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| | Nouveau tête-à-tête [Sana/Adri] | |
| | | Auteur | Message |
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Sanatana Krishna Sultan

Inscrit le : 12 Oct 2006 Messages : 85 Localisation : Ishtaria
| Sujet: Nouveau tête-à-tête [Sana/Adri] Mar 11 Sep - 22:12 | |
| Le Sultan se sentait très fier de l’effet qu’avait produit son baiser puisque Adriel paru plus rouge que jamais, touchant ses lèvres, notant l’embarras ressenti par cela. Il fallait avouer que le brun avait été très brusque, mais il ne pouvait pas laisser passer une chance pareille. Il avait besoin de montrer combien il pouvait l’aimer. Les Sesbasiens étaient depuis toujours des gens avec de rares complexes, n’hésitant pas à signifier leurs sentiments, que ce soit envers des hommes et des femmes. Bien sûr, il y avait aussi des limites, mais pour le moment, Sanatana ne voulait pas être sage et décida de jouer autant qu’il le pourrait. Il tenterait tout en son pouvoir pour parvenir à se faire accepter par le blond, bien que la réponse qu’il laissa entendre avant le baiser était de bon augure.
Malgré la proposition, même s’il était sérieux, il su de suite quelle serait la réponse du commandant ennemi. Ce dernier lui expliqua de façon légitime pourquoi il ne pouvait partir, et cela même s’il avait des sentiments lui aussi à son encontre. Il avait raison sur le fait que lui-même ne pourrait quitter Sesbasia. C’était indéniable, car personne en ce monde ne parviendrait à laisser derrière lui sa partie, sans compter le contexte actuel. Pendant une guerre, on ne peut déserter. On peut se trouver des raisons, mais rien n’est davantage puni que cette forme de trahison envers son peuple. En tant que souverain, il lui était encore moins conseillé de partir, même si c’était pour vivre avec l’être aimé. Donc, l’un et l’autre ne pouvaient rien faire de plus que se retrouver sur Gardena pour pouvoir profiter de ces moments.
Croyant devoir cesser d’insister pour l’instant, il écouta cependant avec beaucoup d’attention les paroles d’Adriel qui lui avoua le plus honnêtement possible ce qu’il éprouvait à son égard. Rien ne pouvait rendre le Sultan plus heureux à cet instant. Il avait attendit avec impatience ces mots, et il les savoura en regardant avec sourire son aimé. Mais il changea vite de sujet pour ne pas perturber trop le blond, et surtout lui laisser en garder pour plus tard, qu’ils puissent s’en dire davantage s’ils parvenaient à se retrouver seuls.
Le salon n’était vraiment pas le meilleur endroit, sauf pour un tête-à-tête des plus courtois. Seulement, comme il lui avait déjà dit de nombreuses fois, être réellement seuls lui conviendrait encore plus. Là, il était obligé d’accepter le fait qu’ils ne devaient rien faire…d’immoral…un mot qui avait un sens totalement différent à Sesbasia puisque peu de choses pouvaient l’être qualifiées, ou plutôt celles-ci différées d’une île à l’autre en comparaison à leur manière d’agir et de se comporter. Bref, n’étant pas chez lui, il respectait avec autant de sérieux que possible l’île où il se trouvait, en l’occurrence, Gardena.
Mais il se rendit soudainement compte qu’Adriel était perdu dans ses pensées. Il aurait bien voulu lui demander ce qui le tracassait, tout en supposant connaître les raisons, mais il n’en eut pas le temps, celui-ci changeant de sujet d’un coup, sans qu’il y ait un réel lien avec le reste. C’est comme s’il avait voulu occulter quelque chose. Sanatana choisit quand même de répondre.
« Et bien, oui nous sommes très bons amis ! Cet homme sait mettre de côté le personnel et le professionnel, ce qui est très noble pour ma part ! Il ne juge aucune des îles selon ses propres critères, acceptant d’être l’arbitre, s’y impliquant avec sérieux, sans faire jouer son pouvoir, ni ses relations. Il est vraiment neutre ! C’est très intéressant de l’être à ce point, ce qui fait que je préfère m’en faire un véritable ami ! Mais si le fait qu’il puisse être influencé, ou que je profite de notre amitié vous inquiète, sachez qu’il n’y a aucun risque ! Rassuré ? »
Il répondit, mais contre toute attente, le blond proposa rapidement de trouver un endroit plus ‘intime’. Non pas que le Sultan pensait tout de suite à quelque chose de peu sérieux à l’entente de la proposition, mais il devait bien avouer que n’importe où seul avec lui conviendrait. Au moins, Adriel cesserait d’être autant gêné, et écouterait, ou plutôt révélerait davantage de ses pensées. Pourtant, la façon dont il présenta la chose parue moins attrayante, le Rosarian rappelant que rien de concret n’existait entre eux. Il trouvait ses mots blessants, mais ne dit rien. La plage étant établie comme lieu de rendez-vous, Sanatana se contenta de dire oui, et le laissa partir devant. Il prit alors le temps de finir le thé qu’il avait abandonné un moment. Puis, pensant qu’il avait assez attendu, il se leva pour rejoindre Adriel.
Une fois arrivé, il aperçut le blond sur un rocher. Sanatana marcha en sa direction, la plage étant déserte, l’horizon commençant doucement à se teinter de rouge et d’orange. C’était un spectacle magnifique, et eux seuls allaient en profiter depuis cet endroit. Et il avait beau se rapprocher davantage, Adriel ne sembla pas se rendre compte qu’il arrivait, donnant l’air d’être absorbé par une chose que seul lui pouvait connaître. Sans doute pensait-il à sa mère, à sa patrie, et aux mots du Sesbasien, ou alors la vue lui suffisait à se perdre. C’est enfin à ses côtés que le brun déposa sa main sur son épaule. Il sourit.
« Et bien, quelle mine ! Cela vous déplaît finalement de devoir passer un moment avec moi ? Mais je suis navré, je ne vous laisserais pas partir aussi facilement ! Après tout, c’est vous qui avez proposé de se retrouver ici, tout les deux ! D’ailleurs, profitons de ce calme… »
Il s’installa donc, regardant l’horizon. Il laissa parler le vent qui soufflait gentiment, et les vagues qui venaient se former en écume et rouleau sur le sable qui prenait à son tour une teinte rougeâtre. Quelques étoiles faisant leur apparition, la lune dévoilant timidement son croissant. Tout était réunit pour donner une atmosphère de silence et de calme, et d’un romantisme délicieux.
Le Sultan fini par s’adresser à son bien aimé.
« Est-ce pour voir un tel spectacle que vous avez proposé la plage ? Ou alors vous vouliez me parler de quelque chose en particulier ? Je vous écoute ! »
Il patienta à peine une ou deux secondes, puis se laissa tenter par les lèvres du blond une fois encore, et lui vola un plus long et langoureux baiser. Il savait que le fait d’être dans un lieu à la vue de tous, bien que les tous n’étaient pas présents pour le moment, serait mal prit, mais il s’en fichait pour le moment. Il souhaitait avant tout lui faire bien comprendre qu’il n’abandonnerait pas l’idée de le faire sien, avec tout ce qu’une relation de ce genre comportait. Il se stoppa et plongea ses yeux dans les siens.
« Adriel, dites-moi encore que vous appréciez mon contact, et je vous jure devant le crépuscule que je ne vous décevrais jamais ! » |
|  | | Adriel Cuthbert Commandant

Age : 24 Inscrit le : 05 Oct 2006 Messages : 234
| Sujet: Re: Nouveau tête-à-tête [Sana/Adri] Jeu 13 Sep - 2:32 | |
| Apprendre que Sanatana et le représentant de Gardena étaient amis, étonna le commandant qui craignait un revirement de situation dans les années à venir. En effet, il n’était pas étonnant de penser que Eric Camus pourrait prendre très vite le parti du sesbasien, car bien que Gardena ait été proclamée indépendante, cette île pourrait voir sa richesse augmentée en manigançant secrètement contre les autres îles ou créant alliance. Et les explications faites par le Sultan ne rassurèrent pas Adriel, qui préférait rester sur ses gardes et envisager le pire.
Préférant donc ne pas s’étendre sur un sujet qui pourrait vite devenir politique, Adriel préféra quitter ce lieu bruyant et un peu trop peuplé où des regards indiscrets pourraient se poser sur eux et leur porter préjudice. Tous connaissaient la haine que les peuples de sesbasia et Rosaria ressentait l’un envers l’autre, et donc voir deux de leur ressortissant en pleine conversation comme si rien ne les opposaient, serait mal venue pouvant aller même jusqu’à être qualifié de traîtrise.
Adriel partit donc un peu en avance et se retrouva donc rapidement à la plage qui ne se trouvait pas très loin du quartier commercial. Fort heureusement, l’endroit était désert, seul sa présence était une intrusion au calme que seul la nature elle-même pouvait faire. Installé, il ne pu penser qu’à sa mère qui devait certainement se faire courtiser par ce prétendant, non pas que le blond haïssait cet homme, il avait juste l’impression que sa mère en ayant nouveau mari, puisse oublier son père dont le courage n’avait d’égale. Cet aristocrate lui, n’avait la prétention d’avoir donné de son temps pour l’île.
De plus, Adriel ne pouvait comprendre que l’on puisse aimer une autre personne que l’être chère que l’on avait épousé. D’ailleurs lui-même qui ressentait des sentiments pour Sanatana, n’osait se l’avouer et consumer cet amour qui pourrait salir le nom de son père si cela se savait. Jamais son père n’aurait agit avec tant de légèreté, si ça pouvait nuire à sa famille mais surtout au roi et donc à sa fonction qui était toute sa vie. Adriel lui, n’avait que son rôle de commandant sur lequel s’accrocher et qui lui rappelait son défunt père, celui-ci serait tellement fier de lui et des efforts faits pour en arrivé là.
Il poussa alors un long soupir, parfois trop de questions auxquels il ne pouvait répondre se bousculaient dans sa tête. Il lui fallait apprendre à laisser faire les choses et vivre un peu sa vie comme il l’entendait, même si en temps de guerre il ne pouvait pas vraiment le faire. Mais alors qu’il allait une nouvelle fois approfondir ses interrogations, il fut surprit et rapidement tiré de ses pensées lorsqu’une main vint se poser rapidement. Lorsqu’il vit la couleur de peau de celle-ci, il devina rapidement que la main si robuste ne pouvait être qu’à Sanatana, ce qui le fit sourire. Il le regarda alors et fit un sourire plus large encore.
" Vous savez que votre présence ne me dérange guère. Si tel était le cas, je ne serais pas là en votre compagnie. Après tout il était facile pour moi de partir en votre absence. J’étais juste…perdu dans mes pensées, et étonnement c’est chose qu’il m’arrive souvent depuis votre rencontre "
Peu à peu le calme refit son apparition entre les deux hommes, Adriel regarda sans vraiment voir l’horizon qui commençait à se dessiner et à prendre d’étranges courbes, pourtant c’est seulement lorsque le sesbasien lui parla de la beauté du paysage, qu’il y prêta vraiment attention. Et il fut vrai que le dégradé de couleurs s’étant formé, donnait une impression d’irréel que seul de véritables artistes pouvaient créer. La mélancolie le gagna, ce qui était beau laissait toujours une sensation de peine dans son cœur, peu être parce qu’il savait que la paix qui semblait être sur cette île ne serait pas semblable pour son peuple.
Peu de rosarians pouvaient se permettre de venir sur Gardena et voir de tels spectacles si magnifiques. Seuls quelques chanceux aux familles influentes ou des malheureux ayant économisés toute une partie des bénéfices sur les produits qu’ils vendaient, pouvaient se le permettre. Evidemment les livres décrivaient la beauté que la nature offrait au-delà de la guerre et de l’épais manteau de brouillard de Rosaria-Rosaris, mais voir un tel joyau de ses propres yeux, était bien différent et en aucun cas comparable à la réalité.
Et alors qu’il allait répondre, c’est surprit qu’il du accueillir un baisé tout autre que celui fait au salon de thé. D’abord plus qu’embarrassée de cela, Adriel essaya de s’en défaire, mais c’était sans compter qu’il en apprécierait autant la douceur des lèvres du plus bronzé. C’est donc gagné par ce plaisir, qu’il fini par accepter alors que ses mains se permirent de se déposer sur les épaules du Sultan. Lorsque le baisé fut rompu et étonnement non par lui, c’est le rouge aux joues qu’il s’assura que personne n’avait pu les voir.
" Je…je mentirais en disant que votre compagnie m’est indifférente. Seule la votre empli mon cœur de bonheur et je… "
Il préféra se taire trouvant déjà qu’il en avait trop dit. De quoi avait il l’air à présent, il préféra ne pas le savoir et fuit le regard de Sanatana, sentant que son esprit allait défaillir. Si une chose pareille devait arrivée, il savait qu’il ne pourrait plus résister aux avances et se laisserait être prisonnier du désir. Le commandant préféra reportée son attention sur le paysage se noircissant, et plia une jambe contre sa poitrine, déposa un bras sur le genoux. Sans se rendre compte de la promiscuité qu’il avait avec le sesbasien, il bougea son autre main qui était sur le rocher et celle-ci toucha les doigts de l’autre homme.
Adriel ne releva pas cela, ou du moins pas tout de suite. Puis, quand il le réalisa, il fit semblant de rien se disant que ce geste ne serait peut être pas mal interprété. Cependant, il restait curieux sur les relations qu’avaient déjà pu entretenir le Sultan. Après tout, l’homme était déjà bien plus âgé que lui et qui plus est étant sesbasien il avait les mœurs bien plus légères que le pouvait avoir un rosarian qui, au contraire, était prude et rien que de parler de désir et de tentation gênait au plus au point. Adriel restait donc intriguer sur cette façon d’agir que pouvait avoir le peuple ennemi. Qu’y avait il donc de si attrayant à posséder plusieurs personnes à la fois, et que se soit de corps ou d’esprit.
" Sanatana, puis je vous poser une question ? "
Il se tût puis reprit
"Vous m’avez déjà parlé d’une femme que vous avez aimé, mais est ce la seule que vous avez désiré dans votre vie ? De plus, comment savez vous que vous m’aimez véritablement et que ce n’est pas de la simple curiosité, que vous éprouvez afin d’essayez avec un autre homme. De plus avec l’un de vos ennemis, l’attraction que vous avez pour le pêché n’est que plus grande et défendu et donne donc envie d’y goûter. Etes vous certain que ce n’est pas cela ?
Car si ça l’est je ne suis pas la personne qui pourra vous donner entière satisfaction. Je n’ai jamais goûté au plaisir et dans la forêt, lors du bal, c’était la première fois qu’une personne m’avait assaillit de cette façon. Comprenez, que j’essaye de vous dire que je suis novice dans les sentiments que notre corps peu éprouver ! "
Le blond fit un sourire embarrassé de ses révélations, mais pour une fois il souhaitait assumer ses actes, bien que lui-même avait honte de son comportement.
" Vous pourrez vous vanter d’être la seule personne qui puisse me mettre dans autant d’embarras. Si un jour on m’avait dit que je puisse être si proche de l’un de mes ennemis, j’en aurais ri. Je sais que je fais honte à ma mère, à mon père et à mon peuple en agissant ainsi avec vous, pourtant je ne veux m’éloigner. Pour la première fois depuis très longtemps, je suis heureux de pouvoir penser un peu à moi "
Il plongea son regard perçant dans celui du sultan, il ne souhaitait se défiler une nouvelle fois. Assumer son amour pour le Sultan de ses plus grands ennemis, voilà qu’il ferait tout pour y arriver.
" En votre compagnie je ne me sens pas insignifiant, pourtant nous seront amenés à nous battre un jour ou l’autre. Je ne désire cela, mais mon devoir et les miens passent avant tout. Pourriez vous faire abstraction à vos sentiments si ce jour arriverait ? Votre devoir, ou vos sentiments ? "
Il prit Sanatana dans ses bras et lui chuchota quelques mots à l’oreille
" Vous-même m’avez fais comprendre votre réponse lorsque j’étais captif sur votre île. Pour vous, aimez un sesbasien serait bien plus facile à assumer dans cette guerre ! " _________________
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|  | | Sanatana Krishna Sultan

Inscrit le : 12 Oct 2006 Messages : 85 Localisation : Ishtaria
| Sujet: Re: Nouveau tête-à-tête [Sana/Adri] Sam 15 Sep - 11:13 | |
| Adriel ne cessait de se montrer intimidé pour le plus grand déplaisir du Sultan. Certes, il était normal que le jeune homme soit ainsi, ne comprenant pas pourquoi un homme s’intéressait à lui, qui plus est un ennemi. Mais plus les choses semblaient avancer entre eux, plus le blond prenait ses distances. Sanatana se demandait s’il n’allait finalement pas se lasser de cette relation. Il se montrait le plus honnête possible, pour voir finalement ses espoirs coupés, le blond passant de l’acceptation et des aveux sur ses sentiments pour lui, à la fuite soudaine de ces derniers. Il y avait de quoi devenir perplexe sur ses envies.
Il maudissait la religion des Rosarians de le priver de cet amour qu’il ressentait alors qu’il avait cru ne jamais pouvoir tomber de nouveau amoureux. A cause de celle-ci, Adriel le repoussait sans cesse, même en avouant qu’il était lui aussi attiré par le brun. Rien n’était plus agaçant que de voir quelqu’un sautiller pendant des heures d’un pied à l’autre simplement parce qu’il se pose trop de question. Il ne savait plus quoi faire pour le convaincre.
Il cru soudainement voir une lueur d’espoir quand leurs mains se touchèrent, bien que le commandant fit mine d’ignorer le rapprochement. Mais cela ne fit pas avancer les choses pour autant.
D’ailleurs, la façon dont Adriel annonça sa question, demandant s’il pouvait la poser, n’amenait rien de très bon pour le Sultan qui se dit que la question allait être un sujet des plus épineux, si ce n’était pire. Et ça ne manqua pas, puisqu’il trouva le moyen de relancer sur l’histoire de cette femme qu’il avait aimé par le passer. Sans doute aurait-il mieux valu le lui cacher, mais comment pouvait-il quand il ressentait enfin les mêmes sentiments lors de sa rencontre avec le blond. Ce n’était pas vraiment pareil puisqu’il avait affaire à un homme, mais la façon dont son cœur pouvait battre en sa présence, ces longues nuits et journées où il ne pouvait s’ôter l’image de l’homme de son esprit, tout était la preuve de son amour. Il était définitivement amoureux.
Il répondit sur un ton las.
« Adriel…J’éprouve simplement du désir en plus de mon amour pour vous ! Si je voulais le faire avec un homme, ce qui est déjà arrivé, je ne vois pas pourquoi je vous aurai choisit ! Si cela peut vous intéresser que je le rappelle, j’ai tout un harem fait d’hommes et de femmes entièrement là pour satisfaire mes désirs. Alors pourquoi est-ce que je me mettrais en difficulté pour conquérir celui que j’aime, pour du simple désir ou de la curiosité ? Et je vous rappelle que la notion de péché n’est propre qu’à votre peuple. Donc, je ne suis pas soumis à un péché qui me plongerait en Enfer…Je vous aime, point ! »
Le sourire que lui fit le blond l’embarrassa. Il ne voulait pas voir ce genre d’expression sur son visage. Il aimait à le voir rire et se montrer simple devant lui, mais comme le blond ne cessait de lui dire, il l’embarrassé et l’intimidé, ne se comportant plus comme d’habitude. Il comprenait que ses sentiments puissent le mener à se conduire ainsi, mais plus il les fuirait, plus il se sentirait mal. Le pauvre jeune homme était tiraillé par toutes sortes de pensées, ce qui l’empêchait de profiter pleinement de ses nouveaux sentiments. Mais le Sultan ne savait pas quoi faire de plus que lui répéter qu’il l’aimait. Il devrait comprendre par lui-même et accepter enfin.
Et quand il plongea son regard dans le sien, Sanatana pu voir comme de la résolution. Peut-être qu’il allait enfin pouvoir entendre ces mots qu’il attendait d’être plus sincères. Peut-être que le blond avait enfin décidé de ne plus fuir et d’assumer son amour. Sans doute…Mais voilà qu’il se montra une nouvelle fois hésitant en posant de nouvelles questions, pour l’achever en le prenant contre lui et lui dire qu’il serait sans doute plus facile d’aimer un membre de son peuple.
« Vous avez choisit votre peuple, moi aussi je ferais sans doute cela…Aussi… »
Il se détacha lentement du blond pour se montrer froid. Il se leva, frottant sa tenue pour enlever le peu de poussière et sable qu’il avait mit sur celle-ci.
« Aussi, je choisirais de vous tuer pour ne pas vous infliger davantage de questionnements et d’hésitation ! Vous avez raison, je ferais mieux de prendre quelqu’un de mon propre peuple, homme ou femme, qu’importe ! Je crois même que je devrais davantage profiter de mon harem ! Finalement, je me suis lassé de vous courtiser, me fatiguant pour rien à vous révéler mes sentiments ! »
Il soupira en regardant le ciel.
« Vous dites qu’accepter vos sentiments envers moi ferait de vous un égoïste, mais vous l’êtes pourtant en me disant que vous m’aimez en retour, mais que vous devez cesser pour le bien de votre mère et de Rosaria. Vous croyez vraiment qu’en vous infligeant ça vous arriverez à quelque chose ? En réalité, vous ne faites ça que pour vous, afin de vous rassurer que vous êtes le plus parfait des Rosarian, ignorant vos sentiments. Vous êtes incapables de faire les choses par vous-même, alors vous mettez tout sur le dos des vôtres ! »
Il baissa les yeux vers lui, avec un mélange de froideur et de déception dans le regard.
« Vous me faites plus pitié, maintenant que je vous comprends mieux…Je suis las de tenter de vous convaincre que vous n’êtes pas en tort, et que je suis vraiment amoureux de vous ! Depuis l’amour que j’ai eut pour cette femme, personne ne m’a hanté de nouveau de la même manière. Ce n’est donc pas un jeu, mais du sérieux ! Seulement, avec votre religion, vous vous mettez en tête que tout ce que vous faites est mal ! Plus je vous entends me dire que vous m’aimez également, pour me voir vite repousser, plus je ressens de l’agacement ! »
Il lui tourna alors le dos, commençant à partir. Il était fatigué, et se reposer à l’hôtel serait le mieux pour le moment. Le lendemain, il retournerait dans son île, et tentera d’oublier pour de bon le blond. Il ne voulait plus s’infliger à son tour la douleur d’insister et de se battre, pour être toujours repoussé loin.
« Adieu, Adriel ! Devenons véritablement ennemis comme vous le souhaitez tant, car je ne serais plus celui qui vient vers vous ! Vous m’avez finalement convaincu de vous oublier ! Heureux ? » |
|  | | Adriel Cuthbert Commandant

Age : 24 Inscrit le : 05 Oct 2006 Messages : 234
| Sujet: Re: Nouveau tête-à-tête [Sana/Adri] Lun 17 Sep - 20:42 | |
| Adriel était indécis et décidément troublé, ne sachant quelle attitude avoir avec le Sultan. Certes, il voulait vivre un peu pour lui-même, mais en même temps il était tiraillé entre ses croyances et la peur de faire souffrir sa mère si jamais son attirance pour son ennemi, un homme, devait se faire savoir. Evidemment, il tachait d’en faire part au Sultan, mais la patience de celui-ci semblait être à bout, puisque lorsque le blond le prit dans les bras, c’est une sensation jusqu’alors inconnue qui se fit ressentir. Adriel fut étonné d’être éloigné de la sorte, ne comprenant pas ce qui arrivait vraiment, pourquoi ce changement d’attitude à son égard, lui qui, avait attendu meilleure réaction.
C’est donc dans l’incompréhension la plus totale qu’il écouta le brun. Le cœur serré à ce qu’il pouvait entendre, Adriel cru voir enfin la vraie attitude du sesbasien. Ce qu’il avait douté depuis le début se réalisa, et il pouvait constaté n’avoir été qu’un jeu, un divertissement pour le plus âgé, qui d’après ses dires était lasse de tout ceci. Avait-il donc espéré avoir ce qu’il attendait facilement ! Le commandant n’était pas ainsi, à se laisser berner par de belles paroles comme pourraient le faire les sesbasiens, car si c’était ceci qui avait été tant attendu, cela ne marchait pas avec les rosarians.
Il ne comprenait plus le Sultan, qui avait changé en quelques minutes. Que devait comprendre le rosarian à tout ça, et comment se faire meilleure opinion de l’île chaude si son souverain lui-même n’en donnait pas exemple. Et c’est de grands yeux qu’il fit lorsqu’il fut traité d’égoïste par ce même homme, celui pour qui il s’était posé tant de questions et s’était remit plusieurs fois en question. Ce n’était pas la première fois que l’un de ses ennemis l’insultait, mais que se soit par l’homme pour qui il éprouvait des sentiments était ce qu’il y avait de plus douloureux. Etait il donc ainsi juste parce qu’il ne voulait faillir à ses croyances et à ce que lui avait inculqué son père !
Il détourna le regard de celui si froid que lui avait fait le brun. Et c’est le cœur empli de doute, qu’il essaya de comprendre pourquoi tout ça lui arrivait alors qu’il ne s’était jamais détourné de Dieu. Etait ce une punition pour avoir rêver de cet homme ! Il en était persuadé. Pourtant, c’est la tristesse qui le dévora, et ne sachant comment réagir à ces attaques verbales, il préféra le rien dire alors qu’une boule s’était formée à son estomac. Et c’est un sourire forcé, qu’il fit en entendant la suite.
" Vous êtes donc agacé parce que je souhaite rester fidèle à ma religion et mes croyances ! Est-ce donc si égoïste de penser avant tout à son devoir ! Depuis toujours, je me suis privé de tout lien affectif et d’amis afin de servir mon roi et mon peuple, alors…quel genre de Sultan êtes vous donc pour ne pas accepté qu’on fasses passer avant tout les autres au lieu de sois !? "
"Avez-vous vu les vôtres mourir de maladies mortelles à cause d’une eau qui n’est pas potable ! Non, vous vous êtes à l’abri de cela en consommant une eau pure et délicieuse. Dire que je suis égoïste, n’est pour vous qu’une façon de vous voiler la fasse. C’est vous, sesbasien qui n’avez toujours pensez qu’à votre bien être, pour cela d’ailleurs et comme vous me l’avez fait remarqué, vous capturez des jeunes hommes innocents juste pour votre bon plaisir "
" Si c’est d’être égoïste que de servir mon peuple, très bien alors je le suis. Mais ne mêlé pas mon rôle d’officier dans cette histoire entre nous. Après tout, vous ne connaissez rien de moi en dehors de cette île, alors ne me jugez pas Sanatana. Si vous étiez réellement amoureux de moi, vous ne me diriez pas de délaissez mes convictions "
Et c’est le cœur serré, qu’Ariel regarda le Sultan s’éloigner. Celui-ci d’ailleurs, fit comprendre au comte qu’il était sincère et ne supportait plus cette situation du jeu du chat et de la souris. La souris pourtant et en l’occurrence le blond, n’osait faire face à ses sentiments. C’est déjà la peur au ventre de se faire découvrir, qu’il rencontrait le Sultan. D’ailleurs lorsque le roi Gabrielle les avaient surpris, cela avait faillit mal se finir pour le commandant qui se voyait déjà pendu sur la place public, alors que sa mère serait traitée d’indigne pour avoir mal éduqué son enfant, si bien qu’il en était venu à aimer un homme.
Le regard triste, il ne pouvait se résigner à laisser le sesbasien s’en aller ainsi, sans l’ombre d’une explication alors qu’il avait à peine eu le temps de se défendre. Sa tête se mit à lui tourner, alors qu’il avait l’impression que quelque chose lui avait été ôté, quelque chose… ou quelqu’un. Il fit donc quelques pas, tachant de manifester son désarroi mais voulant également avoir la parole, pourtant il n’arrivait pas à dire ce qu’il ressentait et ce que lui aussi voulait vivre.
La nuit était à présent tombée, et seule la lumière émise par les étoiles et la lune les éclairait. La pluie d’ailleurs se mit elle aussi à tombée, comme si le ciel comprenait le sentiment du commandant et pleurait à sa place. Sous l’averse, Adriel était épuisé et sentait seul, terriblement seul d’avoir été traité de la sorte. D’ailleurs bien que triste, c’est énervé qu’il fût peu à peu, à mesure que le froid le gagna.
" Heureux !? Oui je suppose que je dois l’être. Parce que vous n’avez pas obtenu ce que vous attendiez de moi, vous me traité comme vous auriez du le faire dès le début avec un ennemi. Votre désir à mon égard, car c’est de désir qu’il s’agit et non d’amour, ne trouve réponse et cela vous énerve. Vous attendiez vous à obtenir ce que vous recherchiez afin de vous distraire !? "
"Après tout, c’est tellement plus distrayant d’essayer d’avoir l’inaccessible. Un rosarian, quel délice, nous qui sommes si pieu, vous ne pouviez trouvez mieux comme proie. Vous êtes décidemment semblable à votre neveu, et je comprends à présent pourquoi cette femme vous a laissée. Elle à du découvrir rapidement votre petit jeu et votre vrai visage, de sesbasien par la même occasion. Vous et votre peuple soyez maudit ! "
C’est essoufflé qu’il regarda avec rage Sanatana, mais rapidement ses yeux affichèrent toute sa tristesse et des larmes d’incompréhension se mirent à coulées tout en se mélangeant à la pluie. Lui-même était étonné d’agir ainsi, alors que sans le vouloir il s’était mit à pleurer n’arrivant à arrêter cela. Voilà bien longtemps qu’il n’avait plus afficher un tel sentiment, et lors de l’enterrement de son père il s’était juré d’être fort pour sa mère. Il se laissa tombé à genoux dans le sable mouillé.
" Comment pourrais je être heureux… "
Bien qu’il était difficile de l’admettre, il ne voulait pas voir le Sultan s’éloigner de lui à tout jamais. Il avait essayé de lui donner son cœur, mais n’arrivait à se détacher de sa croyance, craignant qu’un nouveau malheur arrive rapidement. Car il savait que, si Dieu connaissait ses sentiments et le voyait succomber au désir, il refuserait de le remettre dans le droit chemin. Et rien était plus douloureux pour un rosarian, que de se voir traité différemment par les leurs. Alors qu’il essayait de se relever, ses jambes ne lui répondirent plus et il s’écroula à nouveau. Etonnamment il était épuisé, son corps mais également psychologiquement.
" Je ne suis pas heureux que vous ne puissiez me comprendre. Rosaria n’accepte pas les faibles ou les êtres différents. Les enfants non désirés sont abandonnés ou tués, tout comme le pêché. Que croyez vous qu’il arriverait à ma mère si on apprenait mes sentiments pour un homme, un ennemi!? Ma mère serait bannie de la haute société, et serait traitée de tout les noms car son fils n’aurait pu rester dans le droit chemin "
Il baissa le visage puis essaya une nouvelle fois de se relever, mais toujours aucune réaction ne vint de ses jambes. Tel un enfant abandonné, il ne savait plus que faire, et c’est s’énervant d’avantage qu’il essaya encore et encore de bouger, mais rien. Un voile noir vint couvrir ses yeux, alors que le calme le plus total le gagna comme s’il avait perdu ses sens. C’est alors qu’il s’écroula, tombant dans l’inconscient. Probablement que n’avoir su que faire dans une situation qu’il ne maîtrisait pas, lui avait perde tout moyen si bien que son esprit n’avait trouvé que cela pour seule échappatoire. _________________
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