messages: 133 Date d'inscription: 05/08/2007
 | Sujet: Re: Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) Mer 15 Oct - 1:47 | |
| De ce qu'il pouvait comprendre de l'exposé du commandant Cuthbert, Gabrielle s'était trouvé confronté aux mêmes difficultés que lui. Et n'avait pas non plus su les résoudre. Ce qui était une très maigre consolation. Le côté positif était qu'il savait maintenant qu'aux yeux du comte Cuthbert, et sans nul doute de l'ensemble des rosarians, il était et resterait un étranger. Juste le cousin de ce gardenien qui avait osé représenter leur île travesti en femme. D'ailleurs c'était bien simple lui non plus, n'écoutait rien des conseils qu'on pouvait lui prodiguer ! Il aurait voulu que Bayac soit encore là à batifoler dans l'eau claire. Qu'il ne soit pas seul face à cette réalisation et à la froideur rigide de l'officier. Le pire étant sans doute que celui-ci lui demandait pourquoi il avait accepté cette charge. Pour épater les filles quand il les invitait à danser, pourquoi ?... Décidément il allait bien mal s'il ne trouvait que l'ironie pour répondre à cela. Refusant de se montrer si sarcastique alors qu'il avait jusque là fait preuve d'honnêteté, il avoua les choses comme elles étaient. De toute façon, il ne se faisait plus d'illusions sur un quelconque respect qu'il pourrait gagner de la part de son commandant des armées. Dire que celui-ci en était au point de le comparer à Gabrielle. Il n'aurait jamais pensé tomber si bas un jour... "Parce que je n'ai pas pour habitude ni de fuir devant mes ennemis, ni devant une tâche à accomplir. J'étais juste inconscient du fait qu'un roi n'était pas un humain comme un autre. Et qu'il était si désespérément seul."Le sourire amer plaqué sur son visage ne le quitta pas lorsqu'il écouta le récit de la si passionnante vie du soldat. Vie qu'il s'était choisie et imposée de lui-même. Et il osait venir s'en plaindre. Mais personne ne venait lui dire à lui qu'on refusait son amitié parce qu'il avait juste voulu faire ce qu'on attendait de lui. Non, juste parce que lui était né rosarian, il pouvait se permettre de se sentir offensé qu'on ait pu mettre en doute la pureté de son sang et surtout obtenir toute la gloire et la reconnaissance dû au sacrifice de sa vie personnelle. Grand bien lui fasse ! Il n'y avait pas à dire, la douce chaleur de son corbeau lui manquait vraiment à cet instant-là. Haussant les épaules dans un geste d'indifférence, il ne laissa cependant rien transparaitre de la rancoeur qu'il pouvait ressentir. Il était roi après tout, donc sensé être inabordable et détaché de tout sentiment humain. La bonne blague ! "Ce que je voulais ? Etre votre ami. Comme quoi je suis bien un gardenien guère différent de mon cousin Gabrielle... Guère différent, en effet. Ne vous inquiétez pas, j'ai parfaitement compris qu'en raison de mon sang si impur et aussi de mon engagement à vivre en exil sur ma propre île -puisque telle est la condition royale- cela ne sera jamais de l'ordre du possible."Et ce ne fut pas la pauvre tentative pour lui permettre de se confier qui l'incita à se montrer plus conciliant. "Sur mon île d'origine lorsque l'on se confie, on en attend généralement de même de la part de son confident. On appelle cela l'amitié, la chose qui m'est refusée ici. Mais si un jour votre non-existance vous semble bien pénible à supporter seul, sachez qu'il y a quelqu'un qui vit la même chose que vous tout aussi difficilement. Et surtout tout prêt à partager cela.
Quant à me préparer un voyage sur Gardena, ne vous donnez pas cette peine. Puisqu'il me faut être un roi digne de Rosaria-Rosaris selon les critères rosarians en vigueur autant commencer dès maintenant."Non vraiment, il ne s'imaginait pas retourner sur Gardena avec pour garde du corps cet homme fier de son absence de vie personnelle. Comment pouvait-on être fier d'une telle aberration ?... Sachant qu'il ne pourrait pas infléchir les convictions si fermes du commandant, Cirylle ne tenta pas d'épiloguer davantage. Ce fut donc dans un soupir désabusé qu'il termina. "Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter qu'on vous rende votre épée rapidement." |
|  | | Adriel Cuthbert Commandant

Nombre de messages: 292 Age: 26 Localisation: Rosaria, l'île des brûmes Date d'inscription: 05/10/2006
 | Sujet: Re: Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) Sam 18 Oct - 14:08 | |
| Adriel écouta le roi lui répondre, étrangement il se sentait coupable d’avoir été sir dur avec le nouveau souverain, qui avait accepté ses obligations sans avoir essayer de les fuir. Finalement peut être que les deux cousins étaient différents, à part le manque de personnes à qui ils pouvaient se confier. D’ailleurs alors qu’il n’avait toujours pas ouvert la bouche, Cirylle lui fit comprendre le sens de l’amitié. Pour le commandant cette notion était bien différente, d’ailleurs vivre dans la noblesse d’une île si conservatrice revenait à être seul, désespérément seul. Si bien que les riches ne comprenaient plus des sentiments basiques. Pensif, il se demandait comment il pourrait se confier alors que le roi ne pourrait comprendre sa vie si ennuyeuse, que seul Sanatana avait pu briser lorsqu’ils étaient ensemble. Mais encore une fois ce pêché et allant contre toute loi, n’était certainement pas ce dont on oserait se confier sous peine d’être emprisonné voir exécuter. Il lui était déjà arrivé d’envier les gardeniens et de vouloir vivre sur cette île à présent paisible, où les jours de fêtes ne manquaient pas tout comme les sourires d’enfants, vivre enfin un peu pour lui-même sans penser de ce qui serait dit à son sujet s’il faisait un faut pas. Une telle vie insouciante pourrait être agréable, bien qu’il savait pertinemment qu’il ne pouvait s’éloigner de Rosaria. « L’amitié ne vous est pas refusée, elle est juste incomprise par nous rosarians qui ayons perdu toute notion des véritables valeurs. Nous sommes hantés par notre passé, et craignions que nos faiblesses se dévoilent en même temps que nos émotions dont nous ne comprenons plus le sens »Sur l’instant, il ne su que répondre, pourtant il savait que ça n’excusait en rien son comportement, dont il souhaitait tellement se défaire parfois afin de paraître plus aimable. Même sa mère le lui avait fait remarquer par des phrases « Sois moins dur avec les autres et toi-même mon fils ou encore je souhaiterais tellement te voir plus souriant », il en était conscient, mais venant d’une personne n’ayant vécue que pour l’armée c’était bien compliqué à réaliser. Il baissa le visage vers l’eau qu’il observa, lorsqu’il compris que le roi éprouvait les mêmes sentiments, qu’il se sentait seul et oppressé de ne pas être compris en voyant sa vie dictée par autrui. Il avait espéré qu’un voyage puisse faire plaisir au roi, pourtant celui-ci paru résigner et lasse de cette vie. Le regard de Cirylle prouva au commandant qu’il avait raison et que ses craintes se confirmaient, le roi était prêt à tout abandonner de sa vie pour suivre l’exemple qu’on en attendait. Certes le roi Edward était un grand souverain qui serait à jamais respecté tant dans les choix et les sacrifices qu’il avait fait, cependant Cirylle à son arrivé avait montré de la motivation. Poussant un soupir de désarroi, il écouta le roi espéré que le comte récupère rapidement son épée. « Je vais faire accélérer les choses afin que nous puissions quitter ces terres, cependant puisque nous sommes ici dans un climat dont nous avons peu l’habitude sur Rosaria, vous devriez en profiter un peu. Le soleil ne peu que vous faire du bien et rendre vos idées moins noires »N’ayant plus envie de poursuivre les reproches et critiques, il en venait à se dire que du soutient de sa part était probablement le bienvenue, de plus le roi ne le haïssait peut être pas comme il le pensait, après tout celui-ci lui avait clairement fait comprendre qu’il était près à l’écouter et qu’il recherchait une personne qui en ferait de même. Bien décidé à changer certaines habitudes et à laisser un peu plus de liberté au souverain, il prit la décision et malgré le peu d’enthousiasme du gardenien, de parler dès son retour sur l’île brumeuse de sa décision, en prenant sur lui la responsabilité de toute protection. Les conseillers avait assez confiance en ses capacités, pour lui accorder la faveur de laisser le jeune souverain s’amuser un peu et retrouver ses origines, et ce même si ce n’était que le temps d’un court week-end. « Majesté, je ne vous décevrais plus et ferais en sorte que vous vous sentiez mieux au palais. Nous vous en demandons beaucoup, trop alors que vous êtes à peine arrivé au pouvoir sans vous avoir laissé le temps de prendre vos marques. Avant notre discussion je n’en avais pas prit conscience, ne vous ayant pas laissé la moindre chance de montrer vos capacités à régner et de faire des rosarians un peuple plus heureux. A notre retour sur nos terres, je demanderais qu’on allège votre emploi du temps afin que vous puissiez rencontrer notre peuple. Est-ce que ça vous conviendrait ? De plus quitter le palais qui semble être une prison pour vous ne pourra que vous faire du bien, même si j’en suis conscient ça ne reste que dans le cadre de votre position » |
|  | | Cirylle Beliziel Roi

Nombre de messages: 133 Date d'inscription: 05/08/2007
 | Sujet: Re: Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) Dim 26 Oct - 2:29 | |
| Dès le départ Cirylle avait su que la discussion serait difficile. Et il ne s'était malheureusement pas trompé. Il avait seulement voulu croire que peut-être, en se montrant abordable et en faisant preuve d'honnêteté, il parviendrait à franchir cette barrière invisible que le commandant Cuthbert s'entourait dès qu'il tentait une approche vers lui. Bien sur il n'avait jamais envisagé une grande et fraternelle amitié suite à cet échange. Juste peut-être une petite ouverture, quelque chose qui laisserait envisager des futurs rapports un peu moins conventionnels. Et alors qu'il n'y croyait plus, s'apprêtant à laisser sur le bord de cette fontaine ses désirs de lien social, il fut surpris par le changement de ton du rosarian. On était loin bien sur de la bonne tape amicale sur l'épaule avec la blague potache qu'on partageait en rigolant mais c'était suffisament inespéré pour que ça ressemble à un petit miracle. Restait à définir ce qui avait provoqué celui-ci, histoire de pouvoir réutiliser le même levier en cas de nécessité. Sauf que comme tout miracle qui se respectait, il était impossible de connaitre la raison de ce revirement total. Bien que pour l'instant, cela n'avait que peu d'importance. Seul comptait le fait d'avoir su éveiller assez d'intéret de la part de l'officier pour que celui-ci fasse preuve d'un minimum de sentiments humains. C'était peu mais il avait bien conscience que c'était pourtant colossal pour le rosarian pure souche qu'était le comte Cuthbert. C'est pourquoi il ravala toutes moqueries ou autres remarques sur le comportement des rosarians en général et d'un certain commandant en particulier. Ce n'était vraiment pas le moment de se laisser aller au risque de perdre définitivement le peu de terrain gagné aujourd'hui. Et qui sait, peut-être que le rosarian cachait bien son jeu et pouvait être une personne très agréable quand on avait la chance d'être autre chose qu'un roi. Mais cela il en aurait très vite l'occasion de s'en rendre compte par lui-même. Car il avait bien l'intention de prendre ses quelques heures de repos sur Gardena comme un simple citoyen et non en tant que représentant de Rosaria-Rosaris. "Je ne peux que vous remercier pour tout le travail supplémentaire que tout cela va vous demander. Je souhaite juste pouvoir oublier réellement lors de ces quelques heures que je suis maintenant un homme différent de tous les autres. Si la tâche vous semble bien trop difficile n'hésitez pas à tout annuler, je ne vous en tiendrai pas rigueur."Le message était clair. Il irait sur Gardena qu'à la seule et unique condition qu'on laisse sur l'île brumeuse sa condition de roi et donc tout le protocole qui allait avec. Sinon à quoi bon ? Autant rester au château à admirer des aquarelles de son île natale. L'effet serait à peu de choses près identique. |
|  | | | | Repos et retrouvailles (Cirylle et Adriel) | |
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