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Audience forcée

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Bénarés Itesh
Prince Itesh



Age : 26
Inscrit le : 06 Oct 2006
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Localisation : Sesbasia

MessageSujet: Audience forcée   Dim 16 Mar - 20:56

Courant à perdre haleine, Bénarés continua de suivre les voix qui pourraient l’amener enfin à ses hommes. Il avait l’étrange sentiment qu’il devait aller les retrouver. Comme si tous étaient arrivés suite à son commandement, alors qu’il n’en avait même pas le pouvoir.

Il avait croisé des gens, mais aucun n’eut le temps de vraiment comprendre, les lumières commençant à être éteintes, rendant son visage et son origine moins évidents. L’heure était avancée, et quelques bonhommes se baladaient pour éteindre les lampadaires.

Il arriva finalement sur la place, où il se prit les pieds dans une dalle, et alla s’écraser lourdement sur le sol. Son torse et sa jambe lui firent de nouveau mal. Il se tordit de douleur, avant de se redresser avec difficulté et de s’appuyer contre la fontaine. La course l’avait assoiffé, aussi il ne se montra pas un instant prudent, et bu l’eau de celle-ci avec avidité. Il fallait qu’il étanche cette soif absolument avant de reprendre son chemin.

Quand les voix qui s’étaient un instant tues reprirent de plus belle, il se leva.

Et là, il comprit enfin ce que cela signifiait. Le vent lui lécha le visage, le mordant de son froid, lui indiquant qu’aucun autre Sesbasien ne se promenait, libre, mais bien que les voix étaient portées par ce dernier. Sans doute que les geôles du château étaient traversées par les vents, ou quelque chose dans le genre, ce qui expliquait le phénomène.

Devant ce constat affligeant, il se laissa tomber à genoux, et se senti une terrible envie de pleurer. Il n’arrivait pas à croire qu’il s’était laissé avoir par quelque chose d’aussi simple. Il resta donc à terre, sentant sa tête se vider, s’apercevant alors que sa blessure à l’épaule venait de s’ouvrir. Il colla son dos contre la fontaine et ferma les yeux.

Il les ouvrit immédiatement lorsqu’il se rendit compte qu’on s’approcha de lui. Le cliquetis de pièces d’armures le mis au courant de l’identité des individus qui l’attrapèrent sans ménagement, le frappant même à la tête, malgré ses plaintes. Les soldats le traînèrent de force, ne se souciant pas des blessures qu’ils pouvaient infliger, vu son état à cet instant. Il ne pouvait douter du lieu où ils le conduisirent, et encore moins lutter contre ce fait. Il accepta alors d’être traîné jusqu’aux geôles à son tour.

Mais à sa grande surprise, il fut conduit à la salle du trône et jeter au milieu des ministres, et autres grands personnages de l’île brumeuse. Il regarda autour de lui, paniqué, les voyant se moquer de lui, ou regarder sa personne avec mépris. Il baissa la tête pour éviter de subir davantage ces regards qui le mirent mal à l’aise, l’empêchant de comprendre totalement la situation. Le fait qu’ils puissent connaître son identité lui traversa l’esprit, mais c’était bien cela qui l’étonna. Peut-être qu’un de ses hommes l’avait trahit, mais ça lui paraissait surréaliste.

Et alors qu’il continua à chercher la raison de sa présence ici, il entendit une porte s’ouvrir et vu un homme de grande prestance apparaître. Il pensa alors que c’était sans doute le roi. Il ne pu rien faire d’autre que se taire et attendre…
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Cirylle Beliziel
Roi



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MessageSujet: Re: Audience forcée   Lun 17 Mar - 19:29

Le moindre qu'il pouvait dire était que le commandant Cuthbert méritait bien son titre et sa fonction. Car celui-ci avait beau être un rosarian de pure souche -ce qui le rendait d'autant plus désagréable à ses yeux de Gardenien- il devait avouer qu'il connaissait son métier. Bien que cela, il l'avait parfaitement comprit dès qu'il avait posé son regard sur cet homme. Ce qui rendait d'autant plus amer son constat d'échec à s'en faire si ce n'est un ami, du moins une personne de confiance. Mais ce n'était guère le moment de ressasser ses difficultés avec le peuple rosarian. Il avait mit le commandant Cuthbert au défi de lui ramener le fugitif, et on venait de lui annoncer que celui-ci l'attendait dans la salle du trône !

C'est donc très déterminé, Bayac sur l'épaule et droit comme un I, qu'il arriva à la salle prêt à s'imposer face à l'ennemi. Sauf qu'il ne s'attendait pas à un tel spectacle. Car il s'agissait bien là d'un spectacle pour tout les hauts dignitaires du château. De toute évidence ces hommes avaient à se venger de la misère qu'il subissaient chaque jour et ce prisonnier était à leurs yeux le souffre-douleur idéal. D'ailleurs il avait lui-même du mal à voir cet homme comme l'Ennemi bien campé sur ses deux jambes prêt à en découdre avec du rosarian. C'était juste un homme vaincu, à terre, qui subissait sans broncher les railleries qu'on lui jetait à la figure.

Bref, la situation était délicate tout autant pour lui que pour le prisonnier. Car autant ce dernier que surtout lui, seraient jugés par les rosarians. Et politiquement, il ne pouvait se permettre de se mettre davantage à dos son peuple. Et tout cela commençait à lui donner un sérieux mal de crâne.

Portant un regard froid et implacable sur les personnes présentes, il fit taire une à une les moqueries sans même qu'il eut à élever la voix. Ceci fait, il alla se placer face au prisonnier qu'il détailla longuement et froidement dans un silence pesant. Silence qui fut cependant coupé par les croassements de Bayac tout heureux de faire savoir qu'il s'était trouvé là un nouveau perchoir.

Reportant son regard sur l'assemblée, il chercha le commandant Cuthbert. Qu'il ne trouva pas. Bien qu'il savait qu'il n'aurait pas eu son soutien. En fait, il se serait certainement trouvé avec deux ennemis dans la salle... Mais bon tant pis, il ferait avec deux ennemis.

"Où est le commandant Cuthbert ? Qu'on aille le quérir immédiatement ! Quand à vous messieurs, je vous remercie. Dorénavant tout ce qui se dira dans cette salle sera considéré comme secret d'Etat. Vous pouvez disposer."

Avisant quelques gardes qui semblaient hésiter à obéir à ses ordres, il précisa sur un ton légèrement condescendant.

"Cet homme est totalement désarmé et complètement isolé au sein de ce château. Que voulez-vous qu'il fasse ? Et pensez-vous vraiment que je ne pourrais pas mettre à terre un homme qui a un corbeau sur la tête ?"

Ce fut donc avec nombres de murmures et de chuchotements que la salle se vida petit à petit. Ce qui n'arrangea en rien son mal de tête. Mais il se doutait bien que celui-ci ne serait rien en comparaison de ce qui l'attendait une fois le commandant Cuthbert mis au courant de ses agissements. Celui-ci aurait certainement des tas de choses à redire...

C'est donc qu'après la porte refermée sur le dernier des gardes, qu'il pu enfin apprécier la tranquilité des lieux. Si bien sur, il ne tenait pas compte des coups de bec de Bayac tentant de se faire un nid avec la chevelure de... De qui, au fait ? Très bonne question !

"Bon, commençons par le début. Vous êtes qui ?"

Tout en parlant, il avait été se chercher une chaise pour s'assoir à quelques pas du prisonnier. Tout en ne le lâchant pas des yeux. Pas qu'il craignait spécialement une attaque sur sa personne, il savait se défendre. Mais si le prisonnier avait eu une envie subite de tuer un roi, même à mains nues, il pouvait déjà prévoir quelques ennuis supplémentaires avec son commandant des armées. Bref, valait mieux pas rajouter de l'eau à son moulin au risque de se retrouver cadenasser dans la plus haute tour du château !
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Adriel Cuthbert
Commandant



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MessageSujet: Re: Audience forcée   Mar 18 Mar - 1:05

A aucun moment les recherches du Prince n’avaient cessées. Le commandant avait donc sommé à chacun de ses soldats de ne pas quitter postes et armes, quelque en pouvait être le prix à payer. Après tout, il en valait de la tranquillité et la vie des habitants rosarians, ayant déjà assez souffert d’êtres aussi immondes que le Prince à la technique de combat aussi douteuse que ses mœurs, qui le ferait pendu directement sur la place.

C’est donc avec hargne, qu’Adriel chercha dans les moindres recoins de l’île, jusqu’à ce qu’un de ses hommes vint lui faire part de leur trouvaille. Si le blond n’avait pas été si sérieux aux traits crispés, il est certain qu’il aurait pu en sourire. Au lieu de ça, il félicita le soldat venu lui annoncer l’excellente nouvelle, et prit la direction du château. Malheureusement, la nouvelle venue, la pluie se mit à tombée averse, pour son plus grand damne et surtout pour sa monture déjà bien épuisée.

A peine arrivé, Quiéra fut prise en charge, alors que le commandant pénétra le château pour se voir rapidement offrir par un des serviteurs une serviette pour sécher sa longue chevelure blonde. Chose qui encore une fois, fut interrompue par un soldat venu lui annoncer que le roi l’avait fait quérir. Il délaissa donc sa tâche actuelle, pour se rendre immédiatement vers la salle du trône où un malheureux faisant partit du groupe ayant trouvé le prisonnier, lui annonça la subite décision du souverain, chose qui énerva Adriel. Avec le roi Cirylle, il ne vivrait certainement plus bien longtemps, son cœur l’ayant certainement lâcher avant qu’il n’arrive à ses trente ans.

*Il n’en fera décidemment qu’à sa tête, il est bien de la même famille que le roi Gabrielle*

« Bien, merci de votre travail. Je n’ai à présent plus besoin de vous, allez vous reposer »

Sans attendre que sa présence soit annoncée, il pénétra dans la grande salle aux richesses extravagantes, et vis, non sans colère, la proximité du roi par apport au Prince peu fier de sa situation, être interrogé. Il décida donc de rompre cela en faisant connaître sa présence.

« Vous avez devant vous le Prince Bénarés Itesh neveu de l’actuel Sultan de Sesbasia, votre majesté »

Il s’approcha un peu plus et fit la révérence protocolaire en posant un genou au sol. Rapidement, il se redressa jetant un mauvais regard au Prince, pour le reposer sur le roi.

« Votre majesté, ne vous fier pas à son apparence, c’est homme est dangereux et à beaucoup de pouvoir sur son île. De plus, il n’est pas à laisser seul en votre compagnie »

*Celle de personne d’ailleurs*

Il eut un frisson en repensant à sa captivité sur Sesbasia et à ce qui aurait pu lui arriver si Sanatana et Shaun n’étaient pas arrivés. Puis, se plaça dans un coin afin de pouvoir surveiller au mieux l’entretient du roi et du prisonnier, tout en attendant de connaître les raisons de sa présence demandée à la salle du trône.
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Bénarés Itesh
Prince Itesh



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MessageSujet: Re: Audience forcée   Jeu 20 Mar - 23:02

Fixant le sol, Bénarés n’osait pas prêter attention à l’homme qu’il devinait bel et bien être le roi, aux vues des réactions et dires des gens présents. Lui, pourtant prince, ne parvenait pas à se reprendre et tenter de faire honneur à son peuple. Seulement, s’étant toujours senti hors de son statut, il ne pu jamais vraiment se comporter comme un monarque. Il avait, de toute façon, toujours pensé qu’il ne deviendrait personne au sein du royaume, et encore moins auprès de son père et de ses frères et sœurs. Alors passer pour un couard n’était finalement pas un souci.

Et tout en pensant à cela, il ne remarqua pas immédiatement la présence du blond en face de lui. Il sentait son regard insistant, mais n’arrivait vraiment à rien. Il ne pouvait pas bouger sans risquer de s’attirer les foudres de l’homme ou d’un soldat, et finir pire que blessé. Il avait déjà assez mal comme ça pour oser s’infliger de nouvelles blessures.

Il ne pu cependant rester calme puisque qu’un volatile sorti de nulle part l’agressa. Il n’avait en fait pas noté la présence du corbeau sur l’épaule du roi, et la surprise ne pouvait être feinte. Il tenta de le déloger de sa chevelure, mais il se figea, surpris par le haussement de voix à l’égard de l’assemblé, réclamant d’abord la présence d’une personne dont le nom lui était inconnue, puis que tout le monde sorte et les laisse seuls. Là, c’était encore plus effrayant. Il se demandait s’il n’allait pas être tué ou autre chose. L’inquiétude était clairement visible sur son visage.

Il en oublia totalement le corbeau sur sa tête tellement il se questionnait sur ce qui risquait de lui arriver. En tout cas, une fois al salle vidée, il savait qu’il ne devait pas révéler son identité. Sans doute que l’exploit de sa fuite en avait fait un dangereux individu, et qu’on avait donné comme ordres aux soldats de le récupérer urgemment. Donc, il n’avait pas à s’inquiéter qu’on puisse découvrir sa véritable identité. Il lui suffisait de dire qu’il était un simple soldat.

Malheureusement, un homme qu’il ne connaissait pas non plus fit son apparition, révélant ce qu’il désirait cacher.

Il fut saisit d’effroi, et observa le nouveau blond, se demandant bien comment il pouvait savoir cela. Il voulu lui poser la question, et dire qu’il s’agissait d’une erreur, qu’il n’était pas le prince, mais il y avait autre chose de plus intriguant et perturbant.

« Mon oncle…Sultan ?... »

Il n’en revenait pas. Imaginer qu’il y eut un tel changement en si peu de temps. Mais d’ailleurs, combien de temps était passé depuis son arrivée ? Il se tint la tête, ayant soudainement mal. Il était totalement perdu, et ne pouvait qu’accepter le fait que plus rien ne l’aiderait à cacher son identité. Et puis, ce que disait le nouvel arrivant l’intriguer. Il ne comprenait pas du tout pourquoi il disait de lui qu’il était dangereux. Vu ce qu’il savait faire en combat, il ne se trouvait pas spécialement inquiétant. Pourtant, il semblait faire comme s’il le connaissait, mais surtout ne l’appréciait pas puisqu’il ne cessait de le regarder avec un air mauvais. C’était gênant.

Il finit par décider de poser à son tour des questions.

« Je…Je crois que je ne peux pas me cacher…Je suis bien le prince Bénarés Itesh, mais je ne saisis pas bien ce qu’il se passe ! »

Il marqua un silence, cherchant un moyen de continuer. Il regarda celui qui ne semblait pas l’aimer.

« Je…Je pourrais savoir qui vous êtes ? Enfin, vous semblez me connaître, mais je ne vois pas ce que j’ai pu vous faire…C’est la première fois que je participe à une bataille et je ne comprends pas ce qu’il se passe… »

Il rougit, se sentant terriblement ridicule. Il savait que si son père et les autres membres de sa famille le voyaient, ils le maudiraient. Mais il ne savait pas quoi faire. Ses deux hommes l’intimidaient, l’empêchant de réfléchir clairement.

« Vous allez…me tuer ? »
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Cirylle Beliziel
Roi



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MessageSujet: Re: Audience forcée   Ven 21 Mar - 3:49

Décidément le commandant Cuthbert savait être horripilant. Déjà, il avait réponse à tout bien que là, ça l'arrangeait plutôt. D'ailleurs ce n'était pas pour rien qu'il l'avait fait demander. Et puis, est-ce que celui-ci était vraiment obligé de faire tant de cérémonial ? Il n'y avait que lui et un ennemi dans la pièce ! Bon d'accord, un vrai prince de sang royal même si lui ne l'aurait jamais dit à voir le prisonnier comme ça. Quand il pensait que lui se donnait bien du mal pour se donner une apparence digne et altière en toutes circonstances... Mais bon, lui n'était au départ qu'un négociant et avait été propulsé ici un peu par hasard comme pour feu son cousin d'ailleurs. Finalement, cet homme était le premier vrai 'sang bleu' qu'il rencontrait. Et il y avait de quoi être déçu.

On pouvait dire que son agacement à l'attitude si formelle de son commandant des armées était passé très rapidement à la surprise la plus totale. Et c'est les yeux écarquillés qu'il avait scanné une nouvelle fois le... Prince. Qui semblait aussi étonné que lui d'entendre parler de son oncle comme le sultan. Et là, c'était Cirylle qui n'y comprenait plus rien ! Il alla donc chercher explications auprès du commandant Cuthbert par un regard qui réclamait explicitement de l'aide.

Sauf qu'il ne retint pas un petit ricanement méprisant lors de remarque de ce... Prince. Il avait décidément bien du mal à s'y faire. Il ne saisissait pas bien ce qui se passait... Non, mais sans blague ! Ca, il pouvait éclairer ses lanternes très facilement !

"C'est simple. Vous êtes venu nous attaquer pour voler, piller, tuer et je ne sais quoi d'autre encore. Vous nous avez trouvé sur votre chemin et vous vous êtes enfuis. Nous vous avons ratrappé et vous connaitrez bientôt tout le confort de nos geôles comme le vulgaire soudard que vous êtes, prince de sang ou pas."

Au moins ça répondait à sa dernière question pour ce qui était de l'immédiat. Et le temps que son commandant des armées lui explique d'où il le connaissait, et qu'il écoutait distraitement la réponse d'une oreille, lui réfléchissait. Car il ne s'agissait pas de faire n'importe quoi. Après tout, il n'avait pas été un des meilleurs négociants sur Gardena pour rien. Et là, il se trouvait face à une prise de choix. Et pas n'importe laquelle. Un prince, rien que ça...

Il allait sans dire qu'il n'avait absolument pas tenu compte des avertissements de son commandant au sujet de ce prince. De toute façon, même face à un jeune garçonnet, il lui aurait dit de se méfier et de se tenir à distance pour le cas où celui-ci se serait révélé un dangereux tueur à gages.

Bien que là, à le voir avec Bayac sur la tête... Et qui ne semblait pas vouloir déloger... Pourtant il aurait bien aimé voir son commandant dans la même position. Mais bon, les cheveux mouillés l'avaient de toute évidence sauvés pour cette fois.

Pour revenir à des choses plus sérieuses, il se retrouvait tout de même avec un membre d'une famille royale et il supposait donc qu'il fallait un traitement spécial dû à son statut si particulier. Il se tourna donc vers -et comme toujours- le commandant Cuthbert recherchant son assentiment. Au moins ne pourrait-il pas lui reprocher de ne pas faire les choses sans l'informer au préalable !

"Je suppose qu'ayant affaire à un prince de sang, il faut un minimum de décorum. Et que donc sa cellule se doit d'être agrémentée du confort le plus basique. Vous veillerez à ce qu'il ait une couverture."

Puis ne se préoccupant plus vraiment de son prisonnier, il se leva de sa chaise pour faire les cent pas dans la salle tout en donnant ses directives.

"Je veux que vous informiez aussi son oncle... Le sultan de Sesbasia que nous avons quelque chose qui lui appartient. Et que nous sommes tout prêt à négocier une rançon digne de ce nom et du titre de notre prise."

Et là, il se sentait pour une fois dans son élément. Restait à savoir combien valait réellement ce prince...
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Adriel Cuthbert
Commandant



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MessageSujet: Re: Audience forcée   Ven 21 Mar - 18:16

Adriel regarda longuement le Prince, perplexe de son comportement. Il est vrai que Bénarés devait être un parfait comédien, et il donnait en ce moment même un échantillon de ses talents, bien que là c’était surtout misérable qu’était son apparence. Si le roi n’avait été présent, il lui aurait rapidement fait retrouver la mémoire sur l’attentat de Sesbasia sur l’île brumeuse. D’ailleurs, le roi lui-même ne semblait croire à une quelconque amnésie, puisqu’il donna les fait, ayant pour la première fois l’admiration du commandant qui apprécia le ton autoritaire et imposant du souverain.

Ce dernier d’ailleurs, paraissait prendre d’avantage d’assurance dans son rôle au plus les jours passaient. Il était donc certain, que s’il continuait sur cette voie et arrêterait ses fantaisies de vouloir être traité comme toute autre personne, il pourrait devenir un bon roi. Seul le temps était meilleure conseillère. Les paroles du Prince le sortirent de ses pensées. Détestant que cet être vil et répugnant baignant dans la honte, se moque de lui, il s’en approcha un peu plus afin de l’attraper au col pour finalement le relâcher non sans douceur.

« Est-ce donc uniquement cela que vous avez trouvez pour alléger votre implication !! Vous n’êtes décidément que honte pour votre peuple, un Prince aussi lâche que vous ! »

Il lâcha un rictus empli de dédain

« Je suis le premier commandant des armées, le commandant Cuthbert ! Vous et moi, nous sommes affrontés dans le désert de Sesbasia, là où nous avons été capturés. Dois-je vous rappeler ce que vous avez fait endurer à mes hommes, et ce que vous avez souhaitez me faire ! »

Adriel préféra s’arrêter, évitant tout détail qui pourrait le mettre plus mal à l’aise. Car bien que la tentative du Prince avait échouée, le commandant était bien trop prude pour accepter qu’une simple personne ait pu poser les mains sur sa peau sans sa permission. Il reporta alors son intention sur le roi, qui précisa le confort à offrir à ce prisonnier de prestige. Confort qui se résuma à une simple couverture.

« Bien votre majesté »

Il écouta ensuite les instructions désirées du roi, qu’il accepta d’un simple signe de tête.

« Je vais faire envoyer une missive au Sultan Krishna, lui annonçant le nombre de prisonniers que nous avons. De plus avoir le Prince jouera en notre faveur. Si je puis me permettre, grand nombre de nos hommes ont été capturés ces derniers mois, et nombreux d’entre eux ont une famille.

Il serait donc plus judicieux pour nous, d’ordonner au Sultan dès sont arrivé la liberté de nos hommes avant de lui remettre le Prince. De plus, mais cela n’est pas de mon domaine puisque c’est une demande pour le peuple, nous pourrions également exiger quelques barils d’eau. Evidemment, je vous laisse choix de cette demande »


Il s’adressa à Bénarés

« D’autres navires doivent-ils vous rejoindre normalement? »

Il se tu, attendant de connaître les opinions du roi Cirylle

« Me permettez vous d’interrogé le prisonnier dès votre entretient avec lui terminé ? J’ai besoin de savoir si d’autres attaques étaient prévues dans les jours à suivre »

Il regarda le Prince

« Bien que le Prince restera en notre compagne encore plusieurs jours, en attendant que le messager arrive à destination »
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Bénarés Itesh
Prince Itesh



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MessageSujet: Re: Audience forcée   Ven 21 Mar - 22:31

Le prince afficha une grande surprise lorsqu’il entendit qu’il était venu piller. Il n’avait absolument pas souvenir de s’être lever ce matin pour faire ça. D’ailleurs, il ne savait même plus ce qu’il avait fait ce matin. Bien sûr en temps de guerre, agir ainsi, attaquer son ennemi afin de lui dérober des terres ou des biens était ‘banal’, mais de là à ne pas savoir comment il avait pu avoir le droit et le pouvoir d’ordonner cet acte, il y avait un monde. Cela l’étonnait même de sa part, lui qui n’aspirait véritablement ni à la paix, ni à la guerre. Il avait toujours été indifférent.

Il fut sorti de ses nouveaux questionnements par le geste agressif le commandant rosarian qui ne se gêna pas pour lui montrer la haine qu’il avait envers lui. C’était aberrant pour le Sesbasien d’être traité ainsi, alors qu’il n’avait rien fait. Pourtant, il le connaissait, et ne pouvait décemment pas le confondre avec quelqu’un d’autre. Sans compter qu’il avait séjourné sur Sesbasia en tant que prisonnier. Mais il n’avait aucun souvenir de l’avoir rencontré et d’avoir pu l’insulter ou autre.

Cependant, une envie terrible de tuer l’homme s’empara de lui, sans pour autant le conduire à cela. C’est comme si son esprit et son corps étaient en totale contradiction. Il se mit à chercher ce qu’il avait pu faire pour s’attirer son animosité, mais aussi pourquoi pour la première fois de sa vie il avait envie de s’en prendre à quelqu’un d’autre, fut-il étranger ou ennemi. C’était complètement en contradiction avec son comportement habituel. Ne sachant pas quoi dire en réponse, il se tu et continua de réfléchir, bien que ses blessures se réveillèrent avec le violent geste du blond.

Il resta silencieux au dialogue qui s’engagea entre les deux hommes. Il ne comprenait rien à sa présence sur l’île, malgré les explications du roi, mais il savait en tout cas qu’il devait faire en sorte d’en savoir plus sur ce qu’ils comptaient lui faire. Bon, les geôles, il s’en doutait, mais il aurait quand même préférait être au moins considéré avec les égards dû à son statut. Enfin, c’est ce qu’il souhaitait, puisqu’il ne pouvait décemment pas le réclamer.

Mais il ne pu retenir une question.

« Je…Mon oncle ! Comment se fait-il qu’il soit Sultan ? Qu’est-il arrivé à mon père ? Que s’est-il passé sur mon île ? »

Ignoré, il ne tenta pas d’insister, mais se senti obliger de répondre à la question du blond peu amical…Enfin, celui qui était le plus irascible des deux.

« Je n’en sais rien ! Je vous jure que je ne sais rien du tout de ma présence en ce lieu. Je n’ai jamais cherché à vous attaquer, et expliquer pourquoi je suis là, comme vous dire s’il y a des renforts…Mais qu’est-ce qui se passe ? Je ne me souviens de rien du tout ! »

Il se tint de nouveau la tête, son mal de crâne revenant à la charge. C’était épuisant de ne rien savoir. Il fini par se lever et affronter les deux hommes du regard.

« Si…Si je dois rester ici, et que vous comptez surtout profiter de ma capture, j’exige de recevoir une détention dans les conditions dû à mon rang ! Je refuse que vous m’imposiez autre chose que cela ! »

Soudain, commençant à trouver l’oiseau sur sa tête agaçant, il eu un geste assez vif et s’en empara, le serrant un peu trop fort. Lorsqu’il prit conscience de son geste, il lâcha l’animal, horrifier par ce réflexe qui lui était inconnu. Il aurait pourtant tant aimé lui briser le cou. Il tomba à genoux, se sentant davantage perdu.

« Je veux rentrer chez mois…Qu’est-ce qui m’arrive ?...Comment est-ce que je peux agir ainsi ?! »

Il porta son attention sur les deux blonds, inquiet de ce qu’ils pourraient penser à faire. Rien de cohérent ne se passait dans son esprit. Il n’y avait que des questions sans réponse, et un gouffre aussi profond que le centre de la Terre dans lequel il se perdait.

[Je vous dit à mardi^^]
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Cirylle Beliziel
Roi



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MessageSujet: Re: Audience forcée   Sam 22 Mar - 1:47

Le prince aurait pu s'époumonner comme bon lui semblait que Cirylle n'aurait toujours pas écouté. Les rosarians avaient subit une attaque et s'en étaient finalement sorti sans trop de dégâts. Et puisqu'ils se trouvaient être les vainqueurs, ils agissaient comme tel. Avait-il jamais rendu la mise au perdant lors d'une partie de cartes ? Autant de fois qu'on le lui avait rendu à lui lorsqu'il perdait, c'est-à-dire jamais. Et il n'allait certainement pas commencer maintenant.

Donc ce que pouvait déblatérer le prince ne l'intéressait absolument pas. Ce qui était loin d'être le cas de ce que pouvait dire son commandant. Car là, il sentait bien qu'il s'était passé quelque chose entre ces deux-là sur Sesbasia. Quant à savoir quoi... Ca pouvait aussi bien être tout et n'importe quoi connaissant le caractère si particulier du pur produit rosarian qu'était le commandant.

Décidant donc de passer à quelque chose de plus constructif, il s'intéressa aux propositions de son commandant. Et haussa un sourcil vaguement incrédule aux quelques barils d'eau.

"Comment ça, quelques ? Mais je compte bien la leur extorquer cette eau, et bien plus que quelques barils ! On va leur apprendre ce qu'est qu'un pillage en bon et du forme. Et pas fait par des incapables !"

De toute façon, de ce qu'il se rappelait avoir déjà entendu des autres îles, Sesbasia n'était pas celle qui manquait le plus d'eau. Il n'allait donc pas se gêner. De la même manière, il haussa les épaules à la demande de son commandant pour soumettre le prince à la question.

"Faites. Mais il n'est pas sur que vous puissiez en tirer grand chose."

En tout cas lui, n'aurait pas parié cher là-dessus. Il en était là de ses réflexions quand un piaillement strident le stoppa net. Bayac, son Bayac, était en train de se faire assassiner sous ses yeux ! Perdant toutes ses couleurs, il vit avec effroi son compagnon d'infortune se démener pour se sortir de ces mains qui l'etouffaient. Pour finalement s'échapper et aller chercher refuge sur une autre tête plus accueillante. Il fallait croire que les cheveux mouillés ne le gênaient plus tant que ça.

Mais au moins avait-il volé jusqu'à eux. Et croassait suffisament fort pour se dire qu'il n'allait pas agoniser dans la minute qui suivait. Et c'est ce qui fit que dans la seconde qui suivit par contre, Cirylle se tenait face au prisonnier pour lui envoyer un bon coup de pied en plein plexus solaire. Faute d'avoir d'autres armes que son corps à sa portée. Ce qu'il lui permit de se dire entre deux éclats de rage, qu'il garderait dorénavant un poignard sur lui et tant pis si cela ne faisait pas très royal ! Bien que se battre à mains nues sur le sol ne faisait guère plus royal... Toujours est-il que le coup de pied fut rapidement suivit par un placage au sol où il cogna avec ses poings cette fois, le dos de sa victime. Puis agrippant les cheveux longs , il tira violemment dessus pour la relever et ainsi la frapper un bon coup sur le dallage de la salle. Au moins le prince aurait-il une bonne raison pour avoir mal à la tête !

Essoufflé, il resta un moment à observer froidement le prince se tordre de douleurs. Relevant un regard plein de défi vers le commandant -car oui frapper un homme déjà à terre ne le dérangeait absolument pas, ce code de l'honneur n'existant pas dans les tavernes louches de Gardena- il s'assura rapidement que Bayac semblait toujours bien. Puis alla le chercher avec beaucoup de douceur sur son perchoir improvisé. Tout à son inquiètude pour son animal, il en avait oublié jusqu'à sourire de la position si incongrue du si rigide commandant Cuthbert.

"Là, je crois que vous ne pourrez définitivement plus rien en tirer..."

Et c'était bien là, la dernière de ses préoccupations. Toute son attention portée sur Bayac, il l'avait déposé précautieusement sur une des deux grandes tables de la salle et vérifiait soigneusement son état de santé tout en le câlinant doucement.
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Adriel Cuthbert
Commandant



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MessageSujet: Re: Audience forcée   Lun 24 Mar - 19:39

Adriel haussa un sourcil à toutes les interrogations du Prince qu’il trouva bien étranges, mettant ça sur de la comédie ou un état de choc, bien qu’il trouva ce fait, bien improbable lorsqu’on connaissait l’agressivité de cet homme qui le répugnait. Rien que son existence d’ailleurs était une honte faite à Dieu, créateur de l’homme. Et lorsqu’il fut autorisé à questionner le prisonnier, une fois encore, la réponse de ce dernier ne lui plu guère. Evidemment, il ne s’était pas attendu à un déballage de stratégies, mais entendre un ennemi vous dire qu’il n’avait pas voulu attaquer, alors qu’il était descendu d’un navire arme en main était plutôt hilarant pour une personne savant rire.

Restant impassible, le commandant fixa l’homme qui réclamait à présent tout le confort des hauts dignitaires. Adriel s’apprêta alors à répondre, mais du dégainer son épée lorsque la rage du Prince se manifesta en étranglant…le corbeau.

Sur le coup, le commandant ne su que faire, s’il blessait le prisonnier, l’oiseau de malheur pouvait l’être aussi, ce qui ne serait pas bon pour sa carrière, lorsqu’on savait l’attachement que le roi avait pour ce volatile noir. Mais il ne pu pousser ses réflexions plus loin, puisque justement l’oiseau se libera pour venir se réfugier sur sa propre chevelure. Les ongles se mêlant à ses longues mèches blondes et rugueuses par leur état mouillé, ne lui fit pas sans douleur.

C’est ce moment que le roi choisis d’ailleurs, pour s’en prendre directement au prisonnier. Commençant d’abord par un simple coup de pied, rapidement le monarque s’emporta dans sa colère pour frapper violemment le prisonnier. Ecarquillant les yeux d’étonnement, Adriel trouva la scène bien ridicule, manquant véritablement de réfléchit pour un roi. C’est alors, un regard désolé d’avoir été obligé à assister à une telle scène, qu’il fit au roi venant d’en finir.

« Votre majesté ! Un tel comportement n’est pas digne du roi de Rosaria ! Vous battre de cette façon, et avec un ennemi qui est notre monnaie d’échange la plus sur ! »

Il se dirigea vers le Prince et s’agenouilla, portant sa main au cou de celui-ci. Adriel fut alors soulager que le roi ne l’avait pas tué. Puis se redressant, il se dirigea vers la porte, appelant quelques soldats étant restés là, et leur ordonna d’emmener le prisonnier jusqu’à son nouveau lieu de résidence en attendant l’arrivée prochaine de Sanatana, mais surtout l’interrogatoire officiel de l’armée.

Bénarés une fois emmené, Adriel se tourna vers le roi.

« Je vais faire envoyer un messager sur Sesbasia, le Sultan n’arrivera donc pas avant plusieurs jours. En attendant, vous devriez vous reposer votre majesté. Je vous demande cependant d’éviter ce genre de comportement devant d’autre personne qui ne vous sera que défavorable pour vous faire accepter »

Après un salut militaire, Adriel quitta la salle pour se rendre à ses appartements.
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Bénarés Itesh
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MessageSujet: Re: Audience forcée   Jeu 27 Mar - 22:03

Alors qu’il était encore perdu dans ses pensées, Bénarés ne vu pas le roi lui foncer dessus. Ce n’est que lorsqu’une ombre apparut devant lui qu’il releva la tête, sachant qu’il allait sans doute recevoir une correction ou autre chose en châtiment.

Cependant, il ne s’attendait pas à être frappé avec autant d’acharnement.

Ce roi qui semblait froid lui paru soudainement beaucoup moins calme. Comme si les blessures qu’il avait reçues n’avaient pas suffit, le voilà encore davantage violenté, subissant sans pouvoir se défendre, des coups d’une rare violence.

Tout ce qu’il pouvait faire, c’était de protéger son corps comme il pouvait, mais en vain. Il en cracha même du sang, et sentit ses os se briser. C’est pourquoi il ne bougea plus quand enfin les coups cessèrent. Il avait une envie terrible de pleurer sa douleur, souffrant le martyr, se maudissant pour s’être échappé de chez Alexandre, mais aussi d’être venu sur Rosaria. Pourtant, il ne pleura pas, comme si quelque chose l’empêchait. Ce n’était sans doute pas la fierté en tout cas, car il n’en menait pas large, étendu sur le sol, alors qu’il était un prince de sang. Une véritable honte.

Il eu un léger sursaut malgré la douleur, au moment où le commandant vint vérifier s’il était encore vivant. L’envie de l’attraper et de le prendre en otage surgie comme une évidence, mais ses nouvelles blessures le clouaient au sol, et la force lui manquait.

Ensuite, il fut amener par des gardes. Sur le coup, il ne pensa pas que les geôles allaient devenir sa chambre d’hôte, et qu’il y passerait un certain nombre de jours. Il regarda les deux hommes en s’efforçant de ne pas se transformer en furie et tout tenter, quitte à y passer. Mais encore une fois, tout se mélangeait dans sa tête, l’obligeant à ne rien faire, ainsi qu’à céder à l’évanouissement, ne supportant plus la douleur.
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Audience forcée

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