Sanatana regarda Adriel se diriger vers lui, le visage affichant une grande rancœur envers la demande qu’il avait faite. Il s’y attendait, et ne pouvait donc nullement blâmer le blond de lui en vouloir.
Pourtant, il ne pouvait rien offrir d’autre, ne souhaitant que voir pour le moment son île vidée par ces ennemis. Il allait avoir assez de soucis ensuite pour s’occuper encore plus longtemps de ces envahisseurs. Il fallait qu’ils quittent Sesbasia. Maintenant.
Mais ce que dit Adriel l’intrigua. Il ne voyait pas bien quelle part du marché pouvait gêner le blond, tout en se rappelant soudainement la présence de l’enfant qui semblait être important pour lui. Il comprit alors ce que son neveu avait pu lui dire, au point d’augmenter sa haine envers lui. Il ne se défendit pourtant pas contre ces paroles, sachant qu’il lui aurait peut-être laissé l’enfant si cela s’était passé autrement. Il aurait même sans doute fait du commandant un de ses esclaves.
Il secoua la tête, préférant chasser ces pensées honteuses qu’il n’aurait pas eues si la situation n’était pas aussi embrouillée. Il ne voulait que du repos, et du calme, son corps le faisant souffrir comme s’il était une plaie à lui tout seul. Ça faisait longtemps que ça n’avait pas été aussi douloureux.
Et les paroles du commandant continuèrent à lui rester floues puisqu’il parla maintenant de vengeance pour une attaque qui aurait eu lieu après. Son roi avait beau lui donner l’ordre de se retirer, Adriel n’écouta pas, ne pouvant pas laisser non plus le Sultan rassurer son homologue quant au fait que personne ne serait embarquer dans son harem. En ce qui concernait l’histoire du blond, sans doute que des Sesbasiens qui n’avaient pas été fait prisonnier lors de l’attaque ratée, s’étaient cachés et avaient lancé un raid. Il n’en avait pas eu vent, mais il valait mieux que ce soit cette information là, et non celle d’une invasion, qui soit inconnue.
Il regarda toujours le blond sans répondre, le laissant même lui foncer dessus, sachant qu’il y avait ses hommes pour le protéger. D’ailleurs, ça ne rata pas puisqu’il le vu se faire blesser. Il en fut affecté, mais ne fit rien pour le protéger, jusqu’à le voir chuter après une toux qui l’inquiéta. Il lutta alors contre sa propre douleur pour le rattraper.
Il l’observa alors, avec grande inquiétude, son teint n’étant pas des plus frais. C’est là que débarqua Shaun qui lui demanda immédiatement de poser Adriel de façon à l’osculter plus longuement. Sanatana se montra très attentif, afin d’en savoir plus, oubliant d’observer lui-même.
Lorsque le pharmacien donna son diagnostic, le Sultan tilta, et lui attrapa le bras.
« Attendez, Shaun ! Ce n’est pas une infection comme les autres ! C’est une maladie que l’on nomme la dengue chez nous ! Il en a tous les symptômes ! »Il tenta de se lever, avec le blond dans ses bras.
« Comment ne m’en suis-je pas rendu compte plus tôt ?...Quel imbécile… »Seulement, il ne pouvait pas tenir longtemps l’homme dans ses bras, pour tomber à genoux, tenant pourtant le blond tout contre lui pour ne pas qu’il soit blessé davantage. Il s’adressa ensuite à Cyrille.
« Je crois que je vais devoir changer quelques petites choses dans ma demande…Je garderais le commandant Cuthbert jusqu’à ce qu’il soit guérit. Nous possédons l’antidote et les médicaments qui lui sont recommandés, mais je ne peux absolument pas vous laisser y avoir accès, vous comprennez, n’est-ce pas ? »Il ordonna à un de ses hommes que le commandant soit amené d’urgence au palais.
« Disons qu’il ne sera pas otage, mais plutôt hôte…Bien que vous le rendre plus tard contre les hommes que vous détenez encore soit tout de même honnête. »Il s’appuya sur un de ses hommes qui vint l’aider.
« De plus, il ne semble pas que votre commandant soit si important pour vous, d’après ce que j’ai pu voir de votre réaction il y a peu. Mais vous le récupérerez, ne vous en faites pas… »Il fut tellement occupé par cela, qu'il ignora totalement Ethan et Thomas, ainsi que Shaun. Tout ce qu'il espérait, c'était que Adriel s'en sorte. Et puis, il ne mentait pas en disant qu'il rendrait ce dernier plus tard.