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Thomas Salinger Tenancier

Age : 27 Inscrit le : 28 Oct 2006 Messages : 220 Localisation : Dans son bar à attendre le retour d'Ange
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Jeu 19 Juin - 23:59 | |
| Inutile, Thomas ne servirait à rien dans cette bataille étant donné qu’il ne savait pas se battre et qu’il n’avait même pas d’arme avec lui. Il était donc très content de pouvoir s’échapper à tout ça et de retourner bien à l’abri sur le navire. Au moins il ne verrait pas le massacre. Il ne serait pas le seul à devoir faire marche arrière Ethan l’accompagnerait. Au vu du si jeune âge de l’écuyer ce n’était pas plus mal finalement., même si ce dernier n’était pas de cet avis. C’est donc sagement qu’il se mit en marche avec les soldats. Ses espoirs de rentrer vivant et en un seul morceau s’envolèrent bien vite. Les Sesbasien étaient passé à l’attaque, et il lui était impossible à présent de quitter les lieux. Dire qu’à un moment il avait eu pitié de tous ses pauvres gens, là il se rendit compte qu’ils n’étaient pas si innocent que ça, puisqu’il s’agit non pas de civils, mais de soldats, enfin pour la plupart d’entre eux et d’après ce qu’il voyait.
C’est impuissant qu’il assista à la capture d’Ethan par un ennemi. Comment pouvait on se conduire de la sorte avec un enfant? Décidément les Sesbasien n’étaient pas que des barbares c’étaient aussi des lâches pour s’en prendre à plus faible qu’eux et pire encore à les attaquer de dos. Bien qu’il n’aimait pas spécialement Ethan, il avait mal pour lui. C’est horrifié qu’il écouta le discours du Sesbasien qui les invitait à se rendre. Que devait il faire, refuser et mourir dans d’atroce souffrance, ou bien accepter au risque de subir exactement le même sort, mais un peu plus tard ? Quelque soit sa décision il ferait mieux de se dépêcher de la prendre, surtout que ce fut au tour de Shaun d’être blessé par une flèche. Il serait sans nul doute le prochain sur la liste, étant donné qu’il était parfaitement incapable de se défendre seul.
Il fut sorti de ses pensées par la voix du commandant Cuthbert, qui lui demanda où était son cousin avant de lui demander de le chercher. Le retrouver avec toutes cette foule et surtout pendant une bataille ne serait pas facile, loin de là. Mais il ne pouvait pas refuser cette requête non plus, au risque de passer pour un salaud et un égoïste qui ne pense qu’à une seule chose, sauver sa peau.
- « Je ne sais pas où il est commandant. Je vais immédiatement à sa cherche. »
Il pria pour retrouver « le puceron » rapidement et en vie de préférence. Il se mit donc en marche, tout en surveillant ses arrières, afin de ne pas recevoir lui aussi un mauvais coup. Il était tellement préoccupé par les Sesbasien qu’il avait complètement oublier la présence des Eldelskien. Il n’avait pas pensé non plus qu’ils se mêleraient eux aussi à cette bataille. Cela aggravait la situation, à présent il devait se méfier de tout le monde et le danger viendrait de tous les côtés. Le plus prudent était de les éviter, après ce qu’il s’était passé lorsqu’il s’était rendu sur leur île, il se doutait bien qu’il serait mal reçu. Il y avait sans doute, un ami, un frère, voir un simple camarade, d’un des soldats qui avaient été punis par sa faute. Si c’était le cas, il voudrait sûrement le venger en s’en prenant à lui.
Malheureusement il fut obligé de passer à côté d’eux, il y avait bien trop de monde pour qu’il en soit autrement. C’est à ce moment qu’il vit Yvan décapité un homme, sans la moindre hésitation. Jamais auparavant il n’avait assisté à une exécution aussi rapide et inhumaine, c’était aussi la première fois qu’il voyait ce genre de chose. Son estomac se retourna dans son ventre et il porta la main à sa bouche pour ne pas hurler. Puis il lança un regard froid sur le dirigeant d’Edelski.
- « Vous étiez vraiment obligé de faire ça ? Vous ne pouviez pas vous contenter de le repousser avant de le tuer? Tout ce qu’il voulait était de protéger son île contre les envahisseurs que nous sommes, enfin je crois. Finalement vous ne valez pas mieux qu’eux, et vous avez raison en affirmant qu’il y a des monstres sur toutes les îles, puisque vous en êtes un vous aussi. Vous comptez faire de même avec moi maintenant ? »
Inquiet il regarda les soldats Eldelskien tout en craignant que l’un d’eux décide de l’attaquer pour avoir osé dire tout haut ce qu’il pensait de leur chef. Au milieu d’eux il vit enfin Shaun et Ethan. Que faisaient ils seuls entouré qui plus est par des ennemis. Qu’allaient ils leur arriver ?
- « Shaun, Ethan… Vous allez bien ? »
Il n’y avait donc que les lâches ici ? Pourquoi toujours s’en pendre aux faibles? Ce Praha n’avait donc aucune fierté lui aussi ?
- « Je peux savoir pourquoi vous avez encerclé mes amis comme ça ? Vous comptez les tuer plus loin, là où personne pourra vous voir, à moins que vous ne comptez les capturer et vous en servir comme monnaie d’échange par la suite? »
Pas un instant il ne pensait que si les Edelskien avait réagit de la sorte, c’était pour les protéger qu’une quelconque attaque, il n’était pas là lorsque Yvan avait parlé à ses amis. Et comment aurait il pu s’en douter ? Surtout après ce qu’il venait de voir. Vainement il essaya de se frayer un chemin afin de rejoindre les deux autres au centre du groupe. Il n’avait pas envie de les laisser seuls face à un tel ennemi. Mais il fut contraint de le faire, étant donné qu’aucun soldat ne le laissa passer, ils avaient même l’air menaçant.
Ce qui se passa par la suite, semblait lui donner raison. Shaun disparu rapidement avec un homme aux cheveux étrange. Pourquoi partait il si rapidement, s’il n’avait pas de mauvaise intention. Contrairement à Ethan, il ne pu le suivre, il était toujours au même endroit, incapable d’avancer, il était toujours bloqué par les soldats. Il se sentait de plus en plus inutile, il n’avait rien pu faire et avait du se contenter de regarder de loin les événements. Rester là serait inutile, et puis la compagnie des Edelskien ne lui plaisait pas vraiment. Il s’en alla, avant de voir son propre sang sortir de son corps. Et puis il devait toujours retrouvé Ethan comme il l’avait plus ou moins promis de le faire au commandant.
Il s’éloigna donc rapidement et se mit à courir, et ce qui devait arriver arriva. Il ne pouvait pas non plus traverser un champ de bataille sans être blessé lui aussi. Il reçu donc à son tour une flèche qui se planta directement dans sa cuisse droite. La douleur fut elle qu’il se mit à hurler avant de tomber à genoux sur le sol. Dans son malheur il avait été relativement chanceux, il ne devrait pas mourir de sa blessure, pour le moment tout au moins, puisque aucun organe n’avait été touché. Sa situation ne pouvait pas être pire, et pourtant ce fut bien le cas. Se tenait devant lui un Sesbasien, et pas n’importe lequel c’était celui qui leur avait demander de déposer leurs armes et aussi celui qui s’en était pris à Ethan. Ce dernier avait forcément du se rendre compte de sa présence, avec le cri qu’il venait de pousser.
- « Euh…. Je me rends. »
Dit il tout en levant les bras et en haussant les épaules. Ce n'était pas par gaité de coeur qu'il se rendait aussi facilement à l'ennemi, c'était juste pour rester en vie tout simplement. Il n'y avait rien de glorieux à le faire, il en avait conscience, mais il n'avait pas le choix non plus. S'il n'avait rien dit le Sesbasien l'aurait sans doute tuer sans la moindre hésitation. Par contre il n'était pas prêt de rentrer chez lui. Au moins Ange ne se fera pas du souci pour lui, finalement ce n'était pas une si mauvaise chose qu'il ne soit plus avec lui.
- « Ne me faites pas de mal, je ne suis pas armé et je promet de me laisser faire sans me débattre."
Il espérait que l'ennemi se montre aussi clément qu'il l'avait promis.
Admin: abandon de Darren. Navrée pour les personnes jouant avec lui sur le topic. Bonne suite de jeu. |
|  | | Sanatana Krishna Sultan

Inscrit le : 12 Oct 2006 Messages : 97 Localisation : Ishtaria
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Dim 22 Juin - 9:42 | |
| Partagé entre la joie et le dépit, Sanatana tint le regard défiant que lui portait le blond, une épée sous la gorge. Il était amusé par cela, car il savait que l’homme ne se laisserait pas intimider par ce geste et lui tiendrait tête, comme d’habitude. De toute façon, après tous ces évènements, c’était sans doute tout ce qu’ils pourraient échanger désormais l’un et l’autre. Alors il ouvrit la bouche pour lui parler encore, mais un cri sembla attirer l’attention du blond qui se dégagea avec un simple coup de pied. C’était vieux comme le monde, mais le Sultan venait de se faire avoir par ça. Il en avait presque honte, mais ne fit rien pour le rattraper. Il ne savait pas pourquoi ce cri, précisément, au milieu des autres eu sa préférence, mais en tout cas ce devait être important, au point qu’il le laissa aller.
En même temps, il ne pouvait pas faire grand-chose puisqu’il fut prit pour cible à son tour par des ennemis qui l’avaient reconnus, ou du moins comprit qu’il s’agissait là du souverain de Sesbasia. Attiré comme des hyènes par une charogne, les ennemis s’avancèrent. Il s’en défit facilement, cela avec l’aide de l’escorte qui s’était formée peu avant, même s’il avait perdu deux hommes entre temps. C’était dommage, mais Sanatana n’avait pas le temps de s’apitoyer sur leur sort, car ils avaient accompli leur devoir comme il le fallait, et méritaient tout son respect. Respect qu’il reconnaîtra lors de la cérémonie d’adieu qui aurait lieu ensuite, comme après chaque bataille et perte.
Ne faisant plus attention à rien d’autre, il vu une épée déviée de justesse sous ses yeux. Il s’agissait là d’une attaque d’Adriel. Heureusement qu’un de ses gardes s’était chargé de répondre, et de tenter à son tour une attaque, car lui n’aurait pas réagit. Il était surpris de le revoir aussi vite, persuadé qu’ils ne se reverraient pas de sitôt. Il était certain que le blond était parti chercher la personne qui avait poussé ce cri auparavant. Pourtant non, il tenait à lui faire payer ce piège qui s’était refermé sur les Rosarians, le sommant de lui dire comment il était au courant de leur arrivée. Bien évidemment, la seule réponse fut le silence. Il ne pouvait décemment pas lui révéler qu’un espion s’était glissé au château, sinon à quoi bon recevoir des nouvelles.
Il s’adressa dans sa langue à l’homme qui venait de le protéger, pour voir celui-ci s’écarter et laisser le souverain tranquille avec le Rosarian. Il n’avait pas besoin d’assistance pour se défendre et lui répondre, aussi il le pria de se retenir et plutôt de se contenter des autres agresseurs qui ne manqueraient pas de les interrompre souvent. Adriel tenta de faire appel à sa compassion en lui demandant d’épargner trois personnes ne sachant se battre, et pourtant il l’attaqua. Sanatana choisit de ne pas bouger et se laissa blesser par le blond. D’ailleurs, il fut surpris que cela ne soit qu’une éraflure, certes douloureuse et saignant, mais ça n’empêchait pas que pour lui ce n’était pas si terrible. Il en profita pour attraper le commandant et le jeter au sol, afin de le secouer.
« Vous n’attirerez pas ma compassion avec ça ! N’êtes-vous pas soldats ? Vous devriez savoir autant que moi qu’on ne peut éviter à des civils d’être entraînés dans les conflits. Ce n’est pas moi qui ai fait venir ces hommes et cet enfant, mais bien vous, non ? »
Il marqua une pause avant de reprendre, maintenant toujours Adriel au sol. Il jeta malgré tout un œil autour pour voir le dirigeant d’Edelski près de Shaun, et sans doute de l’enfant dont parlait le blond, mais ne prêtant pas plus attention, car après tout il était davantage intéressé par Adriel.
« Il semble que Yvan Praha soit à leurs côtés, mais je ne saurais dire pourquoi…Peut-être vont-ils mourir…Mais ce n’est pas ce qui m’intéresse là ! »
Observant Adriel avec plus d’attention, il commença à se rendre compte de quelque chose. Il le redressa soudainement, le regardant attentivement et posant une main sur son visage qui était plutôt pâle.
« Mais…Vous êtes fiévreux ! Qu’est-ce que vous faites là ? »
Il ne dit rien de plus, sachant que lui-même aurait fait exactement la même chose. Jamais il n’aurait laissé la maladie le contraindre à rester cloué dans un lit, même si de cela pouvait résulter sa propre mort. Il siffla d’agacement, puis le repoussa d’un coup, appelant deux Sesbasiens proches d’eux. Toujours dans leur langue, il leur demanda de le protéger, bien que ces derniers ne semblaient vraiment pas chauds à défendre un ennemi. Mais c’était les ordres du Sultan, et on ne pouvait lui désobéir sous peine de passer pour un rebelle et risquer la mort. Ensuite, il revint sur Adriel, le regardant droit dans les yeux.
« Je leur ai demandé de vous protéger pour le moment, puisque vous ne tiendrez pas plus longtemps. Je vous serais gré de ne pas vous en prendre à eux en sachant cela ! »
Il se leva, puis lui parla de nouveau.
« Je ne sais pas ce que Yvan Praha compte faire de vos amis, mais si vous vous sentez concerner autant pas eux, je vais m’en charger votre place…Cependant, je ne fais pas ça par altruisme… »
Et sans en dire davantage, il s’approcha de son homologue venant du froid au pas de course, trouvant non loin de l’homme un autre qui l’insultait alors qu’il ne pourrait sans doute rien faire désarmé, à l’opposé du gamin qui brandissait son arme avec peu d’assurance. C’était une situation plutôt tendue. Mais le temps qu’il s’approche, Shaun fut embarqué comme un sac sur l’épaule d’un autre homme, pour s’enfuir avec d’autres soldats. Il comprit qu’il s’agissait de ce qu’il restait de la troupe Edelskienne. Bien sûr, ce n’était qu’une supposition pour lui puisqu’en arrivant il n’avait pas remarqué plus d’hommes de leur côté. De toute façon, ils ne pourraient pas aller bien loin puisque la peau des combattants présents commençait à foncer.
Arrêtant de penser à cela, ignorant que l’homme qui avait harangué Yvan était une des trois personnes dont lui avait parlé Adriel, il parti à leur poursuite pour finalement changer sa trajectoire afin de porter secours à l’enfant qui allait se faire tuer par l’un des fuyards. Heureusement que l’homme ne s’y attendait pas, lui permettant de vite s’en débarrasser.
« Tu ferais mieux de te cacher quelque part ! »
Puis sans s’adresser davantage au blond, il se mit à parcourir les ruelles que les Edelskiens avaient empruntées. Il fini par choisir une autre solution. Il se stoppa et héla ces derniers.
« Edelskiens ! Vous remettez en cause nos us, mais vous n’hésitez pas à kidnapper un homme sans défense ? Je vous somme de me remettre ce Gardenien si vous ne voulez pas subir les foudres de son île ! »
Il attendit alors une réaction de leur part, espérant récupérer alors Shaun qui devait grandement regretter son retour sur Sesbasia. De plus, il pourrait connaître les raisons de sa présence ici, alors qu’il n’était absolument pas censé revenir aussi tôt. Il pensait que celui-ci aurait eu le réflexe de le prévenir, mais non. Il se souvint alors du fait que c’était Adriel qui lui avait fait remarquer sa présence. Il l’avait sans doute accompagné.
*Mais quel imbécile !*
Le petit groupe se stoppa. Le Sultan cru que cela venait de lui, mais non. Des Sesbasiens avaient réussi à les coincer, bien que c'était sans doute plus un coup de chance qu'une véritable idée que de les contourner pour les prendre au piège. C'était même certain. On pouvait dire ce qu'on voulait, ça convenait tout de même très bien à la situation puisqu'ainsi Shaun pourrait être délivré.
Sanatana n'attendit pas pour crier de nouveau dans sa langue et leur ordonner de n'attaquer que les Edelskiens, et de ne surtout pas toucher au pharmacien qui était facilement reconnaissable, lui permettant ainsi de ne pas avoir à expliquer la différence entre les blancs présents. C'était des fois dur pour eux de les différencier avec leur peau blanche, surtout pour les gens qui ne voyageaient pas. Et grâce à ses cheveux roses, l'homme ne risquait pas d'être touché par un Sesbasien.
Le combat commença, et la priorité du brun fut tout d’abord de sauver le Gardenien, évitant une gaffe. Et puisque l’homme qui l’avait attrapé le lâcha pour se lancer dans le combat, il pu rapidement s’en approcher. Les Sesbasiens étaient en surnombre, il avait là l’occasion de ne pas trop s’inquiéter, et se concentrer sur son objectif principal. Heureusement, il y parvint et le cacha derrière lui.
« Shaun, vous me décevez vraiment ! Je ne pensais pas que vous seriez assez stupide pour vous lancer dans une bataille, même si cela part d’un bon sentiment, je suppose ! Est-ce que vous avez pensé au fait que si un membre d’une des îles vous attaque, celle-ci sera détruite ? Je ne sais pas qui vous a blessé, mais vous venez de condamner un peuple… »
Il souhaitait que ça ne soit pas Sesbasia, car c’en était alors fini, bien qu’il faudrait prouver cela. Il ne pensa pas longtemps à ça puisque Yvan se présenta à lui. C’était sans doute dû au fait qu’il ne restait plus que lui et l’autre homme aux cheveux blancs qui, en fait, ne tarda pas à succomber. Peut-être que le général ne savait plus trop quoi faire d’autre que d’attaquer son plus grand ennemi. Mais on ne pouvait lui en vouloir puisque c’était exactement ça que le Sultan aurait fait. Il s’en serait lui aussi prit à la tête du groupe, et accessoirement de l’île. Seulement, ce fut plus facile qu’il ne le cru. C’est comme si l’homme s’était jeté sur son épée exprès, pour en fait profiter de la surprise et blesser le Sultan à son tour. Par mortellement, un coup de chance, lui permettant d’achever l’homme qui lui parla dans un dernier souffle.
Le Sultan resta interdit devant ces mots, et ordonna à ses hommes de retourner à l’autre combat qui continuait encore contre les Rosarians, avant de s’asseoir par terre, la blessure étant tout de même douloureuse. Il avait la hanche percée. Il regarda Shaun.
« Je vais devoir vous demander de m’aider en attendant de renter chez vous ! Après tout, vous êtes venu pour soigner, non ? »
Il ri légèrement, puis regarda le cadavre du dirigeant d’Edelski, ne disant rien. |
|  | | Bénarés Itesh Prince Itesh

Age : 25 Inscrit le : 06 Oct 2006 Messages : 219 Localisation : Sesbasia
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Dim 22 Juin - 12:27 | |
| Heureux de s’être trouvé un jouet, martyrisant le pauvre gamin qui tentait de se débattre, le prince ne se fia pas du tout au fait que celui-ci parviendrait à faire abstraction de la douleur un instant pour lui lancer du sable au visage. Il se protégea comme il pu, mais se retrouva avec quelques grains de poussières dans les yeux, pour finalement se servir d’un pan de sa tenue humide pour essuyer ses yeux, et réussir à retrouver la vue dont il avait été privé un instant.
Et le temps de faire ça, il découvrit avec joie le roi de Rosaria-Rosaris se dresser devant lui. Trop occupé avec ses yeux juste avant, il n’avait pas du tout fait attention à ce qu’il pouvait se passer pendant ce temps, aussi n’avait-il pas entendu les moqueries de celui-ci. De toute façon, il était trop content de se retrouver dans une bataille pour s’attarder sur ce genre de détails, et en faire une maladie. Sans compter que lui était encore tout fier de l’avoir laissé à son triste sort, la dernière fois. Il était aussi rassuré de voir que quelqu’un était venu le chercher. Dommage qu’il n’ait pu assister à ça pour voir la honte que le monarque avait sans doute ressenti à cet instant.
Il remarqua rapidement que ces retrouvailles comblaient aussi Cyrille qui ne prêta bientôt plus attention au pharmacien et au gosse. Cela permettrait au moins que leur duel ne soit pas dérangeait pas ces deux-là.
Les hostilités commencèrent avec les paroles du roi à son encontre. Ce dernier réussi parfaitement à vexer le brun qui eu un léger sourire amer à ce souvenir. Il ne supportait pas de se rappeler ce moment où il fut humilié, lui dont sa notoriété l’avait précédée, lui qu’on disait cruel, et qui s’était transformé en carpette. C’était intolérable !
Il se prépara à répondre, lorsqu’il aperçut Shaun blessé. Il se mit à hurler de nouveau, mais en sesbasien, mettant en garde les imbéciles qui oseraient le toucher de nouveau. Il ne fallait pas que le pharmacien meure ici, sinon Sesbasia devrait prendre la responsabilité auprès de Gardena d’avoir entraîné un des leurs dans une bataille. Ce n’était vraiment pas indiqué si on voulait voir son île perdurer. Mais il l’oublia bien vite pour se reprendre et répondre enfin au blond.
« Je me fiche que vous preniez mon geste pour de la lâcheté, mais je prends ce que je désire, aussi je me vois dans mon plein droit que d’infliger des blessures à ce que je souhaite posséder. Et cet enfant irait parfaitement bien dans ma collection ! »
Il ri légèrement.
« En ce qui concerne mon comportement lors de notre première rencontre, je n’étais pas moi-même, bien que si cela avait été de la comédie j’en aurai prit plaisir. Malheureusement, quelqu’un m’a asséné un coup assez fort pour m’infliger une amnésie dégradante pour une personne de ma qualité ! Aussi, voyez combien je suis vraiment cruel ! »
Il baissa ses poignards qu’il tenait en position de garde, pour commencer à s’approcher du roi.
« Et de quoi vous plaignez-vous, votre majesté ? Vous auriez vraiment préféré que je vous prenne ? Désolé, mais en vérité je ne suis nullement attiré par vous, mais ce jeu de profiter de votre étourderie, c’était bien trop excitant pour que je ne cède pas ! Et puis, si je vous avais donné ce plaisir que vous recherchiez, je n’aurai pas pu vous humilier à mon tour ! Comment c’était d’être retrouvé par un inconnu, nu et attaché, pour qu’on devine que la soirée s’était plutôt mal terminée ? Sans compter que votre corps devait terriblement souffrir de cette solitude… »
Il ri encore une fois, jusqu’à stopper sa lente marche. Un abruti venait de trouver refuge auprès de ses pieds, et se voir interrompre ainsi l’énerva. Mais le pire fut sans doute le comportement de l’homme qui se montra digne du comportement qu’il avait pu avoir par le passé, en demandant pitié à quelqu’un. C’était misérable et intolérable.
Il n’hésita donc pas à le frapper dans le ventre par colère.
« Mais quel abruti !! Dégages de là, minable ! Quand on est aussi incapable, on ne se présente pas sur un champ de bataille, et encore moins devant moi ! Vermisseau, je devrais te tuer pour ça ! »
Il se contenta donc simplement de le frapper, préférant garder ses forces pour le roi en face de lui. Puis, s’étant assez défoulé, il laissa l’autre au sol pour retourner à ce qui l’intéressait réellement.
« Désolé pour l’attente, mais il n’y a rien de plus agaçant qu’un misérable qui se dresse sur votre chemin ! Revenons plutôt à nous deux… »
Il eut un sourire plein de satisfaction, et releva ses armes pour lancer enfin le combat. Il ne comptait absolument pas perdre aujourd’hui face à lui. Il ne savait pas comment il pouvait se débrouiller, et vu que monsieur n’était plus Gardenien, mais Rosarian, il pourrait alors ne pas se soucier de lui comme du cas de Shaun. D’ailleurs, il se rendu compte de sa disparition, n’ayant rien suivi de l’action qui s’était déroulée juste à l’instant. Mais ce n’était pas grave, il y avait plus important.
Et alors que cet homme l’avait roué de coups sans modération, juste parce qu’il avait légèrement abîmé son volatile, il ne pu que voir son exécrable niveau en escrime. En effet, il ne le trouvait vraiment pas doué, aussi l’envie de se battre s’amenuisait rapidement, au point qu’il fut touché à la jambe. Bon, pas assez pour l’empêcher de marcher, mais le coup avait plus réussi à toucher son amour-propre que son corps, ce qui ne lui permit pas de se reprendre rapidement et de bien se défendre face aux estocades données.
*Mais qu’est-ce que je fais ?! Cet abruti va me foutre à terre si ça continue !!*
Pourtant, le blond n’eut pas besoin de plus forcer puisque Bénarés en reculant, trouva le moyen de glisser sur un corps, et de chuter en arrière, se voyant désarmé. Il jura dans sa langue et regarda face à lui l’homme qui avait profité de la situation. C’était vraiment énervant.
« Ne croyez pas que c’est dû à votre force ! Vous êtes pitoyable et vraiment nul à l’épée. Vous devriez remercier ce cadavre et la chance, plutôt que vos capacités… »
En tentant de se redresser un peu, il senti une lame sous sa main. C’était une occasion rêvée pour renverser les rôles. Il fit alors un visage résigné, comme s’il implorait sa miséricorde.
« Epargnez-moi…Je suis désarmé après tout… »
Il profita alors d’un instant pour donner un coup de pied dans la jambe du blond, de le renverser, et de poser sa lame sous sa gorge, se tenant à cheval sur lui.
« Enfin, juste un tout petit peu désarmé !...Tiens, ça me rappelle quelque chose cette position ! »
il ria à gorge déployée, puis alla lécher les lèvres de son ennemi, avec un grand sourire, comme un gamin.
« Donnez-moi l’enfant, et je vous laisse partir ! Ce n’est pas un gros sacrifice, si ? En plus, il à l’air vraiment inutile, alors vous pouvez bien me le laisser ! J’en ferais très bon usage, et lui apprendrait la vie. Qu’en dites-vous, Cyrille ? » |
|  | | Adriel Cuthbert Commandant

Age : 25 Inscrit le : 05 Oct 2006 Messages : 247
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Lun 23 Juin - 1:52 | |
| Défier le roi était une chose qu’il savait peu fidèle, pourtant il ne pouvait laisser ses propres hommes agir avec imprudences. Certes Cirylle était roi, mais pas assez pour Adriel qui le voyait comme débutant, en ne choisissant pas les bonnes décisions dans un affrontement dont il n’avait pas l’habitude. D’ailleurs la remarque qui lui fut ensuite faite, même si elle le laissait impassible physiquement, lui donnait envie de rire bien qu’il n’en fit rien.
« Vous osez me parler de mon absence lors de la dernière invasion, dois-je vous rappeler que c’est n’est pas par plaisir que je m’éloigne de mon île !! Je suis né sur Rosaria et ma vie lui appartient, ce à quoi vous avez assisté lors de mon absence n’était pourtant rien en comparaison de ce que j’ai déjà vécu et assisté à nombreuses reprises. Ma vie se résume à de perpétuelles batailles, aux morts longeant le sol et au sang !! Quelle serait votre réaction en voyant des villages et leurs habitants complètements décimés !! Ne remettez jamais plus mon honneur et ma fidélité envers le peuple en cause votre majesté ! »
Pourtant il abandonna la conversation ne voyant plus l’intérêt de tergiverser avec le roi, qui ne se rendait pas compte qu’il parlait avec un officier ayant de nombreuses années d’expérience sur un champs de bataille. D’ailleurs le blond avait mené tellement de plans et de combats qu’il ne serait les compter. Cependant bien qu’ayant des divergences d’opinions avec le monarque, il lui resterait fidèle et était peut être le seul au milieu de ces cupides qui attendaient un seul faux pas pour l’amener à abdiquer.
Préférant ne pas s’encombrer l’esprit d’avantage, il décida de se remettre en marche. Celle-ci fut rapidement interrompue par l’arriver des sesbasiens, du moins si arrivé était le bon terme. Tous à présent se battaient à leur façon, mettant force pour certain, rapidité pour d’autre ou encore tactiques pour les moins habituer au combat. Adriel lui usait de la force et des techniques apprises toutes ces années, et le mal être qui le rongeait intérieurement ne l’empêcha pas de se battre avec adresse.
Pourtant sans qu’il ne s’y attende, il se retrouva plaqué au sol suite à une manœuvre du sesbasien. Surprit, il tenta de se dégager mais la prise exercée était beaucoup trop forte pour qu’il puisse la déjouer dans cette position. Il ne pouvait donc qu’écouter l’avis de Sanatana, sur la présence de civils sur un lieu de bataille. Certes Adriel se savait en partie fautif pour celle de Shaun, bien que normalement tout n’aurait pas du se passer comme c’était le cas, et Thomas et Ethan, eux ne pouvaient s’en prendre qu’à leur idiotie de les avoir amener ici.
C’est alors que la terreur le gagna lorsque le Sultan précisa dans quelle situation se trouvait son cousin. Mentalement, il ne pouvait que maudire le garçon d’avoir désobéit à sa grand-mère. Tout comme il avait été persuadé que Thomas l’avait retrouvé et caché, avant que la situation n’empire. Savoir donc le petit blond en danger était une chose difficile à accepter, et ne pu donc que tenter une fois encore d’échapper aux mains puissantes
« Lâchez moi tout de suite Sanatana ! »
A son grand étonnement, sa requête fut acceptée puisque redressé il allait pouvoir enfin partir aider les trois autres, même la main posée à présent sur son visage ne le dévia pas de sa mission immédiate.
« Ce n’est qu’une fièvre passagère liée au temps de votre île dont je ne suis habitué. Pourquoi devrais-je abandonner la vengeance qui me ronge pour un simple mal !? »
Pourtant ça n’en resta pas là, après avoir été appelé dans une langue étrange et qui ne ressemblait à rien pour Adriel, des sesbasiens vint les rejoindre et se postèrent comme s’ils attendaient d’être attaqués. Ne comprenant rien à la situation qu’il jugea grotesque, il la trouva plus encore, lorsque le plus âgé le laissa pour partir aider Ethan et les autres. Ne comprenant pas ce geste précisé comme n’étant en rien de la sympathie, le commandant se refusait pour autant de rester là à ne rien faire, entouré par des ennemis qui avaient reçus l’ordre de le protéger. Pestant contre Sanatana, Adriel prenait ce geste comme un véritable affront, faisant déshonneur à sa fierté de rosarian. Voilà pourquoi, il était fermement décider à ne pas écouter l’homme, qui l’aurait certainement tué sans hésitation si la lame n’avait pas été déviée.
Le blond attrapa donc rapidement son épée ayant glissée à quelques mètres, puis donna un coup de garde à l’un des hommes et un coup de pied suivit d’un coup de coude à l’autre, parvenant à s’échapper facilement de ce qui ressemblait plus à une capture qu’à une protection.
Il se fraya un chemin mais s’arrêta en voyant enfin son cousin qui courait en sa direction, ce qui le soulagea grandement. Finalement il semblait que le Sultan avait effectivement fait ce qu’il avait dit, pour le plus grand bonheur du commandant qui pourtant garda un visage fermé, bien que le côté gauche de sa lèvre s’était légèrement soulevé. Cependant l’enfant ne semblait pas en forme, d’ailleurs le vêtement teinté de rouge prouva dans quel état il se trouvait. Sans attendre la moindre parole, le comte retourna son cousin et observa la plaie du dos.
« Est-ce Shaun qui t’as soigné ? Où se trouve t-il ? Et Thomas ? »
Il chercha également après le roi, mais ne vit aucune silhouette pouvant y ressembler. Le malaise le regagna à nouveau, inquiet pour le souverain, car bien qu’ils avaient une vision toute autre chacun, Adriel ne pourrait se résoudre quoiqu’il arriverait à ne plus lui être fidèle.
« Où était le roi la dernière fois que tu l’as vu ? »
Il attendit une réponse puis prit la main du jeune garçon et l’obligea à tenir sa ceinture, gardant ainsi ses deux mains libres pour tenir son épée bien trop lourde à une seule main lorsqu’elle était mise en garde.
« A aucun moment tu ne dois me lâcher ! Est-ce compris Ethan !? »
Il continua donc sa route, esquivant des lames ou portant lui-même des attaques, ne mettant pas en danger son cousin. Pourtant il n’était pas à l’aise ne pouvant bouger comme il le souhaitait, voilà pourquoi il avait souhaité qu’Ethan et Thomas retournent sur le bateau au plus vite, malheureusement ils n’en avaient eus le temps. Le voilà donc qui devait veiller, car bien que lui se fichait de mourir au combat, il n’en était pas de même pour les autres, ce n’était pas leur devoir.
C’est alors qu’il vit enfin le roi, mais celui-ci semblait être en mauvaise posture et il y avait de quoi puisque l’adversaire n’était autre que Bénarés, ce prince qui n’avait aucun scrupule à user de la force pour obtenir ce qu’il souhaitait. D’ailleurs les deux hommes n’étaient pas seuls, puisque Thomas était avec eux, bien qu’au sol et blessé à la cuisse. Le commandant regarda alors son cousin.
« Je vais aller aider le roi, de ton côté, aides Thomas à se relever, après tout, c’est moi qui lui avait demandé de te retrouver. Ensuite retrouve Shaun et mettez vous tous à l’abris, nous devons à tout prix vous regrouper, pour qu’ainsi je puisse resserrer les rangs. Tous disperser, nous ne viendrons pas à bout des sesbasiens. De plus… »
Il regarda tout autour de lui pour s’apercevoir que les edelskiens avaient perdus, et que les rosarians étaient entrain de perdre également, bien que là le nombre d’hommes avaient fortement diminués suite à des captures ou des désertassions.
« De plus, nous perdons, donc fais ce que je te dis immédiatement ! »
Il se tourna pour se diriger vers la combat opposant le roi et le prince, mais ce qu’il vit le pétrifia un instant. Répugné que ce barbare puisse s’amuser du monarque, Adriel se jeta sur ce premier alors que les dernières paroles lui parvinrent, il le poussa loin de Cirylle.
« Vous ne toucherez ni au roi ni à l’enfant, moi vivant ! »
Il resserra sa prise sur la garde de son épée, puis se mit en position d’attaquer attendant que le sesbasien se redresse. C’est à sa moment là qu’il couru vers celui-ci, lui portant une lourde attaque contrée, l’obligeant à faire un tour sur lui-même pour en porter une nouvelle qui cette fois-ci blessa l’épaule du prince. Satisfait, il ne relâcha pas son attention voulant éliminer ce maudit barbare. Mais Adriel se mit à tousser, d’abord peu puis bien plus longtemps commençant également à saigner du nez. Lorsque enfin, il se sentit mieux, il essuya négligemment le sang, et porta un autre coup vers son adversaire.
Nouvel ordre de jeu: Cirylle, Shaun, Ethan, Thomas, Sanatana, Bénarés et Adriel. Bon jeu à tous ^^ _________________
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|  | | Cirylle Beliziel Roi

Inscrit le : 05 Aoû 2007 Messages : 97
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Mar 24 Juin - 22:54 | |
| Ce n'est qu'une fois face au prince et à ses sarcasmes que Cirylle prit conscience des conséquences que pourrait avoir son impulsivité. Soit, il était roi et se devait donc d'agir comme on l'attendait d'un monarque. Mais il n'en restait pas moins que contrairement au prince ou au sultan, il n'avait pas été élevé pour cela. Et que forcément son maniement d'armes s'en ressentait. Jusqu'à présent il n'avait surtout fait que parer les coups, se protégeant du mieux qu'il pouvait face à ses adversaires. Pas qu'il craignait habituellement les duels mais là, il se doutait bien que celui-ci n'aurait rien à voir avec ceux qu'il pouvait parfois avoir sur Gardena. Il ne s'agissait pas là d'un amusement. Le prince semblait être un combattant aguerri malgré l'image qu'il avait pu donner sur Rosaria-Rosaris et lui-même était déjà fatigué. Rien ne s'annonçait de bon. Le seul point positif étant qu'il avait retrouvé toute sa combativité.
Ce fut les injonctions en langue sesbasienne donc totalement incompréhensibles pour lui qui lui firent prendre conscience de toute l'importance de cette bataille. Il ne se battait pas pour lui ou pour l'honneur des rosarians ne voyant en lui qu'un sous-roi mais bien pour d'autres personnes, vraiment innocentes elles. Plus encore que le jeune garçon, il y avait Shaun !
"Shaun !"
Le temps qu'il se retourne, une lueur inquiète et affolée dans son regard cherchant le seul vrai ami qu'il s'était fait depuis qu'il était roi, la bataille avait reprit ses droits. Et il aurait été bien incapable de dire ce qu'il en était pour son compatriote. Il eu alors une vague de remords en repensant à ses quelques pauvres sourires qu'il lui avait accordé lors du voyage pour débarquer sur cette île de malheur. Et les propos du prince n'arrangèrent rien. Forcément, à entendre parler de collection... Il ne donnait vraiment pas cher de l'avenir du jeune Ethan si les rosarians devaient perdre cette bataille. Bien que pour le moment, il ne voulait surtout pas savoir où en était celle-ci. Il avait déjà bien assez à faire avec ce combat qui l'attendait. Resserrant sa prise sur le pommeau de son épée, il écarquilla cependant les yeux aux explications du prince. Car lors de la capture de celui-ci, c'était lui qui l'avait frappé à la tête pour protéger le commandant Cuthbert d'ailleurs...
"C'est possible que ce soit moi qui... Je ne sais pas si vous étiez déjà amnésique à ce moment-là mais je vous ai donné un sacré coup dans la tête alors que vous étiez sur la plage à vous battre avec le commandant Cuthbert. Il ne me reste plus qu'à renouveller l'expérience alors !"
Plus facile à dire qu'à faire bien sur. Mais ce qui ne l'empêchait en rien d'afficher un petit sourire assez fier. Sourire qu'il ne perdit pas, même s'il devint plus amusé, aux provocations suivantes. Et qu'il agrémenta d'ailleurs d'un clin d'oeil complice tant cette fameuse soirée lui semblait rétrospectivement assez hilarante, comme on pouvait rire des années après d'une correction reçue gamin consécutive à une monumentale bêtise. Il trouvait juste dommage que cela se soit passé avec un sesbasien, et d'autant plus ce sesbasien là.
En tout cas pour la provocation, c'était raté. C'est donc d'un air très dégagé qu'il y répondit.
"Oh, ça... J'ai fini par m'en sortir tout seul même si j'ai eu un peu de mal pour ce coup-là !"
Son sourire se fana cependant rapidement au traitement qui fut réservé au tenancier de son île. Il n'eut guère le temps de se demander ce qu'il faisait là en pleine bataille sur une île ennemie, qu'il tenta de le pousser lui-même du pied tant pour l'écarter du champ d'action du prince que pour lui faire comprendre de dégager au plus vite.
"Salinger, dégagez de là !"
Car évidemment le prince n'avait pas attendu pour engager le duel. Lui qui avait tant craint de se faire laminer dès les premiers coups fut vraiment surpris. Le si terrible prince cruel, etc, etc, était finalement presque aussi nul que lui ! Ce qui était tout de même étonnant. Mais il ne s'en plaignait pas ! D'ailleurs il parvint même à le toucher à sa plus grande satisfaction. Bien que le prince n'était pas en reste puisque celui-ci l'entaillait aussi assez allégrement. Sa fatigue aidant, ses reflexes de défense s'amenuisaient rapidement mais au moins ses blessures restaient superficielles même si elles se révélaient plutôt douloureuses au final.
Jusqu'à ce qu'il retrouve sans qu'il ne comprenne comment, un prince gémissant et plaignard étalé à ses pieds. Une autre amnésie ?! Décidément, il était fragile du cerveau lui ! Et alors qu'il l'avait à sa merci au bout de son épée, il se retrouva à son tour par terre une lueur de panique au fond des yeux. D'accord, il s'était fait bêtement avoir mais se trouvait malgré tout trop jeune pour mourir comme ça sur un champ de bataille. Déglutissant difficilement, il ne trouvait plus du tout que la situation évoquée prêtait à sourire. Loin de là même. Surtout qu'il savait qu'il n'avait aucune aide à attendre de personne ici. Après tout, il n'était plus sur Gardena à vivre de manière insousciante au milieu de sa bande de lascards. Il eut cependant une dernière pensée pour Bayac toujours enfermé dans sa cage dans la cabine de la frégate avant qu'il ne fut soudainement libéré. Il se releva aussitôt alors qu'il s'essuyait les lèvres d'un revers de main rageur.
"J'en dis que vous avez vraiment des goûts douteux dans votre famille !"
En attendant l'état de son commandant des armées semblait réellement préoccupant. Shaun, il fallait Shaun !
"Je vous laisse le prince ! Ca devrait aller, il est presque aussi nul que moi. Je vais essayer de ramener Shaun de toute urgence. Tenez bon..."
Sauf qu'à peine s'était-il détourné qu'il prit de plein fouet toute l'ampleur du carnage. De toute évidence les rosarians étaient en difficultés partout où il posait le regard. Prenant le temps de mesurer l'étendue des combats, il sut qu'ils avaient été attendus. Ce n'était pas son petit feu qui avait pu attirer ainsi tant de soldats sesbasiens en cet endroit précis et à ce moment précis. Grimaçant devant ce constat, il préféra se concentrer sur ce qu'il avait à faire dans l'immédiat. A savoir ramener un Shaun vivant jusqu'à son commandant des armées. Il verrait le reste plus tard. Bien que là, il doutait de pouvoir se frayer un chemin au milieu de cette masse de sesbasiens en ne s'en sortant qu'avec de simples blessures.
Il n'eut d'ailleurs même pas à le tenter puisque déjà il se devait de parer des coups qui le menaçaient. Et c'est en se désespérant de retrouver Shaun, le prince et le commandant Cuthbert momentanément oubliés, qu'il se retourna pour faire face à son adversaire. |
|  | | Shaun Hastur Pharmacien

Age : 27 Inscrit le : 26 Oct 2006 Messages : 150 Localisation : La ou les médicaments sont, je suis
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Jeu 26 Juin - 14:49 | |
| Malgré la douleur et les soucis, Shaun entendit une voix qui l’appelait. Il était certain de la connaître, mais la douleur irradiait tellement dans son épaule qu’il n’arrivait pas à mettre un nom sur son propriétaire. Se retournant il reconnu Thomas et se demanda ce qu’un tenancier faisait dans un endroit pareil. Il lui fit un sourire grimaçant.
« Merci Thomas, nous ne sommes pas au meilleur de notre forme mais ça aurait pu être pire. J'ai soigné sommairement Ethan pour le moment, mais je ferais mieux ce soir. De mon côté par contre j'aurai de quoi faire. »
Le Rosarian critiqua alors les Edelskiens qui les entouraient. Il n’eut pas le temps de lui dire que c’était faux, que l’homme qui avait aidé Darren lors de la fête de Gardena, l’empoignait soudainement et le balançait sur son épaule comme un sac, lui arrachant un cri de douleur, car la position ne faisait qu’aggraver sa blessure, la flèche touchant le torse de l’homme à chaque pas, le torturant un peu plus dans sa chair. Son calvaire dura ce qui lui sembla être des heures, heureusement qu’il avait arraché la hampe de bois avant sinon il serait probablement déjà mort, une artère déchirée. Quelques minutes -à moins que ça ne soit secondes ?- plus tard, l’homme le posa au sol et il pu reprendre son souffle, soulagé. L’esprit encore embrumé par la douleur, il se permis de s’asseoir plus confortablement pour évaluer l’état de sa blessure qui saignait abondamment. A peine posé par terre la voix de Sanatana le ramena à ce qui se passait autour de lui et vit les soldats qui l’accompagnait. Ayant passé un peu de temps sur l'île chaude il avait compris -en gros- ce que le sultan avait dit.
Il ne manquait plus que ça, c’est pas vrai ! J'ai l'impression d'être partagé entre le fait d'être un objet précieux et de l'autre côté une bombe prête à exploser si on me lâche.
Il n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche qu’un combat Edelskien-Sesbasiens avait commencé et qu’il se retrouvait derrière le Sultan, dans un abri tout relatif. Sauvé par l’un, puis par l’autre… puis enguirlandé…. Chouette !
« Je suis venu sauver des vies altesse et je ne laisse pas facilement tuer, croyez moi ! Sinon je n’aurai pas entamé mon périple sur des îles en guerre ! Je ne suis pas non plus suicidaire, je me protège comme je peux. »
Il assista alors, impuissant et horrifié à la mort de plusieurs personnes, notamment des Hedelskiens qui l'avait aidé par le sultan et ses hommes. Hébêté, il mis quelques secondes à réagir alors que le sesbasien était devant lui, lui demandant son aide. Il leva les yeux vers lui, encore perturbé.
« Bien sur que je suis la pour ça. »
Sa propre blessure était oubliée, la douleur évacuée, anesthésiée par l’horreur de la guerre se déroulant sous ses yeux, sachant qu'il n'avait aucun moyen de l'arrêter. Il se leva péniblement en s'appuyant sur son sac.
"Je vous aiderai, mais je veux aussi soigner les autres camps, c'est ma condition altesse. Le jeune Ethan est blessé, d'autres aussi dont je ne connais pas les noms et... le commandent Cuthbert ne va pas bien non plus."
Il était déterminé. Arrêter une guerre, il ne le pouvait pas, soigner, par contre c'était son domaine, son devoir et son droit. |
|  | | Ethan Feetwick Ecuyer

Age : 15 Inscrit le : 04 Nov 2006 Messages : 90
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Sam 28 Juin - 23:22 | |
| Alors qu’il venait enfin de retrouver son maître, le jeune homme se vu lesté de sa veste, laissant à Adriel le loisir de découvrir sa blessure. Pas besoin de préciser combien le geste précipité du blond lui donna encore plus mal. Il ne risquait pas d’oublier de nouveau qu’il s’était bien fait amoché avec ça. Mais il n’allait pas se plaindre du fait que le commandant lui accorder son attention. Il lui avait même semblait soulagé lorsqu’ils venaient de se retrouver à l’instant.
« Oui, c’est Shaun qui m’a soigné, mais il a été prit en otage par des Edelskiens ! Et je ne sais rien pour Thomas ! »
Il fut encore questionné, mais cette fois sur le roi. Il secoua la tête.
« Je, je ne sais plus ! Je ne sais même pas si je l’ai revu…Il y avait ce fou et...Pardon ! »
Ensuite, il se contenta de dire oui de la tête quand Adriel lui demanda de bien se tenir à lui, et de ne pas le lâcher. Il ne voulait plus se perdre, et craindre de finir comme esclave. Enfin, vu la situation, il y avait un risque réel.
Il oublia bien vite cela lorsqu’il s’aperçut, comme son maître, de la situation dans laquelle se trouvait le roi rosarian. Le pauvre était à son tour victime du prince psychopathe qui semblait follement s’amuser. Ethan se jura de se venger de lui aussi vite qu’il le pourrait, mais pas pour le moment puisque Adriel lui donna pour ordre d’aider Thomas, pour se cacher ensuite, et aussi trouver Shaun. C’était beaucoup de choses à faire en peu de temps, et avec tant de pagaille. De plus, avec toute cette agitation, il ne se souvenait même pas où les Edelskiens avaient pu emmener le pharmacien.
Pourtant, il acquiesça afin d’obéir le plus fidèlement à son maître, bien qu’en vérité il aurait préféré ne pas s’occuper de Thomas. Mais vu l’état dans lequel il se trouvait, et sachant combien il encombrait Adriel, il décida de faire ce qu’il fallait pour mettre le tavernier à l’abri.
Il se précipita vers le blessé qui était à terre, puis le secoua légèrement, histoire de voir s’il était au moins conscient. Il ne savait pas trop ce qui avait pu lui arriver, à part que sa jambe été transpercée d’une flèche. Son seul réflexe fut de la retirer, un peu comme Shaun avait commencé à faire, puis il prit sa ceinture pour empêcher un saignement abondant. Il avait vu un des serviteurs de la maison Feetwick faire ça une fois, lorsqu’un autre employé s’était salement blessé. Il espérait donc qu’imitait le geste serait assez pour leur permettre de s’enfuir. Il fallait quitter au moins le champ de bataille, et se cacher dans une des ruelles désertes.
« Thomas ! Vous pouvez marcher ? Nous allons nous éloigner le temps que ça se calme, bien que… »
Il regarda autour de lui, et se rendu véritablement compte de la défait qu’ils subissaient face aux autochtones. C’était terrible de voir comment tout avait tourné en si peu de temps. Il ne comprenait vraiment pas ce qui avait pu se passer.
Il aida le brun à se mettre sur pied, et se dirigea vers une ruelle qui semblait tranquille. Il observa de là le combat entre son maître et Bénarés, mais ne vu rien, les autres duels cachant le leur. Il souhaitait aller vers lui, mais il se devait de rester avec Thomas, et d’obéir à Adriel. Il ne devait pas trahir sa confiance. Il vu de l’eau non loin, dans une jarre, et alla la chercher. Heureusement que c’était le désordre, et que personne ne faisait attention à eux. Ils pouvaient se reposer ainsi. Il tendit donc la jarre vers Thomas, et lui suggéra de boire comme lui, en mettant ses mains en coupe. Il n’avait rien vu de ressemblant à un verre, ou quelque chose dans le genre, et ne pouvait pas lui proposer de boire autrement que comme ça.
« Buvez ! Il vaut mieux profiter de ce répit pour nous désaltérer ! »
Il prit un morceau de tissu de sa veste et le trempa. Il appliqua ensuite celui-ci sur la plaie de son congénère. Il n’aimait pas cet homme, ce qui ne l’empêcha tout de même pas de l’aider. Il espérait que Shaun allait rapidement revenir, sinon il serait sans doute vraiment handicapé par la blessure.
« …Merci d’être intervenu tout à l’heure, même si moi non plus je n’ai pas pu empêcher le kidnapping de Shaun…Si seulement je n’étais pas venu, vous auriez sans doute pu partir. Mon maître m’a dit qu’il vous avez envoyé à ma recherche…Merci d’avoir accéder à sa requête… »
Il rougissait légèrement, car ce n’était pas facile pour lui de dire tout ça à une personne qu’il ne pouvait pas voir.
« Mais !....ça ne veut pas dire que je vous apprécie pour autant ! »
Il continua de maintenir le tissu sur sa cuisse, jusqu’à ce qu’il voit du mouvement de l’autre côté de la ruelle. Inquiet, il préféra savoir ce qui pouvait se passer. Il se leva.
« Je crois qu’il y a du mouvement là-bas ! Je vais juste jeter un coup d’œil, au cas où des ennemis remonteraient la rue. Je pourrais alors venir vous chercher, et nous nous déplacerons pour ne pas être attaqué. Je me dépêche ! »
Ayant toujours sa rapière malgré les évènements, Ethan la tint fermement dans sa main, tout en s’approchant de la sortie de la ruelle. Il espérait que personne ne reviendrait par ici, aussi s’avança-t-il avec prudence.
Seulement, alors qu’il passa juste la tête pour regarder, une personne venant dans la direction opposée l’aperçu et l’attrapa. Entraîné dans l’autre rue, celle donnant sur le croisement, il tomba à terre. Là, il y avait trois Sesbasiens. Ils jugèrent un instant l’ado qui se redressa rapidement, pointant son arme contre eux. Le blond ne comptait pas se laisser faire, mais fut vite railler par eux, ceux-ci s’amusant sans doute de voir un gamin les menacer, alors qu’il était en piteux états.
Il se jeta sur l’un d’eux, mais vu mis à terre de suite. Il était affaiblit, et contre trois adultes, ce n’était pas évident. Et alors qu’il se prépara à se relever, il fut maintenu à terre. Les hommes se regardèrent et discutèrent dans leur langue, pour finalement rire. L’ado les insulta et leur ordonna de le lâcher, ce qui fit augmenter leurs rires. Il ne tenait à rester coincer, surtout que c’était plutôt stupide d’avoir laisser Thomas seul, blessé. Il devait retourner près de lui pour l’empêcher d’être blessé de nouveau.
Mais il ne pu pas du tout se relever. D’ailleurs, il fut terrifié par ce que les hommes commençaient à entreprendre, l’un d’eux osant lui retirer sa veste complètement. Et c’est lorsqu’il posa ses mains sur lui qu’il ne mis pas longtemps à comprendre. Il y avait déjà l’autre malade qui semblait s’intéresser à lui, sans compter ce que les autres soldats avaient pu dire sur le navire, mais là c’était pire que tout. Il se mit à hurler, appelant à l’aide, car il ne désirait pas vraiment finir comme les autres l’avaient dit.
Et bien qu’il criait aussi fort qu’il le pouvait, il semblait que personne ne l’entendait… |
|  | | Thomas Salinger Tenancier

Age : 27 Inscrit le : 28 Oct 2006 Messages : 220 Localisation : Dans son bar à attendre le retour d'Ange
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Dim 29 Juin - 23:29 | |
| Thomas ne garda pas les bras en l’air bien longtemps, il les replia sur son ventre, là où le Sesbasien venait tout juste de lui porter un coup, tout en poussant un cri de surprise et de douleur. Pourquoi avait il fait ça, alors qu’il se rendait ? Frapper un homme à terre et blessé en plus, le Sesbasien n’avait donc aucun honneur pour se comporter de la sorte? Et pourquoi était il si en colère, ne venait il pas de faire exactement ce qu’il venait de leur demander plus tôt ? Décidément cet homme ne connaissait pas la pitié et bien qu’il eu des propos relativement crus et abjects, il ne le tua pas, pour le moment tout du moins. Il préféra continuer son duel avec son ennemi qui était le roi Beliziel en personne. Mais que faisait le roi ici ? Lui non plus n’était pas à sa place, aucun monarque ne devrait prendre part à une bataille. Au moins il n’était pas un lâche qui se cachait derrière une fonction, et il avait le courage de défendre son peuple au péril de sa vie.
Thomas n’avait pas besoin qu’on lui rappelle à quel point il était minable, et qu’il n’avait pas sa place sur un champ de bataille, il le savait déjà. Et ce n’est pas comme si il était venu de sa propre initiative, il aurait préféré ne jamais quitté le navire. Il s’était juste retrouvé au mauvais endroit, et au mauvais moment, tout en étant confronté à des événements qui le dépassaient. Il aurait pu très bien dire, pour sa défense, qu’il n’était qu’un simple tenancier et qu’il était donc normal qu’il ne sache pas se battre, puisqu’il n’avait jamais appris à le faire. S’il ne le fit pas, c’est qu’il se doutait que cela suffise au Sesbasien et qu’il ne se montra pas plus clément pour autant, il risquerait aussi de ne pas le croire et de le cogner une fois de plus. Comme si recevoir une flèche dans la cuisse n’était pas suffisant.
Il était toujours à terre lorsqu’il reçu un autre coup, cette fois ci il fut porté par son roi, qui en plus lui parla très sèchement. Cette fois ci Cyrille ne le tutoya pas et ne l’appela pas par son prénom non plus. Dire qu’il n’y a pas si longtemps que ça, il s’était fait passé pour un de ses amis, et qu’il avait cru sincère. C’est sans doute ça qu’il lui fit le plus mal, sur le plan morale bien évidemment. Il se rendit compte qu’à aucun moment le roi n’avait voulut de son amitié. Il s’était juste servit de lui pour lui garantir l’anonymat lorsqu’il se trouvait dans son bar. Après il ne fallait pas s’étonné s’il n’était pas traité comme un homme comme les autres, mais comme un roi, vu comment il était avec les autres. Et puis ce n’était pas de sa faute s’il était arrivé là, il n’avait pas fait exprès d’être blessé en cherchant Ethan, pourquoi lui en vouloir autant et se montrer aussi sévère envers lui ?
- « Excusez moi de vous avoir dérangé majesté. Je vais donc m’en aller puisque vous m’en donnez l’ordre. »
*Si jamais on s’en sort vivant tous les deux, j’espère ne plus jamais le revoir que ce soit dans mon bar ou ailleurs.*Thomas en voulait à son roi de lui parler comme ça, même si dans un sens il s’inquiétait pour lui et qu’il le protéger à sa façon, il aurait pu dire les choses autrement et plus poliment aussi. S’il n’avait pas aussi mal à sa jambe, il serait bien reparti très loin, mais ce ne fut pas le cas, c’est à peine s’il arriva à se relever. Il se dégagea un peu afin de ne plus gêné les deux hommes, sans pour autant trop s’éloigner. Il assista donc impuissant au duel qui était en faveur du Sesbasien. Ce dernier semblait bien meilleur combattant que le Cyrille, surtout que pour lui tous les coups étaient permis même les plus bas. Si seulement il avait su se battre, il aurait pu aider son roi au lieu de rester plié en deux par terre. Jamais il ne se senti aussi mal et pria pour ne pas assister à la défaite de son camp, bien que cela en prenait dangereusement le chemin.
Le commandant Cuthbert ne pouvait pas arriver à un meilleur moment , il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour reprendre la situation en main. Mais cela suffirait il, pour gagner la bataille peut-être pas, mais bien assez pour permettre aux survivants de le rester et de ne pas grandir le nombre de tuer. Quelqu’un vient aussi à son secours, il fit de gros yeux ronds, il ne pensait pas que Ethan pourrait faire ce genre de chose. Au moins il venait de le retrouver, enfin c’était Ethan qui l’avait retrouvé pour être exacte. Il soupira de soulagement, il était toujours vivant et ne semblait pas avoir eu de nouvelles blessure.
- « Ethan ? Qu’est ce que vous faites…. »
Il termina sa phrase par un cri de douleur. Recevoir une flèche était déjà douloureux, mais ce n’était rien comparait au fait de se la faire retirer. C’est bien pour ça qu’il n’avait pas eu le courage de le faire lui-même, alors qu’il savait bien qu’il aurait du le faire. Par chance cela ne saigna pas trop, il se demanda comment Ethan pouvait savoir ce qu’il devait faire et comment il avait pris ça.
- « Je pense que oui, et puis ce n’est pas bon de rester ici, surtout pour vous. »
En vérité il ne se pensait pas capable de marcher, mais il ne pouvait pas non plus rester là, surtout que le Sesbasien avait des vues- semble t’il pas très catholique-envers l’enfant. Il était donc préférable que ce dernier ne s’attarde pas trop à cause de lui. Une fois debout, il suivit le blond dans une ruelle déserte, sans accordé un seul regard sur ce qui pouvait se passer derrière lui. Il avait assez vu de bataille pour le reste de sa vie, et puis il n’aurait été d’aucune utilité. Le mieux était donc de se mettre à l’abri afin de ne plus gêner qui ce que soit par sa seule présence.
C’est avec une certaine reconnaissance qu’il se mit lui aussi à boire. Avant de tremper ses main dans l’eau, il les essuya rapidement sur son pantalon. Cela lui fit beaucoup de bien, surtout qu’il été assoiffé et que l’eau était vraiment très bonne, bien meilleur que celle qu’il avait bu sur son île jusqu’à présent. Comment des barbares comme les Sesbasiens pouvaient ils avoir une eau de cette qualité ? Ils ne la méritaient pas.
- « Vous n’avez pas à me remercier pour ce que j’ai fait tout à l’heure, surtout que je n’ai rien pu faire pour vous venir en aide à ce moment. Et puis tout à été très vite, je ne pense pas que quelqu’un aurait pu empêcher l’enlèvement de Shaun. Je suis soulagé de voir que vous avez pu vous libérer des Edelskien. Je n’aurais pas réussit à partir de toute façon, que vous soyez là ou pas. Si j’étais resté sur le navire, vous ne seriez pas là avec un blessé sur les bras, et vous ne vous seriez pas exposé au danger pour me venir en aide. Ce serait donc à moi de vous remercier pour tout ce que vous faîtes pour moi, alors que rien ne vous y oblige. »
Naïvement Thomas pensait que Ethan était venu à son aide de sa propre initiative, il y en était donc très reconnaissant pour l’avoir fait. C’était la première fois que le blond était aussi gentil avec lui, qu’il le remerciait autant, et qu’il parlait autant aussi. La guerre change un homme, mais il ne pensait pas que cela pourrait changer autant le jeune garçon.
- « Ne vous en faites pas, j’avais compris, moi non plus je ne vous apprécie pas. Essayons tout de même de mettre nos différent de côté le temps de cette bataille. »
Il y eu un bruit des plus inquiétant venant de pas très loin. Les ennemis ne devaient pas être bien loin, il aurait préféré que Ethan n’aille pas vérifier et qu’ils aillent ensemble se mettre à l’abri autre part. Cela ne se passa pas comme ça.
- « Ce n’est pas prudent d’y aller, n’y allez pas, ne me laissez pas seul. »
Il n’avait pas la force de bouger et encore moins de lui courir après, il le regarda donc s’éloigner de lui. Tout ce qu’il lui restait à faire était d’attendre son retour. En attendant il maintenait l’étoffe de tissu mouillé sur la blessure, cela le soulagé un peu et cela la nettoyait un peu aussi. Le temps passa, Ethan n’était toujours pas revenu. Il décida de prendre la même direction que lui afin de le retrouver. Sur le chemin, il découvrit plusieurs corps. Tous ses hommes qui étaient morts aux combats, il ne pensait pas en voir autant, d’ailleurs ce n’était plus un combat, c’était un véritable carnage. Il fit ce qu’il ne pensait jamais faire avant, voler un mort, puisqu’il s’empara d’une arme. Il en aurait plus besoin que son ancien propriétaire, qui ou qui soit ne pourrait plus jamais s’en servir, et cela lui donnerait de quoi se défendre. En théorie, puisqu'il ne savait pas la manier. Il se remit en marche, attiré par des cris, ceux d’Ethan. Il devait faire quelque chose cette fois ci. Peut-être serait il tué, mais ce sera en aidant un des siens, ce serait plus noble que cela se passe ainsi, plutôt qu’en se faisait en s’enfuyant et en étant pris par surprise par un ennemi.
Avoir pris une arme avec lui, n’était pas une si mauvaise idée que ça, au vu de la tournure de la situation. Ethan était pris à mal par trois Sesbasien adultes. Ce n’était pas très correct de se mettre à trois face à un seul enfant, et c’était indigne de n’importe qui, surtout de soldats. Bien qu’il tremblait et qu’il tenait très mal son arme, qu’il avait toute les peines du monde à tenir, bien qu’il le fasse avec ses deux mains, il pointa son épée en direction des malotrus, en espérant les impressionné, même un peu.
- « Comment osez vous vous en prendre à un enfant, et à plusieurs en plus. N’avez vous donc aucune fierté, êtes vous donc des lâches ? Pourquoi ne vous en prenez pas à quelqu’un de votre taille pour une fois ? »
Les hommes ne firent pas attention à lui, ils étaient trop bien occupé avec leurs victimes, et puis ils devaient se douter qu’il n’était pas vraiment une menace pour eux. L’un des trois avaient même des gestes déplacé sur Ethan, suffisamment assez pour que l’on puisse deviner le sort qu’il allait lui réserver.
- « C’est à vous que je m’adresse…. Vous savez Dieu vous regarde en ce moment, et il va vous punir pour tout le mal que vous faîtes! »
Ce qu’il dit n’effraya pas les Sesbasien, mais les fit bien rire, ils ne semblaient pas craindre le châtiment de Dieu, ni le craindre lui non plus, et à juste titre en plus. Leur ricanement moqueur lui fit froid dans le dos,. Ces hommes étaient pires que des animaux et ne méritaient ni le nom d’homme, et encore moins de rester en vie. Il avait envie de les tuer tous les trois, bien qu’il en serait parfaitement incapable. Dieu n’aurait sans doute pas apprécié qu’il le fasse non plus, même s’il ne tuait pas pour le plaisir mais pour défendre un « ami »
Il se rapprocha un peu, tout en essayant de maintenir son épée aussi loin du sol que possible. Il ne tenu pas très longtemps, ses forces l'abandonnèrent vite, et son arme se retrouva la pointe vers le bas, et coup de chance, ou par pure hasard, sur un des pieds d'un des soldats. Cela ne le tuera pas, mais à eu pour mérite de crée une petite diversion. L'homme qui était sur Ethan tourna la tête, il n'était plus sur ses gardes, et c'était la seule chance que Thomas avait pour faire quelque chose. Il lâcha donc son épée et alla directement vers Ethan afin de le tirer de ce mauvais pas et de lui tendre une main.
- " Il ne faut pas rester ici, courrez aussi rapidement que vous le pouvez et en aucun cas ne vous retournez pas."
Dans sa précipitation il en oublia complètement le troisième homme, il ne se rendit pas compte que ce dernier était venu derrière lui. |
|  | | Sanatana Krishna Sultan

Inscrit le : 12 Oct 2006 Messages : 97 Localisation : Ishtaria
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Jeu 3 Juil - 21:48 | |
| Alors qu’il venait juste de le traiter d’imbécile pour avoir voulu aider des gens, chose toute honorable, Sanatana venait lui-même d’agir en égoïste en lui demandant de le soigner. Il avait complètement oublié que le pharmacien aussi était blessé, et pas qu’un peu. Il se leva donc rapidement pour prendre son sac, tout en se tenant le côté. Ils faisaient une belle paire d’éclopés tous les deux.
« Pardonnez mon comportement, mais vous vous doutez bien que garder son sang froid dans de telles circonstances n’est pas évident ! Je crois qu’il est temps de faire cesser cette bataille… »
Il marcha donc en direction de la place, là où se passait le plus gros de l’évènement. Il ordonna aux hommes restants de s’occuper du corps de Yvan et de tous les Edelskiens qu’ils pourraient trouver. Pour les Rosarians, il en restait assez pour voir ensuite. Il commanda à d’autre de se charger de la sécurité de Shaun, afin qu’une nouvelle blessure ne lui soit pas infligée.
Tout en marchant, il réfléchit à la situation. Il se tourna vers le Gardenien.
« Je sais pour le commandant Cuthbert. Est-ce que vous pourrez encore le soigner ? Je sais que vous le ferez pour n’importe qui, mais je souhaiterais que vous vous en chargiez rapidement. »
Il soupira.
« Cet imbécile croit devoir se battre malgré son état. Si vous aviez un médicament pour l’endormir, je crois qu’il serait temps de l’utiliser, car il ne sera pas facile à raisonner, comme d’habitude… »
Il sourit légèrement, continuant et observant les environs. On ne sait jamais quand un ennemi pouvait débarquer. Il pouvait d’ailleurs tout aussi bien être victime d’un de ses propres serviteurs. Il était normal qu’en telle période des dissidents puissent se manifester et profiter d’un chaos pareil pour le renverser.
Heureusement, ceux qui lui rentrèrent dedans, au détour d’une rue, n’étaient pas de ceux-là. Il s’agissait du gamin qu’il avait secouru tout à l’heure, et d’un homme qui s’était opposé aux Edelskiens avant qu’il se lance à leur poursuite. N’ayant pas un très bon équilibre à cause de la blessure, le Sultan chuta au sol sous le choc, tout comme les deux Rosarians. Ils semblaient fuir quelque chose, bien que l’un et l’autre était blessé, plus gravement pour le brun. L’idée qu’il s’agissait de la troisième personne à laquelle Adriel se référait précédemment lui vint à l’esprit.
Il se tourna vers Shaun, pendant que des soldats l’aidaient à se relever, et que d’autres pointaient leurs armes devant les deux fuyards. Il les stoppa avant de s’adresser au rouquin.
« Vous qui parliez de devoir, je crois que vous venez de trouver deux patients. »
Il eu soudain une crise, suite à ces mots. Il tenta de le cacher en souriant.
« Bien, il va falloir que cela cesse… »
Toujours en avançant dans la même direction, Sanatana atteignit la place. De là, il pu voir qu’ils étaient les grands vainqueurs. Pourtant, cette victoire lui laissa un goût amer. Non, il ne regrettait pas d’avoir reçu les informations sur cette invasion, mais le résultat ne lui plaisait pas. Il aurait préféré que cela se termine vite, et que les Rosarians ne se bornent pas à vouloir gagner malgré la défaite évidente.
Il monta sur un chariot vide, s’élevant légèrement. Et bien qu’il avait terriblement mal, se tenant la poitrine, il hurla à ses soldats de cesser le combat. Puis, profitant de l’accalmie, il s’adressa à tous.
« Je suis Sanatana Krishna, Sultan de Sesbasia ! Rosarians, reconnaissez votre défaite, et nous vous laisserons partir ! Cela ne sert plus à rien de se battre ! Nous sommes les grands vainqueurs, alors n’insistez pas davantage ! »
Il remarqua Cyrille dans l’assistance et s’adressa à lui.
« Cyrille Beliziel, rentrez chez vous avec vos hommes ! Je vous donnerais même un guide pour le retour, mais partez ! Cette bataille n’a aucun sens désormais, alors acceptez la vérité et quittez tout de suite mon île ! Vous avez assez fait de dégâts comme ça ! »
Bien évidemment, quelqu’un se manifesta dans l’assistance. Bénarés s’approcha de son oncle et le somma de ne pas laisser leurs ennemis partirent. Ce dernier osa même appeler les autres Sesbasiens en renfort pour le soutenir dans l’opposition de cette demande, mais l’homme se fit un devoir d’assommer celui-ci, le prince étant trop occupé à regarder ailleurs. Et c’est comme si de rien n’était que le souverain continua.
« Maintenant, partez !... »
Il tomba ensuite à genoux, rassurant ses soldats en sesbasien. Il espérait que sa demande soit simplement acceptée et que les ennemis quittent l’île. Il avait assez de boulot entre les réparations, les funérailles des guerriers Sesbasiens, ainsi que du problème Edelskien qu’il devrait régler après.
Il releva la tête, et trouva Adriel. Il se contenta de lui sourir. Il aurait bien voulu discuter un peu plus avec lui, mais il trouverait bien un moyen de le revoir plus tard. Cependant, l'envie de lui parler maintenant ne lui manquait pas. |
|  | | Bénarés Itesh Prince Itesh

Age : 25 Inscrit le : 06 Oct 2006 Messages : 219 Localisation : Sesbasia
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Jeu 3 Juil - 21:51 | |
| Bénarés savourait pleinement la situation. Il avait totalement coincé le roi, cet homme qui lui avait apprit être l’auteur de son amnésie, ce qui ne pouvait être plus satisfaisant. Ça lui faisait une deuxième raison de haïr le blond.
« Des goûts douteux ? Êtes-vous vexé de ne pas être à mon goût ? »
Il ri, et ne fit pas attention à l’arrivée du commandant Cuthbert qui le força à s’éloigner du monarque qui ne manqua pas de détaler. Le prince s’en fichait. Il était certain que l’homme ne ferait pas beaucoup de pas avant d’être attaqué, les Sesbasiens étant les futurs vainqueurs, s’il s’en tenait à ce qu’il voyait. Et ça ne loupa pas.
Seulement, à s’amuser des problèmes des autres, il en oublia qu’il avait un ennemi face à lui, Adriel le ramenant à la réalité en le blessant assez pour faire grandir sa colère. Mais il ne pu répondre tout de suite, surpris par la toux du blond. Il ne comprenait pas pourquoi il était là s’il se sentait si mal. Il se rappela alors que la dernière fois aussi le climat n’avait pas eu un bon effet sur lui, l’handicapant grandement. Il ri.
« HAHAHA ! Que vous êtes bête ! Quelle idée de se rendre malade pour ça ! Regardez ! »
Il lui montra les environs.
« Regardez tous vos hommes se faire massacrer ! Les Edelskiens sont déjà vaincus, mais vous aussi ! Prenez conscience de ce fait, et déposez les armes ! Ordonnez à vos hommes de cesser, ça ne sert plus à rien… »
Il se jeta sur lui, avec la lame qu’il avait récupérer peu avant. Sa blessure le lançait atrocement, mais il pouvait bien faire l’effort de se battre et de mettre l’homme à terre. Et puis, il aurait enfin ce qu’il avait convoité depuis le début des hostilités, ayant pour sa part à peu près tenu ses engagements envers son oncle.
« Stoppez tout, et vous pourrez sans doute rentrer dans le harem de mon oncle ! Sans compter que je récupérerais l’enfant ! Après tout, le Sultan et moi avons passé un accord… »
Profitant de la faiblesse de son adversaire, il tenta de le blesser à son tour, mais une voix résonna, l’arrêtant. Cette langue n’était pas celle utilisée pour parler avec les étrangers, mais bien sa langue natale. Il regarda et vu son oncle réclamer l’attention de ses hommes. Et même si celle-ci ne pouvait être comprise que des Sesbasiens, la force qu’il y mit fit à peu près le même effet sur les Rosarians qui se stoppèrent pour la plupart, quelques coups d’épées résonnant encore pourtant.
Son oncle osa alors demander de cesser le combat, provoquant la colère du brun. Ce dernier ne pouvait accepter de laisser leurs ennemis partirent comme si de rien n’était, surtout après ce qu’ils avaient osé faire aux bâtiments, mais encore plus de ne pas avoir Ethan qui devait lui revenir selon leur accord.
Il se précipita vers lui, furieux, abandonnant son duel.
« Comment vous pouvez faire ça ? Ces hommes nous ont attaqué, et vous allez les laisser partir comme ça ?! Je refuse ! »
Il se tourna vers ses congénères.
« Nous ne pouvons pas accepter un tel ordre, n’est-ce pas ? Pensez à ceux que vous avez perdus aujourd’hui, à la chance qu’eux ont, et pas vos frères lors d’attaques ! Vous ne... »
Il ne pu aller plus loin dans son appel qu’il reçu un coup à la nuque, le forçant alors à s’évanouir. Juste avant, il pu tout de même comprendre que son oncle l’avait une fois de plus trahis en ne l’écoutant pas, et en rompant son contrat. Il savait qu’il n’aurait pas ce qu’il avait souhaité ce jour-là. |
|  | | Adriel Cuthbert Commandant

Age : 25 Inscrit le : 05 Oct 2006 Messages : 247
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Ven 4 Juil - 18:51 | |
| Satisfait d’avoir libéré le roi de cette emprise barbare, Adriel espérait que Shaun serait rapidement retrouvé, il était effectivement impératif pour tous de se réunir, ce qui serait plus facile pour ramener les civils à la frégate et ainsi garantir leur vie sauve. Cependant l’heure n’était pas à penser au problème rencontré, Adriel allait mal et ce maudit Prince l’avait également remarqué, n’hésitant dès lors plus à l’humilier un peu plus sur cet était de faiblesse. Bien que le sesbasien avait raison sur la situation actuelle, le blond se refusait d’accepter cette défaite, espérant toujours pouvoir renverser à l’avantage des rosarians ce combat.
« Jamais, vous entendez Prince Itesh, jamais vous ne gagnerez contre un rosarian ! »
Et alors que le combat recommença de plus belle, ce que dit l’étranger l’interpella au point de lui faire écarquiller les yeux un court instant. Que signifiait cet accord fait entre les deux sesbasiens, et surtout était-ce vrai ou encore un autre mensonge du barbare afin de le déstabiliser une fois de plus. Après tout, chose n’était pas rare que les natifs de l’île chaude soient prêt à tout coups foireux s’ils étaient en difficultés.
« Quel accord !? Je ne vous crois pas, je ne suis qu’un commandant au sein de l’armée, le Sultan n’aurait aucun intérêt à me garder. Vous devriez me tuer si vous voulez avoir l’enfant, car moi vivant je ne vous laisserait pas le toucher, je préfèrerais encore le tuer plutôt de mes propres mains plutôt de le laisser être salit par le monstre que vous êtes »
Sans s’y attendre la lame de l’adversaire se leva sur lui mais le geste fut interrompu, reconnaissant la voix de Sanatana entre toute pour avoir rêver la nuit de l’homme à si nombreuse fois, il se tourna en sa direction et écouta le peu qu’il pouvait comprendre lorsque la langue le permettait. Cependant, il était clair qu’il s’agissait d’abandonner une bataille vouée à la perte, pour les soldats de l’île brumeuse. D’ailleurs le roi semblait attirer l’œil du Sultan qui insista d’avantage avant de s’être débarrassé de la présence du Prince un peu trop encombrante, mais surtout peu d’accord avec la proposition du dirigeant sesbasien.
La colère l’envahissant à nouveau, ne pouvant supporté d’être traité comme des lâches en les incitant à quitter au plus vite l’île, Adriel ne prêta pas attention au malaise du plus âgé et se tourna vers le roi Cirylle s’adressant à lui suffisamment fort pour être entendu malgré le brouhaha, conséquence des dernières paroles.
« Votre majesté, quitter l’île avec les civils, je resterais avec mes hommes ! Je refuse de fuir, je vous l’avais promis et je tiendrais ma promesse qui est de venger les nôtres ! »
Reprenant son épée, il se dirigea vers le Sultan se débarrassant des gêneurs venus s’interposer, puis arrivé devant l’homme il s’adressa à lui, bien que les gardes veillaient attentivement l’empêchant d’approcher d’avantage en le menaçant
« Vos paroles sont nobles mais tellement fausses venant de vous. Comment croire un homme qui n’hésite pas à prendre des dispositions et à conclure des marchés avec son neveu, pour la capture d’un prisonnier qui n’est autre qu’un enfant ! »
Il donna un coup de pied sur le sesbasien inconscient, le désignant par la même occasion
« Il m’a tout raconté, vous devriez apprendre à moins le faire parler ! »
Le commandant se mit en garde tenant fermement son épée
« J’honorerais mes compagnons tombés et vengerais ma mère, le peuple rosarian, pour l’attaque que vous avez osez donner si peu de temps après la précédente. Seulement lorsque je serais satisfait, je quitterais vos terres »
Il se pencha légèrement
« Je vous hais Sanatana ! »
Serrant le point il attaqua finalement le Sultan, frôlant celui-ci mais arrêté par un garde se trouvant dans son dos, qui y pointait la pointe de son arme pénétrant lentement les chairs. Après ce qui semblait être un juron en rosarian, le commandant lâcha son épée tout en se redressant sans faire le moindre geste brusque, comprenant alors qu’il n’y avait plus d’espoir, du moins pour l’instant. D’ailleurs probablement due à l’énervement provoqué par la situation actuelle et à la honte blessant sa fierté, une autre toux le gagna ne s’arrêtant que lorsque le sol sembla se dérobé sous ses pieds l’emmenant dans les tréfonds de l’inconscience. _________________
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|  | | Cirylle Beliziel Roi

Inscrit le : 05 Aoû 2007 Messages : 97
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Sam 5 Juil - 22:40 | |
| Il allait mourir, il le sentait bien que sa dernière heure allait arriver. Il n'aurait échappé au prince que pour mieux périr sous les coups d'un de ses sbires. Fatigué, complètement crevé même, il bataillait encore et toujours même si bien plus faiblement pour parer au mieux les coups et tenter maladroitement au vu du poids de son épée et de son bras tétanisé de se débarrasser de ce gêneur. Et il ne doutait pas qu'après celui-ci, d'autres viendraient encore et encore. A croire que toute l'île entière les avait attendu ici. Mais refusant de céder au découragement, il ne lâchait rien bien déterminé qu'il était à mourir ici. Il n'aurait sans doute pas fait long feu en tant que roi de Rosaria-Rosaris mais au moins éviterait-il à son île le déshonneur d'une seconde chûte de cheval.
Cependant il fut surpris. Tuer l'homme face à lui lui fut d'un coup étonnement facile. Sans doute parce que celui-ci avait arrêté net ses attaques sans même avoir avoir la présence d'esprit de se protéger un minimum. Il fallait dire que lui n'y comprenant strictement rien au jargon sesbasien, il n'avait pas hésité une seconde devant une telle opportunité. Il se débarrassa donc rapidement du gêneur numéro un pour s'attaquer au numéro deux. Qui ne vint jamais. Se demandant bien ce qu'il se passait, il se tourna alors vers le centre de l'attention qui se trouvait être le sultan en personne. Et assista à une scène qui le laissa pantois.
Ils pouvaient partir ?! Aussi libres qu'ils étaient arrivés ?! Et alors que visiblement ils avaient déjà perdu la bataille ?... Il en aurait presque compatit au triste sort du prince qui semblait révolté. Le pauvre... Lui-même aurait trouvé cela terriblement injuste s'il n'avait été si impliqué dans cette décision. Là, tout ce qu'il trouvait à faire était de sourire ironiquement et de se satisfaire pleinement de la situation. Evidemment il fallut que le commandant Cuthbert fasse encore du zèle. Oui, il lui promettait de dresser une stèle à son effigie une fois qu'il serait mort juste par pur plaisir de mourir. Car à part ça, il ne voyait pas. C'était pourtant évident que de s'évertuer ainsi tomber sous les coups des sesbasiens ne leur ferait en rien gagner une bataille déjà perdue. Il fallait être fou pour refuser une telle proposition alors que celle-ci était tout à leur avantage.
Il se demanda fugacement ce qui pouvait bien motiver le si cruel sultan pour leur proposer une telle sortie. Avec un guide en plus ! Mais préféra dans l'immédiat ne pas s'y attarder davantage...
"D'accord, nous partons. Nous allons obéir à votre demande. Seulement nous partirons tous. Il n'est pas question que vous gardiez aujourd'hui un rosarian pour vos harem."
L'image du jeune Ethan dansa un moment devant ses prunelles tout comme celle du tenancier ou même de Shaun. Il n'avait aucune idée de comment tous ceux-ci se portaient mais il espérait bien les ramener à bon port sur leur île. Après tout c'était là son rôle de roi que de veiller sur son peuple. Quant à l'autre futur martyr -comprenez par là son désespérant commandant des armées- il parviendrait bien à lui trouver d'autres missions suicides plus tard, histoire de le satisfaire.
"Commandant Cuthbert, si JE me retire de cette île alors vous vous retirerez aussi. Et sans discuter. Vous n'oseriez tout de même pas vous montrer plus royaliste que le roi, n'est-ce pas ?"
Ce n'était absolument pas une question. Plutôt une mise en garde assez cinglante. Qui se perdit puisque celui-ci ne trouva rien de mieux que de s'évanouir. A voir l'état similaire du prince -avec un peu de chance celui-ci rechûterait dans son amnésie- Cirylle se fit la réflexion que ce devait être le lot des dirigeants que d'avoir à se coltiner de tels boulets pour commandant des armées. Une sorte de rétribution quelconque pour leur statut soi-disant enviable.
Il ne perdit cependant pas de temps pour donner ses ordres afin de ramener les rosarians aussi bien morts que blessés ou non aux frégates. Ils avaient en effet perdu la bataille mais le sultan, pour une raison dont Cirylle se refusait pour l'instant à chercher, leur donnait l'opportunité de repartir la tête haute. Du moins sans les humiliations habituellement réservées aux perdants. Cette attitude de la part de ce sultan qu'il avait trouvé dès le départ cruel et inhumain était si dérangeante qu'il préférait pour le moment ne pas s'y attarder. La tentation serait trop forte de faire un almagame avec l'attitude si bipolaire du prince même si l'amnésie avait été invoqué pour expliquer cela. A moins que cette amnésie soit une histoire plus ou moins héréditaire dans leur famille...
Mais plus encore que cette possibilité de rentrer chez eux aussi libres qu'à leur arrivée, c'était surtout le fait d'avoir su répondre aux attaques sesbasiennes sur Sesbasia elle-même qui remplissait Cirylle de fierté. Il n'était peut-être pas un rosarian pure souche mais en cet instant il se sentait plus que jamais roi légitime de Rosaria-Rosaris. Au point même d'en effacer le goût amer de cette étrange défaite. |
|  | | Shaun Hastur Pharmacien

Age : 27 Inscrit le : 26 Oct 2006 Messages : 150 Localisation : La ou les médicaments sont, je suis
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Lun 7 Juil - 22:54 | |
| « J’apprécie vos paroles altesse et ne vous inquiétez pas concernant votre comportement, je comprends tout à fait. Concernant le commandant Cuthbert je ne peux rien dire tant que je ne l’ai pas examiné, mais je ferais de mon mieux dès que je pourrais l’approcher sans risquer de me faire trouver mon épaule valide. »
Il suivit le souverain Sesbasien qui s’avançait, serrant parfois les dents en voyant des corps ensanglantés au détour d’une rue, se faisant il ne vit pas son camarade de route percuter quelqu’un et atterri par terre, entrainé par sa chute lui arrachant un nouveau gémissement de douleur, décidément il n’avait pas de veine aujourd’hui. Des soldats l’aidèrent à se lever et fit des yeux ronds en voyant qui se tenait en fasse de lui.
« Ethan, Mr Salinger ! »
Shaun s’avança aussi rapidement qu’il le pouvait vers eux, son sac en main.
«Ethan ça va pas trop mal ? Mr Salinger, allongez vous dans un coin, ne vous inquiétez pas les soldats ne vous ferons aucun mal. »
Il leur sourit puis se tourna vers Sanatana.
« Merci altesse, dès que j’ai fini avec eux je m’occuperais du Commandant et de vous-même. »
Le pharmarcien laissa l’homme brun partir et se retourna vers ses deux patients, déballant le nécessaire. Une fois le tenancier installé il sortit du sac une paire de ciseaux affutés et découpa le pantalon largement autour de la blessure qu’il examina doucement avec soin.
Merci papa de m’avoir appris comment ausculter un malade blessé, ma formation de bas de médecin m’est grandement utile, bien plus que je ne l’aurai imaginé.
« Vous avez de la chance, la blessure est propre et peu profonde, vous pourrez remarcher. »
D’un geste habitué bien que d’un bras, l’homme au cheveux rose changea son gros sac à dos de position et tirant sur deux tâches, libérant un pan de tissu qui se déroula, dévoilant une bande de plus d’un mètre cousue d’une multitudes de poches en cuir imperméabilisé contenant remèdes, poudres et plantes. Toutes étaient inscrites d’une marque noire à la plume indiquant leur contenu. Ne perdant pas de temps, il en ouvrit plusieurs, déposant différentes poudres blanches dans un petit mortier de bois de saule. Il additionna le mélange de thé de sa gourde en peau jusqu’à obtenir un mélange mousseux.
« Buvez en la moitié Thomas, Ethan boira le reste. C’est un antidouleur efficace. »
Il laissa les deux hommes boire tout en s’occupant de la blessure à la cuisse, désinfectant, nettoyant puis bandant la plaie. Il leur sourit tout en remballant son attirail, jetant les gazes et bandes souillées. Une fois sa corvée de rangement achevée, il enfourna dans sa bouche un peu de la poudre qu’il avait précédemment préparé mais sans l’additionner de thé, elle agissait ainsi plus vite mais le gout en était atroce. Il prit sur lui pour ne pas grimacer, il détester ce mélange mais le temps était compté.
« Il faudra vous faire faire des points plus tard, pour l’instant le pansement est suffisant. Pareil pour toi Ethan, heureusement vous n’en garderez qu’une cicatrice. Le Commandant Cuthbert ne va pas bien, je vais aller le voir, ne vous inquiétez pas, il ne m’arrivera rien. Ethan je te promets de faire de mon mieux pour l’aider. »
Il mit rapidement son sac sur ses épaules, se mordant les lèvres au sang pour ne pas crier sous la douleur puis se mis à courir dans la direction qu’avait pris Sanatana. Il arriva alors que Cyrille, qui heureusement était toujours en vie, finissait de parler. Voyant qu’il n’était que légèrement blessé il se tourna vers le couple Sultan/Commandant pour voir le blond s’effondrer contre l’homme plus âgé. Ne prenant pas la peine de réfléchir il fonçant sur le duo et s’agenouilla, retirant son sac d’un coup d’épaule. Le blond avait naturellement un teint pâle mais celui-ci était maintenant légèrement jaune, signe d’infection caractérisée.
« Allongez le altesse et tournait lui la tête sur le côté, il ne doit pas mordre sa langue. »
Déballant une fois de plus son sac, il sortit cette fois ci un bout de bois qu’il plaça dans le bouche du blond inconscient après avoir examiné la cavité buccale de celui-ci. Il essuya d’un geste distrait le sang qui sortait de ses lèvres qu’il avait mordu à nouveau il y a peu et s’affaira à sortir le peu de matériel qu’il avait pu emmener ainsi que des gazes. Il souleva les paupières du blond, observant ses pupilles.
Pupilles dilatées, teint jaune, langue rouge et gonflée, peau brûlante, fatigue, troubles. Empoisonnement ou infection. Empoisonnement impossible sur le bateau avec ses hommes. Infection, oui mais avec quoi ? J’ai mangé et bu comme lui sur le bateau et je vais bien. Sur Rosaria il ne mange pas n’importe quoi, idem pour l’eau qui est filtrée, alors où à t’il pu attraper ça ? Avant… avant… Gardena ! La fête, oui bien sur la fête… Papa n’a eu aucun cas d’empoisonnement alimentaire et qu’en bien même nous contrôlons les produits des vendeurs à leur arrivée… …… ……. Qu’y a-t-il de différent chez nous ? ….. ……. …… ….. L’eau ! Au bon sang, il a du boire de l’eau d’une fontaine ou d’ailleurs. L’eau est omniprésente chez nous contrairement à Rosaria mais pas toujours potable et pour lui qui vient d’une île avec si peu de sources…
Tout en parlant il retira le ceinturon de l’homme et ouvrit son pantalon, touchant doucement son foie et son estomac qu’il trouva durs et tendus. Il fit rapidement non pas un mais 3 mélanges additionnés de thé qu’il fit avaler à l’inconscient en lui pinçant souvent le nez pour l’obliger à avaler sans recracher les produits. Il se tourna ensuite vers les deux souverains, mordant à nouveau ses lèvres meurtries.
« Ce n’est pas bon, il a une infection qui a touché le foie. Il est brûlant il faut qu’il soit refroidi et soigné le plus vite possible, je lui ai fais avaler des anti-infectieux et de quoi lutter avec ce que j'ai sous la main mais il a besoin de plus, sans cela j’ai peur qu’il ne survive pas plus de deux jours » |
|  | | Ethan Feetwick Ecuyer

Age : 15 Inscrit le : 04 Nov 2006 Messages : 90
| Sujet: Re: Bataille meurtrière Sam 12 Juil - 10:17 | |
| Ethan continuait de se débattre avec la force du désespoir. Il refusait qu’il lui arrive sur cette île, par ses barbares, ce qu’il avait réussi à éviter sur Rosaria lorsqu’il était égaré après la mort de sa mère. Il ne voulait pas que ce dont il avait terriblement peur se passe ainsi et maintenant. Surtout qu’il aurait plutôt préféré vivre ça avec quelqu’un qu’il aimait, mais certainement pas de cette façon.
Pourtant, il ne risquait pas de s’en sortir seul vu la force dont été dotée les adultes, logique face à un enfant, mais surtout il était blessé et désespérément seul, sans personne pour lui venir en aide. Il souhaitait que n’importe qui le sauve, même si ce n’était que pour un instant, juste le temps de se dégager et de fuir.
Mais personne n’était là, et les Sesbasiens commençaient à se montrer bien impatients, l’un semblant plus pressé, au point d’entreprendre de lui retirer son pantalon. Le blond en pleura, suppliant le ciel qu’on le sauve. Et sans qu’il s’y attende, car c’était vraiment inattendu, un secours des moins prévisible se présenta afin de le libérer.
« Thomas… »
La surprise et le soulagement, même si l’homme semblait encore moins doué que lui en escrime, le firent pleurer de joie, des larmes autres que celle de terreur coulèrent de ses yeux. Jamais il n’aurait cru pleurer pour cela en voyant le tavernier. C’était bien le dernier qu’il aurait imaginé comme secours.
Seulement, comme on pouvait s’y attendre, les hommes ne se sentirent pas du tout menacés, au point qu’ils l’ignorèrent, pour ensuite le railler. Cela fit perdre à Ethan tout espoir d’être libéré. Il sentait que ce serait dur, et sans doute impossible de se dépêtrer de cette situation, aux vues de leurs blessures entre autre, mais aussi de l’inégalité des forces. Il se maudissait d’être venu, de s’être fait blessé, et maintenant perdre pour entraîner aussi le pauvre Thomas qui se retrouvait à menacer dans le vide des adversaires plus enclins à s’en prendre à un enfant qu’à agir en homme.
Ce fut donc un miracle que malgré tous ces facteurs, le brun parvienne à le sortir de là en blessant par chance un ennemi, attirant l’attention de celui qui maintenait le blond. Et bien qu’il en restait un dernier, l’ado parvint à profiter de la surprise pour l’empêcher d’attaquer Thomas en le faisant basculer. Il prit alors la main de son congénère et l’entraîna avec lui. Il savait qu’il le forçait à faire quelque chose de terriblement douloureux, mais il ne valait mieux pas s’attarder. Il fallait courir le plus loin possible.
C’est au détour d’une rue qu’ils rentrèrent alors dans de nouveaux ennemis. Mais par chance, l’homme qui s’adressa à Shaun –sa vision le soulageant- ne paraissait pas du tout prêt à les égorger et autre. Au contraire, il encouragea le pharmacien à leur venir en aide. Cette nouvelle surprise cloua le garçon qui resta à terre, observant la scène. Il ne grimaça même pas au goût atroce du médicament qu’on lui avait o |
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