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 Nuits dans un Relais et Châteaux

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Cirylle Beliziel
Roi


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Date d'inscription: 05/08/2007

MessageSujet: Nuits dans un Relais et Châteaux   Ven 6 Juin - 2:30

Alors qu'il y a peu encore il avait évoqué à Raphaël sa propre réputation sur cette île, il fut légèrement agacé de s'apercevoir que nombre de personnes se retournaient sur leur passage alors qu'il menait le mercenaire à travers les couloirs. Comme si leur roi ne pouvait pas se promener en compagnie d'une personne inconnue du parfait quidam dans les couloirs de son propre château ! Par chance, plus la décoration de ceux-ci devenait opulente et feutrée, moins ils rencontraient de monde.

Mais sa contrariété fut remplacée par une bonne surprise. Bayac semblait s'être enfin décidé à quitter ce qu'il considérait comme son perchoir attitré, à savoir la chevelure de ce cher commandant des armées, pour venir le retrouver. Ou plutôt retrouver un autre tout nouveau perchoir improvisé.

"On ne touche toujours pas à Bayac, même s'il donne des coups de bec en essayant de se construire son nid."

Rappel qu'il n'était en théorie plus nécessaire de faire mais que Cirylle faisait encore et toujours par prudence. C'était qu'il y tenait à son corbeau ! Même s'il était vrai que lui ayant les cheveux courts évitaient le désagrément des coups de bec et surtout le ridicule de la situation. Mais après tout quand on avait les cheveux longs, et d'autant plus de la longueur de ceux de Raphaël, il fallait savoir assumer.

C'est donc en ayant retrouvé le sourire qu'il parvint jusqu'aux appartements réservés aux invités de marque. Sans que ce soit non plus ceux destinés aux monarques ou dirigeants des autres îles si le cas devait se présenter. Raphaël aurait de toute façon largement de quoi se pavaner dans ceux qu'il lui avait choisi.
D'ailleurs il ne fit qu'ouvrir la porte, s'effaçant pour le laisser passer en premier et profiter ainsi pleinement de la vue d'ensemble.

Un petit salon fait de velours et de dorures était disposé face à la large baie vitrée alors qu'un imposant lit à baldaquin occupait l'autre partie de la pièce. Pièce tapissée de lourdes et chatoyantes tentures alors que d'épais tapis de confection sesbasienne s'étalaient à leurs pieds. La chambre respirait le luxe tant par le choix des matières et des matériaux que par le bon goût avec lequel ceux-ci avaient été associés.

Assez satisfait de son petit effet, il referma la porte derrière lui et se dirigea vers le coffre savament travaillé qui faisait office de bar. Il servit deux verres d'alcool rosarian qu'il avait trouvé si fort à son arrivée ici mais dont il s'était finalement très bien habitué, et en tendit un à Raphaël.

"Alors qu'en penses-tu ? Vas-tu te plaire ici pendant ces deux jours ? Sinon il y a toujours les geôles avec tu sais, la roue et le supplice de l'écartèlement..."

Un regard bien appuyé et moqueur plus tard, il récupéra Bayac, au grand damne de ce dernier qui le fit savoir avec force croassements indignés et battements d'ailes. Rapidement calmés une fois que Cirylle le câlina un peu avec un doux sourire alors qu'il allait s'installer confortablement sur un des fauteuils de la chambre tout en commençant à siroter son verre.
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Raphaël Espada
Mercenaire


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MessageSujet: Re: Nuits dans un Relais et Châteaux   Ven 4 Juil - 15:17

Ah ben voila un visage de Cyrille plus enjoué, cela contrastait énormement à coté de la première image qu'il avait présenté au mercenaire. Voici donc le retour de l'ami gardenien d'origne, désormais roi de l'ile la plus religieuse que l'on puisse trouver. Pour ce qui était de ce cher commandant, expert en interrogatoires Raphaël ne rajouta rien, excepté un léger rictus qui voulait tout dire, ça ne l'impressionnait pas plus que ça ne l'inquietait. Après tout, si l'on était du genre impressionable il valait mieux opter pour un autre choix de vie que mercenaire. Certes Raphaël n'était pas -encore- recherché partout, ni considéré comme l'ennemi public numero 1, mais au cas où cette éventualité se realiserait, il était prêt. Et oui, c'est un mode de vie où l'on ne se fait pas beaucoup d'amis, mais la fin justifie les moyens il parait.
Ce qui par contre avait eu le don d'amuser notre electron libre, c'est lorsque Cyrille mentionna l'hypothèse que des membres du clergé entrent en contact avec ses hommes, alors là le spectacle vaudrait son pesant d'or. Les yeux du brun s'etirèrent légèrement, rapidement suivis par ses lèvres qui s'ourlèrent en un sourire entre l'amusement et quelque chose de plus...carnassier.


"Pauvres hommes d'eglise, j'espère pour eux qu'ils n'auront jamais en tête une idée aussi saugrenue que d'aller chercher des noises à mes gaillards. Là je ne repond plus de rien."


Bien entendu les probabilités que cela se produise étaient très restreinte, mais à en voir la réaction légère du meneur de la troupe, ce serait plus amusant qu'autre chose. Cyrille l'avait bien dit, il y a des moments où Raphaël Espada s'assoit completement sur la morale, là c'était le cas. Sans compter également son aversion au sujet de la religion, mais là il savait se comporter, il esquivait le sujet ou se contentait de grimacer sans apporter de l'eau au moulin des personnes à la foi ancrée si profondément que l'on pourrait les qualifier de fanatiques. Le message était bien passée, tout comme un autre fut silencieusement transmit, une sorte de pacte de non-agression, laissons les hommes du mercenaire et les religieux les uns loin des autres et tout se passera dans le calme. Raphaël l'avait dit dès son arrivée, il n'était pas là pour créer des ennuis, il saura tenir son engagement.
Ceci fait, il emboita le pas de son amis, une main confortablement installée dans la poche de son pantalon, l'autre se balançant le long du corps, ses yeux furent en effet captivés par tout ce qui se presentait à lui, alors qu'en voulant se donner un peu plus d'allure il choisissait de ne pas trop étaler son admiration devant tant de magnificience.
Néanmoins, il ne se privait pas de faire part de son amusement concernant les regards sur sa propre personne, apparement sa presence intriguait, dérangeait également peut-être, et ça lui plaisait. Ainsi à chaque personne qui lui lançait un regard un peu trop appuyé, il adressait un signe de la tête, ainsi qu'un sourire ouvertement moqueur, et bien oui il est invité par le roi, si cela dérange tant mieux !

Ce qui l'amusa un peu moins, ce fut son nouveau statut de perchoir improvisé, non pas que ça le dérangeait au plus haut point mais il avait du mal à faire confiance à cette bestiole à plumes. Le regard adressé à Bayac était sans equivoque : "Tu me donne un coup de bec, je te plume" alors qu'il répondait à Cyrille d'un ton volontairement détaché.


"C'est juste une habitude à reprendre...J'ai du lui manquer à lui aussi."


Oui bon ok il a un égo pas mal developpé, mais ça devrait suffire pour rassurer ce bon roi non? Non, et bien passons à la suite, à savoir la decouverte de la chambre. Tsss on ne lui avait pas confié une suite de chef d'état, ahlala l'amitié ce n'est plus ce que c'était. C'est un chef d'une bande de soldats à la bannière neutre ! Donc on peut -en exagerant- dire qu'il est le chef d'un tout petit état mobile. Argument lancé bam ! Blague à part, le señor Espada était absolument ravi de la chambre qu'on lui avait appreté, regardez-le se mouvoir avec la plus grande precaution, comme pour être sur de capturer le moindre detail. Le grand lit fut examiné en premier, puis les tapis, silencieux à présent le brun parcourait la pièce à la manière d'un chat qui decouvre son nouveau territoire, puis il marqua une pause devant la baie vitrée pour admirer la vue, comme il aime si souvent le faire à la proue de son navire.
Enfin il se retournait vers Cyrille, s'empara du verre gracieusement tendu et accompagna le blond pour aller également s'installer sur un fauteuil. Pour le moment il ne goutait pas encore la boisson, il se contentait de l'envisager, s'amusant à faire délicatement gigoter le liquide dans son receptacle. Puis vint le soulagement, et le depart du corbeau, il ne manquait plus que ce dernier se soulage sur son épaule...heureusement ce ne fut pas le cas et Raphaël pouvait repondre à son ami avec tout le calme dont il pouvait faire preuve, et un regard...un brin charmeur.


"Hm je pense que je pourrais m'y accomoder...Une si grande pièce pour moi tout seul...J'espère que je ne serai pas en proie à la solitude..."


Et un petit sourire, à peine perceptible de sa part alors qu'il venait enfin tremper ses lèvres dans l'alcool, sans lâcher du regard son interlocuteur.
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Cirylle Beliziel
Roi


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MessageSujet: Re: Nuits dans un Relais et Châteaux   Ven 4 Juil - 22:18

Raphaël avait beau faire le blasé, Cirylle était certain d'avoir fait son petit effet. Il se rappelait assez de sa propre stupéfaction devant la splendeur du chateau alors qu'il avait pourtant toujours vécu dans un certain luxe de par les origines nobles de sa famille. Donc la fausse désinvolture de Raphaël l'amusait assez. D'autant plus qu'il n'était pas sans connaitre l'attrait du mercenaire pour tout ce qui était clinquant.

C'est donc confortablement installé, un verre à la main et Bayac sur ses genoux qu'il profitait de ce moment de tranquillité tout en observant le mercenaire s'approprier les lieux. Tout en jouant avec son verre, il se faisait la réflexion qu'il buvait trop depuis qu'il avait débarqué sur cette île. La preuve, il s'était parfaitement habitué à l'arrache-gorge local. Sans parler du petit incident avec le prince sesbasien qui ne lui serait jamais arrivé s'il n'avait pas été ivre mort sur Gardena. Mais là face à Raphaël et tous ses souvenirs d'une autre vie qui refluaient, il ne pouvait s'accrocher qu'à ça. Et à Bayac. Car lui était condamné à rester ici alors que Raphaël retournerait vers sa terre natale...

Perdu dans ses pensées, il en aurait presque manqué l'attitude si particulière de son ami. Presque. Car le long regard dont il fut gratifié le laissa pour le moins surpris et dans un état où l'incompréhension la plus totale se disputait à une bouffée intense des plus incongrues de désir. Mais c'était quoi ce regard ? Et ces paroles ?

"Décidément, je bois vraiment trop moi..."

Déposant son verre sur la table, il tenta de répondre comme il l'avait fait jusqu'alors. Sur le ton de la franche camaraderie, comme on pouvait le faire avec une vieille connaissance avec qui on avait fait les quatre cent coups. Bon sang, il s'agissait de Raphaël ! Raphaël ! Celui qui n'avait même jamais posé les yeux sur lui jusqu'alors. Et pourtant ce n'était pas les occasions qui auraient pu manquer sur Gardena.
Et lui ne pouvait tout de même pas en être au point d'imaginer des trucs les yeux grands ouverts. Et à jeun. Enfin presque mais une gorgée ne comptait pas vraiment, n'est-ce pas ? Il en était tout de même pas à ce point-là, si ? Il n'aurait d'ailleurs pas su dire s'il parlait de l'alcool ou de tout autre chose là...

"La solitude ? Mh... Ca fait des semaines que je me débat avec elle alors ce n'est pas deux petits jours qui vont te..."

La franche camaderie, c'était bien. Les trois premières secondes. Après le regard se perdait dans celui si perturbant de Raphaël, voguait du sourire imperceptible mais bel et bien présent jusqu'à la large carrure du mercenaire, englobait l'attitude nonchalante et pourtant diablement attirante de celui-ci... Et... Et... Il avait sacrément soif d'un coup ! Sa gorge s'était complètement asséchée et ses yeux avaient eu un mal fou à se décrocher de la vision d'un tout récent Raphaëlqu'il ne connaissait pas. Quant à la franche camaraderie, elle était morte dans une lente agonie qui avait commencée à deux petits jours pour se terminer à te...

Ayant finalement réussi à rompre le charme visuel, il s'était levé subitement pour aller nerveusement jusqu'à la fenêtre. Parce que cette atmosphère était bien trop... Bien trop... Bref, bien trop pour une si petite bête que pouvait l'être Bayac. Un grand bol d'air frais ne pourrait lui faire que du bien ! Aussi ouvrit-il la fenêtre pour y lâcher d'office Bayac avant de la refermer aussitôt sur lui. Au moins y en avait-il un qui pouvait s'aérer l'esprit.
Lui, eh bien il avait toujours aussi soif. Il retourna donc jusqu'à la table pour s'aérer l'esprit dans l'alcool. Et la petite gorgée précédemment prise fut vite complétée avec la totalité du contenu du verre. Il fallait bien ça pour se remettre les idées en place. Et pour faire face à ce Raphaël, bon sang Raphaël !, qui ne correspondait en rien à celui qu'il avait toujours connu. Enfin si, mais pas comme ça !

"Donc... Ah oui, la solitude ! Eh bien c'est le truc embêtant ici. Enfin en plus de tous les autres trucs tout aussi embêtants. Mais ça, c'est... Enfin toi, tu n'as que deux jours à tenir. Ca va être deux jours horribles..."

La dernière phrase était carrément sortie du coeur. Restait à savoir pour qui ces deux jours allaient être horribles... D'ailleurs le regard incertain qu'il leva à ce moment-là sur le mercenaire démontrait à lui seul l'abîme de questionnement dans lequel il était plongé. Qui pouvait facilement se résumer à quelque chose comme : Raphaël plaisantait ou pas ?
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Raphaël Espada
Mercenaire


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MessageSujet: Re: Nuits dans un Relais et Châteaux   Ven 4 Juil - 23:15

En effet, même si le mercenaire avait taché de ne pas le montrer, le luxe de la chambre ainsi que de ce qu'il avait pu observer du chateau lui avaient fait forte impression, quoi de plus normal pour quelqu'un ayant toujours été fasciné par cet univers qu'il ne pouvait même pas effleurer du bout du doigt? Et bien justement, aujourd'hui il l'effleurait du bout des doigts, il était là dans une chambre du palais royal, avec Sa Majesté en personne. Ciel que la vie peut être marrante par moments, ces surprises qu'elle vous reserve, l'ironie dont elle fait preuve. Mais là Raphaël était bien loin de toutes les questions philosophique concernant la vie et le statut social, il profitait de l'instant présent, et n'avait d'ailleurs pas attendu bien longtemps pour s'approprier les lieux. Il s'était installé sur le fauteuil comme Cyrille l'aurait fait sur son trône, la nonchalence mis à part, comme quoi on pouvait conserver une certaine stature, tout en s'installant confortablement.
Pour ce qui était de l'alcool, pas d'inquietude à ce sujet, un mercenaire, un pirate tel que lui, on s'en doute tient très bien l'alcool, et même si celui servi était fort, il faudrait bien plus qu'une légère gorgée pour que le brun en ressente les effets, plusieurs verres bus rapidement peut-être, mais là aucun risque. S'il en était de même pour Cyrille, ça ne sautait pas tout de suite aux yeux, alors que mister Espada demeurait d'un calme imperturbable -et peut-être perturbant- plus les secondes passaient et plus le monarque semblait mal à l'aise, voir perdu. Etait-ce l'alcool qui était monté trop vite? Ou bien le comportement du roublard? Les quelques minutes qui suivirent confortèrent le mercenaire sur la seconde hypothèse, à partir du moment ou ce cher Cyrille s'était détaché de son fidèle Bayac. Il avait suivi le mouvement en silence, comme un félin aurait épié les moindres mouvements de sa proie, calme et sur de lui.
Alors bien entendu qu'il allait en jouer, le charme est dans la nature de ce chasseur de coeurs (fortunés) et au lieu de sortir un grand numero d'Hidalgo, il opta pour plus de finesse, sans cacher que la situation l'amusait au travers de quelques petits sourires savament placés à la fin des phrases de Cyrille auquelles il ne rajoutait rien. Excepté celle qui ne fut pas terminée. Là Raphaël avança sensiblement son visage, le regard solidement ancré dans celui de son "camarade" et c'est presque dans un murmure, pourtant parfaitement audible -donc pas d'excuse du genre "je n'ai pas entendu"- qu'il questionna le blond.


"Qui vont me....?"


Ben oui Cyrille, termine ta phrase, Raphaël est toute ouïe. Les perles grises scintillant de malice, le visage du brun se recula rapidement, le temps de boire une gorgée, puis il posa le verre à coté de lui et se leva brusquement. Le toreador commençait son numero, en se deplaçant subtilement, par la pointe des pieds autours de la piece, ses pas formaient un cercle dont le fauteuil du roi était l'epicentre. Puis, sans crier gare il surgit du dos de son ami, plaçant ses mains sur ses epaules avant de venir lui susurrer à l'oreille.


"Tu devrais y aller mollo avec l'alcool, tu n'en finis plus tes phrases...et puis...ça donne chaud. Très chaud."


Et hop, insaisissable le voila qui se reculait en laissant derriere lui un très léger rire, presque une invitation à le suivre. Il allait ensuite s'accouder à la fenêtre precedement refermée et deboutonna les deux premiers boutons de sa chemise, observant ce fameux regard si incertain, la tête inclinée sur le coté. Une nouvelle fois il n'avait rien repondu directement à Cyrille, il le laissait s'exprimer et tenter de tenir une conversation qui visiblement lui échappait. Mais lui par contre savait très bien ce qu'il faisait, une telle assurance ne laissait presager aucun doute.


"Horribles tu dis...Hm peut-être, peut-être pas...Souvent on utilise des mots au sens negatif pour exprimer quelque chose d'exaltant, tu vois ce que je veux dire?"


Là ce fut un véritable sourire qui fut adressé à son ami, tout en glissant ses doigts le long de sa chevelure d'ébène. Le visage du mercenaire lui delaissant quelques instants la pièce pour s'egarer au travers de la fenêtre.
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Cirylle Beliziel
Roi


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MessageSujet: Re: Nuits dans un Relais et Châteaux   Sam 5 Juil - 23:47

Dur de se repositionner lorsqu'on se retrouvait avec tous ses repères complètement chamboulé sans aucune raison logique... Cirylle avait la joie -toute relative il va sans dire- d'en faire l'amère expérience. Le pire étant que Raphaël semblait s'en amuser, s'en délecter même ! Tout en gardant son attitude si ambigue et combien tendancieuse. Histoire de le plonger plus surement encore dans les affres du doute. Ce dont il réussissait parfaitement d'ailleurs.

Mais nul était besoin de le préciser tant Cirylle avait l'impression de se comporter comme un idiot fini. Et sans qu'il est bu ! Ou du moins sans être ivre mort. Il ne trouva rien à répliquer à la question posé par Raphaël sur sa partie de phrase manquante, sans doute trop omnubilé par le regard qui ne le lâchait pas, et ne trouva rien d'autre à faire de plus intelligent que de le suivre des yeux lorsque celui-ci passait dans son champs de vision. Une partie lointaine de son cerveau en avait vaguement conscience et en était complètement atterrée. Tout en ne parvenant pas à le faire réagir. Non décidément, tout cela dépassait bien trop son entendement...

Jusqu'à ce que Raphaël vienne poser ses mains sur lui. Enfin sur ses épaules mais la surprise et surtout les paroles chuchotées le firent aussitôt réagir. Non, il avait réussit à ne pas gémir ! Grande victoire. Mais par contre il n'avait absolument pas pu retenir le long frisson qui l'avait traversé.
Plus par instinct que par réel calcul, il avait rejeté sa tête en arrière et avait plongé son regard dans celui de Raphaël. Puis de la même manière que celui-ci s'était exprimé, il lui avait répondu

"Et puis ça fait faire des bêtises aussi... Beaucoup de bêtises. De celles qu'on peut regretter... Ou pas."

Après tout il était plutôt bien placé pour le savoir ! Sa dernière virée -si on pouvait appeler cela comme ça- sur Gardena en avait été une belle de bêtise. Donc s'il pouvait tant qu'à faire éviter de renchérir, ce serait déjà un bon début. Mais ça, c'était ce que la partie raisonnable de son cerveau lui disait. Son corps lui... Avait tout simplement hurlé au manque dès que le poids des mains du mercenaire avait quitté ses épaules.

Une nouvelle fois il avait suivit le moindre de ses mouvements comme hypnotisé, découvrant ou redécouvrant plutôt son ami comme il ne l'avait jamais vu. Il était toujours aussi incertain comme lorsque enfant il regardait par le trou d'une serrure cherchant à percer des secrets qui lui étaient interdits la peur au ventre de se faire attraper, mais avait totalement oublié ses questions. Des questions pleines de bon sens qui lui aurait fait se demander pourquoi maintenant et ici, pourquoi pas avant sur Gardena, et pourquoi subitement il devenait intéressant...
Mais bien loin de toutes ces considérations, il profitait juste du moment présent et de ce qui lui était... Donné ? Le doute était encore bel et bien là mais plus pour longtemps puisqu'il éclata d'un rire clair et amusé devant les mimiques de Raphaël.

"Oui, je crois voir ce que tu veux dire... Exaltant. Hm... Comme quelque chose de totalement inattendu, d'agréablement déroutant, aux promesses chavirantes, voire même à l'impatience de voir celles-ci se réaliser... Peut-être ?"

Tout en parlant, il s'était levé du fauteuil pour rejoindre Raphaël à la fenêtre. Mais au contraire de son ami, il ne laissa pas son regard dériver à travers celle-ci préférant l'utiliser comme appui pour s'y adosser. Son regard quant à lui dérivait sur tout autre chose de bien plus près. Ce qui était d'autant plus facile qu'il était en effet très proche de Raphaël sans pour autant le toucher. Il l'effleurait juste mais pouvait tout de même sentir, ou du moins deviner, la chaleur de son corps et la puissance qui se dégageaient de lui.
Bref, il rentrait dans le jeu et tenait à le faire savoir. Sans plus se poser de questions et où que celui-ci pourrait les mener.

Puis fixant son visage, il demanda sur le ton de la conversation mais avec un léger sourire en coin.

"Donc... Ca te plait ?"

Restait à savoir ce qui pouvait réellement plaire à Raphaël. Là-dessus Cirylle laissait libre choix au mercenaire pour sa réponse.
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Raphaël Espada
Mercenaire


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MessageSujet: Re: Nuits dans un Relais et Châteaux   Lun 18 Aoû - 0:02

Il semblerait que le petit jeu de séduction soit passé à un stade supérieur depuis quelques instants, de simples regards et de quelques tournures de phrases, l'ambigüité était passé à quelque chose de plus physique. Pas seulement à cause de quelques effleurements, mais à une tension sexuelle sous-jacente, qui se faisait plus écrasante de seconde en seconde. C'est un peu comme s'ils se touchaient sans vraiment le faire, et si l'on devait être honnête, c'était cette partie là que Raphaël préférait par-dessus tout. La partie de chasse terminée les choses devenaient plus machinales, la sensation de risque s'en trouvait attenuée et ce qui était encore il y a peu l'objet d'un désir ardent se trouvait relegué au rang de relique sur un tableau de chasse déja encombré.
Mais pour l'heure, plutôt que de jouer les blasés, le fourbe profitait pleinement du numero en tandem dans lequel l'avait rejoint son ami. Oh que oui il s'amusait, follement qui plus est, et c'était sans compter sur l'aveu du roi concernant les effets de l'alcool sur sa personne. Sans rentrer dans les détails il avait parfaitement su se faire comprendre, et le mercenaire y repondait en retour par un sourire devenu carnassier tout en s'exclamant magistralement.



"Je ne regrette jamais mes bétises ! Elles sont le reflet de nos envies secrètes, alors pourquoi les renier?"



Bien entendu il parlait pour lui, et surement sa morale était bien moins importante que celle de la plupart des gens. Néanmoins, il le vivait parfaitement bien, on pouvait même conclure sans paraitre hatif qu'il était le genre d'homme à s'enorgueuillir de ses excès. Qu'y a t'il de mal à céder à l'un de ses caprices? Tant que l'on en assume les conséquences. Ou pas. De toute façon pour avoir à les regretter, il faut les faire ces bétises, c'est à peu près ce qu'exprimer le regard du pirate en réponse à Cyrille lorsque celui-ci s'était exprimé à sa suite, l'impatience de les voir se realiser peut-être. A moins que comme on pouvait le percevoir, le jeu était passé à un autre niveau.
La proximité en était une preuve, et si le regard de Raphaël était en premier lieu, resté braqué vers l'exterieur, il n'avait montré aucun signe laissant présager une gène de sa part. Vint ensuite une question du blond qui attira le regard sur sa personne, le genre de regard destiné à semer le doute et profiter un peu de l'ascendant du brun pour faire durer le suspens. Si cela lui plaisait? Hm, la tête fut inclinée sur le coté, toisant Sa Majesté avec une attention particulière. Puis la main gauche du brun s'éleva lentement, effleurant la joue du roi avant de descendre sur son menton, avant de se refermer brutalement sur le bas de la machoire et de pousser Cyrille jusqu'à le plaquer contre le mur. Là Raphaël glissa son genou entre les jambes de son 'ami' et vint aposer ses lèvres contre les siennes, presque violement.
Conservant ses lèvres scellées à celles du blond, sa main droite elle venait arracher tout simplement le haut du roi, qui ne devait pas être habitué à un tel traitement.
Enfin Raphaël libera sa proie et fit un pas en arrière, toisant Cyrille de haut en bas avec un petit sourire satisfait, sa langue glissant un instant sur ses lèvres.



"Hm...maintenant oui ça me plait."




En gros la chasse était ouverte, et maintenant que le poisson avait mordu à l'hameçon il lui semblait impossible d'echapper aux griffes du mercenaire. D'ailleurs, celui-ci ne lui laissait qu'un court moment de répit avant de l'attraper par le poignet et de l'attirer plus loin, direction le lit où il l'installa de la même manière qu'il l'avait plaqué contre le mur. Un peu brutalement donc, mais c'est là que la dualité se faisait le plus ressentir, au moment où le roublard venait rejoindre le monarque qu'il installait sur ses cuisses. Car désormais, il agissait de manière plus sensuelle, plus charmeuse et ses baisers le long du cou du blond se voulaient envoûtant. Le charme du danger allait-il seulement opérer?
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Cirylle Beliziel
Roi


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MessageSujet: Re: Nuits dans un Relais et Châteaux   Mar 7 Oct - 0:49

[Hum, hum... Mea culpa ? Là, j'ai vraiment honte !]

Cirylle naviguait à vue, ne sachant pas du tout où il allait mais il y allait ! Après tout Raphaël aussi roublard qu'il pouvait être était son ami. Il ne risquait donc pas -théoriquement- grand chose. Si ce n'est un beau ricanement moqueur devant ses espoirs déçus. Mais cela, il s'en remettrait. Car depuis une certaine soirée gardenienne un peu trop arrosée, son échelle d'événements gênants mais heureusement pour lui non mortels, s'était considérablement développée. Oui, on pouvait survivre à beaucoup de choses. Même les plus humiliantes...
C'est donc agréablement surpris autant que très intéressé de connaitre la suite qu'il s'était pris au jeu. Chose on ne peut plus facile pour lui. Restait à savoir jusqu'où Raphaël irait. Car Cirylle avait vraiment du mal à imaginer le mercenaire aller réellement jusqu'au bout de ses intentions. Tout cela ressemblait trop à une de leur nombreuses parties de poker. Et Cirylle comptait bien gagner à ce petit jeu.

Il s'amusait donc comme il n'avait plus eu l'occasion de le faire depuis son accession au trône. D'autant plus qu'il était persuadé de gagner. Et ce, même si Raphaël remporta la première manche. Car franchement qui pouvait vraiment désirer être attaché puis abandonné dans un lit ? Même inconsciemment. Pas lui en tout cas ! Envies secrètes, ça le faisait bien rire... En sourdine. Car bon, se vanter d'une telle mésaventure -surtout auprès de Raphaël- il valait mieux pas. L'humiliation avait été suffisament cuisante la première fois comme ça, pas besoin d'en rajouter !

"On ne doit vraiment pas avoir les mêmes envies secrètes alors..."

Son expression légèrement dégoûtée mise à part, la remarque avait vraiment été faite en sourdine. Sauf qu'il n'eut pas le temps de davantage s'étaler dessus puisqu'il se retrouva plaqué contre le mur. Totalement prit au dépourvu, voire même légèrement sonné se demandant bien ce qui se passait, il se retrouva littéralement assaillit par Raphaël alors que rien ne le laissait présager encore deux secondes plus tôt. La caresse sur sa joue avait été si douce...
Pourtant s'il devait s'en référer au long frisson qui l'avait traversé de part en part, cela ne lui déplaisait pas. Bien qu'à ce stade là, rien ne lui aurait déplu. Si ce n'est l'arrêt total de tous ces attouchements. Ne surtout pas penser à ce scénario catastrophe ! Il voulait même bien concéder de bonne grace la victoire et tout ce qui allait avec à Raphaël, du moment que son genou continue à glisser comme il le faisait actuellement et qu'il remonte même juste un tout petit peu plus haut... Par contre l'arrachage de la chemise c'était hum, sauvage. Et puis ça allait plus vite donc c'était parfait. Tout simplement parfait.

Mais c'était quoi ce recul ?! Il avait dit qu'il le laissait gagner ! Ca n'allait tout de même pas recommencer ?! Le temps qu'il reprenne un peu pied sur terre, qu'il réalise et qu'il comprenne ce qui arrivait encore, le regard de Cirylle passa directement de flou et perdu à gourmand et charmeur. Raphaël ayant évité de bien peu le mode frustré et psychopathe.

"Bah tiens, tu m'en diras tant !"

Le tout dit à mi-voix plus pour lui-même que pour son 'ami' et avec un petit sourire en coin très significatif. Après tout il se savait assez bien fait de sa personne. Même si en comparaison Raphaël lui semblait bien plus intéressant. Sauf que celui-ci était toujours habillé de pied en cape !
Mais là encore, il ne pu pas y faire grand chose se retrouvant à nouveau sous la domination du mercenaire. Pour son plus grand plaisir d'ailleurs.

Seulement Cirylle ayant eu le temps de reprendre un minimum ses esprits, réalisait très lentement mais surement entre deux soupirs de pur plaisir, que c'était bien Raphaël qui lui dévorait si délicieusement le cou. Bien sur cela aurait pu être pire. Un certain prince par exemple. Mais tout de même, Raphaël... Qu'est-ce qui lui prenait d'un coup ?
Mais c'était surtout qu'il n'avait aucune envie de le laisser gagner si facilement. Pas sans se battre du moins !

C'est pourquoi prenant sur lui-même et son envie de se laisser de nouveau aller sous les baisers brûlants, il appuya assez fermement sur les épaules de Raphaël pour l'inciter à s'allonger sur le lit. Toujours bien installé sur ses cuisses, il se trouvait à enfin à le dominer. Ce qui lui arracha un petit sourire aussi fier que narquois. Car dominer un tel homme, ne fut-ce qu'un court instant, ce n'était pas rien ! Bref, il regagnait des points. Bien que Cirylle était parfaitement conscient qu'il ne tenait qu'au mercenaire pour renverser une nouvelle fois la situation.

"Maintenant, tu vas m'expliquer un peu ce qui t'arrive... Comme ça, je t'intéresse... Tout d'un coup, par l'opération du Saint-Esprit... Tu te moquerais pas un peu de moi là, par hasard ?..."

S'il n'avait pas lâché Raphaël du regard en parlant, ses mains elles n'étaient pas restées inactives. S'étant glissées sous la tunique du mercenaire -qui avait été relevée le plus haut possible- elles étaient parties à la découverte de la musculature de celui-ci, parcourant chaque courbe et creux, de haut en bas, remontant pour mieux redescendre, comme un propriétaire qui ferait le tour d'une nouvelle acquisition. Jusqu'à arriver à la ceinture du pantalon où il laissa ses mains dériver. Alors qu'il avait resserré ses propres cuisses autour des hanches de Raphaël et qu'il s'était lascivement penché sur lui. Et qu'il se mordait les lèvres pour ne pas gémir d'anticipation. Bien qu'il n'attendait en fait qu'une chose, que l'homme se rétracte avec un sourire moqueur. Pour son plus grand désespoir.

Sauf qu'il comptait bien l'afficher aussi ce sourire moqueur ! Qui était d'ailleurs déjà plus ou moins présent alors qu'un regard de pur défi plus tard, où pouvait se lire un désir à l'état brut, ses mains s'attaquaient enfin à la ceinture bien gênante. Rempart qui ne résista pas bien longtemps.

"Alors, bien sur que tu ne regretteras pas cette bêtise là ? Comment tu disais déjà ?... Ah oui, envie secrète !"

En tout cas son envie à lui n'avait rien de secret...
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Nuits dans un Relais et Châteaux

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