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 Rendez-vous en ce soir de fête (Sanatana - Adriel)Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Adriel Cuthbert
Commandant



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MessageSujet: Rendez-vous en ce soir de fête (Sanatana - Adriel)   Lun 9 Juil - 19:28

=> Hôtel de ville (salle de bal)

Adriel était déçu du comportement de son roi, non pas à cause du manque de confiance que celui-ci avait à son égard, mais bien pour s’être vêtu de la sorte. Jamais le précédent roi, sage et à l’écoute du peuple, n’aurait osé aller contre les principes de celui-ci en se travestissant en femme, alors qu’il avait une image à donner de Rosaria-Rosaris, réputée pour être strictes et croyante. Le commandant si bien perdu dans ses pensées, ne se rendit pas compte qu’il avait pénétré les bois depuis un moment déjà, puisque la musique venant des rues, ne se faisait plus entendre. Si bien que lorsqu’il s’en rendit compte, il en fut surprit.

La forêt faite de hauts arbres bientôt centenaires, était sombre à cette heure avancée de la soirée, bien que la fête ne faisait que commencer puisqu’elle se terminerait certainement à l’aube. La noirceur qui ne faisait que s’accroître au plus il avançait, donnait un sentiment d’insécurité et de mystère. Ce qui le fit marcher plus vite encore puisqu’il n’avait aucune arme sur lui, et que seul l’art de se battre à main nue pourrait l’aider, et ce même s’il savait ne pas faire le poids contre une bande de brigands.

Pourtant l’inquiétude grandissante ne venait de la crainte de se faire agresser. D’ailleurs il n’en avait que faire après la honte qu’il avait eu face à son roi, d’être découvert en si mauvaise posture, face à un Sultan venant de se déclarer et dont il avait sèchement refuser et blessé, après avoir du mentir pour ne pas se faire démasquer. C’était ça, il craignait de revoir Sanatana après ce qui avait eu lieu sur le balcon, et connaissant le tempérament des sesbasiens, il était certain que le plus âgé n’avait accepté cet affront, et serait prêt à dégainer sa lame afin de se faire justice.

Le blond s’était refusé de retourner à ses appartements à l’hôtel, il ne voulait pas de duel en ce jour étant sensé être de paix. Il s’arrêta un moment dans les bois ténébreux, et baissa le regard vers ses mains, tremblantes, il n’arrivait à se contenir.

* Mais que fais je ! Pourquoi est ce que je me rend à ce rendez vous donné par Sanatana, par sa faute le roi doute de ma loyauté, moi qui donnerais ma vie pour les habitants de Rosaria- Rosaris. Pourquoi je n’arrive pas à faire demi tour*

Le visage marqué par le doute, il n’arriva cependant pas à faire marche arrière, peut être était il déjà trop tard. Car bien qu’il se doutait de la colère du sesbasien, il était prit entre deux sentiments, c'est-à-dire soit rentrer au plus vite après avoir clairement dit au Sultan qu’il n’y avait rien à espérer, soit continuer leur conversation commencée et interrompue. Adriel savait que le Sultan était son ennemi et un barbare, pourtant lorsqu’il était à ses côtés, il se sentait bien malgré la rougeur qui colorait ses joues.

Tout compte fait il continue sa marche, et arriva rapidement près du lac où il ne vit personne. Il regarda partout autour de lui, mais rien, personne n’était présent. Seuls quelques animaux nocturnes tels que des chouettes et des chauves-souris, se faisaient voir ou entendre. Il s’approcha du lac et s’installa sur un rocher, attendant, étant même surpris d’espérer que tout ceci n’avait pas été manigancé pour se moquer de lui et que tel un idiot, il n’attendrait pas inutilement la personne dont il rêvait de plus en plus souvent la nuit, de caresses et baisés dont il avait eu la surprise d’apprécier le contact.

*Pourquoi Dieu me fait-il passer de si difficiles épreuves, j’ai tout fais pour ignorer les pêchers qui s’emparaient de mon corps, lorsque j’étais seul, et voilà que j’ai rencontré le Sultan… Que dois je faire, je le désire mais j’ai envie de la repousser en même temps, enfin je crois que qu’en ce soir ça sera rapidement réglé, surtout avec la façon dont je l’ai traité. Je le regrette tellement…*
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Sanatana Krishna
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MessageSujet: Re: Rendez-vous en ce soir de fête (Sanatana - Adriel)   Jeu 12 Juil - 11:28

Sanatana abandonna ses gardes à l’orée du bois. Il ne voulait pas que son rendez-vous soit gâché par la présence d’intrus, que ce soit ces hommes ou des gens qui désiraient se promener par ici. Surtout le roi de Rosaria-Rosaris. Ce dernier n’était pas dupe, et avait sans doute comprit ce qui se tramait entre son commandant et lui. Il ne savait pas ce qu’il avait prévu pour les empêcher de se voir, mais avec les Sesbasiens là, personne n’oserait s’approcher, ou ne pourrait même passer. Ils avaient un sifflet au cas où les gens qui voudraient venir là, refusent d’être refoulé. Le Sultan serait donc prévenus.

Il marcha tranquillement, se disant qu’il serait sans doute le premier à arriver malgré son détour par l’hôtel. Il avait choisit de se mettre plus à l’aise, mais aussi de passer quelque chose de plus chaud. En effet, le temps la nuit sur Sesbasia était glaciale, mais ici, ça lui paraissait presque pire. Heureusement qu’il n’était pas sur Edelski, sinon il serait mort de froid. Après, la maladie y était sans doute pour quelque chose, le rendant plus sensible au froid. Il chassa bien vite cette pensée en se demandant combien de temps il attendrait pour que Adriel se présente, s’il venait à venir.

Il ne savait pas si les mots blessants qu’il avait eut à son égard étaient vrais ou faux, et que dans le cas de la vérité, il ne viendrait pas. Mais il avait vraiment besoin de régler cette affaire maintenant, avant de retourner sur Sesbasia, et que la guerre reprenne sérieusement. Il n’aurait alors plus l’occasion de revoir le blond. A moins de le faire de nouveau prisonnier. Il sourit à cette pensée en sachant combien il le payerait à son tour d’oser lui faire ça.

Il arrivant au lac, et une silhouette se dessina sous ses yeux. Il pesta contre l’intrus qui avait dû profiter du fait qu’il n’avait pas encore posté ses gardes devant l’entrée du bois pour s’installer. Il ne pouvait imaginer que le commandant rosarian soit arrivé bien avant lui. Il avait tout de même était très convaincant tout à l’heure en disant qu’il ne pourrait jamais ressentir de sentiments pour lui, que ce soit à cause du fait qu’il soit un ennemi, mais aussi qu’il soit un homme. Il y avait donc plus de chances pour qu’il ne vienne pas, et surtout pas qu’il arrive avant lui au cas où il venait.

Mais à sa grande surprise, un rayon de lune léger traversant les nuages, éclairant l’inconnu, lui fit découvrir qu’il s’agissait bien de l’homme pour lequel il s’était découvert des sentiments. Il approcha donc en silence, Adriel ne semblant pas l’avoir remarqué, sans doute trop absorbé par ses pensées. Puis, arrivé près de lui, il l’enlaça gentiment, enfouissant son visage dans son cou.

« Je ne pensais pas que vous viendriez vraiment…Si vous saviez à quel point je suis soulagé de savoir que vous n’avez pas été totalement honnête avec votre roi tout à l’heure…A moins que votre présence soit pour me demander de ne plus vouloir de vous ?... »

Le Sultan se détacha lentement. Ensuite, il tira le blond contre lui pour l’embrasser passionnément. Il plongea ses prunelles sombres dans celles claires et magnifiques du Rosarian, tout en lui caressant la joue avec douceur.

« Je vous aime, Adriel ! Et cela ne changera pas que vous souhaitiez la même chose que moi ou non ! Si je vous ai donné rendez-vous ce soir, c’est pour connaître vos sentiments à mon égard. Tout à l’heure, je n’ai pas pu le savoir, mais j’ai absolument besoin d’une réponse maintenant ! »

Il caressa ses cheveux doucement, ne lâchant pas ses yeux, le scrutant comme pour atteindre son cœur directement. Il voulait connaître sa réponse, et par la suite, il agirait en conséquence.
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Adriel Cuthbert
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MessageSujet: Re: Rendez-vous en ce soir de fête (Sanatana - Adriel)   Jeu 12 Juil - 19:08

Adriel était perdu dans ses pensées, fixant l’eau faite de reflets magnifiques et si paisibles. Il voulait fuir cet endroit, avant qu’il ne soit trop tard, quitter la forêt avant qu’il ne puisse plus le faire. Pourtant son cœur lui, désirait rester et à cause de cela il n’arrivait à faire le moindre geste. Le cœur battant très fort, et les mains tremblantes d’énervement, il ne pouvait que penser à la déception qu’il ferait à sa mère et au chagrin que celle-ci aurait en apprenant le pêché, qui obsédait le blond depuis sa rencontre avec le sesbasien. Il était tellement difficile d’éprouver un sentiment étrange, pour un homme et ennemi qui plus est.

Devait-il fuir comme il le faisait depuis de nombreuses années et au risque de souffrir, ou devait-il céder à la tentation afin de soulager sa curiosité !? Il n’eut pas le temps d’y réfléchir d’avantage, que deux bras puissant l’entourèrent si bien qu’il en sursauta. Rassuré par la voix qui se fit entendre, il se laissa allé et profita du contact chaleureux qui lui fit grand bien.

"Je ne peux vous demander de ne plus vouloir de moi. Mais mon roi n’est pas très heureux de ce qu’il a aperçu et entendu. Il a voulu me faire suivre, d’ailleurs je crois avoir perdu la confiance qu’il avait en moi…son commandant"

Il fut détaché, soudainement prit d’une angoisse, il se retourna, pensant que le Sultan était en colère et qu’il allait le laisser, mais il n’en fut rien, bien au contraire. Sans même avoir pu faire le moindre geste pour se débattre, le commandant se retrouvait à être embrassé par ses lèvres dont il avait apprécié le contact. D’abord les yeux grands ouverts, il les referma rapidement, se remémorant le baisé près du bassin sur l’île chaude qui avait été semblable et si direct.

Encore sous le choc du baisé, il regarda Sanatana qui lui faisait une nouvelle déclaration. C’est un frisson, qui parcoura sa peau alors que son cœur se serra dans sa poitrine. Il ne savait comment y répondre, ses mots bien qu’effrayant lui faisait perdre pied. Il recula d’ailleurs d’un pas intimidé par les yeux le regardant, mais étant également partagé entre sa croyance ou son désir grandissant.

"Sanatana…je vous avais dit de ne pas dire ses mots à la légère…je… "

Depuis ses mots, il avait l’impression d’avoir froid tandis qu’une sensation étrange au ventre le déstabilisa.

"Vous m’avez confié avoir aimé une femme, mais je ne suis pas capable de vous offrir la même chose. De plus nous avons des cultures et croyances différentes, vos mots…l’amour, je ne sais si ces mots ont la même signification sur nos îles. Vous autres sesbasiens avez des harem pour votre plaisir, chose impensable chez nous tant nous sommes croyants et dont les relations charnelles sont des conversations à éviter. Les épouses doivent restées pures jusqu’à leur mariage, et les hommes doivent entretenir leur progéniture. Vous et moi sommes si différent et nous faisons la guerre…et pourtant vous me dites m’aimer "

Il poussa un soupir du à l’angoisse grandissante

"Vos sentiments, je ne sais pas si je peux les comprendre. Je n’ai jamais aimé voulant consacrer ma vie au peuple rosarian et au roi. Seul deux hommes j’ai désiré, tout deux rencontrés sur Gardena, mais pour l’un deux ce n’était que passager puisque je l’ai rapidement oublié, tandis que l’autre…hante mes nuits et mes pensées. Vous êtes ce second homme que je ne peux oublié depuis notre rencontre, je ne sais pas si cela est de l’amour, mais votre présence bien que m’impressionne, m’apaise et me rend vivant"

Trop honteux, le rouge gagna rapidement les joues, alors qu’il du s’asseoir ayant l’impression qu’il allait s’évanouir.

"Vous n’êtes que tentation pour un homme croyant comme moi, et pourtant je n’arrive pas à m’éloigner de vous, votre présence me rendant heureux. Qu’attendez vous de moi ? Qu’espérez vous gagner en aimant votre ennemi ? "
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Sanatana Krishna
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MessageSujet: Re: Rendez-vous en ce soir de fête (Sanatana - Adriel)   Ven 13 Juil - 10:42

Le ton qu’employa le Rosarian à sa réponse montrait à quel point l’homme était fidèle et loyal envers son roi. C’était une grande qualité que le Sultan admirait, bien que cela se fasse au détriment de ses sentiments, et qu’il ne reçoive alors jamais la réponse tant attendue. Il serait de toute façon obligé de se plier à ses désirs. Cette femme qu’il avait tant aimé, elle aussi il l’avait laissé partir. Elle aussi était coincée par son devoir, et c’est pour la protéger qu’il choisit de ne pas la forcer à le suivre dans une autre île. De toute façon, ça aurait sans doute échoué, et l’enfant qu’elle portait de lui n’aurait pas vécu comme maintenant. Mais en voyant ce qu’il avait pu devenir, il se dit qu’il aurait mieux valu le contraire. Pour Adriel, il devrait faire de même pour son propre bien, le laisser. Cependant, il avait peut-être moins de difficulté puisqu’il n’y aurait pas d’histoires d’adultère dans ce cas-là.

Pourtant, il avait beau se le répéter, il ne voulait pas le laisser partir. Mais il semblait que c’était le désir du blond puisque ce dernier recula, s’éloignant peu de lui, mais tout de même. Cela le peina. Il ne pouvait rien y faire. Le discours qu’il eut ensuite était plein de vérité, mais il ne lui mentait pourtant pas. Il était sérieux, et espérait que le commandant comprenne que pour lui ce n’était pas un souci. Seulement, ce mot ‘amour’ paraissait vraiment être une charge trop lourde pour cet homme. Il se demandait s’il n’avait jamais ressenti ce sentiment au moins une fois. Et puis, il avait énoncé des exemples qui se retrouvaient dans toutes les îles comme étant de sa seule patrie, ce qui était bien sûr faux. Rosaria-Rosaris n’était pas la seule. Mais il ne dit rien et le laissa continuer.

Bien vite, il ouvrit de grands yeux pour rapidement sourire. Car ce que venait de dire Adriel était une déclaration à demi-mot, comme dans les jardins. Il disait ne pas savoir ce qu’était aimé, et il venait de lui dire qu’il avait une attirance pour lui au point de penser souvent à lui. Il était touché d’entendre une façon aussi mignonne et timide de déclarer ses sentiments. Il le trouvait adorable, surtout le rouge qui couvrait son visage, bien que la couleur était moins évidente qu’en plein jour. La lune éclairait, certes, mais pas assez pour qu’il puisse en apprécier toute la couleur. Il eut même un petit rire en le voyant devoir s’asseoir après ces émotions, s’approchant de lui.

A sa question, il se contenta de prendre sa main et de l’embrasser doucement, puis de la garder, tout en s’agenouillant face à lui.

« Si vous voulez savoir, vous êtes vous-même une véritable tentation pour moi. Je ne crois pas que je pourrais ne plus vouloir de vous. Vous êtes spécial pour moi…Jamais je n’aurai cru ressentir cela pour un homme…Vous avez un caractère noble et fort, vous vous battez pour vos croyances, et malgré votre tourment, vous cherchez les réponses avec justesse ! »

Il embrassa de nouveau sa main.

« Je vous aime, et ce que j’attends de vous, ce n’est ni n’abandonner vos valeurs, ni de trahir votre roi, mais d’accepter que l’on puisse vous aimer comme une personne à part entière. J’admire votre caractère, mais j’aime surtout ce corps et ce visage ! J’ai des désirs pour vous comme je n’en ai jamais eut aucun depuis la mort de cette femme ! Si je vous disais que mon harem reste désespéramment vide de ma présence, seriez-vous flatté de savoir qu’il n’y a que vous qui me donniez envie de me perdre de nouveau dans les plaisirs de la chair ? »

Il fini par le tirer brusquement au sol pour le dominer ensuite de sa haute stature, plongeant de nouveau ses yeux dans les siens. Il l’embrassa avec fougue, tout en laissant ses mains s’égarer sous le haut de la tunique du blond. Ensuite, il glissa ses lèvres sur la peau pâle et douce de son cou, la couvrant de baiser.

« Ce que je désire, c’est vous sentir dans mes bras, vous entendre me dire que vous ressentez exactement la même chose pour moi ! Je ressens de l’amour, des désirs, tout ce qui fait qu’on aime quelqu’un, et je ne vais pas changer d’avis quelque soit votre réponse… »

Il approfondi son exploration en laissant sa main descendre dans son pantalon pour le caresser lentement, afin de lui faire émettre des soupires et des demandes plus honnêtes.

« Je veux connaître vos sentiments ! Est-ce que vous m’aimez ? Que voulez-vous de moi? »
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Adriel Cuthbert
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MessageSujet: Re: Rendez-vous en ce soir de fête (Sanatana - Adriel)   Mar 17 Juil - 2:34

Adriel ne pouvait s’empêcher d’admirer Sanatana. Bien que l’âge et la fatigue marquaient les traits de celui-ci, il n’en restait pas moins séduisant, si bien qu’il devait extrêmement plaire aux femmes et aux hommes de son île chaude. Le blond se demandait quel intérêt y avait-il d’aimer un rosarian, au poste insignifiant par apport à un dirigeant.

Il fut coupé net dans ses pensées, n’ayant d’ailleurs toujours pas obtenu réponse à sa question, ce qui ne devrait pas tarder d’après le comportement du plus âgé. Celui s’était approché et embrassa de façon troublante la main du commandant, qui en appréciait la douceur des lèvres. Il eut enfin réponse à sa question, écoutant avec grand intérêt le brun à présent agenouillé.

Les paroles le touchèrent, bien plus qu’il ne l’aurait imaginé, si bien qu’il fit un sourire timide, certes, mais rassurant. Il écouta la suite sans souffler le moindre mot, laissant sa main toujours dans celle du plus âgé. Que ses croyances et coutumes puissent êtres respectées, rassura le comte, qui déchanta rapidement lorsque Sanatana avoua désirer corps et…visage.

La suite fut bien plus encore engageante, parler du désir charnel ennuya fortement le commandant, qui à présent ne savait plus comment comprendre tout cela. Serait-il possible que depuis le début il avait raison en imaginant n’être que distraction physique pour le Sultan, et que celui-ci désirait en effet, uniquement pouvoir le posséder, posséder le corps d’un rosarian, chaste à la peau pâle !?

Il n’eut le temps de dire ou de faire le moindre geste. Il se retrouva donc surprit, allongé au sol dans les feuilles et herbes, avec le sultan le dominant aisément de son poids et de sa stature musclée et entraînée. Le regard du brun, l’intimida tout en le fascinant de ce charisme. Trop plongé dans son admiration, il n’avait pas vu l’approche rapide et se retrouva donc embrassé, ses lèvres goûtées avec avidité et passion, éveillant en lui son désir d’approfondir cette étreinte.

Trop désireux que sa bouche rosée ne soit délaissée, il n’esquissa le moindre geste. Les mains courantes sur son torse pâle, le fit frissonné, ayant tellement rêvé de cette sensation agréable. Il n’arrivait plus à distinguer qu’était la réalité de ce moment. Sans la moindre résistance, il laissa ses propres mains au dessus de sa tête, profitant de ses caresses aussi délicieuses que lors de ses nuits agitées et honteuses. Jamais encore, il ne s’était senti si vivant, éloigné de sa monotonie.

Les lèvres délaissant les siennes lui fit échapper un soupir de bien être, alors que les yeux fermés il découvrit un sentiment inconnu jusqu’alors. Les paroles prononcées d’ailleurs, ne firent écoutées qu’à moitiés, et il ouvrit légèrement les yeux fiévreux vers le brun.

Il poussa un long soupir, jusqu’à ce qu’il sente la main sous sa blouse se glisser plus bas, sous son pantalon. Surprit mais surtout choqué, il ouvrit de grands yeux. La peur, voilà ce qui le gagna à cet instant, bien que des frissons parcouraient chaque muscles ainsi que sa peau, alors qu’une étrange sensation gagna son bas ventre. Même les nuits où il s’était caressé, n’étaient semblables à cet instant. Il avait chaud et sentait son esprit s’embrumer. Mais la question et surtout la main trop pressante, le fit revenir à la réalité, mais surtout il se rendait compte des tortures faites à son corps, auxquels il y avait réagi. Impardonnable…

Effrayé, il poussa vivement Sanatana, se redressa, mais surtout se releva rapidement, bien qu’il trébucha du à ses muscles encore tremblant.

" Vous…vous dites m’aimer, mais osez me traiter de la sorte ! Je ne suis pas l’un de vos esclaves. Vous avez agit et essayé de faire exactement ce que votre neveu à voulu me faire. Tout deux êtes semblables, vous agissez comme des animaux, non, des barbares, ne pensant qu’à votre bon plaisir vous fichant de quiconque. Si vous m’aimiez comme vous le dites, vous ne m’auriez pas traité de la sorte. Suis-je donc réduis à cela en votre compagnie ? "

Adriel s’éloigna un peu plus, trop honteux d’avoir été touché par un homme et d’y avoir éprouvé du plaisir. Heureusement, il avait reprit un peu de lucidité avant que ça aille trop loin.

"Comment pourrais-je aimer une personne qui n’attend de moi qu’une satisfaction charnelle. Un pêché impardonnable ! Attendez vous de m’avoir souillé pour mieux vous amuser de moi, et m’utiliser ? Ce que j’attend de vous !? A vrai dire, moi même ne le sais plus. Seul votre présence m’importait, mais à présent…elle m’effraie"

Le commandant ne savait si la personne face à lui était la même qui lui avait donné envie de se perdre dans ses bras puissants. Pourtant, l’empressement de Sultan l’avait choqué, et ce bien qu’il avait éprouvé un plaisir inavouable de se faire caresser. Plus encore, il avait apprécié cette sensation d’être touché, le contact de leurs deux peaux, des frissons et de la chaleur qu’il avait éprouvé.

Jamais dans ses rêves la nuit, il avait imaginé cela aussi bon. D’ailleurs, le trouble naissant caché sous la longueur de son vêtement du haut, en était la preuve. Il était donc bien heureux qu’il en soit caché du regard du plus âgé.

Bien qu’ayant chaud, il tremblait de partout. Il était en colère contre Sanatana, mais surtout contre lui même. Ses pensées ressassèrent sans cesse ce moment intime. Il voulait honteusement y goûter à nouveau, malgré ses croyances. Ce trouble à présent, ne le quitta plus, et ce remarquait facilement sur son visage.

Il se dirigea vers le lac et y trempa ses mains dans l’eau claire, pour ensuite les déposer sur son visage, pensant que se rafraîchir remettrait également ses idées en places. Le calme s’installant, il se calma peu à peu, si bien qu’il se redressa et s’apprêta à partir. Mais il se ravisa rapidement, et se trouvant derrière Sanatana, il lança avec douceur et tout en déposa sa tête sur le dos, il parla doucement.

"Seule ma famille j’ai aimé. Le sentiment que j’éprouve pour vous est différent, tout en m’étant inconnu. Jamais encore je n’avais éprouvé cela. Je vous désire, mais vous crains. Il est tellement facile pour vous, ne craignant que votre attirance soit découverte, après tout vous êtes le Sultan de votre île."

"Pour ma part je ne suis qu’un commandant, mon seul droit est d’obéir à mon roi, aux conseillés, et de servir le peuple rosarian. Je ne tiens pas à faire déshonneur à ma famille, mais surtout à mon défunt père, en étant exécuté, accusé de choses inavouables. Je désire mourir sur un champs de bataille, tout comme lui…ce père qu’ l’on m’a prit. Je vous demande patience, votre comportement si franc…m’a été insupportable…m’a effrayé."


Il essaya un sourire forcé

" A vrai dire, lorsque je rêvais de vous, de nos nuits…je n’imaginais pas être attaqué de cette façon, et dans un endroit si lugubre "

Il se détacha finalement. Ne bougeant pas alors que son cœur battait fort.
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Sanatana Krishna
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MessageSujet: Re: Rendez-vous en ce soir de fête (Sanatana - Adriel)   Dim 22 Juil - 21:55

Les gestes qu’il exerça sur le corps blanc de son amant désiré eurent l’effet attendu puisque Adriel ne se débattit pas pour montrer son mécontentement suite à cette ‘attaque’. Après tout, il ne lui avait pas demandé son avis véritablement, laissant ses mains parcourir avec avidité la peau offerte sous son corps. Il se trouva donc comme encouragé à aller plus loin. Il n’aurait pas pensé voir une telle expression sur le visage du blond, et encore moins en entendre de tels sons. Non pas qu’il le prenait pour un frigide, mais le pauvre jeune homme n’avait pas l’air très au courant, et paniqué facilement à cause des préceptes qu’il avait pu avoir.

Le Sultan n’encourageait pas la débauche, mais leurs valeurs étaient diamétralement opposées, et les réactions précédentes du commandant l’avaient convaincus qu’il y avait peu de chance pour qu’il le convainque. Cependant, devant son absence de gestes allant à l’encontre de ses désirs, il pouvait conclure que tout allait finalement bien. Il ne se retint donc pas.

Pourtant, alors qu’il était sûr que tout irait bien, mais surtout jusqu’au bout, le brun se vu repoussé. La surprise le cloua sur place, et ses yeux s’ouvrirent de surprise. Il ne s’attendait vraiment pas à ce que quelque chose puisse faire cesser cette embrassade. Il croyait fermement que l’humeur était aux baisers et caresses, mais le blond ne semblait pas du même avis. Il lui avait prouvé brusquement. Sa réaction soudaine et violente, du fait qu’il tente même de s’enfuir, blessa profondément le Sultan qui ne pensait pas qu’il aurait droit à ce geste de sa part. Il ne pensait pas qu’il serait non seulement repoussé, mais qu’il le verrait fuir. L’excitation devait sans doute l’empêcher d’aller plus loin, car au sinon il aurait déjà quitté le bois sans demander son reste. Quelque part, le Sesbasien était content qu’il ne puisse pas partir comme ça, pour le laisser misérablement comme ça, seul dans cette forêt où il pensait avoir enfin réussit à le convaincre.

Il commença à se sentir coupable d’avoir agit avec tant de hardiesse. C’était comme s’il avait mit fin à tout de lui-même. Il avait dit comprendre ses sentiments, ses croyances, mais il n’avait pas pensé à le laisser se préparer psychologiquement. Sur Sesbasia, l’homosexualité n’est pas un tabou, et rare sont ceux sur l’île à en ignorer les principes et mécanismes. Mais sur Rosaria-Rosaris, il était logique que le contraire soit d’usage. Adriel ne pouvait donc pas totalement comprendre cela, et penser sûrement que c’était plus un acte barbare dénué d’amour, et tout ça à cause de son ignorance, ainsi que du fait q’il était très croyant.

Et ça ne loupa pas vu la façon dont il parla ensuite, encore tout haletant et pantelant de l’aventure qu’il venait de vivre. Sanatana eut envie de rire en entendant la comparaison d’avec Bénarés. Celle-ci était ironique, mais aussi très blessante. Il aurait pu en être autrement, mais maintenant…Il tenta tout de même de se défendre.

« Mais, que dites-vous ?! Si je suis attiré par vous, c’est aussi bien par votre personne que votre physique ! Et mes sentiments peuvent, et veulent, s’exprimer autant physiquement que moralement ! »

Saisit d’un doute, Sanatana en vint à se demander s’il n’y avait pas eu total méprise sur ses intentions. Certes, il l’avait couché pour bien évidemment lui faire l’amour, mais surtout dans l’optique d’un échange de sentiment, pas simplement pour s’occuper ou se distraire. Il n’oserait jamais faire cela à la personne pour laquelle il ressentait ce troublant sentiment. C’était à se demander si Adriel avait conscience de ce que pouvait être l’amour, dans toutes ses expressions. Il n’en avait pas l’air semble-t’il. Et les mots blessant continuèrent d’affluer entre les lèvres du blond.

Ce dernier l’acheva en trouvant le moyen de se diriger vers l’eau. Le symbole de purification de celle-ci était universel, et il était donc encore plus douloureux de le voir tenter de se soustraire d’une sorte de souillure, comme s’il avait été maudit par des mains qui n’avaient que donner du plaisir, et partager des sentiments forts et amoureux. Sanatana ressentait son geste comme une façon de l’éconduire et de le repousser pour toujours. Il ne lui accorda pas le moindre regard, se décidant à simplement lui poser une question.

« N’avez-vous donc jamais eut de l’amour pour quelqu’un au point de la vouloir toute entière, que ce soit son corps ou son être ? Moi, c’est ce que je veux de vous…Vous ne m’avez toujours pas expliquer comment vous vous sentiez, vous… »

Il le vu commençait à partir pour sentir un drôle de contact contre son dos. Il n’en revenait pas que le blond qui semblait si décidé à se retirer puisse faire preuve d’un tel revirement et venir à son contact. C’était rassurant, mais pour combien de temps ?

Il ne fit donc qu’écouter en silence Adriel qui parla enfin de ce qui pouvait l’intéresser, ou plutôt qui lui permettrait de le comprendre bien mieux.

Il comprit bien vite que le pauvre homme ne ressentait qu’une sorte de complexe d’infériorité avec lui, mais aussi de la crainte de ne pas savoir comment réagit réellement. S’il pouvait mieux lui expliquer, il le ferait, mais pour le moment il ne pouvait pas l’interrompre ou lui demander de se donner tout de suite. Et bien vite, le souverain à la peau mâte comprit qu’il l’avait simplement effrayé. Il était donc responsable.

N’entendant plus, et ne sentant plus ce contact dans son dos, Sanatana s’inquiéta et se retourna. Il resta silencieux, le regardant avec un visage impassible, pour finalement sourire et l’enlacer avec douceur.

« Je suis désolé de vous avoir donné une mauvaise impression, mais sachez que je n’ai pas tenté de vous prendre de force. Je pensais que nous aurions pu continuer naturellement, sans que je sois plus impatient…Je comprends mieux vos sentiments maintenant, votre manque d’assurance concernant vos sentiments et les miens… »

Il embrassa ses lèvres chastement, pour ne pas le brusquer comme tout à l’heure, puis le collant contre son torse, tout en caressant ses cheveux. Sans doute que ce geste était trop paternel pour la situation, mais il n’en trouvait pas d’autre pour lui communiquer son affection, mais aussi le fait qu’il n’allait plus agir avec précipitation. Il avait enfin saisit l’origine de sa peur et de son manque de confiance.

« Je ne veux pas non plus que vous soyez exécuté alors que vous ressentez simplement de l’amour, alors je n’agirais plus précipitamment à partir d’aujourd’hui, afin de ne plus vous effrayer ! »

Il le regarda gentiment.

« Vous savez, nous autres Sesbasiens n’avons pas l’habitude de cacher nos sentiments. C’est pour ça que je me suis permit de vous toucher ainsi ! Mais ce n’était pas que de l’envie et du désir ! C’était avant tout de l’amour ! Je vous aime Adriel, et c’est pour ça que j’ai agit de cette façon, pressée. J’aurai tant voulu que vous ne preniez pas mal mon geste… »

Il fini par s’allonger sur le dos et contempler le ciel. La lune était magnifique, et comme il n’y avait aucun lampadaire dans le coin, les étoiles étaient elles aussi pleinement visibles. Et heureusement qu’il n’y avait pas de lampadaires, sinon cela aurait signifié une fréquentation massive du lieu, donc la présence de gens, et au final pas d’intimité. Sans parler de la personne chargée d’allumer et d’éteindre ceux-ci. Ils n’auraient pas eut la paix.

Il pointa le ciel.

« J’aime cet endroit ! D’ici, je peux voir des constellations qui ne sont pas visibles de chez nous ! Notre ciel est toujours dégagé, mais la carte des cieux n’est pas complète malgré tout !...Adriel, comment est votre île ? Je ne l’ai jamais vu de très près en vérité, passant plus mon temps à me battre sur le sol qu’à admirer les étoiles ! Je n’ai pu qu’apprécier les fleurs sur mon passage… »

Il tourna la tête vers lui. Il n’avait l’air ni triste, ni heureux, plutôt neutre. Il ne dit rien avant un moment.

« Si un jour vous ne pouviez plus rentrer chez vous…Est-ce que vous accepteriez de venir sur Sesbasia ? Je suis beaucoup plus âgé que vous, et je vais bientôt mourir, mais seriez-vous prêt à me suivre et à rester à mes côtés jusqu’à mon dernier souffle ? »
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Adriel Cuthbert
Commandant



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MessageSujet: Re: Rendez-vous en ce soir de fête (Sanatana - Adriel)   Mar 24 Juil - 11:49

Adriel ne savait s’il allait répondre à la question posée de Sanatana. En le faisant, il craignait de dévoiler par inadvertance certaines choses, mais surtout de donner satisfaction en avouant avoir apprécié les caresses. Et puis, c’était chose indiscrète de demander à une personne aussi prude qu’il l’était.

"Je n’ai jamais éprouvé un sentiment tel que vous le décrivez. Seuls mes parents sont les personnes que je chéri. N’ayant plus mon père, il me doit de protéger ma mère. Je ferais tout pour elle, y compris me faire couper la tête sur la place. Avec vous c’est différent, je suis prit entre deux sentiments en oppositions et ne sait lequel choisir"

Et lorsqu’il se détacha de Sanatana dont il avait apprécié la chaleur, celui-ci se retourna pour enlacer le commandant qui ne le repoussa pas, heureux et rassuré d’avoir aperçu un sourire chez le brun. Il écouta les excuses sur ce qui avait eu lieu, mais surtout sur l’attitude si pressante. Le blond savait que le sesbasien était sincère, cela se ressentait dans le ton de sa voix. Il profita alors du baisé bien plus doux que les précédents, l’appréciant tellement que sans bronché il laissa l’étreinte se resserrée, bien qu’il se remit à trembler de peur que ça se déroule de façon peu douce et appréciable.

Cependant, il se sentait honteux d’avoir traité le Sultan de façon si cruelle. Il est vrai qu’il avait agit sans réfléchir, sachant la différence de culture et de coutume séparant les deux îles ennemies. Sanatana ne devait pas être le seul à faire des concessions et à en souffrir.

"Je vous dois également des excuses. Mes mots ont dépassés ma pensée, de plus j’ai été brusque envers vous, ayant omit que pour vous sesbasiens, ce genre de traitement était naturel, alors que pour la plupart des rosarians, il est inconcevable d’agir ainsi. Si votre geste à été mal prit, c’est parce que je ne le comprend pas, bien que j’essaye"

La présence du plus âgé s’éloignant, lui laissa une sensation de manque. Et bien que Sanatana était tout proche puisqu’il s’était allongé, Adriel appréciait le sensation que lui provoquait le contact de leur deux corps. Il leva le visage vers le ciel qui lui était indiqué, et en était surprit de voir autant d’étoiles. Ayant peu l’habitude de voir un tel ciel, il n’avait encore jamais prit la peine d’admirer celui de Gardena. Et il était heureux qu’il le fasse en compagnie d’une personne qui lui était autant chère.

"Vous semblez très attaché à la nature ! Il est dommage qu’elle en soit dévastée par nos guerres incessantes. Rosaria-Rosaris n’offre pas une vue aussi étoilée, d’ailleurs nous ne serions pas admirer les constellations. La journée ou la nuit, le brouillard épais est constamment présent, si bien que nos températures en reste basses due à l’humidité et au peu de rayons de soleil que nous avons. D’ailleurs l’île garde ses teintes grisâtres pratiquement toute l’année, ce qui se ressent sur le moral de notre peuple "

"Le soleil et la chaleur sont donc exceptionnels, et nous sont agréables lorsque le ciel se dégage par la même occasion du brouillard, faisant monter péniblement nos températures à 22°c. Pour vous, ça doit vous semblez froid, mais pour les rosarians c’est exceptionnellement chaud. Nos forêts sont verdoyantes mais dangereuses, du moins pour ceux ne les connaissant pas "


Adriel se sentait troublé par le regard que lui fit le Sultan, ses yeux auraient pus lui faire perdre tête et ne pas résister à sa volonté d’être touché. Mais la question qui suivit l’étonna grandement, surprit mais également touché. Le cœur se resserrant dans sa poitrine, il s’assit juste aux côtés du brun qu’il continua d’admirer. D’une voix douce il répondit.

"Si un jour je serais obligé de fuir Rosaria-Rosaris, je doute que je puisse en survivre. Etre loin de ma mère serait la chose la plus douloureuse qu’il soit. Jamais je ne pourrais la laissée seule, je sais qu’elle n’y arriverait pas. La perte de mon père lui a déjà été bien trop pénible "

Il fit une pause sentant la tristesse le gagner, puis reprit.

"Cependant si j’y survivais, j’accepterais volontiers de venir sur votre île aux fleurs magnifiques, bien que j’ai peu d’estime pour votre peuple et ne pense pas résister aux changements si grands de température. Lorsque je suis venu combattre sur votre île, à peine mit les pieds sur votre sol, que j’ai ressentis la chaleur bien trop pesante et étouffante me donnant l’impression de suffoquer. Et quand bien même j’arriverais à faire abstraction à cela, je doute que votre peuple et vos subordonnés acceptent de voir un blanc parmi eux "

Il fit un doux sourire, alors que maladroitement il caressa la chevelure brune de son ennemi.

"Votre âge ou votre maladie, je n’en ai que faire. Pour moi cela fait juste partie de vous et je ne puis vous fuir à cause de cela. Cependant, vous savez que je ne peux rester avec vous, bien que je le souhaiterais. Et même si je ne le peu, lorsque nous en aurons l’occasion je ne vous abandonnerais pas et resterais à vos côtés. Ne parlez pas de votre mort, ce pharmacien qui était présent sur sesbasia et gardena, sera trouver un remède qui vous conviendra mieux et vous guérira. J’ai confiance en lui, et en vous. Vous êtes fort et serez vous battre contre cette maladie"

Adriel se pencha et déposa un baisé sur la joue de l’homme, puis se coucha pour se glisser dans les bras puissants. Il ferma les yeux ne voulant plus aborder la maladie qui rongeait le sultan. Il ne cessait de se dire qu’un remède serait trouvé. Bien qu’il savait également qu’il essayait surtout de se rassurer lui même, ne souhaitant pas perdre la personne pour qui il éprouvait du désir, et qui était également le seul qu’il accepterait qu’il le touche comme dans ses rêves. Se resserrant un peu plus, il releva le visage afin de regarder un peu mieux les étoiles que lui avait montrés le sultan un peu plus tôt.

"Je vous ai parlé de Rosaria-Rosaris, mais comment est sesbasia ? Lors de ma venue, je n’ai pu voir que le sable, la chaleur et quelques pièces de votre palais. Mais je suppose que votre île ne se résume pas qu’à cela. Comment vis votre peuple ? Quel sont vos coutumes ? Et surtout de quoi vous nourrissez vous ? Car si vous faites la guerre à notre peuple, c’est avant tout pour nos terres fertiles n’est ce pas ? "

Bien que se sentant toujours autant troublé par l’assaut dont il avait été victime, il se plaisait à être allongé ainsi et à parler avec le plus âgé. Les craintes de celui-ci quant à son état de santé, avaient permis à Adriel de se sentir plus à l’aise. Sachant bien que le sesbasien était le Sultan et avait certainement été un grand guerrier pour en arriver à son statut, il avait également des doutes comme pouvait avoir d’autres peuples mais surtout rangs inférieurs.

Cependant, le commandant lui aussi avait des craintes sur la barrière que pouvait être la couleur de la peau et leurs coutumes. Il avait entendu dire que les sesbasiens mangeaient les animaux autres que du porc, tout comme il avait cru comprendre par Sanatana, que ceux ci ne vénéraient pas le même dieu qu’eux, peuple de l’île brumeuse.

Lorsqu’il eut réponse à ses nombreuses questions, prit par cette soudaine envie de mieux connaître son ennemi, Adriel se leva frottant délicatement les manches de sa veste faite de précieux tissus.

"Il me faut vous laisser, je dois retourner au bal afin de prendre des nouvelles de ma mère et de la rassurer. Probablement que nous nous reverrons si vous allez en ville, puisque je compte m’y rendre après"

Le comte fit un sourire, puis tourna les talons s’en allant rapidement sans se retourner. Pour être sincère, il ne désirait pas retrouver sa mère mais bien réfléchir à tête reposée sur les évènements qu’il y avaient eus lieu dans ces bois.

Sanatana plaisait énormément au commandant, il le trouvait charismatique, intelligent, respectueux, bien que son empressement l’avait effrayé. Tellement, qu’il ne savait à présent plus comment se comporter. Les relations charnelles étaient honteuses, de plus vouloir en éprouver les désirs était à réfléchir afin d’en connaître les conséquences sur sa propre personne.

L’amour, probablement que ce sentiment ne m’est pas si inconnu. Votre présence me manque déjà Sanatana.
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