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Sanatana Krishna Sultan

Nombre de messages: 100 Localisation: Ishtaria Date d'inscription: 12/10/2006
 | Sujet: Entretien houleux Lun 7 Avr - 18:19 | |
| Le Sultan n’avait pas revu Bénarés depuis un moment déjà. Il supposait que ce dernier était parti encore une fois, sans prévenir, à Gardena, histoire de s’amuser. Sauf que là, il avait osé prendre le Kranken, son vaisseau militaire dont l’utilisation était interdite en dehors des batailles. Il ne valait mieux pas débarquer sur une île neutre avec ce genre de navire, mais le prince était parfois tellement capricieux ou feignant, qu’il n’envisageait pas les problèmes que pouvait entraîner son comportement. Il ne fit donc pas attention, sauf au moment où il envisagea que cet effronté était allé en guerre contre Rosaria ou Edelski. Il lança donc une recherche dans l’île, afin de savoir si celui-ci n’était finalement pas revenu par un autre port, ou s’il avait trafiqué quelque chose. La nouvelle ne tarda pas lorsque, quelques jours plus tard, il reçut une missive de Rosaria. Son imbécile de neveu s’était fait attrapé, et emprisonné. La proposition d’un échange de fit aucun doute, et l’homme dû se résoudre à prendre une décision qui lui mettrait à dos soit ses conseillers, soit son peuple. En effet, d’un côté ses conseillers n’appréciaient pas le prince qui avait un comportement effroyable devant eux, et qui étaient pour certains de bons conseils. Mais de l’autre, le peuple adorait Bénarés. Ce dernier avait su manipuler bien plus facilement ces gens-là, que ceux du palais. Mais c’était sans doute le lien secret qu’il avait avec lui qui le poussa à prendre sa décision. L’eau, il était vraie, n’était pas un problème, mais il ne fallait pas non plus céder totalement. Ensuite, quelques prisonniers en moins n’était pas bien méchant, puisqu’ils en reprendraient sûrement des nouveaux plus tard. Seulement, libérer des esclaves n’était pas mince affaire, car ces derniers étaient marqués, mais surtout ils ne pouvaient aucunement être tracé avec leurs origines. C’était impossible. Bref, il prit la mer pour se présenter lui-même, car il était hors de question qu’il laisse ses hommes se charger complètement de cette mission. Il devait se déplacer lui-même pour s’entretenir avec ce nouveau roi. Il était curieux de savoir à quoi il ressemblait et ce qu’il tramait. En tout cas, rien que de demander de telles choses, il ne devait pas prendre les choses à la rigolade, bien au contraire. Il devrait donc se méfier. Pourtant, ce n’était pas la seule raison. Oui, il voulait voir cet homme, et sauver son neveu, malgré la bêtise dont celui-ci pouvait faire preuve. Mais il nourrissait aussi l’espoir de revoir Adriel. Le blond lui manquait terriblement, et avoir l’occasion, même si ce n’était pas la meilleure, tombait bien. Il fut sorti de ses pensées lorsqu’un des marins annonça leur arrivée aux limites des eaux « internationales ». Afin que la pêche ne soit pas un conflit trop important, des zones furent établies. Là était la limite où, si la guerre n’était pas le but, tout navire devait se stopper. S’ils osaient rentrer avec leur vaisseau davantage dans les eaux Rosariennes, les Sesbasiens venus discuter seraient impitoyablement balayés. Sachant que leur venue était programmée, les Rosarians ne mettraient pas longtemps pour être au courant, ou simplement se rendre compte de leur présence. Un pavillon ocre mis en évidence les préviendrait de toute façon qu’il s’agissait bien d’un vaisseau diplomatique, et non guerrier. Il ne leur restait plus qu’à attendre… |
|  | | Adriel Cuthbert Commandant

Nombre de messages: 300 Age: 26 Localisation: Rosaria, l'île des brûmes Date d'inscription: 05/10/2006
 | Sujet: Re: Entretien houleux Sam 12 Avr - 19:00 | |
| A peine avait il refermé la porte de la cellule du Prince feintant l’amnésie, que le commandant donna des directives très strictes à suivre concernant le prisonnier. Après tout, à présent que la présence du Sultan s’était fait savoir, il lui fallait veiller à sa monnaie d’échange, et donc éviter tout mauvais traitement qui pourrait alterner la santé du Prince, ce qui pourrait leur être préjudiciable. C’est donc dans le souci de récupérer ses hommes prisonniers, ainsi que des esclaves et de l’eau pour le peuple, qu’Adriel était prêt à sévir ceux qui le désobéiraient. Après s’être assurés que ses ordres seraient exécutés, il s’assura que le roi avait été mit au courant de l’arriver de l’ennemi lorsque le soldat chargé de cette mission revint auprès de lui. Soulagé que sa majesté puisse être mise au courant des futures négociations, Adriel se dirigea vers les embarquèrent et monta à bord de la grande frégate, habituellement sortie pour les batailles bien que là il s’agirait surtout de sécuriser les lieux pour la venue du roi. Bien entendu, ce bâtiment de guerre était constamment armé et ce, même en ce jour puisque les Sesbasiens pouvaient être traîtres et frapper par derrière. Alors que le bateau prit enfin le chemin, tanguant malgré son poids imposant par les vagues, fracassant sur les roches hautes de la falaise ouvrant enfin le passage vers la mer infinie, Adriel se trouva sur le pont, profitant du vent humide sur son visage lui rappelant de nombreux souvenirs enfuit. Bien qu’il désirait la paix pour son peuple, il n’était pas sur, lui, de pouvoir se contenter de cette vie paisible qu’il espérait à tous. Le militaire qu’il était, ne pourrait probablement plus se privé de combats intenses où il pourrait entendre sa lame chantée contre celle d’un ennemi. Il n’y avait pas de doute qu’il en deviendrait fou d’ennui, bien que pour le moment cette question ne se posait pas et ce même en rêve tellement la guerre faisait rage un peu partout sur les trois continents ennemis. Le blond sortit de ses pensées lorsqu’un navigateur vint à lui avec un compas et une carte afin de lui montrer où se trouvaient le bateau éclaireur qui avait aperçu le navire ennemi. Fort heureusement après quelques dizaines de minutes, tout en se frayant un chemin dans la brume peu épaisse, ils trouvèrent enfin les leurs ainsi que le bâtiment ennemi dont ils s’approchèrent après quelques manœuvres. Le commandant les bras croisés sur sa poitrine ne bougea pas, craignant la confrontation du regard de cet homme l’ayant pousser à fauter. De plus, si l’un ou l’autre de ses compatriotes devait apprendre cette traîtrise faite à Dieu, Dieu lui-même saurait ce qu’il adviendrait de lui en l’envoyant dans les néants des enfers. " Sultan Krishna, le décret signé par toutes les îles ne vous autorise pas à aller plus loin avec votre navire. Vous êtes donc invité à nous rejoindre avec votre garde ! "Craignant une bassesse dans l’accord décrit dans la missive, Adriel préféra prendre les devant en faisant monter Sanatana à bord de la frégate. Trop importantes seraient les pertes si le bâtiment Sesbasien devrait tirer dans celui Rosarian. Voilà pourquoi, jamais un guet-apens ne serait organisé avec le Sultan à bord, tout comme il fallait minimiser l’accès au bateau aux soldats de l’île chaude armés. Une passerelle fut donc tirée, alors que le blond n’ayant à aucun moment quitter le brun du regard, attendit sa décision. "N’essayez pas de nous duper, si tel était le cas, votre neveu en subirait les conséquences. Et je doute que vous voudriez perdre votre successeur !? "Fixant toujours l’homme, le commandant attendit que le bâtiment devant amener le roi arrive, ainsi ce dernier pourrait à son tour donner ses directives et décider du lieu où seraient fait leurs échanges. " Les lieux étant à présent sous contrôles, le roi devrait arriver. Je souhaite que vous suiviez les accords stipulés dans la missive, toute arme tournée vers le roi sera une déclaration de guerre !"Détachant enfin son regard de cet homme imposant, il le tourna vers le navire ennemi détaillant chaque recoin visible. " Voilà bien longtemps que nos routes ne s’étaient plus croisées… "[Pardon pour l’attente, je suis malade depuis 3 jours donc le contenu ne doit pas être terrible non plus...] |
|  | | Cirylle Beliziel Roi

Nombre de messages: 132 Date d'inscription: 05/08/2007
 | Sujet: Re: Entretien houleux Lun 14 Avr - 2:31 | |
| Les jours avaient passé sans qu'une pensée pour son prisonnier croupissant au fond de ses geôles ne l'effleure. Les choses étaient comme elles devaient être, point. Sauf lors de sa discussion au salon avec Shaun. Bien qu'à ce moment-là, il s'était bien plus inquiété du sultan que du soi-disant si terrible prince Bénarès. Prince d'ailleurs qui ne correspondait en rien à la description que tout le monde voulait lui en faire. Bien qu'à la réflexion, la seule chose qu'il avait vraiment retenu de lui était ses longs cheveux qui avaient aussitôt attiré Bayac et surtout sa mesquine tentative d'assassinat contre son si précieux animal de compagnie. Mais rien de ce qui aurait pu le faire penser à un tueur sanguinaire ou même à un loup solitaire sans foi, ni loi dixit Shaun. Bref, il y aurait eu là de quoi se poser bien des questions. Mais il s'agissait avant tout pour Cirylle d'un ennemi et d'une monnaie d'échange. Et que ce pauvre type soit un usurpateur, un excellent comédien ou tout simplement un prince de sang royal crevant de trouille face à ses ennemis vainqueurs n'était en rien son problème. Ce qui n'était pas le cas de sa prochaine rencontre avec le sultan. Parce qu'avoir été promu du jour au lendemain roi d'une île était une chose. Tout comme se montrer digne de cette fonction et devoir faire face à ses obligations face à son propre peuple. Mais devoir faire de même face au souverain d'une île ennemi, et cela sans faire rougir de honte son propre peuple, en était une toute autre. D'autant plus que Cirylle était parfaitement conscient d'être loin d'avoir l'adhésion de celui-ci quoi qu'il se passe... Donc de quoi s'inquiéter en effet, de cette première rencontre entre dirigeants. Cependant il parvint facilement à mettre ses appréhensions de côté, laissant les jours s'écouler dans leur train-train régulier. Jusqu'à ce que finalement, on vienne lui annoncer que le commandant Cuthbert était parti à la rencontre du sultan en vu des côtes rosarianes. Loin de se précipiter sur le premier cheval sellé pour suivre son commandant des armées, il prit le temps de réfléchir à faire les choses correctement d'un point de vu royal. Ce qui n'était pas évident lorsqu'on n'avait aucune espèce d'idée de comment les faire... Donnant des ordres pour que le prisonnier ait de quoi se laver et bénéficie d'au moins un repas correct avant d'être rendu à son peuple, il eut la surprise de se voir répondre que le commandant avait déjà fait tout le nécessaire à ce sujet. Il attendit donc patiemment, même si une certaine irritation pointait de temps en temps, que son escorte se forme pour l'accompagner au devant du sultan. Au moins eut-il le temps de tourner ses pensées sur autre chose que sur la rencontre à venir et se remémorer son arrivée sur l'île brumeuse. Le temps était tout aussi maussade même si la brume paraissait moins épaisse aujourd'hui. La seule chose qui était réellement inchangée était Bayac confortablement installé sur son épaule. Finalement en une habile manoeuvre, ils parvinrent à se glisser non loin de la frégate rosariane où Cirylle, retrouvant ses reflexes de maraudeur de sa vie sur Gardena, ne perdit pas de temps pour passer sur celle-ci accompagné du croassement de Bayac qui s'était envolé vers la tête du commandant Cuthbert. Pour une fois, au grand damne de Cirylle qui trouvait que cela ne lui donnait pas une image très sérieuse... Mais il était de toute façon trop tard pour y faire quelque chose puisque Bayac était déjà en train de jouer avec les longues mèches de cheveux du commandant. Au moins n'avait-il pas choisit la tête du sultan pour s'y installer ! Après un rapide signe de tête pour son commandant, il s'adressa à ce qui était de toute évidence le sultan de Sesbasia. "Je vous souhaite la bienvenue, sultan Krishna, en mon nom et en celui de mon peuple. Si vous voulez nous..."Et alors qu'il parlait tout en prenant la mesure du sultan, un fracas d'hommes débarquant sur la frégate le fit se retourner de manière irritée. Si son escorte avait jugé bon de débarquer à son tour, seuls les quelques hommes ayant déjà provoqué le rafus s'en tenirent là, les autres préférant sagement rester sur l'autre vaisseau. Revenant au sujet de la discussion, il reprit plus franchement. "Je pense que le mieux serait de s'assurer tout de suite que les termes du contrat ont été bien remplis et de notre côté, nous vous restituerons le prince Bénarès dans les plus brefs délais. Serait-il possible que le commandant Cuthbert et quelques-uns de ses hommes s'en chargent ? Nous pourrions quant à nous faire connaissance autour d'un verre dans le carré des officiers de ce vaisseau. Je doute que vous vouliez faire trainer tout cela plus longtemps que nécessaire..."Dans des circonstances inverses, lui ne l'aurait en effet pas voulu. Il donna des ordres pour que son vaisseau se tienne prêt à repartir chercher le captif dès que le commandant Cuthbert aurait validé le contenu de la rançon. Celle-ci pouvant être transvaser du navire sesbasien au leur pendant que le second navire rosarian ferait l'aller-retour. Celui-ci servant ensuite de protection armée une fois le prince rendu au sultan. Car même si Shaun lui avait assuré que le sultan était un homme droit et intègre, Cirylle n'oubliait pas qu'il avait affaire à un ennemi. |
|  | | Sanatana Krishna Sultan

Nombre de messages: 100 Localisation: Ishtaria Date d'inscription: 12/10/2006
 | Sujet: Re: Entretien houleux Mer 16 Avr - 20:06 | |
| Enfin, il pu voir celui auquel il tenait le plus, après son peuple et son fils évidemment. Ce sentiment qu’il éprouvait pour lui rejaillit dans sa poitrine, lui rappelant combien leur séparation avait pu le faire souffrir. Son absence avait laissé dans son cœur un vide immense. Il lui avait terriblement manqué, mais c’était désormais fini puisqu’il était là. Cependant, comme il pouvait s’y attendre malgré tout, l’accueil ne fut pas des plus amicaux. La pensée que Bénarés ait pu encore tenter quelque chose lui traversa l’esprit, bien qu’il fut étonné d’imaginer le blond se laisser faire, alors qu’il est en position de supériorité, et sans doute non isolé. Ou alors, il était tout simplement en train de feinter une haine forte envers lui pour ne pas se faire mal voir de ses congénères. C’était alors justifié, bien que réellement blessant pour le brun qui était ravi de leurs retrouvailles, au dépend des circonstances. Il fit donc signe aux hommes composant sa garde, pour qu’il le suive, puis parla dans sa langue natale à ceux qui restaient à bord. Il monta donc le sourire aux lèvres sur le navire ennemi. Il savait très bien pourquoi la discussion devait se passer sur ce navire, et non le sien. Mais qu’à cela ne tienne, le Sultan était homme hardi, et cela ne le gênait guère d’être entouré par l’ennemi. Il laissa Adriel agir en tant que son grade le lui dictait, bien qu’une irrésistible envie de rire lui venait en le voyant ainsi. Il s’approcha donc de lui, tout en montrant bien qu’il ne comptait pas attaquer l’homme. « Oui, cela faisait effectivement longtemps…Mais je tiens à rectifier certaines choses. D’abord, j’ai un second successeur, mais surtout, mes hommes ont pour devoir d’obéir au moindre de mes ordres, ce qui inclus celui que je viens de donner…De ne pas hésiter à faire couler ce navire s’il y avait quelque problème que ce soit… »Il regarda dans la direction de Rosaria, ou du moins, celle où devait se trouver l’île, la brume étant quand même bien installée, empêchant de voir les côtes. C’était sans doute cela qui avait valu au prince de se faire prendre. Trop téméraire, le jeune homme n’avait pas dû juger bon de calculer plus méthodiquement les distances. Il espérait que cela allait servir de leçon à son neveu. Il regarda ensuite de nouveau le blond et approcha sa main de son visage, mais n’insista pas lorsqu’il senti la tension chez les Rosarians, puis chez ses hommes, suite à ce geste. Il soupira, et murmura à l’adresse du commandant. « Pardonnez mon égoïsme, et l’oubli de la situation, mais vous devez quelque part comprendre combien il est dur pour moi de me tenir à cette relation entre nous…Sachez que je vous ai souvent attendu à Gardena, mais... »Il se stoppa quand il aperçut un vaisseau. C’était sans aucun doute celui de ce nouveau roi. En tout cas, comme on avait pu lui rapporter, le volatile qui apparut ne tarda pas à prendre place dans les cheveux de son aimé. Sanatana dû se retenir de rire, trouvant la situation grotesque. Mais le pire fut à venir, et là rien ne pouvait l’empêcher de rire à gorge déployée. Il dû pourtant rapidement s’en tenir là, car ça ne faisait pas très sérieux. Il sourit donc. « Oui, je crois qu’il n’y a pas de temps à perdre, puisque je suppose que mon neveu à dû avoir un tel comportement que vous avez été obligé de vous montrer ferme, jusqu’à le traiter comme un véritable prisonnier, sans égard pour son rang. Je ne peux cependant pas m’excuser de ce comportement barbare. Après tout, nous ne sommes que ça pour vous. Enfin, je me permets de dire cela, tout en sachant que vos origines ne sont pas réellement Rosariennes… »Il n’en rajouta pas davantage et suivit dans le carré des officiers, tout en faisant un dernier signe à ses hommes. Un seul avança, et le rejoignit. Il ne valait mieux pas baisser sa garde avec ce nouveau roi. Certes, on ne pouvait juger sur le physique, mais les données qu’on avait pu lui rapporter lui indiquer que cet homme avait sans doute plus de réflexion que le précédent souverain. Sans compter l’audace qu’il avait eu de demander autant, bien que Bénarés le valait peut-être. Il prit donc place sur l’une des chaises disponibles pour aborder ensuite le sujet. « Je dois tout de suite vous annoncer que je ne compte pas vous donner entièrement ce que vous réclamer. En effet, le vaisseau que j’ai prit pour venir ne pouvait contenir autant d’hommes que de barils d’eau. Donc, je n’ai pu charger que vos prisonniers, et assez de barils pour quelques mois. En ce qui concerne nos esclaves, c’est impossible ! Ne comptez pas les revoir ! »Il n’alla pas plus loin et attendit une réaction de la part du blond. |
|  | | Adriel Cuthbert Commandant

Nombre de messages: 300 Age: 26 Localisation: Rosaria, l'île des brûmes Date d'inscription: 05/10/2006
 | Sujet: Re: Entretien houleux Ven 18 Avr - 1:15 | |
| Bien que gardant une attitude droite et fière donnant honneur à son grade mais également à ses hommes présent et attendant beaucoup de lui afin de récupérer leurs amis prisonniers, Adriel n’en était pas moins déstabilisé de revoir Sanatana après tant de mois passés à le haïr pour ce qui avait eu lieu sur Gardena. Sans cesse, lorsque son esprit n’était pas occupé, il revoyait leur étreinte et l’audace dont il avait également fait preuve, en la renouvelant la nuit même. Bien qu’ayant apprécié ce contact en ce soir de pluie, il ne pouvait s’empêcher de culpabiliser d’avoir été si faible, mais remettait également la faute sur le Sultan afin peut être de soulager ses pêchers en trouvant autre fautif. C’est donc déstabiliser intérieurement, qu’il fit face au brun qu’il accueillit sur la frégate rosarianne, afin de commencer les négociations dès l’arrivé du roi. « S’il devait y avoir le moindre problème, il ne viendrait pas de nous. Tout se passera donc bien, si vous arrivez à tenir vos hommes ! »Et tandis que le sesbasien regarda vers l’île brumeuse, le commandant en profita pour porter à nouveau son attention sur le navire ennemi. Les détails de l’architecture ressemblaient à celui échoué sur la plage rosarianne, bien que paraissant plus riche, prouvant qu’il s’agissait d’un bâtiment important. Mais le blond ne pu détailler plus, puisque le brun avait approché dangereusement sa main de son visage, ayant pour réflexe de lui faire faire un pas en arrière afin d’éviter ce contact qui pourrait lui faire perdre raison. Les hommes du commandant durent penser à une menace puisqu’ils réagirent, ne stoppant leur colère que grâce à un signe de la main du blond signifiant que tout allait bien. Tout allait bien du moins, jusqu’à ce que les quelques mots lui furent murmurés au creux de l’oreille. Un frisson parcouru la peau d’Adriel, alors que son cœur s’emballa lui faisant fermer quelques instants les yeux, l’obligeant à se calmer. Le souffle ayant caressé son oreille, lui donna envie de goûter à nouveau à ses lèvres expertes. Fort heureusement, le navire amenant le roi le ramena à la réalité, et c’est dans un salut protocolaire qu’il accueillit sa majesté et son oiseau de malheur, qui lui ôta toute crédibilité et fierté en venant se percher au sommet de son crâne, faisant des nœuds dans ses longues mèches blondes qui lui serait encore difficile à démêler. Laissant le roi et le Sultan faire connaissance et entrer dans le vif du sujet, Adriel tenta quand à lui de chasser l’oiseau noir de ses cheveux, mais du s’arrêter quand il entendit des détails qu’un sesbasien ne pouvait pas savoir. Comment Sanatana pouvait il connaître les détails du traitement du Prince, ainsi que ses conditions d’enfermement, impossible alors que peu étaient au courant et ce même chez les rosarians. C’est donc le regard surprit, qu’il essaya de faire comprendre au roi ce mystère, bien que le nouvel affront du Sultan quand à l’origine du monarque le fit réagir. « Excusez vous tout de suite !! Traiter le roi de la sorte est impardonnable ! »Laissant ensuite les deux représentants gagner la salle des officiers, Adriel donna les instructions qui lui furent faite à ses soldats, peu désireux de laisser le roi Cirylle seul avec des sesbasiens. Il gagna donc lui aussi la salle qu’il connaissait fort bien, frappant avant d’entrer dans la pièce. Ce qu’Adriel entendit alors le mit en colère, si bien qu’il cogna le poing contre la table. « Comment pouvez vous arracher des jeunes gens à leur famille et refuser de leur faire regagner leur île natale ! Vos harems sont ils plus important que des prisonniers de guerre ? Est-ce donc uniquement ainsi que vous voyez vos esclaves, des choses uniquement existantes pour vous donner du plaisir !? Vous autres sesbasiens êtes décidément des barbares sans compassion, vous êtes pitoyables ! N’avez-vous donc aucun sentiments ?»Se redressant alors, il préféra laisser les deux hommes discuter et leur servit un verre d’alcool fort typiquement rosarian, alors qu’il se mit contre le mur tentant de se calmer trouvant inhumain de traiter des jeunes gens comme des prostitués. Le commandant regarda alors Sanatana se demandant s’il était considéré tel était un esclave des harems. Peut être était il simplement un divertissement pour le plus âgé, qui ne semblait avoir aucun respect ou pitié pour ceux ne faisant pas partie de son peuple. « Pourquoi refusez vous de nous rendre les esclaves ? »Il regarda alors le roi, attendant une réaction de celui-ci. |
|  | | Cirylle Beliziel Roi

Nombre de messages: 132 Date d'inscription: 05/08/2007
 | Sujet: Re: Entretien houleux Sam 19 Avr - 1:11 | |
| Autant il pouvait vénérer son corbeau, autant parfois il en aurait volontiers fait un civet. Pour une première rencontre, il pouvait se targuer d'avoir fait une forte impression au sultan. Même si c'était en provoquant son hiralité. Avec un peu de chance, celui-ci ne riait pas tous les jours... Allant décrocher Bayac des cheveux de son commandant, il ne broncha pas quand le sultan fit allusion à... Son origine ? Sa légitimité en tant que roi de Rosaria-Rosaris ? Difficile à dire mais c'était tout à fait le genre de petites remarques auxquelles il s'était attendu. Car plus que sa légitimité, c'était bien sa reconnaissance en tant que roi face aux autres dirigeants qu'il devait défendre. Récupérant Bayac dans ses bras, malgré les piaillements de mécontentement de celui-ci, il fit une ombre d'un sourire reconnaissant à son commandant. Pas suffisant pour qu'il soit véritablement visible mais bel et bien là pour Adriel. Celui-ci pouvait être détestable à souhait avec son code de l'honneur rosarian si borné, il n'en restait pas moins qu'il faisait preuve là, avec son intervention outrée, d'une vraie loyauté envers lui et ce malgré toutes leurs divergeances d'opinion. Il regretta à ce moment-là, une fois de plus, de ne pas avoir su s'en faire un ami. Puis se détournant de lui, il répondit très calmement et avec une évidente sincérité au sultan. "J'ai traité le prince Bénarès comme je traite tous ceux qui accostent mon île pour piller, voler ou tuer mon peuple. Je doute qu'un dirigeant quel qu'il soit puisse me le reprocher. Mais en effet, par égard à son rang et même si lui-même n'y a guère pensé avant de mener un tel projet, je lui ait accordé une couverture."Arrivé au carré des officiers Cirylle, avec toujours Bayac fermement maintenu sous son bras des fois que le volatile ait envie de tester la chevelure d'un sultan, proposa l'alcool si fort des rosarians. Il savait qu'il avait peu de temps avant le retour du commandant Cuthbert pour aborder un sujet qui le questionnait depuis sa conversation avec Shaun. Mais ni le sultan, ni même son officier des armées ne lui en laissèrent le temps. Ce qui ne l'empêcha pas d'utiliser au mieux le coup d'éclat de ce dernier pour définir ce qui serait la réaction la mieux adaptée à la provocation de ce sultan soi-disant si droit et intègre. Car franchement, un seul bateau pour toute une île ? Non deux, en comptant celui qu'avait utilisé le prince Bénarès pour les attaquer. Il voulait faire croire ça à qui ?... Bien, tout comme à ses débuts sur Gardena, on le testait. Tout comme un jeune nobliaux ne pouvait décemment pas avoir la fibre des affaires, il semblerait qu'on puisse penser faire ce qu'on voulait du petit roi qu'il était. Voyez-vous ça ! C'est donc avec un petit sourire en coin qu'il s'adressa d'abord à son commandant. "On peut comprendre que le sultan Krishna ait été dans une position délicate. Si nous lui avions demandé l'or de la vente de nos hommes, alors il aurait sans nul doute pu vider ses coffres pour honorer sa part de contrat. Mais là, il s'agissait tout de même de réclamer des esclaves vendus à son propre peuple. Nous l'avons donc involontairement placé devant un dilemne cornellien. Honorer sa dette envers nous, ses ennemis, et par là-même risquer de mécontenter son peuple ou prendre le risque d'assumer face à nous une certaine faiblesse en tant que sultan de Sesbasia afin de préserver la tranquilité des sesbasiens."C'est toujours aussi calme malgré ce que ses paroles laissaient sous-entendre, qu'il souria au sultan. Pour continuer de plus belle ses insultes à peine voilées. Mais il ne faisait que lui rendre la monnaie de sa pièce puisque c'était le sultan qui l'avait pensé suffisament naïf pour accepter que ses conditions soient ainsi remises en cause. "Je suis désolé de vous avoir mit dans une telle situation. Ou plutôt que le prince Bénarès vous ait mit dans une telle situation. Mais comme je partage comme tout rosarian l'idée qu'une dette se doit d'être honorée, je vais m'assurer à ce que le prince vous soit rendu dans les plus brefs délais. Et comme vous n'avez en effet qu'un seul navire à disposition, je garderai le reste de ses hommes dans mes geôles le temps que celui-ci nous revienne avec l'eau que vous avez à profusion sur Sesbasia. Bien sur, je vous renverrai vos hommes une fois les barils d'eau manquants déchargés à défaut de vos esclaves. La dette ne sera pas totalement honorée mais bon. Après tout il faut bien faire avec la poigne qu'à le dirigeant sur son peuple... En tout cas, ce sont les rats qui vont être heureux ! Ces satanées bestioles sont indélogeables quoi qu'on fasse, bien qu'on essaye pas beaucoup. Après tout les geôles ne sont pas les greniers à grains, juste des greniers à viande du point de vu des rats évidemment."N'ayant jamais mit personnellement les pieds dans les geôles du château, il n'en savait strictement rien. Mais certains de ses 'associés' sur Gardena étaient loin d'être des enfants de choeur et il avait pu entendre des récits vécus où dans des prisons gardenniennes des rats bouffaient les prisonniers dans leur sommeil. Ca l'avait un peu marqué et il n'avait jamais été alors aussi heureux d'être né noble. Le sujet clos, du moins pour lui car il ne doutait pas qu'il y aurait réaction, il s'attela à l'autre sujet qui le préoccupait. Et n'ayant plus de raison valable pour éloigner le commandant Cuthbert, il s'apprêta à se faire détester un peu plus de lui. "J'aurai préféré aborder le sujet en dehors de la présence du commandant Cuthbert puisque j'ai apprit cela par d'autres personnes que lui-même mais... Pourquoi n'avez-vous pas laissé le commandant Cuthbert aux mains du prince Bénarès lorsque vous l'avez fait prisonnier ? Il est un ennemi, en quoi son sort vous préoccupait-il ?"C'est réellement curieux qu'il attendait une réponse. Tout en câlinant avec douceur mais en le maintenant fermement, Bayac qui semblait trouver inadmissible d'être dans ses bras alors que des longues chevelures étaient à sa portée. |
|  | | Sanatana Krishna Sultan

Nombre de messages: 100 Localisation: Ishtaria Date d'inscription: 12/10/2006
 | Sujet: Re: Entretien houleux Mer 23 Avr - 22:26 | |
| La pique que lança le jeune roi n’eut aucun effet sur le Sultan qui s’amusa plutôt de la réponse, se préparant à quelque chose dans le genre. Il ne fut donc pas déçu de l’entendre parler ainsi. Il préférait ça que de voir quelqu’un lui répondre par la colère, comme ce fut le cas du commandant Cuthbert. D’ailleurs, il hésita un instant à lui répondre, puisqu’il n’était pas censé discuter des négociations avec lui, mais le roi. Sans compter que l’homme ne semblait pas désirer nouer de véritables liens avec lui. Si c’était son souhait, il serait alors aussi distant qu’il le faudrait. Il sourit donc en retour à Cyrille, mais n’omettant pas de répondre. « Si je puis me permettre, je tiens à expliquer au commandant Cuthbert, bien qu’il n’ait pas vraiment à se mêler de la discussion, que ce n’est pas pour le harem, et encore moins parce que je me dois de garder mes concitoyens de mon côté ! Vous ramener des esclaves serait purement impossible. Nous n’avons aucune trace des véritables identités de ceux-ci, mais surtout je ne peux malheureusement pas changer une loi très ancienne. Celle-ci permet aux marchands d’esclaves une totale liberté. Bref, je n’ai quasiment aucun pouvoir sur eux, ce qui fait que je ne peux que punir mes soldats dans une certaine limite, puisque ce sont eux qui ramènent des jeunes hommes et femmes de vos contrées. Prenez ça pour de l’incompétence ou pas, ça ne me gêne guère ! »Il se tourna vers Adriel. « J’espère que la réponse vous convient ! Et que vous allez oublier cette histoire de harem… »L’oubliant donc rapidement pour en revenir à la discussion principale, il laissa son homologue rosarian continuer. Décidemment, le jeune homme avait la langue bien pendue. Sans doute le fait qu’il vienne du peuple à la base, bien qu’en vérité il ne savait pas réellement l’éducation qu’avaient les gens sur Gardena. Il ne connaissait bien que son dirigeant, un ami. Mais bien qu’il se servit de ses hommes comme monnaie d’échange en rappelant combien les rats, sur toutes les îles semblait-il, étaient particulièrement voraces, Sanatana n’en ressentait pas plus de peine. Pour lui, c’était une punition méritée. Si ces hommes avaient vraiment eu un peu de jugeotte, ils n’auraient pas bêtement suivis Bénarés dans cette entreprise qui fut un fiasco. De plus, si les rats étaient aussi mauvais que ça, il valait mieux qu’ils restent dans les geôles. Ramener des maladies sur Sesbasia n’était pas la meilleure des idées, et il saurait convaincre les familles par une pension ou simplement du fait que les mesures sanitaires à prendre seraient bien trop lourdes. Une épidémie en ce moment ne serait pas faite pour servir. Il ne se souciait donc pas beaucoup de leur cas. « Je ne peux pas garantir que mon neveu honorera sa dette ! Il est assez belliqueux et rancunier. Il aura tôt fait de me demander, cette fois j’espère, que je lui donne une flotte, et je ne pourrais décemment pas refuser…De plus, nous sommes en guerre, et les prisonniers sont faits pour le rester le temps qu’on vienne les délivrer. Dommage pour eux que ce ne soit pas le cas maintenant ! »Puisque rien de plus ne semblait pouvoir ressortir de ces négociations, Sanatana ne relança pas davantage le sujet. Il avait hâte de punir son neveu comme il se le devait, mais surtout de ne pas avoir à se justifier à chaque fois auprès du commandant. Ça l’agaçait que le jeune homme n’ait rien comprit depuis ce qui s’était passé entre eux. Seulement, contre toute attente, Cyrille se montra bien curieux sur un sujet qui n’était pas censé le concerner. Cependant, il voyait aussi l’occasion de s’en amuser. Et puis, pour lui ce n’était pas comme si c’était réellement gênant à aborder comme sujet. Au contraire. Il jeta simplement un œil à Adriel avant de répondre. « Pour être franc, j’ai des vues sur votre commandant ! Je ne souhaitais donc pas que mon neveu puisse profiter de la situation en prenant ce que je désire ! »Il laissa un silence, s’amusant de la réaction des personnes présentes. « Sans compter que forcer à mon tour le commandant n’était pas intéressant. J’ai préféré le séduire, sans le brusquer…mais il semble que cet homme soit bien trop prude pour se laisser aller ! Et entre temps, j’ai pu voir combien le précédent roi tenait à lui, alors je me devais de le garder en bon état, afin que les conditions de l’échange ne soient pas remises en cause parce qu’il aurait été abîmé… »Il savait très bien que la façon dont il parlait de lui allait vexer le blond présent, mais c’était ce qu’il voulait, non ? Adriel ne devait sans doute pas souhaiter que qui que ce soit apprenne ce qu’ils avaient fait. Et puis, il semblait tellement le détester désormais, le rendant sans aucun doute seul coupable de leurs étreintes, que cela ne faisait pas grande différence. Il sourit. « En y pensant, j’aurai sans doute mieux fait de le mettre dans mon harem puisque ce sujet semble tant l’obséder…Mais ne lui en tenait pas rigueur. C’est sans doute la peur ! » |
|  | | Adriel Cuthbert Commandant

Nombre de messages: 300 Age: 26 Localisation: Rosaria, l'île des brûmes Date d'inscription: 05/10/2006
 | Sujet: Re: Entretien houleux Jeu 24 Avr - 18:47 | |
| Adriel se tu lorsque les deux dirigeants, bien qu’usant des plus grandes politesses, décidèrent de se faire les piques plus que subtiles. Evidemment, étant à se grade depuis à présent nombreuses années et ayant connu trois règnes de rois, ce n’était pas la première fois qu’il assistait à ce genre d’entretient, bien que le roi Cirylle n’était pas homme à se laisser faire pour le plus grand bonheur du commandant, bien qu’il aurait espéré une ambiance moins pesante en critiques. C’est donc en laissant faire le monarque, découvrant ainsi ce dont celui-ci était capable, qu’il écouta les dires de chacun. Cependant son attention se reporta sur Sanatana, lorsque celui-ci répondit à son attaque faite un peu plus tôt sur le non retour des esclaves. Evidemment il n’apprécia pas le commentaire sur le fait qu’il n’avait pas à intervenir dans la discussion, mais il laissa dire, désireux de connaître les raisons de ne pas offrir de la joie à certaine famille n’ayant plus vus leur enfant depuis parfois plus de dix ans. « Alors sous prétexte de loi ancienne, vous refuser de donner de la joie à des familles ! Les marchands d’esclaves ne vendraient plus des êtres humains si votre peuple, vos hommes, n’en achèteraient pas. Il est immoral de décider de la vie d’une personne, qui n’a pas demandé la guerre. Notre peuple, est innocent à la situation actuelle, alors comment pouvez vous autoriser une telle traite d’être humain ! Le seul plaisir des sesbasiens est il de faire souffrir des hommes et des femmes étranger !? Bien que votre réponse me convient, elle est honteuse comme votre peuple ! »Laissant ensuite les deux hommes reprendre la conversation en faisant oublier sa présence, puisqu’il n’avait apparemment pas mot à dire, il se prit, à poser son regard ci et là, voyant même l’empressement de ce maudit oiseau, presser à retrouver la liberté et l’air libre et humide de l’extérieur, du moins le pensa t’il, car après tout, il comprenait uniquement les cheveaux avec qui, il avait grandit dans la propriété familiale. Evidemment, il écouta chaque mot échangé, se permettant mentalement de trouver le Prince Benares plus que pathétique. Avoir un tel rang et n’en faire qu’à sa tête, pas étonnant que celui-ci s’était minablement prit d’échec une fois arrivé aux plages rosariannes. *J’espère que ce barbare est moins idiot avec Sanatana, que dans une cellule*Mais il ne pu pousser plus loin ses pensées puisque son nom fut prononcer par le roi, il regarda donc stupéfait celui-ci osant questionner le Sultan sur sa captivité, s’étant posée sans grands dommages. Adriel écarquilla les yeux, désireux alors de vouloir punir ceux ayant été raconter cela. Paniqué, il ne pu que montrer son effroi et sa gêne de devenir le sujet d’une conversation. « Majesté !!! »Et la réponse du brun qui ne s’était pas faite attendre, fut pire encore qu’un mensonge. C’est donc choqué, sans dire un mot et le moindre geste, qu’Adriel telle une statue, du lutter pour ne pas faire un malaise due à la honte qu’il ressentait. Mais s’était sans compter sur la suite, plus gênante encore. Il porta donc une main sur son visage, cachant la teinte cramoisie que venaient de prendre ses joues, alors que son autre main chercha désespérément le verre d’alcool fort qu’il s’était versé à son arrivé. *Prude !!!? Qui ne le serait pas avec un sesbasien qui prend toute les libertés qu’il désire*Evidemment être traité comme un morceau de viande, ou encore un vulgaire prostitué qu’on courtisait pour quelques pièces ne lui plu guère, surtout dans une conversation se voulant être officielle entre deux représentants. Et que Sanatana puisse donner des renseignements sur les sentiments qu’éprouvait le roi Gabrielle, fut le plus affreux de tout. A présent, il craignait que le roi Cirylle le voit comme l’ancien objet de désire de son prédécesseur et cousin. De plus, la remarque sur le harem ne passa pas non plus inaperçue, l’empêchant de se taire d’avantage bien qu’il en bafouilla au début. « Cccom…comment voulez vous que ce sujet ne m’obsède pas ! Il est immoral d’avoir ce genre de choses et d’en profiter ! Dieu, la bible, non il est interdit d’éprouver ce genre de plaisir, et avoir plusieurs partenaires c’est…monstrueux. L’acte doit être amoureux et ne doit pas être un plaisir mais un devoir de donner un héritier…et…les relations doivent se faire uniquement avec une personne de sexe opposé et… »Furieux et ne sachant plus quoi dire, il bu son verre et approcha de la table la cognant une nouvelle fois, tout en regardant le sesbasien « Pourquoi prenez vous un malin plaisir à parler de moi comme si je n’étais pas présent. Je ne suis pas l’un de vos esclaves et encore moins un simple soldat ! J’ai tout autant à dire que vous car je représente l’armée, et notre prisonnier, votre Prince amnésique, relève de l’autorité de l’armée ! Je ne vous laisserais pas m’humilier, moi et mes principes religieux, et je ne suis pas prude !! »Il regarda alors le roi, l’implorant de ses yeux ne sachant plus quoi dire. Après tout, il ne voulait pas brûler en enfer pour avoir été faible, et encore moins qu’une potence soit préparée pour lui sur la place, pour s’être laissé allé dans les bras d’un ennemi et homme qui plus est. Si qui que se soit devait apprendre ça, il ne donnait pas cher de son honneur et celui de sa famille qui subirait la honte de son pêché. De plus, plus jamais le roi n’aurait confiance en lui et en ses convictions. Se redressant enfin, et trop honteux le rouge n’ayant quitter son visage, il quitta la pièce et alla vérifier que le nombre de barils d’eau soient correct et que les prisonniers soient présents. Après une dizaine de minute, il retourna auprès des deux dirigeants, se glissant dans un coin discrètement et tentant de changer de sujet. « Votre majesté, les barils et les prisonniers ont été transférés sur la frégate, mes hommes sont donc partis chercher le Prince »Il regarda alors Sanatana « Cependant, il faudra que vous veniez chercher votre navire échoué sur nos plages, je ne souhaiterais pas qu’elles soient polluées par un navire sesbasiens, après tout, vous nous pollué déjà assez ! »Il dévia rapidement le regard alors que son cœur se serra dans sa poitrine, ne comprenant pas pourquoi l’homme avait il décidé de l’humilier de cette façon. « Votre majesté, doit on prévenir le Sultan de l’état de santé dans lequel se trouve le Prince ? » |
|  | | Cirylle Beliziel Roi

Nombre de messages: 132 Date d'inscription: 05/08/2007
 | Sujet: Re: Entretien houleux Ven 25 Avr - 0:29 | |
| Tout comme il avait été presque déçu face au si 'terrible' Bénarès, il se trouvait là bien désappointé face au sultan. Soit il avait lui contrairement à son neveu toute la prestance et le charisme qu'on était en droit de s'attendre face à un tel homme. Mais lui s'était attendu à bien plus, presque à devoir prendre des leçons de cet homme. Et en fait, non. Il s'agissait juste d'un tyran privilégiant quoi qu'il en dise son petit confort à la survie de ses hommes. Si cela avait été des ennemis, il aurait parfaitement comprit mais ses propres hommes... Comment un monarque pouvait réagir ainsi ?! Il pouvait dire et bien qu'il ne le montrait pas sauf peut-être par son attitude extrêmement fermée, qu'il partageait toute la fureur de son officier. Il avait surtout le sentiment de se faire flouer par ces Sesbasiens. Ce qui était vrai par les soi-disantes impossibilités du sultan à remplir totalement sa part de marché. C'est sur que quand on essayait pas, on ne risquait pas d'y arriver ! Mais plus encore par l'image qu'il percevait d'eux. Parce que de toute évidence il était bien le seul à prendre Bénarès pour un pauvre type échoué dans un truc qui le dépassait complètement et le sultan pour un véritable tyran et non cet homme droit et juste que Shaun lui avait décrit. Quel homme juste laisserait ses hommes aux mains des ennemis pour ne pas avoir à céder en échange quelques barils supplémentaires d'une ressources qu'il avait à profusion ? Il fallait en effet être barbare pour faire une telle chose. Comme quoi les réputations aussi bien rosarianes que sesbasiennes ne s'étaient pas faites à partir de rien. "Le commandant Cuthbert a tous les droits pour intervenir dans cette discussion, je vous prierais donc de garder vos remarques pour vous."Et ce n'était pas que pour remettre ce sultan à sa place. Bien que lui faire comprendre qu'il était celui qui récupérait quelque chose auprès d'eux et donc n'avait pas à se plaindre des modalités était un vrai plaisir pour Cirylle. Mais il y avait surtout le fait qu'il voulait prouver au sultan que lui ne lâchait pas ses hommes. Pour l'heure, il avait le sort des prisonniers à régler car il était hors de question que Rosaria-Rosaris risque une autre attaque dans le seul but de leur délivrance. Et il haïssait déjà le sultan pour ce qu'il l'obligeait à faire. Car ce n'était pas là, comme lors de ses transactions sur Gardena, que des marchandises. Blesser mortellement voire même tuer des hommes lors d'une bataille était quelque chose qu'il avait déjà fait. C'était alors lui ou les autres. Mais là, il ne s'agissait que de politique. Condamner à mort des hommes pour ne pas laisser au sultan un arrière-goût de victoire. Puisque ses hommes ne valaient même pas un baril d'eau pour lui alors il en serait exactement de même pour les rosarians. "Quant à vos hommes, je ne vais certainement pas les nourrir dans l'attente d'une de vos prochaines attaques. S'ils n'ont aucune valeur pour vous, il en n'ont encore moins pour les rosarians. Ils mourront donc par l'épée comme des soldats, et non pendus haut et court comme tout manant. Je leur concèderais au moins cela puisqu'ils ne peuvent en attendre davantage de la part de leur sultan. Bien sur, ils auront été auparavant avisés de votre décision quant à leur sort. En ce qui concerne votre neveu, nous serons par contre tout à fait heureux de l'accueillir à nouveau dans notre donjon. Nous allons même garder sa cellule, qu'il ne soit pas dépaysé lors de sa prochaine invasion ratée ! Puisqu'il semble bien être le seul pour lequel vous faites des efforts..."La suite lui fit perdre un peu de sa superbe. Une fois la surprise passée, il eut bien du mal à ne pas pouffer de rire. Ce qu'il parvint à faire dix secondes environ. Pour finalement éclater d'un rire franc et incontrôlable, les baffouillements de principal concerné n'aidant en rien. La situation était tellement ubuesque ! "Le séduire... Lui... Un pur produit de ce que cette île peut faire de pire et... Vous... Vous qui n'avez même pas la notion de valeur humaine et vous... Vous voulez le séduire ?!! Jamais rien entendu d'aussi grotesque !"Se calmant difficilement, il lança un regard lourd de sous-entendus vers son commandant de nouveau chapeauté par Bayac qui avait profité de l'hilarité de son maître pour s'esquiver de sa poigne. Bref, ils allaient avoir plus tard une sérieuse discussion tous les deux. Car il aurait tout de même bien aimé avoir su ce genre de chose avant une rencontre de cette importance. Tout comme il aurait préféré que le commandant taise certaines informations. Après tout, il avait été question de rendre le prince au sultan, ce qu'il faisait. Le reste n'était en rien son problème. "Non, le navire sesbasien est une prise de guerre et comme tel, il restera sur notre sol. Je suis sur que modifié, il fera un parfait bâtiment de guerre rosarian. Après tout, nous avons nous aussi des lois qui rendent ce genre de restitution impossible. Je suis sur que le sultan Krishna est à même de le comprendre."Puis se tournant vers le sultan. "Pour ce qui est de 'l'état' du prince Bénarès, je dirais juste que si vous voulez modifier radicalement le comportement d'une personne et que vous êtes bien évidemment prêt à en payer la rançon, nos geôles sont à votre disposition."Bon, les geôles tout comme la toute nouvelle loi votée et approuvée à l'unanimité par lui-même à l'instant, n'y étaient peut-être pas pour grand chose. Pour ce qui était du vaisseau sesbasien, qui contrairement à ce qu'il venait d'annoncer resterait tel quel, il serait un avantage non négligeable lors de la prochaine bataille navale. Habilement glissé au milieu de la flotte sesbasienne, il pourrait perturber sérieusement le déroulement de l'affrontement. Mais tout cela, le sultan n'avait absolument pas besoin de le savoir. Il se trouvait après tout face à ce que Cirylle considérait comme un tyran donc il n'hésitait pas lui non plus à se montrer dur et inflexible quitte à modifier légèrement la réalité des choses. |
|  | | Sanatana Krishna Sultan

Nombre de messages: 100 Localisation: Ishtaria Date d'inscription: 12/10/2006
 | Sujet: Re: Entretien houleux Lun 28 Avr - 20:58 | |
| Le Sultan eu un sourire en coin en entendant le jeune homme parler de lui comme d’un monstre. Il en avait l’habitude, car après tout, ils étaient ennemis, et peu d’ennemis reconnaissaient les qualités de leurs adversaires. Mais ce qui l’amusa vraiment, c’était la manière dont il prenait les choses. C’était bien un tout jeune roi qui n’avait pas conscience de ce qu’était la guerre, et la loyauté. Les hommes qui avaient suivit Bénarés avaient prit leurs responsabilités, et il fallait donc assumer. « Sachez que la perte de quelques hommes est souvent habituel lors d’assaut ou de batailles. Je sais que vous débutez à peine dans la direction d’un pays, et c’est pourquoi je me permets de vous donner quelques conseils ! Déjà, si ces hommes ne m’ont pas obéit, ils doivent assumer leur trahison en partant pour une mission non prévue. Par leur faute, et notamment celle de mon neveu auquel je me réserve personnellement le droit de le punir, nous avons perdu un vaisseau et des provisions. Ensuite, ce n’est pas pour moi que je fais ça, mais bien pour mon peuple ! Si vous vous montrez patient, j’envisagerais d’échanger de nouveau de l’eau avec vous, mais elle n’est malheureusement pas aussi intarissable qu’on le pense, voilà pourquoi je ne vous ai ramené que vos derniers prisonniers et de l’eau. »Il marqua une pause. « Mais je reste sur ma position quant au fait qu’il m’est impossible de vous rendre ceux devenus esclaves. Dans une guerre, un civil peut très bien se retrouver mêlé à la bataille. Ne soyez pas utopistes. La mort et la perte sont communes ! »Il sourit de nouveau. « Pour ce qui est de Bénarés, je ne doute pas qu’il appréciera une prochaine visite ! Peut-être même que je vous le laisserais cette fois, contrant les demandes de mon peuple… »Puis arriva le moment où il dû répondre à l’indiscrète question du roi ennemi. Réponse qui provoqua l’hilarité de son homologue. Bien évidemment, cela ne lui plu par vraiment. Surtout qu’il ne comprit pas trop en quoi il n’avait pas la notion de valeur humaine. C’est bien parce qu’il l’avait qu’il savait à quel moment il devait abandonner ses hommes ou non, et ses sentiments étaient aussi une manifestation de cette notion, non ? « Vous savez, c’est tout autant ironique d’entendre un Gardenien se moquer des mœurs d’un Sesbasien lorsqu’on sait que Gardena est la seconde île où l’homosexualité n’est pas un péché, bien que ce ne soit pas non plus courant ! Votre intégration à Rosaria-Rosaris est donc complète, félicitation ! Votre vision du monde vient de rétrécir considérablement ! »Par contre, il dû faire face à l’autre problème qui fut la manifestation de la vexation d’Adriel. En tout cas, cela eu pour but de ne pas lui permettre de relever ce qu’il fut dit sur le prince. La réaction du commandant lui donnait envie de répondre plus personnellement, mais ce n’était ni l’endroit, ni le moment pour cela. Il semblait que le blond avait bien oublié ce qu’il s’était passé entre eux, et le voir réagir ainsi le blessa quand même, n’en laissant rien paraître. Le fait qu’il se comporte de cette manière l’insupportait, car il faisait des commentaires sur ses mœurs, tout en sachant qu’Adriel ne s’était pas montré tant opposé que ça, mais surtout qu’il ose revenir sur des sujets dont il pensait la discussion close. Entre autre le harem dont il lui avait expliqué l’inactivité puisqu’il n’y était jamais allé…Ou alors vraiment rarement. Et c’est afin de ne pas craquer, et de lui parler comme s’ils étaient seuls, comme pour régler leurs problèmes, qu’il l’ignora tout simplement, soupirant. Il était passablement agacé d’entendre de telles choses. Finalement, il avait peut-être mauvais goût, et l’attirance qu’il ressentait pour lui sembla se dissiper. Ce n’était peut-être pas un mal, au bout du compte. De toute façon, ce dernier disparu un instant, pour revenir après afin de rendre compte de la situation à son roi. Mais celui-ci ne se montra pas vraiment d’accord en ce qui concernait le sort du navire échoué. Pourtant, cela n’embêta pas le Sultan qui ne s’inquiétait nullement du navire devenu désormais inutilisable. En effet, les ingénieurs Sesbasiens avaient fait en sorte que leurs navires ne soient d’aucune utilité après avoir été échoué. Car pour lui, il ne faisait aucun doute que Cyrille comptait utiliser l’épave pour une prochaine attaque. Il n’était pas le premier, ni le dernier à en avoir l’idée, tout comme Edelski, et même Sesbasia, avait pu tenter de retourner les armes et navires ennemis à leur avantage. Sauf que dans ce cas, ils avaient préparé leur coup, et finement. Bénarés avait d’ailleurs soit pensé à ce fait, n’hésitant pas à faire échouer le Kranken, ou alors c’était juste un accident, mais qui ne causerait de ce côté, aucun désagrément. Bien sûr, le Sultan se garderait d’expliquer en quoi consistait cette inutilité. Il valait mieux laisser la surprise au roi qui ne manquerait sans doute pas d’être déçu. Il prit donc cela avec le sourire. « Je vous en prit, gardez-le ! Un navire abîmé est une épave pour nous, alors je préfère laisser les choses inutiles à mes ennemis ! J’espère que vous apprécierez ce cadeau à sa juste valeur… »Cependant, il ne saisit pas de quoi Bénarés pouvait souffrir. Certes, des blessures pendant le combat, ou même pendant sa captivité, ce n’était pas quelque chose à remettre en cause. Il s’était battu, avait été blessé, fin de l’histoire. Non, le problème c’était le mystère qui entourait cette histoire de changement de comportement. Il ne voyait pas où il voulait en venir, et le mot « amnésique » qu’avait cité Adriel auparavant ne lui vint pas à l’esprit. « …Je ne vois pas où vous voulez en venir, mais je ne vous tiendrez responsable en rien dans les blessures de mon neveu. Pour moi il est un traître, et ne mérite donc pas de compassion de ma part ! Cela peut vous paraître barbare, mais nous sommes en période de guerre, et je ne supporte rien de plus que le gaspillage ! Je ne vous demande pas d’être clément avec vos ennemis… »Il regarda rapidement Adriel. « Ce que j’ai fait pour le commandant doit vous paraître désormais clair, donc ne vous attendez pas à ce que je vous rende moi-même vos hommes lors d’un prochain raid ! Nous en parlerons le moment venu ! Maintenant, je ne souhaite que récupérer mon neveu, et partir ! »Il se leva pour se diriger vers la porte. Pour lui, la discussion était pour le moment close, et rien n’était à attendre de la part des Rosarians. Enfin, il aurait bien voulu avoir une discussion en privée avec Adriel, mais ce n’était toujours pas le moment. Il tenterait de lui communiquer une demande d’entrevue pour plus tard afin de dissiper les malentendus, et de tenter de se réconcilier. Il se contenta donc de l’ignorer. |
|  | | Adriel Cuthbert Commandant

Nombre de messages: 300 Age: 26 Localisation: Rosaria, l'île des brûmes Date d'inscription: 05/10/2006
 | Sujet: Re: Entretien houleux Lun 5 Mai - 23:41 | |
| Adriel fut étonné que le roi lui autorise si facilement de s’impliquer dans une conversation officielle, après tout le jeune roi ne connaissait pas le rôle de l’armée. Mais voir cette preuve de confiance le rassura et étonnamment, lui fit plaisir surtout venant d’un homme qui n’acceptait pas spécialement les coutumes, et d’avoir une liberté si restreinte par sécurité. Vint ensuite la question du Monarque, question qui était terriblement gênante pour le blond qui avait pourtant tout fait pour que rien ne soit visible d’une personne extérieure à cette , probablement vouée à l’échec depuis le début. Evidemment Sanatana lui, ne faisait rien pour cacher cette attirance et c’est probablement cela qui avait éveillé les soupçons du roi Cirylle. Celui-ci d’ailleurs eu une réaction bien surprenant, mais rassurante puisqu’il ria au nez du sesbasien pensant cela impossible. Adriel évidemment ne su comment prendre ces rires moqueurs, suivit du « pure produit rosarian » mais évidemment il préféra se faire discret. Fort heureusement il eu la bonne idée de revenir sur un sujet plus sérieux et moins humiliant pour la fierté le caractérisant, et parler de l’épave échouée sur les plages de l’île brumeuse était parfait. Seulement la réponse du roi l’étonna, en quoi un bateau souillant le sable pouvait il être utile, personnellement le commandant ne pourrait y monter et ce même modifier. Savoir que cela était avant un bâtiment sesbasien, les ennemis qu’il haïssait le plus, l’empêcherait d’y mettre le moindre pied à bord. Il était certain d’ailleurs, que nombreux de ses hommes, serait du même avis après avoir vu membre de famille tué ou enlevé voir violé par ces pouilleux et barbares. Seulement si le roi pensait avoir des projets pour cette épave, libre à lui de se faire confectionner un bateau à l’architecture caractérisant l’île chaude. Les paroles de Sanatana semblèrent qui plus est, encourager le roi Cirylle en ce sens pour le plus grand malheur du commandant, qui préféra définitivement se taire et ce même lorsque la santé de Bénarès fut évoquée. Bien que là encore, le Comte trouva le comportement du Sultan déplacé pour parler de celui qu’il avait dit comme héritier. Certes la stupidité et la cruauté du Prince ne devait pas lui attirer la moindre sympathie, mais parler de son neveu si froidement était ignoble. Le regard du brun soigneusement éviter, il regarda cependant celui-ci lorsqu’il décida de reprendre la direction de ses terres avec son neveu sur le champ. Le Prince était probablement arrivé à présent, et il n’y avait plus rien entre les deux représentants qui pourrait être évoqué dans la conversation. Le commandant fixa donc un long moment le Sultan peiné d’être ainsi ignoré de la sorte, bien que le comprenant après les choses ignobles qu’il avait dit à l’homme. Adriel regrettait, mais qu’aurait il pu faire de plus en présence du roi. Si sa relation ou la moindre évocation à leur nuit aurait été dévoilée, il n’aurait pu faire autrement d’accepter son lourd châtiment. Il était impossible pour lui, de laisser alors sa mère livrée à elle-même alors que les attaques ennemies augmentaient. Le blond se retira donc après un signe de tête vers le roi et le Sultan et laissa ses hommes s’occuper du reste. |
|  | | Cirylle Beliziel Roi

Nombre de messages: 132 Date d'inscription: 05/08/2007
 | Sujet: Re: Entretien houleux Mer 7 Mai - 15:51 | |
| Un regard incrédule plus tard, car oui le sultan semblait bien vouloir lui donner une leçon de gouvernance, il le laissa dire sans donner l'impression d'écouter quoi que ce soit. Car quoi que celui-ci pouvait en dire, ces hommes n'avaient fait que suivre et certainement obéir aveuglément à leur chef. Ne l'auraient-ils pas fait qu'ils auraient sans nul doute été tués sur l'heure. Et là, ils se trouvaient condamnés à mort malgré tout. Etre soldat sesbasien ne devait certainement pas être une sinécure ! Ni même prince de sang royal d'ailleurs. "Vous parlez de patience mais je doute que vos soldats en ait la même valeur. Mais je suis sur qu'une fois qu'on leur aura reporté vos paroles sur l'échaffaud, ils comprendront. Vous êtes leur sultan après tout, celui chargé de faire les choses au mieux pour leur peuple et donc pour eux-mêmes."Comme quoi lui aussi pouvait donner des leçons ! Mais surtout, il ne changerait pas d'avis. Si ces hommes n'apportaient rien aux rosarians ici et maintenant alors ceux-ci ne leurs étaient plus nécessaires. Il avait lui aussi un peuple à défendre et était pret à souiller ses mains du sang de l'ennemi pour ce faire. Au moins le sultan saurait-il à qui il avait affaire dorénavant. La suite le fit doucement sourire intérieurement. Lui, un vrai rosarian ? Il n'en demandait pas tant ! Mais être perçu ainsi, ne serait-ce que par ses ennemis, était déjà beaucoup. Pour ce qui était du reste et donc de son homosexualité, eh bien... Il allait gérer ! Il ne savait pas encore trop comment faire pour négocier les deux mais il finirait bien par trouver. Enfin, il l'espérait. "Je doute que vous fassiez des cadeaux, si ce n'est empoisonnés. Mais ne vous inquiétez pas, on trouvera toujours une utilité à cette épave. Quitte à en utiliser le bois pour monter l'échaffaud pour vos hommes. Quand à ce qui est de votre neveu, vous m'en voyez ravi !"D'un autre côté, que le sultan n'aurait pas apprécié de récupérer son neveu en l'état aurait été pareil. Mais c'était toujours plaisant d'afficher un grand sourire satisfait face à un ennemi. Ennemi de taille d'ailleurs puisqu'il était clair que les relations entre les deux îles n'allaient pas s'améliorer suite à cet échange. C'est donc désabusé tout en s'inquiétant pour l'avenir, puisqu'il n'était pas assez sot pour croire qu'ils gagneraient de la même manière toutes les prochaines batailles, qu'il suivit le mouvement assez content lui aussi que tout se termine. |
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