Adriel bien que n’en faisant pas parti, était certain que les rosarians se rappelleraient de ce qu’avait fait le jeune pharmacien pour eux. Après tout, celui-ci se décarcassait sans vergogne, pour trouver des remèdes contre les maux qui rongeaient les habitants en perpétuel contact avec virus et bactéries parfois dévastatrices et peut-être tout autant que la guerre l’était. Cependant il ne pouvait nier la grande naïveté du gardenien qui il était certain, se jetterait d’une falaise si on lui disait qu’il y trouverait la mousse tant recherchée.
Heureusement l’homme n’en fit rien et au contraire tout deux se mirent en marche vers le château. Alors que le vent soufflait depuis près d’une demie heure, la brume elle, devenait de plus en plus épaisse laissant apparaître un paysage lugubre accentué par les bruits de la forêt. Il n’était pas rare d’ailleurs que les habitants fuyaient les abords du bois une fois le temps plus maussade, les pensant hantés. Seule la conversation autours du roi brisait les chants incessants des animaux.
« Je peux imaginer qu’il n’est pas facile pour sa majesté de se sentir accepté, après tout du jour au lendemain, il s’est retrouvé sur une île dont il ne connaissait rien à part des rumeurs. Cependant nos règles sont régies depuis pratiquement notre existence et nous ne les changeront pas, nul ne nous fera changer d’avis même pas le nouveau roi de Rosaria. Nous devons vous sembler étroit dans notre raisonnement, mais c’est ainsi que nous sommes éduqué. D’ailleurs même entre nous rosarians, la méfiance est de mise, autant vous dire que pour un étranger arrivant sur l’île nous redoublons d’effort à l’écarter de nos valeurs »Il fit un sourire dépité alors qu’ils arrivèrent dans la cour du château.
« Ne parlez de notre conversation à quiconque. Elle peut être considéré comme malvenue puisque vous êtes, après tout et pour nous rosarians, un étranger »Avec aisance, le commandant descendit de sa monture et fidèle amie. Puis tendit une main au pharmacien pour l’aider à en faire de même, puisque son cheval ne semblait pas vouloir le laisser partir.
« N’ayez crainte, il ne vous fera rien. Vous n’avez pas non plus à vous en faire pour notre discussion, vous serez certainement accepté rapidement, il faut simplement du temps »Lorsque Shaun fut enfin descendu, le blond lui fit un signe de tête puis abandonna le gardenien ayant d’autre obligation militaire.