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 Jour sombre

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Adriel Cuthbert
Commandant


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Localisation: Rosaria, l'île des brûmes
Date d'inscription: 05/10/2006

MessageSujet: Jour sombre   Mer 21 Nov - 19:14

Voilà deux jours qu’Adriel et ses hommes étaient rentrés de mission. Celle-ci avait été longue, plus de trois semaines loin des leurs. La première armée s’était rendue sur Edelski afin de libérer les soldats retenus prisonniers, mais également afin de ramener avec eux quelques métaux qui faisaient la renommée de l’île froide. D’ailleurs le grand froid avait été sans aucun doute le plus périlleux dans leur mission, certain d’ailleurs étaient revenus avec de vilaines blessures infligées par la baisse considérable de température en mer. D’autres encore, avaient eus des engelures sérieuses, soignées dès leur arrivé sur leur île brumeuse.

A par le détail du froid, étonnement les Edelskiens n’avaient pas résistés bien longtemps, probablement affaiblis par l’absence de leur général, celui là même présent à la première réunion à laquelle le commandant avait assisté, celle là même où il avait rencontré Sanatana. La mission avait donc un franc succès en comptant peu de pertes humaines. Dès son arrivés, le blond s’était rendu au manoir familial afin d’embrasser sa mère, et de la rassurer sur son état. Evidemment, il souhaitait s’assurer qu’elle-même était en parfaite santé, et qu’aucun incident n’était arrivé durant son absence.

Ceci fait, il lui avait fallu rentrer au château afin de rendre son rapport au général et aux conseillés. Là un important débriefing était fait, afin de rapporter l’état de leurs ennemis et de leur armée ou éventuellement de nouvelles armes employés. Cet entretient ne dura pas bien longtemps, lui permettant d’aller se prélasser dans un bain et prendre du repos bien mérité. Le lendemain, debout aux aurores, il prit un copieux déjeuné et monta Quiéra qu’il avait chaleureusement saluée, afin d’aller patrouiller dans le village.

Avec grand plaisir, il pu admirer en toute quiétude le paysage automnale à l’épais manteau de brouillard, qui entourant le château surplombant le village principal. C’est un sourire aux lèvres et fermant les yeux, qu’il laissa le vent vrai caresser ses joues encore rouges et meurtries par les grands froids d’Edelski. Il maudissait alors ses îles ennemies qui avaient des climats en totales oppositions et aux températures extrêmes si bien qu’il était difficile de s’y acclimater.

Il ouvrit alors ses yeux, et regarda un instant ses doigts, bien heureux de ne pas avoir été gagné par la gangrène et d’avoir été parfaitement préparé. Il ne savait ce qu’il aurait fait s’il n’aurait pu plus tenir une épée, sa vie serait devenue sans hésitation vaine puisqu’il n’aurait pu plus protéger les siens et son peuple.

Il continua son avancée vers la place où des enfants jouaient avec des poupées de chiffons, probablement faites par leur mère avec de vieux tissus. Pourtant ça n’ôta en rien la joie lisible sur le visage de ces bambins. Rosaria était donc gagnée d’un grand calme, apprécié par tous. Ces pas ou plutôt ceux de Quiéra le mena dans la forêt danse aux chênes aussi vieux que l’île.

La monture du commandant semblait n’en faire qu’à sa tête, en profitant elle aussi de ce jour de repos. Il la laissa donc faire, allant au bon lui semblait ou jouer avec quelques rongeurs en quête de nourriture. C’est ainsi qu’ils arrivèrent près de la plage, à un endroit où les roches étaient plus hautes bien que le brouillard épais léchant la mer, ne donnait que peu de visibilité au-delà de deux mètres.

(Post déplacé)

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Bénarés Itesh
Prince Itesh


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MessageSujet: Re: Jour sombre   Ven 23 Nov - 18:33

Bénarés s’ennuyait ferme au palais. Cela faisait une semaine que son oncle n’avait pas daigné leur donner, à lui, son frère et les autres généraux, l’ordre d’attaquer Rosaria ou Edelski. C’était rageant.

D’ailleurs le prince ne se gêna pas pour se défouler sur quelques prisonniers et esclaves pour se défouler. Il était même tellement sur les nerfs qu’il ne prit personne pour amant. Il n’avait pas la tête à ça, ne pensant qu’aux massacres que cette inactivité lui faisait perdre. Il avait vraiment envie de se battre et de trancher quelques corps, pour le simple plaisir de voir des gens souffrir.

Seulement, il avait beau réclamer un ordre de mission, rien ne venait. Le Sultan semblait un peu ailleurs, et n’avait pas la tête à faire la guerre. Heureusement, la défense restait accrue et sur le qui-vive. Mais l’attaque dormait.

Fatigué de tout cela, Bénarés décida d’aller à l’encontre des ordres, et avec ceux qui le soutenaient, partis en expédition avec quelques hommes, eux aussi en manque d’exercice. Donc, embarqués sur une dizaine de navires, ils firent cap sur l’île la plus proche, c’est-à-dire Rosaria. Aucun véritable plan n’avait été établit, y allant juste pour s’amuser et faire une razzia. C’était là tout ce qui motivait et guidait cette bande de dissidents vers une bataille dont ils n’avaient même pas calculé l’issue. C’était certes dangereux, mais que fallait-il attendre d’un peuple belliqueux comme les Sesbasiens. La guerre était tout pour eux, et passer trop de temps sans batailles devenait épuisant.

Le jeune homme était persuadé que son oncle passerait l’éponge, car après tout c’était la première fois qu’il faisait cela, et il pourrait toujours utiliser des jérémiades, comme lorsqu’il était encore enfant. Sur le pont, accoudé à une rambarde, il observait les sillons qui se formaient dans la mer. Il se laissa à repenser au passé, à ce temps où Sanatana n’était pas souverain, et qu’il s’occupait de lui. Jusqu’au jour, où comme tous les autres membres de sa famille, il l’abandonna. Il croyait que l’homme était la personne qui l’aimait ou au moins avait de l’attention pour lui, mais c’était bien faux. Ce n’était qu’une impression.

Il soupira, puis se reprit. Il n’allait quand même pas se mettre dans un état dépressif juste à cause de quelques souvenirs. Souvenirs qui n’était plus d’aucun intérêt désormais. Pour le moment, ce qui comptait, c’était d’aller guerroyer sur un nouveau champ de bataille afin de ramener quelques produits locaux, bien évidemment sans le consentement de la population, et cela de toute nature. Le prince avait donc hâte d’arriver.

Et en attendant, il occupa sa traversée avec quelques uns de ses hommes.

Mais alors qu’il s’imaginait pouvoir arriver ‘tranquillement’ sur l’île, quelle ne fut pas sa surprise en voyant leurs navires soudainement engloutis par un épais brouillard, les privant totalement de toute visibilité. Paniqués pour certains, la purée de pois leur étant inconnue, Bénarés eut du mal à garder une certaine cohésion dans l’alignement des vaisseaux. Sans compter que la légèreté et la rapidité de ces derniers avec un tel imprévu, chamboulait les calculs, les distances ne pouvant être appréciée.

Le prince dû alors trouver une solution, et la seule qui lui vint sur l’instant fut rapidement donnée à chaque navire. Sans douta allaient-ils être repérés par le son des cornes qui leur servaient à communiquer entre eux, mais ils étaient bien trop coincés pour trouver autre chose.

« Que tous les navires se stoppent ! Nous ne savons pas où sont les limites ! Le Kranken va continuer, et préviendra le reste ! »

A peine l’information fut-elle appliquée, que son propre navire nommé comme la bête monstrueuse des légendes, se retrouva ensablé. Le choc amena la plupart de l’équipage à chuter sur le pont. Lui-même fut éjecté à l’eau. Il eut la chance de ne pas être blessé lors de son arrivée dans l’eau. En se redressant, il pu voir qu’il avait pied. Il tituba un peu jusqu’à la terre ferme, tout de même un peu sonné, tombant finalement à genoux histoire de récupérer.

En observant le sol, il fut assuré de leur arrivée. Il se releva, tout en tapotant à sa ceinture pour retrouver sa corne et donner le signal. Et alors qu’il posa ses lèvres sur l’embout de l’objet, il remarqua une silhouette non loin de lui.

Ses yeux s’écarquillèrent autant que possible lorsqu’il reconnu la personne présente. Un large sourire y fit suite.

« Commandant ! Jamais je n’aurai cru que nos retrouvailles se feraient ainsi ! Je suis vraiment heureux de vous revoir ! Mais si vous pouviez patienter, le temps que je prévienne mes hommes… »

Il souffla alors à pleins poumons, puis lâchant la corne, dégaina son cimeterre, et fonça vers le blond.

« Cette fois, mon oncle n’est pas là… »

Il cria alors en sa langue natale, appelant ses soldats à autant de fureur que possible, et à se précipiter pour la bataille qui allait débuter.

[j’espère que ça te convient, et encore désolé pour le retard >____<]
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Adriel Cuthbert
Commandant


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MessageSujet: Re: Jour sombre   Sam 24 Nov - 1:32

Adriel profita de la brise fraîche venant de la mer, celle-ci était calme et il se sentait apaisé de pouvoir profiter de l’accalmie. La guerre était plus présente que jamais, et les batailles se multipliaient un peu partout comme si personne n’était prêt à faire de concession pour vivre en paix. Pourtant le peuple rosarian, bien que manquant cruellement de bien afin de vivre mieux, en avait assez des querelles diplomatiques ce qui n’était pas le cas des conseillés et militaires.

Perdu dans ses pensées, il revint bien vite à la réalité lorsqu’une vague saisit Quiéra, qui fit un grand bon en arrière. Le commandant ne pu effacer un sourire de son visage aux pitreries de sa monture. Il laissa alors se perdre sa main pâle dans la crinière de l’animal, et se pencha pour y déposer un baisé afin de lui montrer son affection. Il se sentait seul, bien trop seul depuis quelques jours, et étrangement les batailles récentes n’avaient en rien ôtée son sentiment de solitude. De plus la nuit passée sur l’île, avait fait réapparaître une envie qu’il avait cru disparue depuis sa dernière rencontre avec le Sultan.

Il laissa un long soupir s’échapper de ses lèvres, puis obligea Quiéra à reprendre la direction de la forêt ce qu’elle refusa, commençant à s’agiter. Le commandant lui-même avait un étrange sentiment, un pressentiment qu’il connaissait que trop bien et qui ne laissait rien présager de bon. La mer d’ailleurs, était bien trop calme à son goût tout comme les oiseaux habituellement si bruyant à cet endroit.

Cet alors qu’il entendit un grondement approcher, un grondement venant de la mer. N’ayant le temps de retourner au village afin de prévenir qui que se soit de son intuition d’officier, il préféra attendre et s’assurer par lui-même qu’il ne s’agissait rien de grave. De plus, si des ennemis devaient venir, la forêt offrait de nombreux pièges naturels, tout comme un système de clochettes avait été mit en place à plusieurs endroits.

Ce calme, il l’avait déjà ressentit à de nombreuses reprises avant une bataille, notamment celle passée sur Edelski. Il plaça sa main sur la garde de son épée et continua d’attendre mais rien ne vint. Ou du moins pas tout de suite puisque quelques minutes plus tard, une ombre arriva, tombant au sol pour finalement se redresser. Le blond pensa tout d’abord à un navire de réfugiés ou ayant eu un accident, mais lorsqu’il s’en approcha, il déchanta vite reconnaissant qui était l’intrus.

"Vous… !!!"

Il n’eut le temps de faire le moindre geste due à la surprise, qu’un grand bruit retenti amenant rapidement l’arrivée d’autres sesbasiens. Lui-même cria pour alerter les patrouilles de gardes, alors qu’il sauta au sol tapant vivement sur le franc de sa monture pour l’éloigner de la bataille. Adriel put tout juste éviter la charge du prince pour s’éloigner et se mettre en garde, esquivant par la même occasion un autre soldat sesbasien. Pour l’instant le voilà donc se retrouvant seul face à ses ennemis, bien que celui l’inquiétant plus entre eux n’était autre que ce prince aux goûts douteux. D’ailleurs le commandant ne compris pas pourquoi le prince lui parla du Sultan, peut être pour sa liberté d’action au combat !

"Votre Sultan est-il si confiant que pour laisser un officier aussi mauvais que vous livrer bataille sur un camps adverse ? Il devrait revoir son jugement à votre sujet, vous êtes décidément des lâches l’un comme l’autre "

Il empoigna plus fermement son épée pour être plus à l’aise avec son poids, puis foncer à son tour sur le Prince, donnant un grand coup d’épée qui s’abattit sur l’arme du sesbasien, dans un grand bruit de métal s’entrechoquant.

"Soyez maudit barbare, vous et votre peuple ! "

Il prit de l’élan et donna un autre coup avec son arme, alors qu’il du donner un coup de pied à l’estomac d’un autre ennemi venant par l’arrière. Lorsque celui-ci fut à terre, il recula rapidement et planta son épée dans l’épaule de celui-ci pour en revenir à son combat avec le Prince. Lentement, il tourna autour de celui-ci, le visage concentré et les sourcils froncés.

"N’espérez rien de ce combat ! Jamais nous ne vous laisserons faire, et ce sur la fierté d’un rosarian !! "

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Bénarés Itesh
Prince Itesh


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MessageSujet: Re: Jour sombre   Dim 25 Nov - 17:36

Rapidement, une foule de soldats sesbasiens déferla sur la plage. Complètement disloquée, la formation se réduisit à une masse humaine qui courrait partout, à la recherche d’une victime. Bien évidemment, la proie que se réserva le prince se vu convoitée, mais elle avait de la ressource, et se débarrassa bien vite des intrus.

En tout cas, cela n’empêchait pas les autres de se précipiter vers la forêt, et ne pas prendre plus garde au son des clochettes qui résonnait pendant leur avancée. Totalement enivré par l’envie de se battre, les soldats avançaient et se dépêchaient d’atteindre la sortie qui les ménerait à des ennemis ou de simples victimes. Leur hâte faisait plaisir à voir, et Bénarés était pressé de faire de même. Il était tant absorbé par cela qu’il ne pensa même pas au fait que leur retraite serait dure à effectuée.

Il ne fallait pas oublier que le Kranken était coincé et même abîmé, donc inutilisable, mais que le temps de s’embarquer sur les chaloupes était un danger.

Pour le moment, le prince était bien trop motivé pour réfléchir.

Les mots qu’Adriel lui cracha dessus n’eurent pour autre effet qu’amuser le prince. Celui-ci était sous l’emprise de l’excitation, et rien ne comptait plus à ses yeux que de vaincre son ennemi, et de gagner. Il se fichait du reste, de ce que pourrait dire son oncle, de la perte de ses hommes.

« Mon oncle n’a rien à voir là-dedans ! Seulement, ce coup-ci il ne pourra pas m’empêcher de vous faire quoi que ce soit, une fois que je vous aurai capturé… »

Il se battu donc avec rage et sauvagerie. Dans ce genre de situation, le brun était ailleurs, comme un Berserk, laissant son instinct lui dicter ce qu’il avait à faire. Comment attaquer, comment blesser, quand se défendre. Il ne penser à rien du tout, la seule chose remplissant son cerveau étant cette folie qu’il ne savait pas réprimer, et qu’il ne cherchait d’ailleurs pas à cacher. Il était heureux.

Il s’élança donc autant de fois qu’il le fallait sur le blond, afin de le désarmer. Là, il était libre de tout faire, son oncle ne lui ayant donné aucunes consignes, laissant sa folie s’exprimer. Mais alors qu’il marqua une pause, le temps d’observer autour de lui, il se rendit compte qu’une grande douleur le lança dans sa jambe. Sans doute que lors de sa chute, il s’était cogné.

Malgré tout, il se força à l’ignorer pour se battre autant que possible. Au loin, il pouvait entendre des cris de toute sorte. Que ce soit de ses hommes, ou bien de villageois rencontré. Il était content de savoir que l’armée rosarianne n’était toujours pas arrivée, leur laissant le temps de piller. Au moins, ils auraient gagné ça. Bien sûr, que l’ennemi ne vienne pas du tout était aussi bien, mais quel aurait été l’intérêt dans ce cas ? Aucun. Bénarés était pressé d’assomer le blond pour l’embarquer à bord d’un navire, puis de retourner à la bataille.

Mais bientôt, la douleur dans sa jambe devenait bien trop entêtante, et l’empêchait de bien se préparer, parant comme il le pouvait. Il maudissait sa chute et cette incapacité à ignorer plus longtemps la douleur. Il était pourtant persuadé que ça ne pouvait pas être handicapant. Il devait se faire une raison, mais comment faire quand on est contrôlé par la folie ?

Il avait besoin de cette excitation, et redoubla donc d’effort dans son duel, chassant les quelques impudents qui souhaitaient l’aider.

Malheureusement, ne faisant plus autant attention, une flèche vint lui percer l’épaule, et son arme se tenant à deux mains lui échappa. Il regarda celle-ci, et encore ivre de rage, il se pencha pour la ramasser, après avoir arracher l’objet de sa blessure, celle-ci ruisselant alors de sang. La douleur était tout aussi dure, mais ce combat était bien trop excitant. Il ne trouvait même pas de mots à dire, comme si son vocabulaire avait été englouti.

Donc, le cimeterre à la main, il se lança de nouveau vers Adriel, alors qu’il sentait déjà ses forces le quitter. Et le plus énervant dans tout ça, c’était d’entendre maintenant ses hommes qui avaient rencontré les soldats de l’île, et qui semblaient un peu perdus. Lui ne pouvait rien faire dans sa position actuelle. Mais il eut quand même un sourire, et bouscula le blond. Ses bras n’ayant plus la force de résister plus longtemps au poids de son arme, c’était la seule solution qu’il pouvait employer.

Il regarda alors Adriel à terre, ce dernier étant sans doute trop surpris par sa soudaine réaction, puis leva son arme en l’air. S’il ne pouvait pas le ramener, tant pis, il aurait au moins son cadavre comme trophée. Il savait très bien que son action n’avait pu rien donner à cause de la mauvaise gestion de ses troupes. Il était venu là dans le seul but de se défouler, et avait échoué. Il ne lui restait donc plus qu’à battre en retraite avec les hommes qui étaient revenus précipitamment, paniqués. Bien sûr, trop absorbé par ce qu’il faisait, il n’avait même pas remarqué leur présence.

Et là, il senti une vive douleur à sa tête. On venait de lui asséner un violent coup. Sa vue se brouilla, et tout tournait autour de lui. Il ne se sentait plus du tout de force, et tomba à la renverse, terrassé par le coup auquel il ne s’attendait pas. Lui-même ne savait s’il était vivant ou mort, mais qu’est-ce que ça pouvait bien faire. Il était sur une île inconnue, et ne manquerait sans doute à personne. Il ne pu cependant s’empêcher de regretter d’avoir agit sans ordre de son oncle.

[euh, si ça se fini trop brutalement, tu me dis, mais...j'avais pas d'autres idées -_-]
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Cirylle Beliziel
Roi


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MessageSujet: Re: Jour sombre   Dim 25 Nov - 19:39

[Je peux ?...]

Pour une fois qu'il n'était pas en réunion, ni en conseil, ni même en entretien avec qui que ce soit... D'accord, il avait toujours une pile de dossiers à compulser mais bon, celle-ci n'était plus à deux ou trois grains de poussière près. Donc Cirylle appréciait à sa juste mesure ce moment de calme et de sérénité.

Sauf qu'évidemment cela ne dura pas. Il avait dû être dit quelque part qu'il devait connaitre l'enfer sur Terre ! Donc sans qu'il comprenne spécialement pourquoi, une soudaine agitation prit possession du château. Ca courrait, hurlait et s'énervait dans tous les sens. Et comme à chaque fois qu'il se passait quelque chose ici, il eut la joie de rapidement entendre des Où est le roi ? Et des Trouvez le roi ! ainsi que des Il faut le roi, immédiatement !

Oui bon, il avait comprit ! De toute façon, personne ne savait rien faire sans lui ici... C'est donc légèrement blasé qu'il fit une croix sur son temps de repos. Pour passer à une expression bien plus affolée quand il comprit ce qu'il en était réellement.

Le système d'alerte de l'île, si simple et pourtant si redoutablement efficace, avait parfaitement fonctionné et nombre de soldats étaient déjà en selle, arme à la main lorsque les directives des officiers tombèrent. Lui-même ne traîna pas à se munir de la première épée qui lui tomba sous la main et à grimper sur son cheval qui l'attendait déjà prêt à partir. Puis ce fut une cavalcade vers la forêt où ils rencontrèrent enfin leurs ennemis.

Ennemis en nombre qui ne pensaient qu'à tuer et à progresser davantage vers les habitations et la population sans défense.

"Il faut que cette forêt soit leur tombeaux ! Nul ne doit en réchapper ! Massacrez-les tous !"

Et alors qu'il hurlait cela, il leva son épée vers le ciel pour la faire retomber aussitôt sur un sesbasien qui se trouvait à sa portée. Il ne réfléchissait plus, voulant juste les empêcher de faire un pas de plus sur SON île ! Très vite, ce fut le chaos. Des cris de rage, des hurlements de douleurs, le bruit des armes qui s'entrechoquaient, les hennissements des chevaux et surtout le sang qui giclait partout. Alors non, il ne réfléchissait plus, juste frappant encore et encore au milieu des rosarians défendant leur terre.

Du moins jusqu'à ce qu'une douleur fulgurante lui traverse la cuisse. Hurlant de douleur, il donna un grand coup du plat de son épée en plein visage de son assaillant. Grimaçant, il arracha vivement une bande de tissu pour se faire un garrot improvisé et releva la tête pour prendre la mesure du champ de bataille. Ca se battait de tous les côtés mais il ne voyait pas de chef ou de tout autre trace quelconque de commandement...

Sans nul doute que ces lâches étaient restés en arrière, attendant que leurs hommes se fassent massacrer pour libérer la voie et arriver ainsi en vainqueur. Soit, il allait donc les débusquer ! D'une traction ferme sur les rênes, il délaissa ce qui se passait autour de lui pour se diriger au galop vers la plage. Même s'il dû pour ce faire, de nouveau batailler ferme contre ces sesbasiens dont on ne pouvait leur nier une certaine pugnacité.

Sur la plage aussi, ça se battait. Mais au moins la carcasse de l'embarcation leur rendrait difficile toute retraite que celle-ci soit précipitée ou non. Et alors qu'il allait s'élancer une nouvelle fois, son arme levée, il vit le commandant Cuthbert qui se battait comme un forcené, du moins jusqu'à ce qu'il tombe à terre. Il les rejoignit donc vivement, assommant par l'arrière et du pommeau de son épée l'assaillant qui chûta aussitôt à terre.

"Commandant ! Est-ce que ça va ?"

L'aidant à se relever, il fit le tour de la situation des yeux avant de les reposer sur le type qu'il venait d'assommer. Vu les vêtements portés , il se trouvait là face à un de ces commandants ennemis justement.

"Il y en a d'autres des comme lui qui ont débarqués ici ? Et on en fait quoi de celui-là ?..."

Parce que c'était peut-être pas une bonne idée que de le trucider celui-là... Une intéressante monnaie d'échange...
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Adriel Cuthbert
Commandant


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MessageSujet: Re: Jour sombre   Lun 26 Nov - 18:46

Adriel ne laissa aucune chance aux soldats venant un peu trop prêt de lui, peu désireux de connaître une blessure, mais surtout de laisser les quelques imprudents s’échapper pour prendre la direction du village. Il se battit donc vaillamment, espérant éliminer le plus possible d’ennemis ou du moins les plus résistants.

Cependant celui qu’il avait actuellement face à lui et avec qui il avait déjà été confronté était d’un tout autre niveau et qu’il savait impossible à vaincre pour ses soldats. La technique de cet homme prouvait son grand niveau, mais surtout l’entraînement qu’il avait reçu et qui était digne d’un futur souverain, puisque d’après Sanatana c’était effectivement cet être abjecte qui serait le Sultan à la mort de l’actuel. Il fallait juste pour Sesbasia que ça n’arrive jamais car ce serait ça perte.

Evidemment le blond n’en avait que faire de cette île chaude aux infections virulentes, cependant il se mettait à la place du peuple ne pouvant que compatir en se rappelant des frasques de Gabrielle qui avait rien qu’avec cela donné une mauvaise image de l’île brumeuse à Gardena. Cela dit, son successeur, le roi Cirylle paraissait avoir les pieds sur terre et prendre un peu plus le peuple en considération. Bien que son maudit oiseau ne lui plaisait guère à vouloir élire domicile dans sa longue chevelure blonde, qui heureusement, n’était pas bien difficile à démêler.

Pourtant bien que son ennemi avait été redoutable sur Sesbasia, il trouva ses mouvements bien moins rapides, et la flèche qui vint se planter dans son épaule n’arrangea pas la situation. Le commandant lui même n’appréciait pas cette initiative du tireur, détestant qu’on se mêle à l’un de ses combats. Sa fierté de rosarian ne pouvait effectivement pas supporter d’avoir quelconque aide, et ce de qui que se soit. Voilà donc un soldat qui connaissait sa bourde et qui allait être sermonné. Il fut alors distrait lorsqu’il entendit ses hommes au loin, gagner du terrain et faire des prisonniers. L’écho de la plage isolée par les hautes roches, renforçait d’ailleurs cette victoire imminente.

Mais bien trop heureux, il fut déstabilisé lorsque ce ne fut non pas un coup d’arme qui s’abattit alors qu’il l’avait attendu, mais c’est bien bousculé au point de tombé qu’il fut. Les yeux emplis de surprise, il tâtonna à la recherche de sa lourde épée tout en ne quittant pas du regard l’arme levée prête à le blesser. Et alors qu’il s’apprêta à plonger pour éviter le coup, il fut encore plus étonné de ne pas le voir arrivé, mais surtout de voir le Prince tomber au sol. Ne comprenant pas sur le coup, Adriel releva le regard et vit avec stupéfaction la présence du roi sur la plage.

Il prit alors la main tendue afin de se redresser, puis fronça les sourcils en regardant l’ennemi à terre. Il revint alors sur le souverain dont il n’appréciait pas la présence sur un lieu de bataille, et encore moins de le savoir intervenu dans son duel. Le commandant ramassa alors son épée et la remit dans le fourreau voyant d’autres soldats rosarians arriver, et maîtriser la situation.

"Cet homme sera prisonnier dans les prisons du château. Cependant, son exécution ne peut être demandée, ce sesbasien n’est autre que le Prince Bénarés et successeur du Sultan ! J’ai déjà eu la malchance de le rencontrer lors de ma précédente mission. Je ferais envoyer une missive au Sultan, un échange ou une négociation peut être ainsi entreprise. Et avec ce Prince, nous avons aisément l’avantage et il sera certain que sera accorder ce que nous demanderons. Cela vous convient-il votre majesté ? "

Il appela deux soldats et leur ordonna de prendre l’homme à terre et de l’emmener vers les oubliettes, où il serait interrogé quant à la nature de cette invasion. Lorsqu’il fut assuré que son ordre fut exécuté, il se décida de réprimander le roi de l’inconscience dont il avait fait preuve.

"Votre majesté, je n’approuve pas votre venue jusqu’ici ! D’ailleurs, comment avez-vous fait pour quitter le château alors que vous auriez du être mit à l’abri avec les conseillés !? "

[C'est au tour du roi puisque Bénarés est inconscient puis à fuit ^^]

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MessageSujet: Re: Jour sombre   Mer 28 Nov - 0:53

La guerre éclata sur Rosaria-Rosaris. Tous les militaires se précipitèrent, y comprit Charlie, pour se préparer à ce combat. Le premier vrai combat pour le jeune soldat. Il était à la fois excité et terrifié, sur de lui et anxieux. Mais là plus que la guerre, il s’inquiéta assez pour le roi. Le brun avait eut la malchance de n’avoir pas était prêt de lui quand l’alerte fût donnée. Charlie n’avait pas un seul instant oublié son devoir envers lui. Il se devait de le protéger pendant tout ses déplacements, et là le risque était trop grand pour ne pas réagir.

*Il faut que je le retrouve rapidement.*

Charlie, sur sa monture, chercha des yeux Cirylle et finit, assez vite, par le trouver… mais il n'eut pas assez le temps pour aller le rejoindre. L’assaut fut donné par ce dernier. Le soldat n’eut que possibilité de faire galoper à toute vitesse son cheval droit devant lui, épée à la main, frappant les intrus. Il ne savait pas de quelle île il était question, sa n’avait peu d’importance pour lui du moment qu’il s’agissait de l’ennemi. Il s’attaqua à tous ce qui se trouvait dans son passage, frappant aussi simplement qu’aux entraînements. Mais bien sur à la différence, il ne faisait plus semblant de planter son épée, ôtant ainsi la vie.

Alors qu’il se débarrassa d’un ennemi, il vit soudainement le roi se faire blesser. Inquiet et distrait. Ce moment d’inattention allait lui coûté cher. En effet, un sesbasien profita de sa distraction pour s’attaquer à lui, plantant son arme sur son bras. Son cheval cabra d’un coup, faisant tomber son agresseur mais aussi Charlie qui perdit son arme. Désarçonné, le soldat tenta rapidement de se relever, pour sortir une de ses dagues et le planter en plein cœur de l’homme qui tentait encore à terre de l’attaquer.

Il reprit vite ses esprits ramassant son épée et attrapant son cheval, qui ne semblait n’avoir rien eut, pour enfin se diriger vers Cirylle, qui se trouvait en compagnie de son commandant. Charlie s’arrêta prêt d’eux pour descendre aussitôt craignant pour la santé du roi.

« Vous allez bien ? » Dit-il essoufflait, sa main valide s’appuyant sur sa blessure.

Il vouvoyait Cirylle, bien qu’avant qu’il sache son identité, il était plus ‘familier’. Mais en présence d’autre personne, il ne pouvait se le permettre, même seul avec lui, maintenant qu’il savait à qui il s’adressait.

« Votre blessure n’est pas trop grave ? »

Le soldat se maudissait de ne pas avoir été à la hauteur et de ne pas avoir évité cela. Il doutait, de mérité toujours son statut.

Puis il se tourna vers Adriel, s’assurant aussi de son état.

« Mon commandant…» Fit-il d’un signe de tête.

Il espérait ne pas se faire réprimander par ce dernier à cause de son incompétence, il se sentait déjà assez coupable des bêtises qui avaient succédés.


Dernière édition par le Ven 30 Nov - 2:17, édité 1 fois
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Cirylle Beliziel
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MessageSujet: Re: Jour sombre   Mer 28 Nov - 10:59

Dire que Cirylle était ulcéré était peu dire. La tension de l'alerte, l'adrénaline de la bataille, l'angoisse de trouver d'autres assaillants qui débarqueraient encore et encore sur la plage, et surtout le fait d'avoir participé pour la première fois à une vraie bataille rangée avaient mit ses nerfs à rudes épreuves.

Oui, il avait tué des hommes -et non pas, seulement blessé lors d'une bagarre de taverne qui aurait mal tournée ou lors d'un règlement de compte entre concurrents en affaires- mais il en avait aussi sauvé. Du moins s'en persuada-t-il, ne serait-ce que son commandant des armées. Bayac aurait été horriblement déçu s'il n'avait plus eu la possibilité de se construire un nid dans ses cheveux. Donc, il avait sauvé des hommes de cette île, et c'était bien tout ce qui comptait, non ? Oui, c'était bien tout ce qui comptait.

Donc il tentait de gérer la situation au mieux et devant la difficulté de la chose posait des questions idiotes. Il le reconnaissait bien volontiers mais ce n'était en rien une raison pour le lui faire remarquer ! Il était roi tout de même... Oui, il était roi quand ça l'arrangeait. Mais il pouvait bien tirer parti de cette fonction qu'il n'avait pas demandé. Tout comme sa venue sur cette île froide et inhospitalière, tout comme ses habitants d'ailleurs à ne voir en lui que et uniquement son statut, ce dont il se serait bien passé !

C'est donc d'un ton dangereusement doucereux qu'il s'exprima.

"Commandant Cuthbert, je vous remercie pour ses précisions qui n'étaient pas vraiment nécessaires. Et de me demander mon avis aussi ! A moins que vous vouliez par là me faire remarquer l'idiotie de ma question. Si c'était le cas, sachez que c'est parfaitement réussi. Et que j'apprécie plutôt moyennement..."

Lui faisant un sourire froid alors qu'il le fusillait du regard, il poursuivit avec un calme qui ne laissait présager rien de bon.

"Puisque vous semblez parfaitement savoir quoi et comment le faire, je vais donc vous laisser faire et voir ce que tout ceci donnera. Vous serez jugé en fonction de vos résultats. Il y va bien sur, de votre réputation et de l'honneur de votre nom. Ah ! Et ce n'est pas la peine de me remercier pour vous avoir sauvé la vie, ne vous donnez pas cette peine surtout !"

Au moins avait-il comprit où toucher les rosarians pour leur faire du mal. Parce que tout comme sa fonction de roi, Cyrille considérait cette île et ses habitants soit comme son île et son peuple, soit comme des geoliers qui l'emprisonnaient sur ce bout de terre. Bref, en fonction de ce qui l'arrangeait suivant la situation.

Il n'avait cependant pas hésité à prendre la première arme qui lui était tombée sous la main, comme pour chacun de ces hommes présents sur cette plage et qui les regardaient plutôt interloqués, et à se battre pour cette île. Et on osait maintenant lui en faire le reproche ! Il aurait dû aller se cacher comme on le ferait pour une fillette ? Mais on le prenait pour qui ?!

"A ce que je sache, je suis encore un homme et encore capable de lever une épée pour défendre mon royaume. Comment osez-vous me dire de me terrer comme le ferait une fillette ? De quel droit vous permettez-vous de me traiter de lâche !"

Il aurait certainement continué sa diatribe encore un certain temps si l'arrivée de Charlie ne l'avait pas coupé dans son élan. Et de la plus mauvaise des manières qui plus est !

Comme si les insultes de son commandant des armées ne suffisaient pas, il fallu que celui-ci le vouvoie maintenant ! Mais c'était quoi ces gens qui étaient venu l'enlever à sa vie sur Gardena pour ensuite l'ignorer comme un moins que rien, alors qu'il tentait de se conformer au mieux à ce qu'on attendait de lui ? Mais qu'est-ce qu'il avait fait pour mériter ça ?!

Se tournant vers Charlie, il siffla d'une voix devenue méprisante.

"Parce que c'est 'vous' maintenant ?! Je te rappelle que tu me tutoyais, il n'y a pas encore si longtemps. J'avais une vie sur Gardena, avec des amis, des vrais amis, et ce que j'ai gagné c'est... Ca ?! Mais vous pourriez m'expliquez, tous les deux, pourquoi exactement j'ai tué des hommes aujourd'hui ? Pourquoi je me suis battu ?..."

Portant alors son regard sur tout autre chose que les deux hommes devant lui, il pu s'apercevoir qu'ils avaient finalement gagné la bataille. Mais il ne se sentait vraiment pas d'humeur à fêter quoi que ce soit, comme la majeure partie des hommes qui les regardait à ce moment-là, s'il devait s'en tenir au silence de mort régnant sur la plage. On aurait presque pu croire que c'était eux les perdants...
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Adriel Cuthbert
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MessageSujet: Re: Jour sombre   Jeu 29 Nov - 1:23

Adriel ne bougea pas aux remarques que lui fit le roi, d’ailleurs, il garda son visage impassible, ne se sentant à aucun moment agressé. De plus lors de batailles, il n’y avaient guères de sentiments et donc aucuns mots d’ennemis ou non ne pouvaient donc l’atteindre. Certes c’était le roi présent face à lui, mais il n’avait pas le temps de faire des politesses, restant à tout moment sur le qui vive si jamais un ennemi devait déambuler dans la forêt. De plus, il ne comprenait pas pourquoi il devrait également remercier le nouveau monarque, certes celui-ci l’avait sauvé, mais le commandant ne craignait pas la mort si c’était sur un champs de bataille, s’y étant résolu depuis bien longtemps déjà.

Seul faire honneur à son peuple et à son père lui importaient, tout comme protéger les personnes qui lui étaient chères. Néanmoins pour ne pas vexer d’avantage l’autre blond, il fit un signe de la tête en guise de remerciement, venant de lui c’était beaucoup puisqu’il avait peu l’habitude de se laisser aller aux démonstrations quels qu’elles soient. Il releva le regard alors à ce que lui dit le roi, et là par contre, il n’approuva pas du tout trouvant même les paroles irréfléchies pour une personne qui c’était dit prêt à accepter les coutumes de l’île brumeuse.

C’est alors que le jeune soldat ayant été prit pour garde par le roi arriva, après quelques veines politesses celui-ci osa s’adresser à Adriel. Ce dernier bien évidemment, fit un regard froid pouvant rivaliser avec les Edelskiens, mais l’intervention du souverain l’obligea à répondre. Il prit donc un ton se voulant autoritaire, tout en restant respectueux.

"Votre majesté, à aucun moment je ne me suis permis de vous traiter de la sorte. Cependant vous ne devez et ne pouvez vous permettre de quitter l’enceinte du château lors d’une invasion ennemie, tout comme il vous est formellement interdit de prendre une arme !

Vous êtes un symbole pour le peuple rosarian, qui à déjà beaucoup trop souffert et vu de rois mourir ces cinq dernières années. S’il vous arrivait quelque chose, c’est le peuple qui serait ébranlé et qui perdrait sa foi ! De plus, quel exemple aurait le peuple en vous savant souillé de sang après vous être battu et avoir tué d’autres humains ! Vous n’êtes pas militaire, vos mains ne peuvent de souiller du sang de l’ennemi, il vous faut montrer l’exemple votre majesté !! "


Il regarda alors Charlie, parlant de façon plus autoritaire encore, sans prendre de précautions prouvant ainsi son grade.

"McAllister, auriez vous oubliez votre devoir ! N’êtes vous pas capable de protéger le roi et de veiller que rien ne lui arrive !! Je savais depuis votre arrivé que vous poseriez problème ! Si vous ne savez pas faire votre devoir de protéger le roi, vous n’avez rien à faire ici en tant que soldat ! Alors que vous n’étiez pas auprès du roi, d’autres se faisaient tuer pour protéger le peuple et l’île. D’ailleurs sa majesté est blessée, au lieu de faire des politesses, bandé lui sa blessure faite par votre manque d’expérience ! Je puis vous assurer que nous n’en resterons pas là. Et puis quelle est cette histoire de tutoiement !! En aucun cas on utilise des termes personnels avec sa majesté ! "

Il reposa son regard sur le roi

" Votre majesté, personne ne peu avoir la prétention d’être familier avec vous, je comprend qu’il est difficile pour vous d’être sur une île aux coutumes encore inconnues, mais je puis vous assurer qu’il est interdit pour un militaire de vous tutoyer "

Il s’arrêta voyant un soldat paniqué parler avec son sergent. Voyant que quelque chose était arrivée, il décida d’aller près des deux hommes.

" Veuillez me pardonner votre majesté, je dois vous laisser un court instant "

Il regarda Charlie

"Surveillez le roi ! "

Il partit alors retrouver son sergent implorant son aide du regard.

[Adriel est toujours présent dans le jeu, donc il ne passe pas son tour ^^]

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MessageSujet: Re: Jour sombre   Ven 30 Nov - 2:31

Dès son arrivée, Ce que Charlie avait espérer ne pas produire, arriva. En effet le soldat fut très mal accueillit par son commandant, ce qui n'était en somme pas étonnant, il avait risqué la vie du roi en n’étant pas près de lui lors de l'attaque et le laissant prendre part à la bataille. Ça, il en avait conscience de son incompétence et le regrettait beaucoup. Le remord s’accentua aux paroles d’Adriel qui continuées et n’allait pas en douceurs, le faisant d’avantages culpabiliser.

« Je suis navré, ça ne se reproduira plus. » Dit-il les yeux baissés.

Mais ça ne s’arrêta pas là et vint au tour du roi qui ne fut pas très content non plus de lui, pour l’avoir vouvoyer. Oui, il avait été familier, mais ça s’était parce-qu’à leur rencontre, il n’avait pas sut sa vrai identité. Sinon, il ne serait jamais permit une telle chose. D’ailleurs ce détail n’échappa au commandant. Charlie aurait aimé se justifier pour donner les raisons de son tutoiement d’avant. Mais il doutait qu’il allait accepter cela, justification valable ou pas. Ce n'était donc pas la peine d'insister.

« Oui, mon commandant. » Dit-il pour répondre à son ordre de rester avec le roi.

Maintenant qu’il avait réussit à le retrouver, le brun n’allait plus repartir sans le blond à ses côtés.

Quand le commandant Cuthbert fut partit, Charlie se tourna vers l'autre blond, l'air désolé.

« Me permettez vous que je regarde votre blessure ? » Demanda t-il respectueusement, attendant l’approbation du blond pour voir sa blessure de plus prêt.

Il savait qu’il avait blessé le roi en réagissant différemment de leur première rencontre. Ce n’était pas son intention mais comme l’avait si bien précisé son supérieur, il ne devait être familier avec son roi. C’était une position délicate pour le jeune soldat. Il ne savait plus quoi faire et espérait que par le temps le blond le comprenne. Il appréciait toujours le Cirylle qu’il avait connu et celui qui apparut en roi. Son amitié pour lui n’avait pas changé. De plus: le respect qu’il avait pour son souverain.

« Je m’excuse si je vous ait blessé en agissant différemment avec vous. Mais croyez-moi si je vous dis que, ce que je pense de vous n'a pas changé. Je vous apprécie et j’ai un grand respect pour vous. Je vous prie de ne pas m’en vouloir et que vous comprenez que je ne puis faire autrement. »

Ce n’était vraiment pas la journée du soldat...et de tout Rosaria-Rosaris par la même occasion. Entre le roi qui n’acceptait pas d’être vouvoyer, le commandant qui n’était pas content de lui et les règles de courtoisies qu’il devait obéir…ce n’était pas gagné.
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Cirylle Beliziel
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MessageSujet: Re: Jour sombre   Sam 1 Déc - 1:32

Ah bon, il lui était interdit de prendre une arme ? Et donc si on l'attaquait, il devait rester là à regarder des hommes se faire tuer à sa place, c'est ça ? Il se retint à grand peine, en fait non, il ne se retint pas de lever les yeux au ciel dans un long soupir. Encore un réglement complètement absurde de l'île... Mais ce fut le coup de l'exemple à donner qui le fit réagir !

"Mais je donne l'exemple justement ! Que croyez-vous que fait le paysan quand il voit sa famille et sa terre attaquées ? Vous oseriez dire qu'il courre se cacher ? Je ne fait rien de plus que tous les rosarians dignes de ce nom !"

Son ton était vif, incisif mais il était resté calme. Il voulait juste faire valoir son point de vu, démontrer qu'avant d'être roi il était désormais un habitant de cette île, un rosarian comme chacun d'entre eux ici.

Sauf que ce commandant inflexible voire carrément inhumain -comment pouvait-on seulement ne pas avoir d'expression à ce point-là ?- ne voulait qu'une chose, le cantonner à ce costume de roi trop étriqué. Eh bien soit, il le lui rendait son costume ! De toute façon, rien que la différence de ton qu'il utilisait entre lui et Charlie, lui donnait la nausée. Quand aux propos, c'était risible au possible !

Se tournant vers Charlie, il soupira devant ses excuses. Mais pour ce qu'il avait en tête, il valait mieux que celui-ci sache tout de suite à quoi s'en tenir.

"Tu ne regarderas pas ma blessure tant que tu ne m'appeleras pas Cirylle et que tu me tutoieras pas. Et sans te cacher ! Là, il ne s'agit plus de savoir à quel commandement tu dois obéir, ton roi ou ton commandant, mais à quel homme tu veux prêter ton épée. Réfléchit bien !"

Et sans attendre sa réponse, il se détourna de lui pour rejoindre son commandant des armées. Qui semblait avoir un gros soucis. Gros soucis qui lui fit écarquiller les yeux quand il en prit connaissance auprès du sergent tétanisé par la gaffe. Et quelle gaffe ! Le chef de l'expédition ennemie se promenait tranquillement en pleine nature alors même que son commandant lui faisait un cours sur l'étiquette en usage sur l'île. Cela aurait été hilarant si ce n'était si désolant...

D'ailleurs il ne se gêna pas pour le lui faire remarquer.

"Vous étiez en train de me faire un cours sur l'étiquette à respecter sur l'île alors que pendant ce même temps, votre prisonnier s'évadait ?... Mais est-ce que vous avez conscience qu'il serait peut-être temps de revoir vos priorités ?"

Soupirant longuement, il se décida à lui faire part de sa décision. On pouvait dire que les ennuis pleuvaient sur la tête du pauvre commandant Cuthbert, mais c'était là le dernier des soucis de Cirylle.

"Je vous rend votre costume ridicule de roi. J'abdique. Vous n'avez qu'à l'enfiler, il vous ira à merveilles. Toujours est-il que vous avez deux choix.

Soit vous m'enfermez dans une des geôles du château comme le prisonnier que je suis depuis que j'ai mis un pied sur cette île. Mais vu comment vous surveillez vos prisonniers, je vais vite m'enfuir ! C'est sur que c'est plus facile de surveiller un roi...
Soit vous me laissez repartir dans MON île puisque de toute évidence, je ne suis pas capable d'intégrer votre étiquette ridicule qui surpasse même la sécurité de cette île archaïque.

Car sinon, je créerais une véritable mutinerie. Une révolution, voire même une guerre civile s'il le faut. Mais je refuse d'avoir à vous ressembler commandant Cuthbert ! Vous êtes si froid et si inexpressif qu'on se demande même si vous êtes vivant !
Mais je suis sur qu'avec votre parfaite connaissance de l'étiquette, les conseillers accepteront tout à fait votre décision quelle qu'elle soit."


Cela faisait vraiment caprice de gamin vu la délicate situation dans laquelle ils se trouvaient. Il en avait parfaitement conscience mais c'était bien là le dernier de ses soucis. Un ennemi de l'île était en train de tout faire pour se libérer de celle-ci et il se sentait étrangement solidaire, vu qu'il faisait exactement de même.

Le rôle d'épouvantail, il le laissait aux autres. Lui avait vraiment fait le maximum d'efforts pour se conformer à ce qui était attendu de lui. Mais vivre seul, sans autres contacts que le strict minimum, il le refusait.

Et le commandant Cuthbert avait plutôt intérêt à agir et vite, car lui avait une taverne à visiter et avec un peu de chance, il parviendrait à faire oublier au tenancier qu'il avait été roi.
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Adriel Cuthbert
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MessageSujet: Re: Jour sombre   Lun 3 Déc - 15:01

Adriel n’approuvait ce qu’il pouvait entendre. C’est donc le regard froid lié à la mine autoritaire qu’il fit aux hommes présents, se demandant à quels incapables il avait pu confier un prisonnier de guerre. Comment était il effectivement possible de laisser s’échapper un homme assommé et qui plus est attaché et désarmé. Le commandant commençait à croire que toutes les nouvelles recrues étaient aussi abruties les unes que les autres, n’égalant en rien les anciens qui bien qu’ayant acquit une maturité sur le terrain, l’était déjà à leur arrivé dans l’armé. Ces derniers d’ailleurs, prouvaient leurs longs et durs entraînements en pouvant se battre longuement sans se fatiguer comme le ferait un jeune.

Il commença donc d’un ton autoritaire à réprimander les soldats, pour finalement les sommer à le retrouver plus tard dans son bureau pour avoir une punition allant avec leur faute et leur bêtise. Il fit un regard à son sergent et bras droit, lui prouvant le mécontentement qu’il avait de cette faute grave qui pourrait coûter à des innocents. C’est alors que le roi se fit savoir en donnant son avis sur la situation. Avis que le commandant aurait pu se passer, ne pouvant s’occuper de deux choses en même temps. Car le roi semblait oublier qu’il était en partie fautif puisque s’il avait été au château, Adriel n’aurait pas du converser avec lui pour lui rappeler son rôle de roi. Il aurait pu donc lui-même faire accompagné le prisonnier dans les oubliettes, ou l’une des autres prisons.

Il ne répondit donc pas aux provocations, gardant son air impassible, mais la réaction excessive qu’eue le roi l’ébranla intérieurement. Il trouva alors les paroles, mais surtout le comportement terriblement enfantin pour un homme qui était successeur de Gabrielle. Soudainement Adriel se sentit bien seul devant tant de bêtises. Cela dit, il ne pouvait laisser le roi Cirylle se comporter de la sorte. Le peuple avait besoin d’un soutient moral, et si le roi abdiquait, il en serait fini de Rosaria – Rosaris, qui perdrait tout espoir de sortir un jour de cette misère et désolation. Mais avant de résonner le nouveau souverain, le comte décida de répondre aux attaques, et provocations menées à son encontre.

" Votre majesté, certes mon comportement vous déplait. Cependant je suis militaire, je n’ai pas le temps, ni la possibilité de m’attarder sur chaque mort. Bien que ma peine soit grande, si je me laissais submerger par les sentiments et émotions que je ressentais, je ne pourrais plus mener à bien mes missions qui sont de vous protéger vous et les habitants de Rosaria. J’ai également des êtres chers, et pour cela je suis près à faire de grands sacrifices. Sacrifices que j’ai déjà faits, puisque c’est mon âme que j’ai donnée en m’engageant dans l’armée. Si mes agissement ou mon comportement ne vous plaise pas, je ne peux qu’accepter votre choix, mais je suis uniquement présent pour faire mon devoir "

Il fit une pause, puis continua en montrant les soldats les plus robustes, présents un peu plus loin

"Regardez ces soldats, s’ils sont encore là c’est parce que ils ne peuvent se permettrent de pleurer chaque mort, amis, compatriotes ou famille, car si c’était le cas ils seraient déjà tombés depuis bien longtemps. Nous avons sacrifiez nos âmes pour sauver celles de notre peuple. N’abdiquez pas uniquement car vous n’appréciez guère nos opinions ou nos comportements. Le peuple à besoin de soutient, et tel est le rôle d’un roi ! Nous avions de grand espoir en vous, tout comme le peuple commençait à vous accepter, et pourtant celui-ci n’en a fait de même pour le roi Gabrielle. Vous étiez son espoir, abdiquer reviendrait à livrer Rosaria - Rosaris aux ennemis !"

Il regarda intensément le roi

"Ne prenez pas votre décision à la légère, celle-ci demande à être mûrement réfléchie"

Il s’inclina de façon protocolaire

" Veuillez me pardonner votre majesté, je dois me retirer. J’ai un prisonnier à retrouver au plus vite "

Il siffla pour appeler Quiéra, qu’il monta tout en ayant dégagé l’arrière de son manteau. Puis il regarda en direction du Charlie.

"Mc Allister, ramener le roi en sécurité au château! Et c’est un ordre ! "

Il prit alors la direction des bois menant au village

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MessageSujet: Re: Jour sombre   Mer 5 Déc - 23:35

Charlie avait tenté de minimiser son souci avec le roi. Bien sur ce dernier n’accepta pas ses excuses refusant catégoriquement que le soldat regarde sa blessure à cause de son changement de comporte envers lui. Il se trouvait bien embêter par ses mots. Il ne savait pas quoi répondre à ça. Le brun obéissait certainement au commandant, mais au niveau hiérarchique, Cirylle était au dessus de tout. Mais là, lui ordonner d’être familier, c’était une autre histoire…

Il ne put répondre. De toute façon le blond ne semblait pas un brin intéressé par celle-ci partant retrouver Adriel. Charlie le suivit en silence et écoutant de même le problème qui se posait. Le roi semblait vraiment en colère, s’en prenant au commandant et délirant. Le brun en fut surprit par ses propos. Il n’osa pas s’interposer à la discussion houleuse. Il était bien triste que Cirylle dénigre son rôle de roi et espérerait qu’il réfléchit et change d’avis par la suite.

Ensuite, le soldat fit un signe de tête au commandant pour toute réponse à son ordre. C’était certain qu’il n’allait pas laisser seul le roi surtout un moment pareil et un ennemi en liberté dans l’île.

Quand le commandant fut partit, Charlie se tourna vers le roi.

« Nous devrions rentrer au château sans attendre. » Dit-il gentiment.

A cheval, comme il s’en doutait Cirylle lui en voulait toujours. Le trajet vers le château fut froid et silencieux. Charlie sentait que la journée allait être longue…
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Jour sombre

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