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Bataille meurtrière

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Adriel Cuthbert
Commandant



Age : 25
Inscrit le : 05 Oct 2006
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MessageSujet: Bataille meurtrière   Ven 6 Juin - 18:55

Etant en approche de Rosaria-Rosaris après avoir passé plusieurs jours en mer à naviguer, Adriel était heureux de pouvoir rentrer et enfin se reposer. Bien que n’ayant rien vu de suspect aux eaux internationales, l’épuisement de ces derniers jours se faisant ressentir dû à l’air marin. D’ailleurs la lourdeur de ses paupières et les tremblements incessants dans les mains prouvaient son état, bien que ces derniers étaient arrivés trois jours avant son départ, ne le quittant plus dès lors. Evidemment le commandant ne prêta pas attention à ces troubles, pensant à un simple effet passager.

Il se trouvait sur le pont à observer l’île brumeuse aux formes un peu plus visibles, lorsqu’il fut intrigué par une chose inhabituelle, qui paraissait alerter également ses hommes. Une fumée noire et épaisse soufflée par les vents forts, s’échappait du centre de l’île, là où se trouvaient les principaux villages. Il ne fallu pas longtemps pour que dicté par son instinct, il cria à ses hommes d’aller plus vite. C’est donc à une vitesse poussée maximale, que la haute frégate se dirigea vers l’île austère. Arrivé près des côtés, le navire dû se frayer habilement un chemin entre les rochers jusqu’à l’embarcadère où l’équipage descendit rapidement.

A peine toucha-il le sol, que des hommes vinrent l’informer de l’attaque survenue la veille, de deux villages donc un situé près de la forêt. Craignant pour la vie de sa mère, il demanda des nouvelles du roi puis se dirigea vers les écuries où il monta Quiéra, prenant ainsi la direction de la demeure familiale passant par le village principal, afin d’y voir l’étendu des dégâts. Ses hommes présents au village le plus touché, lui firent rapidement part du nombre de blessés et de morts ainsi que l’estimation des dégâts. Ceux-ci d’ailleurs étaient considérables, certaines rues faites de terre et pavées étaient impraticables, alors que des maisons étaient détruites par le feu, dont pour certaines la fumées s’échappaient encore. Mais tout cela n’était rien, car elles pouvaient être reconstruites, alors que les vies prises ne pouvaient revenir. L’odeur infecte était probablement la pire de toute, annonçant que le sang avait coulé abondamment, celui des rosarians mais également celui de leurs ennemis, dont les corps jonchaient encore le sol.

Restant un moment là à observer la vue cataclysmique le cœur serré, la colère montait en lui voulant venger le peuple qu’il chérissait et pour qui il avait juré donner sa vie. Il du cependant se détourner et continuer sa course et arrivé chez lui, le silence pesant et la lourde porte en chêne grande ouverte, l’angoissèrent n’envisageant rien de bon. La peur au ventre, craignant la perte de son dernier parent, il se précipita à l’intérieur criant à tout va le nom de sa mère. Le major d’homme paniqué et les larmes aux yeux se précipita sur son maître qu’il accueillit, annonçant l’attaque des sesbasiens dont certains étaient arrivés au manoir, agressant les domestiques, mais surtout la mère du jeune commandant pour sa richesse. Cependant il fut rassuré qu’aucune blessure grave n’avait été infligée.

Fou de rage contre ses ennemis, il fut pourtant soulagé, libéré d’un poids que sa mère ne fut violée, et que son honneur fut ainsi préservé. Adriel se précipita dans la chambre de la femme, celle-ci était allongée endormie dans son lit, avec à son chevet la dame de chambre. S’agenouillant au sol, Adriel prit dans ses deux mains, celle meurtrie de sa mère, et la baisa doucement, fermant les yeux remerciant alors le seigneur d’avoir épargné la seule personne comptant encore à son coeur.

Peut-être deux heures passèrent lorsque le commandant se réveilla, après s’être endormi le visage contre la main de sa mère. Il se leva, et l’embrassa chaleureusement sur front après lui avoir caresser le visage blessé. Puis décidé, il quitta rapidement le manoir et retourna au château pénétrant la salle du trône où se trouvait le roi, les conseillers ainsi que le général, exigeant sans véritablement attendre de réponse, d’attaquer au plus vite Sesbasia afin de venger le peuple, Rosaria de cette nouvelle attaque.

« Votre majesté, avec ou sans votre accord je refuse de laisser Sesbasia s’en tirer si facilement ! Mes hommes et moi seront prêt à quitter l’île cette nuit afin d’arriver au plus vite sur cette île maudite ! J’accepterais tout châtiment à mon retour ! »

Quittant rapidement la salle, il alla prévenir ses hommes et tous se hâtèrent, embarquant des barils d’eau, nourriture, réapprovisionnant également le chargement d’armes et de boulets destinés aux canons, si nécessaires était. Après avoir été prendre une dernière fois des nouvelles de sa mère ayant reprit connaissance, avant son départ Adriel ordonna à l’un de ses soldats de prévenir Shaun de sa venue, expressément demandée sur le navire. La lune pleine, la flotte aux bâtiments impressionnant, prit enfin la mer en direction de l’île chaude.

Le chemin ne fut pas de tout repos, le ciel commençait à gronder et se tapissait d’éclairs plus violents les uns que les autres, pour finalement laisser sa place quelques heures plus tard dans la nuit à une pluie diluvienne se mélangeant à de fortes rafales de vent, faisant monter les vagues à plusieurs mètres de hauteurs, se fracassant sur la coque de la frégate ralentissant l’avancée. Ayant laissé les commandes à son second aidé par le navigateur, Adriel observa longuement le compas alors qu’il essuya de sa manche trempée son visage frappé par la pluie.

Bien que la foudre avait frappée le mât de la frégate, peu de perte ou de blessés étaient à déplorés, et les hommes tombés à la mer agitée, furent sauvés. La nuit passée à lutter avec la mer fut épuisante, la flotte tanguée comme le serraient des morceaux de bois, resta intact bien qu’il y avait de nombreux dégâts. Les prochaines heures servirent à réparer les coques, et soigner les blesser, alors que la crainte de voir apparaître une nouvelle tempête plus meurtrière n’abattit pas l’équipage, qui gardait sa vengeance malgré tout intact.

Le dernier jour en approche de l’île chaude, fut calme, servant à se reposer ou à se préparer. Dans sa cabine, Adriel prit un bain puis enfila sa tenue faite d’un chemisier blanc à jabot ajusté, un pantalon de la même couleur en tissus, puis enfila par-dessus ses hautes bottes noires, attachant leurs lanières en cuirs. Il glissa ensuite sa ceinture noire également en cuir sur ses hanches, ajoutant le fourreau de son épée à la lame gravée qui fut offerte par son père, et mit son manteau d’officier ainsi que son foulard décorer par ses galons. Pour terminer il attacha sa chevelure, passa sa chaînette en or avec sa croix, enroula autour du poignet un chapelet et alla prendre un repas léger, attendant patiemment d’accoster afin de venger sa mère et le peuple rosarian. C’est alors qu’il fit le tour du navire et frappa à la porte du pharmacien, attendant que celle-ci s’ouvre pour parler.

« Mr Hatsur, nous arriverons sur Sesbasia dans une heure, tenez donc vous prêt ! »

Il fit une pause puis reprit

« Je vous demande de rester en arrière afin de ne pas être blessé. Cela dit, je sais que votre devoir ne s’arrête pas à Rosaria et comprend si vous aidez également nos ennemis »

Se mettant à tousser, il fit un salut puis s’éloigna afin de monter sur le pont. Une fois à terre, il en profita pour rappeler les consignes ainsi que les postes de chacun. C’est donc divisant ses hommes en deux groupes, un de flanc et l’autre de face sur une épaisseur de trois hommes alors que les archers restaient un peu en retrait et principalement sur des hauteurs. Bien que la progression fut lente sous un soleil de plomb et une chaleur difficile à supporter avec le poids des armes, celle-ci porta ses fruits puisque effectivement elle s’était passée sans la moindre rencontre, les amenant près d’un lieu de vie. Le commandant et ses soldats continuèrent donc en trottinant, sans faire le moindre bruit et pénétrèrent dans l’Oasis qui semblait irréel pour Adriel. Tout laissait croire qu’il était sur une autre île, tant la beauté de l’endroit accueillant était l’opposé du désert. Peut-être était ce un mirage, souvent enfant son père lui avait expliqué que le désert avait ce pouvoir sur l’esprit des hommes. Afin de s’en assurer, il posa sa main sur un des fruits et fut rassuré.

Evidemment il ne trouverait ici aucun soldat et avait donc probablement encore beaucoup de chemin jusqu’au palais, bien décidé à faire payer les soldats sesbasiens de leur sang et pourquoi ramener avec eux leurs hommes emprisonnés, et de l’eau. Mais là n’était pas la mission, et restait donc la priorité de faire comprendre que Rosaria-Rosaris ne fermerait pas les yeux une seconde fois. Ayant finie la progression dans ce qui devait être des récoltes, un autre lieu fut découvert emplis de sortes de stands près des habitations. C’était ce qui était appelé plus communément le souk, voilà la première fois qu’il en voyait.

Mais il se s’attarda pas à la vue étrange, et rapidement il ordonna un déploiement de petits groupes un peu partout sur le marché afin de désarmés les villageois trop téméraires, et de tuer les hommes menaçant et refusant de se rendre. Peu de gens résistèrent ce qui limita les blessés, et après avoir capturé l’un de ces barbares, il pu enfin connaître la direction à prendre, impatient de pouvoir accomplir ce à quoi il était destiné.
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Cirylle Beliziel
Roi



Inscrit le : 05 Aoû 2007
Messages : 102

MessageSujet: Re: Bataille meurtrière   Ven 6 Juin - 23:29

L'attaque des sesbasiens avait été des plus inattendues d'autant plus après avoir déjà subit une invasion ratée de la part de leur prince peu de temps auparavant. Et était tombée on ne peut plus mal. Ce que Cirylle devait avouer avoir été drôlement bien calculé de la part de ce sultan de malheur !
Car comme après chaque attaque, et il était bien difficile d'aller contre, chacun se remettait doucement pensant être à l'abri pour un certain temps d'une nouvelle invasion. Lui-même avait réagit de la sorte en permettant à son commandant des armées de quitter personnellement l'île pour quelques jours. Ce dont il eut tout le temps de s'en mordre les doigts par la suite. Bien sur le commandant Cuthbert ne faisait pas la défense de l'île à lui tout seul mais il restait néanmoins un élément de grande valeur dont l'absence se fit sérieusement sentir.

Par chance, et certainement aussi par l'esprit de rigueur qui caractérisait tant les rosarians, une défense minimale était toujours et quelles qu'en soient les circonstances mise en oeuvre. Elle permit réellement d'éviter ce jour-là l'hécatombe. Ce fut donc dans la panique générale et dans la précipitation que les soldats se préparèrent pour aller se battre. Mais une fois lancés dans la bataille, il n'eut pas à rougir de ceux-ci. Sans nul doute que s'être trouvé prit au dépourvu ainsi et la vision de l'avancée sesbasienne dans leurs terres étaient bien trop à supporter pour leur fierté bafouée.

Cirylle lui-même sentait une rage dévastatrice l'envahir à l'audace dont les sesbasiens avaient fait preuve. Et comme chacun des hommes de l'île brumeuse, il réclamait vengeance tant sur le champs de bataille -où personne ne se serait pas risqué à lui dire de rester en arrière du front- que pour les futures représailles qu'il imaginait déjà les plus sanglantes possibles. Il s'était donc battu au milieu de ses soldats n'hésitant pas à tuer tout sesbasien à la portée de sa lame. Sesbasiens qui n'avaient de toute façon aucune valeur aux yeux de leur propre sultan alors il ne voyait aucune raison de le leur en accorder davantage, d'autant plus quand il entendait les cris et les hurlements de son peuple qui survivait, ou pas, à leur passage.

Si la bataille fut longue et éprouvante, ce ne fut rien comparé à ce qui l'attendait par la suite. Là où les sesbasiens avaient passés, il ne restait plus que terre brûlée et désolation. L'île empestait la douleur et la mort. Il avait même l'impression que jamais il ne se débarrasserait ni de cette odeur imprégnée à même sa peau, ni même de son goût qui ne quittait plus sa bouche depuis.
Mais alors qu'il aurait voulu pouvoir comme la majorité de ses hommes prendre un repos voire un oubli salvateur dans le sommeil, il dû convoquer en toute hâte ses conseillers pour définir les mesures d'urgence à prendre. Alors même qu'il pensait déjà à une toute autre sorte de mesures, bien plus vindicatives celles-là. Ce qu'il fit après quelques heures de repos bien méritées et en compagnie cette fois de ses conseillers et de ses généraux.

Là, quelle ne fut pas sa surprise de voir débarquer le commandant Cuthbert qui lui vociféra dessus pour lui claquer la porte au nez aussitôt. C'était tout de même un peu fort...

"Que quelqu'un aille dire au commandant Cuthbert que nous ne l'avons pas attendu pour prendre ce genre de dispositions. Et qu'en effet sa présence serait cette fois-ci très souhaitée ! Si bien sur, il n'a rien d'autre à faire et que Monsieur daigne nous accorder l'honneur de celle-ci."

Si le départ de fit dans les plus brefs délais possibles, le trajet fut lui d'une lenteur agaçante. Même les intempéries et les avaries dues à celles-ci ne réussirent pas à occuper son esprit à tout autre chose qu'au fait de prouver au sultan Krishna qu'il ne fallait pas le sous-estimer. Par deux fois celui-ci l'avait prit de haut et c'était une fois de trop.

Il passa donc le voyage entre sa cabine et le pont où il passait le plus clair de son temps les yeux à l'horizon, perdu dans ses pensées, alors qu'il cajolait Bayac. Il voulait au moins que celui-ci profite du grand air avant de devoir l'enfermer dans sa cabine une fois le sol sesbasien en vu. Quant aux autres personnes présentes sur la frégate, il n'y portait guère attention. Si ce n'est quelques sourire lorsqu'il croisait Shaun sur le pont. Mais il se sentait bien trop plein de rancoeur et de révolte pour avoir envie de faire le moindre effort de sociabilité quelconque.

C'est d'ailleurs toujours en froid avec Le commandant Cuthbert à qui il n'arrivait toujours pas à pardonner son coup d'éclat dans la salle du Trône, qu'ils accostèrent et parvinrent après une longue marche épuisante jusqu'à un souk. Le contraste entre la désolation dans laquelle il avait laissé Rosaria-Rosaris et la vie chatoyante de cette oasis, comme si Sesbasia ne connaissait rien de la guerre et de ses malheurs, le stupéfia. Et l'emplit d'une rage sourde.
Il laissa son commandant des armées prendre la direction des opérations alors que son attention se perdait sur les étals regorgeant de richesses. Pendant que son peuple lui pleurait leurs morts et se lamentait sur leurs quelques biens durement gagnés perdus à jamais.

"Brûlez ! Brûlez tout ! Qu'ils connaissent eux aussi les peines et les lamentations que vivent en ce moment les rosarians. Et qu'ils sachent qu'ont leur rendra coups pour coups tout ce qu'il nous font subir ! Qu'ils aillent donc le dire à leur sultan ! Bien que je doute qu'il les écoute beaucoup vu comment il traite ses propres soldats !"

Sa voix avait portée haut et fort tant pour être obéit par ses hommes que pour se faire comprendre de la population présente. D'ailleurs c'est de manière déterminée, froide et implacable qu'il fit aller son cheval entre les étals avec à la main un fagot qu'il avait embrasé. Il fut rapidement suivit par nombre de rosarians qui trouvèrent là un début d'exutoire à leur désir de vengeance.
Ce ne fut que lorsque tout fut embrasé et qu'une épaisse fumée noire gagnait l'éclatant ciel bleu donnant sans nul doute l'alerte à des kilomètres à la ronde -mais cela Cirylle ne s'en préoccupait absolument pas- qu'il s'avança jusqu'à son commandant.

"On avance et on continue la politique de la terre brûlée, jusqu'à ce qu'ils se décident à venir nous arrêter. S'ils le peuvent..."

C'étaient les premiers mots qu'il se décidait à échanger directement avec son commandant depuis le mouvement d'humeur de celui-ci. Mais dans cette bataille, il s'agissait avant tout de restaurer l'honneur des rosarians que les sesbasiens avaient par trop de fois bafoué. Les dissensions se devaient donc d'être mises de côté, pour l'instant au moins.
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Shaun Hastur
Pharmacien



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Localisation : La ou les médicaments sont, je suis

MessageSujet: Re: Bataille meurtrière   Sam 7 Juin - 0:11

Shaun avait déjà passé en revue plusieurs zones de l'île des brumes, inspectant avec soin les rochers et toutes les mousses à sa portée. Certes il n'avait pas réussit à mettre la main sur la mousse pourpre mais au moins sur d'autres plantes très intéressantes de son point de vue. Il allait partir en expédition pour plusieurs jours lorsqu'il eut vent d'attaques dans des villages non loin de la. Il proposa son aide aux pharmaciens royaux et fut soulagé de voir qu'ils avaient déjà tout le nécessaire, malgré le nombre de victimes et les dégâts causés. Malheureusement quand on est un pharmacien sur une île en guerre on prévoit toujours beaucoup d'avance. Les laboratoires de préparation étant libres il en profita pour augmenter ses stocks, en bon apothicaire prévoyant. Bien lui en pris, car il en fut tiré le lendemain par un groupe de soldats venant le chercher au nom du Commandant pour partir sur Sesbasia. Effaré à cette idée, il emballant rapidement ses affaires et demanda de l'aide aux soldats pour emporter d'autres produits reposant sur des étagères. Il s'agissait notamment de bandes, gazes, etc, qui étaient fabriqués sur Rosaria et dont il savait qu'ils ne manqueraient pas aux pharmaciens royaux à leur retour. Laissant ses "mulets" charger les montures, il fila dans sa chambre récupérer son sac à dos contenant ses quelques vêtements et surtout une partie de ses remèdes les plus précieux. Il laissa un mot pour le roi, s'excusant de son absence et reparti sans un regard en arrière, abandonnant le confort du palais pour rejoindre une énorme flotte amarrée dans le port principal de l'île. La vision des bateaux de guerre le terrifia. Rien que d'imaginer le nombre d'hommes et armes présents sur le bateau, des carnages qu'ils pouvaient faire et subir, il en avait la nausée.

C'était donc ça la guerre...

Lui qui pensait y échapper de part sa nationalité s'y retrouvait en plein. Il prit une grande inspiration et monta à bord, son escorte avec lui, l'accompagnant jusqu'à sa chambre. En chemin il observa les hommes qui tiraient les voiles, ciraient le pont, nettoyaient leurs armes et eu un pincement au cœur en se disant qu'une partie d'entre eux ne remettrait jamais les pieds sur leur terre natale. Il salua le Commandant qui vint le voir rapidement avant de repartir donner des ordres. Il était fort occupé, il ne devait donc pas le déranger et plus important, fabriquer vite fait plus de médicaments contre le mal de mer car il ne voulait pas faire honte au blond ni voir de nombreux malades vomir leur déjeuner par dessus bord. Il allait se rendre dans sa cabine lorsqu'il vit Cyrille débarquer de fort mauvaise humeur ce qui était compréhensible. Il était roi depuis peu et les siens avait été attaqués. Il lui fit un léger sourire que le roi ne sembla pas capter, perdu dans de noires pensées. Bien, c'était donc à lui de faire que les choses se passent bien durant la traversée ! C'est donc avec une nouvelle énergie qu'il parti s'atteler à sa tâche une fois son matériel déballé.

Quelques dizaines d'heures plus tard, il remercia tous les dieux qu'il connaissait alors qu'il s'accrochait de toutes ses forces à son lit qui tanguait au rythme de la tempête secouant rudement le navire. Son estomac semblait tenir le coup, heureusement, sinon il aurait été d'une aussi jolie couleur verte que celle des hommes qu'il entendait vomir dans les cabines non loin... Prenant son courage à deux mains -très fermement accrochées à toute chose fixe...- il passa de chambre en chambre pour distribuer la poudre salvatrice. Il fut à chaque fois accueilli comme le messie par les hommes touchés par la "disgrâce", maudit durant le temps d'absorption de la poudre en solution -liquide- puis à nouveau apprécié lorsque les estomacs concernés cessèrent toute velléité de tangage. Le jeune homme manqua se casser plusieurs fois un os en se retrouvant brusquement projeté contre un mur lors d'une bourrasque plus forte. Il faillit aussi mourir étouffé dans un baril de pommes dans lequel il fonça tête la première -en fait c'est le baril qui lui avait foncé dessus en se renversant, mais bon...-. Il vit donc arriver avec soulagement la fin de la tempête et parti s'allonger dans sa cabine avec de gros bleus, quelques coupires et des heures de repos à rattraper

Le reste du voyage se passa sans encombre et il pu en profiter pour fabriquer des poudres et onguents pour l'après bataille. Il était en train de broyer un onguent lorsqu’on frappa à sa porte. Abandonnant son mortier d’agate il alla ouvrir, tomba nez à nez avec le blond commandant qu’il salua de la tête. Il l’écouta parler tout en l’observant. Il lui semblait plus pâle depuis qu’il l’avait revu mais cela était peut être un effet combiné de la fatigue et de la nervosité. Cyrille lui aussi était de même, pâle et fermé sur lui même.

« Je serais prêt commandant Cuthbert. Merci de votre considération quant à mon dévouement envers les blessés de tous camps. J’essayerai de ne pas vous gêner. »

Une fois son paquetage fait, il fut accompagné par les mêmes soldats qu’à la montée, ceux-ci l’encadrant durant leur progression dans le désert. Cela lui rappelait des souvenirs pas si lointains. Il retrouvait avec un mélange de joie et de crainte le sable fin et le rude soleil. Dès le désert entamé il avait pris soin de couvrir sa tête d’un turban maison, comme son guide sesbasien le lui avait appris durant sa traversée précédente. Il indiqua à ses « accompagnateurs » comment faire le couvre chef pour éviter les insolations et autres brulures par le soleil. Tant qu’à faire, il leur demanda de faire passer le mot à la colonne de Rosarians, espérant qu’ils accepteraient d’agir plutôt que de rester inconscients du danger du soleil pour une stupide histoire d’honneur -surtout Adriel car Cyrille comprendrait, du moins l'espérait-il-. Le temps passa calmement, rythmé par la marche lente du groupe qui avait du mal à progresser dans le sable.

Si seulement nous avions des chameaux, le trajet serait plus rapide et plus simple. Tant pis. Nous ferons sans...

Une ville en vue, un souk coloré et l’action armée débuta. Shaun pinça les lèvres en voyant les premiers blessés, qui plus est, être blessés sous ses yeux sans qu’il ne puisse rien y faire ! Le comportement de Cyrille le laissa sans voix, il ne reconnaissait pas le gentil jeune homme qui l'avait accueilli en souriant avec son corbeau dans l'enceinte d'un grand palais de marbre froid. Il était... si différent, un autre homme, un roi qui souffrait de la guerre. Ne pouvant rien faire non plus pour le roi, il se rendit dans le village et constata avec soulagement que les blessures étaient légères, le guérisseur du village pourrait les traiter sans soucis. Une fois cela fait il se dépêcha de rejoindre le commandant, surveillant que le prisonnier ne serait pas –trop- maltraité. C’était dur mais il pouvait les comprendre et devait assister à tout pour être sur de soigner au plus vite toute blessure et ne pas voir de débordement envers les locaux, dont beaucoup n'étaient que de simple villageois qui avaient plus à coeur leur survie que d'aller guerroyer avec les îles voisines.

Nous sommes en guerre et je ne suis qu'un pharmarcien, je ne suis pas fait pour la politique comme Cyrille, ni pour diriger des hommes comme Adriel, seulement pour aider. Ca fait mal de voir des gens blessés mais il faut que je résiste pour les deux camps.
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MessageSujet: Re: Bataille meurtrière   Sam 7 Juin - 16:56

Voilà un moment déjà qu'il y avait eu une guerre contre Sesbasia. Un combat pour être plus précis et malheureusement Yvan n'avait pu être là. Ce n'est pas un surhomme et il s'en voulait depuis. En effet le jour de cette fameuse bataille, il avait du rester sur l'île, dans ses délires à cause d'une fièvre l'ayant cloué au lit pendant deux voir trois semaines. Et c'est ainsi qu'il avait perdu des hommes, mais pas forcément parce qu'ils étaient morts mais parce qu'ils avaient été récupérés pour être des esclaves. Et il faut bien avouer que ça lui était resté coincer en travers de la gorge et pas qu'à lui. Toutes les familles de ses hommes, leurs compagnes ou compagnons, leurs parents ainsi que leurs frères d'armes désiraient ardemment qu'ils reviennent tous et que le prix pour cet affront soit payé. Mais il était plus facile de le dire que de le faire. En effet si Sesbasia venait sur leur île ils auraient l'avantage mais là en allant chez eux c'était plutôt l'inverse, surtout au vue de la chaleur qu'il faisait là-bas. Malgré tout les soldats s'étaient longuement entrainés et retrouver leur compagnons d'armes leur donnaient des forces.

Les jours passèrent suite à la décision d'attaquer l'île jusqu'à ce que le jour-J soit bel et bien présent. C'est ainsi qu'Yvan se prépara dans son appartement. Portant aujourd'hui un pantalon de cuir noir le protégeant du froid mais aussi du sable, ainsi qu'un débardeur noir. Pour le moment il porterait une longue veste polaire, faite de la fourrure de certains animaux se trouvant ici. Il retrouva Darren pour prendre rapidement un morceau et partir rejoindre leurs hommes au campement. Là-bas il salua ses hommes et vérifia que tout était en ordre. Il n'en doutait pas vu que c'était les chefs de chaque petit camp de soldat qui lui disaient tout et ainsi l'informaient du mieux possible. Il se tourna alors vers Darren et eut un léger signe de tête avant de se diriger vers leur moyen de transport. La marche ne fut pas trop longue et ils pénétrèrent par groupe dans divers vaisseaux. Il y en avait 4 au total et dans chaque appareil se trouvait une trentaine de soldats. Ainsi ils n'étaient pas forcément nombrerux mais pouvaient se défendre malgré tout. Il avait aussi prévenu ses hommes de prendre de quoi se protéger du soleil, de faire comme il pouvait pour ainsi ne pas sombrer sous une insolation, chose peu commune pour les Edelskiens. Il ne fallait surtout pas qu'ils tombent tout de suite, ils avaient des gens à récupérer et d'autres à venger en quelque sorte.

Et le voyage commença. ça ne dura pas une seule journée mais bien plusieurs et c'est bien pourquoi ils avaient pris de nombreux vivres. De toute manière il espérait que ça n'allait pas durer des lustres car de base il ne venait pas forcément pour se battre et tuer des gens. Non il avait aussi prévenu que ses hommes qu'ils venaient récupérer leurs compagnons avec le moins de morts et blessés possibles pour les deux camps. Ce n'était que de la récupération du coup. Mais il avait fallu du temps pour que cela reste dans leurs esprits vu que sur cette île les gens étaient plutôt têtus mais qui ne le serait pas après de telles informations. Et c'est alors que le voyage s'acheva, que le sérieux et le danger approchaient. Ils descendèrent tous des engins et se regroupèrent en formation de 15à 20 hommes. Yvan donna alors des instructions en compagnie de Darren, celui-ci non loin de lui. Il faut dire qu'il tenait à ses conseils et souvent ils étaient en accord sur les actes. Bien que cette fois il avait du tenter de le modérer pour ainsi ne pas vouloir décimer tous les soldats de Sesbasia. Bien sur ça n'aurait pas été facile mais ce ne serait heureusement pas le cas.

Il s'avança et prit un groupe en sa compagnie et celle de Darren. Ils n'étaient point en retrait et il demanda alors à quelques hommes d'aller voir en avant. Il avait sur lui son arme blanche bien sur, un long sabre, et bien sur ne portait plus que son débardeur et non sa polaire. Il regarda le sable et s'avança. Quand deux hommes, deux des éclaireurs revinrent rapidement et l'informèrent qu'il y avait déjà des hommes de Rosaria-Rosaris. Il fronça les sourcils, ce n'était pas leur journée semblerait-il et il décida alors d'avancer calmement. Et c'est ainsi qu'il put voir ce que les deux hommes lui avaient dit. Il soupira et se massa une tempe, se demandant bien que faire. Il regarda Darren puis à nouveau les divers hommes de cette île ennemie. ça commençait légèrement à le gonfler, non pas qu'il perdait son calme mais bon, il fallait que ça dérive à ce point, aujourd'hui, alors qu'il ne désirait pas de morts ou de blessés. Il serra plus durement l'embout de sa gourde et décidé de continuer les opérations. Chacun sa merde comme on dit et il ne doutait pas un seul instant que les autres allaient venir les voir et leur demander ce qu'ils faisaient ici. Il se voyait bien leur dire qu'ils faisaient des emplettes mais bon ça serait surement trop ironique et scynique et autant rester calme n'est-ce pas?

"Avancez en petits groupes de 10 hommes. Pas de combats qui ne servent qu'à tuer, n'oubliez en aucun cas que nous sommes là pour récupérer nos compagnons d'armes. Alors le premier qui ose outrepasser les règles mises en place pour ce séjour passager se retrouvera dans nos geôles est-ce clair et ce sera moi qui m'en occuperait personnellement."

Il se tourna alors vers Darren et soupira à nouveau, restant sur ses gardes au cas où.

"Cela s'annonce plutôt folklorique tu ne trouves pas?"

C'est ainsi qu'il aperçut le noir des fumées et sut que tout était en train de brûler. Il fronça les sourcils et s'approcha. Les autres ne faisaient pas dans la dentelle mais c'est la guerre. C'était... bref autant rester pour son île pour l'instant. De toute manière ils allaient bientôt avoir la joie et l'immense honneur de leur parler. De l'ironie? Pas du tout.

"Nous allons avoir un accueil plutôt chaleureux. Je suis sur qu'ils vont adorer qu'on soit là et qu'on leur mette des batons dans les roues s'ils le voient ainsi bien sur."

Il regarda ses hommes et restait en avant, ne se cachant en rien devant ses hommes. Il savait très bien qu'il y avait des hommes expérimentés qui pourraient prendre sa place au cas où bien qu'aujourd'hui il n'en avait point envie. Sa folie et son envie de tuer qui pouvaient le prendre à certains moments s'étaient plutôt calmées mais il n'en restait pas pour le moins sérieux et un ancien soldat, toujours Général.

"Nous devrions profiter de leurs combats et les éviter au possible pour ainsi libérer nos compagnons. Qu'en penses-tu Darren?"

C'était une façon comme une autre. Il ne fuyait pas le combat, il ne faisait pas partie de ce qui se tramait en ce moment. C'est tout. Et puis leur avis de toute manière comptait-il vraiment dans ce genre de scène et d'acte? Aucunement, nous sommes d'accord.
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MessageSujet: Re: Bataille meurtrière   Mar 10 Juin - 15:35

Il était présent pendant la décision du général. Il allait partir sur l'île qu'il déteste le plus. Pas qu'il avait quelque chose contre eux spécifiquement dû à la naissance ou autre, mais qu'es ce qu'il faisait chaud en ces terres. Il était on ne peut mieux sur Edelski. Et n'avait pas froid pour deux sous. Mais l'autre île... avait le don de l'enerver rien qu'en mettant un pied sur cette île. Il y était déjà allée par le passé, pour un combat ou deux. Il avait tué, et on l'avait blessé mais peu. Mais ce climat le rendait complètement fou. Il haissait cette chaleur, qui lui donnait des envies de meurtres ou de se déshabiller totalement ou presque. C'était selon le moment. Mais il faut avouer, que lorsqu'il y allait, ce n'était en général, pas pour faire la fête ou courir nu dans les dune de sable. Non, c'était pour la guerre, l'honneur de son île qu'il protégeait de sa vie. Il avait appuyé la décision d'Yvan bien sur. Il était hors de question de laisser leurs hommes aux mains d'autres personnes que leurs propres familles. Il détestait l'idée qu'on puisse faire d'un homme un esclave. Et peut être que s'il choppait une personne de haut rang là bas et lui faisait lécher ses chaussures, il comprendrait ce que c'est de se rabaisser. Bien sur il n'avait pas vraiment l'idée de le faire. Bien que niveau "rabaisser" il connaissait déjà la chose, puisqu'il a "travaillé" sous les ordres de l'ancien roi d'Edelski. Plus jamais il ne se rabaisserait devant qui que se soit. Il avait neutre pendant cette décision pour le moins importante. Pas un sourire, pas une expression outrée, pas de rage, rien. A quoi bon? Les "autres" devaient se sentir dans leur droit sans doute, puisque leurs hommes n'avaient aucunement pu sauvé leur liberté. Mais il en serait tout autrement, il le garantissait sans un mot. Pour sa part, il préférait mourir plutôt que de servir un autre être que lui même. Qu'il soit d'une île ou d'une autre. Mais passons ce genre de détail bien évidemment, ce n'était aucunement le moment d'épiloguer sur sa façon de voir la vie. Il observait, apprenait de loin ou de près, c'était selon. Mais pour cette fois, il était de l'avis du général. Il était hors de question de laisser passer cela. Il fallait qu'ils les récupèrent à tout prix. Même sa propre vie s'il le fallait.

Les jours passèrent du coup, et la tention était palpable sur Edelski. Et c'était on ne peut plus normal aux yeux de Darren. On venait de perdre un bon paquet d'hommes et on était prêt à en envoyer à nouveau. Certes, ils souhaitent récupérer les premiers. Mais cette perte marque les esprits et les coeurs. Surtout que cette fois, le général faisait parti du lot. Bien sur il donne des indications comme toujours au cas où. Et Darren fait de même. Il reste un peu avec sa mère lorsqu'il a le temps. Sinon, il prépare le tout. Vivre, munitions, armes, les hommes. leur apprendre la mission. Et surtout qu'ils profitent tous comme il se doit de leurs derniers jours sur l'île, dans leur patrie. Ce qui lui semble être logique en soit. Bien sur, il prépare le château au cas où une contre-attaque se ferait. Ainsi les vivres étaient prêtes pour les gens de l'île. Et les hommes restant, prêt à protéger l'île ce qui en vallait de leur vie. La liberté ou la vie. Voilà la devise de Darren. Et sans aucun doute certain le savait et l'appliquait. Mais pas tous. C'était logique également. Personne ne se ressemble, et c'était tant mieux. Les préparations se firent alors dans une effervessance calme mais pesante de signification.

Puis le jour-J arriva bien vite aux yeux du conseiller. Il allait devoir voyager, rassurer ses hommes, ne pas se laisser aller à ses envies de meurtre, conséquence du climat qu'il déteste. Il fallait qu'il vérifie qu'il est tout pris avec lui. Vêtements, armes, son épée, ses deux poignards. Et c'est ce qu'il fit bien sur. Le jour-J, il prit le temps de prendre un bain, de se sécher et de s'habiller chaudement pour la route. Soit son pantalon de cuir, débardeur noir et menteau de cuir, moulant son corps simplement. Sac sur le dos, épée gigantesque, faite et travaillée par le meilleur forgeron de l'île, soit de sa mère, il approche du "véhicule" et soupire avant de le pénétrer. Normal en soit, il était sur et certain que cela allait l'ennuyer plus qu'autre chose. Il se mit dans un coin, non loin d'Yvan, de son frère de guerre.

Faut dire que le voyage était plutôt mouvementé. Tantot silencieux, pensant aux hommes qu'ils devaient souffrir à l'heure actuelle, à leur famille qu'ils laissaient derrière eux, à la mort qui peut être les attend, que ce soit d'un coté comme de l'autre. Donner la mort n'est pas une chose à prendre à la légère, Darren rend cela très au sérieux. Que cela soit un ennemi ou non. Le respect d'un combat est une base de commencement à l'entente. Mais si respect il n'y a pas, alors ce n'est plus ce que l'on peut nommer "guerre" mais bien un massacre de deux camps. Un génocide qui ne sert à rien, car il est certain que sans respect, il n'y a jamais de réel gagnant. Le dernier debout? Foutaise. Il rentrerait chez lui pour repartir vers le massacre avec de nouveaux compagnons et autres énemis en face. Cette façon d'être est étrangère à Darren. Mais passons. Il écoute ses compagnons d'armes, ainsi qu'Yvan qui répète plusieurs fois les missions pour que chacun sache dans quoi il va mettre les pieds. Retrouver et récupérer les hommes. Clair net et sans bavure. Bien que Darren en doutait mais en silence. Une mission se passe toujours plus ou moins mal, c'était plus un constat qu'autre chose. Mais cela ne l'empéchait absolument pas d'être entièrement d'accord avec le général, bien au contraire. Si tout ce passait pour le mieux, alors c'était parfait.

Les jours s'égrainaient donc, jusqu'à leur arrivé. Darren retira son menteau et son débardeur noir. Il plaça juste un haut de cuir recouvrant simplement ses épaules. Ainsi il reste torse nu pour ne pas avoir trop chaut, offrant au soleil rude sa peau pale à l'apparence douce, mais il est solide ne vous inquiétez pas! Il passe une mains sur ses abdominaux, récupérant la sueur déjà présente sur sa peau alors qu'il n'a pas encore mis le pied à terre! Il ouvrit quelques fermetures présente sur son pantalon de cuir, simplement pour que l'air y passe. En effet, c'était fait pour. Ainsi ses cuisses, molets sont presque à l'air libre. Alors qu'il a toujours une tenue descente malgré tout. Il place des bracelets de cuir sur ses avants bras, dissimulant deux poignard donc les lâmes effilées lui avaient déjà permis de tuer par le passer. Puis il souleva son sac, chargé d'eau, de vivres et quelques vêtements. Il mis un tissu blanc sur ses cheveux, afin de ne pas avoir trop chaud, et que son regard soit protégé un minimum du soleil. Il mit leva son épée et la plaça sur son épaule pour le moment avant de descendre sur l'île. A peine le pied sur le sol qu'il se crispa. Il portait des bottes, recouvertes de son pantalon, il ne risquait aucunement d'avoir du sable dans ses chaussures, ce qui l'arrangeait fortement. Mais passons tous ses détails.

Il resta auprès d'Yvan et regardait simplement ses hommes en leur faisant signe d'un mouvement de tête qu'ils étaient avec eux. Puis il écouta les dires de son frère d'armes. Avant d'observer la marche des éclaireurs. Il ne dit rien pour le moment, trop occupé à tenter de se calmer. De ne pas se mettre nu, ici et maintenant, ou de retourner sur le vaisseau, soit à l'ombre bien évidemment ou pire, de foncer our en finir rapidement. Cette chaleur le rendait fou. C'était un fait. Et c'est bien pour cela qu'il détestait venir sur cette île!! Mais voilà déjà les éclaireurs qui revirent et annoncèrent à Yvan et Darren que Rosaria-Rosaris était là. Il roula des yeux et passa sa main libre sur son torse pour essuyer comme il put la sueur. Ce n'était, définitivement aucunement sa journée. Sur ce coup là, il était prêt à en découdre avec qui que se soit. N'importe qui sauf d'Edelski et de Gardena ferait l'affaire. Et pourtant, il ne perdait aucunement de son charisme! Il pensait à ses hommes. Il gardait son visage impassible comme toujours dans ses cas là. Et prit une grande inspiration pour se calmer tout simplement.

Et là, le général prit la parole afin de redonner les ordres de mission une dernière fois. Pas de mort ou de blessés inutile. Il était fondamentalement d'accord. Ainsi il rentrerait plus vite pour se déshabiller et prendre un bain. Rien qu'à cette pensée il soupira d'aise tout simplement. Il écoute chacun de ses mots, regardant les groupes se former sous l'autorité de leur général. Il prend le temps de se mettre à ses cotés et de l'écouter consciencieusement. Puis il le regarde se retourner vers lui et lui parler.

"Je suis d'accord. Cela s'annonce assez difficile. Mais tentons de suivre tes ordres. Nous verrons ce que cela donne. Je suis certain que les Rosariens viendront nous voir si cela leur plait d'en découdre. Mais possible également que cela ne soit aucunement le cas. Nous verrons bien."

Il suivit donc Yvan, voyant en effet les fumées noir s'élever jusqu'au ciel. Il leva juste un sourcil. Ils n'allaient pas avec le dos de la cuillère c'était certain. A présent, il était sur qu'il ne connaissait pas le pourquoi d'une telle violence. Et puis bon, il faisait déjà assez chaud sans pour autant en ajouter non??? Il soupire un peu et souris très légèrement aux dires du général, son frère d'armes.

"Peut être que ce n'est qu'une réponse."

Rien de plus rien de moins. Il savait très bien qu'Yvant comprendrait ce qu'il lui disait. Après tout, ils étaient frères non? Mais bon, comme en ce moment, il avait envi de trucider tout ce qui bouger et qui n'était pas Edelskiens ou Gardeniens, il regardait Yvan, ce qui le calmait assez bien d'ailleurs. Il en valait de même pour l'inversement de la situation. Ils étaient guerre énervés pour la même chose au même moment. Mais il est vrai que lorsque cela arrivait, il fallait mieux que leurs ennemis fuient et rapidement.

Puis il écoute à nouveau Yvan, plein de sagesse pendant ce temps de crise, comme toujours. Il faut avouer que Darren était souvent silencieux, ne donnant que rarement son avis sur les choses qui pouvait l'entourer. Il préférait de loin observer, comprendre, apprendre, du moins il tentait de le faire. Il le regardait dans les yeux et hocha la tête simplement.

"Je suis entièrement d'accord avec toi. Nos hommes sont le plus important pour le moment."

Il se mit à marcher alors pour contourner les Rosariens simplement, suivit des hommes sans aucun doute. Il murmura à Yvan et juste à lui.

"J'aimerai rentrer rapidement, cette chaleur me tape sur les nerfs."

Autant que son frère soit au courant. Pourtant aucun de ses hommes ne pourraient le deviner, puisqu'il porte son masque d'impasibilité qu'on lui connait, dans chaque situation qu'il pouvait rencontrer. Mais cette chaleur était pénible. Il aimerait retrouver sa glace rapidement avant de fondre totalement.

De plus si les deux autres peuplent voulaient s'entretuer d'une cela ne les regardaient aucunement et de deux c'était arrangeant, niveau stratégie. Toujours sur ses gardes, il reste vigilant au moindre son, ou autre image pouvant lui indiquer la présence d'autres ennemi dans l'horizon.
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Ethan Feetwick
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MessageSujet: Re: Bataille meurtrière   Mar 10 Juin - 21:39

Après son retour de Gardena, suite à la journée catastrophique qui aurait pourtant pu être plaisante, Ethan se confia à sa grand-mère qui tenta de le rassurer. Maintenant qu’un des membres de la famille était au courant de la situation, ce n’était pas chose facile que d’assumer cette double nationalité, et encore moins de justifier l’héritage auquel l’adolescent aurait droit. Elle lui promit de s’entretenir avec le commandant Cuthbert, aussi le laissa-t-elle à ses études pour s’occuper de cela. Le blond se plia donc volontiers à ses cours, lui permettant de s’améliorer, mais aussi de ne pas penser à ses soucis.

Seulement, il apprit plus tard après son départ qu’une attaque avait eu lieu au manoir Cuthbert, ce qui le terrifia. Il ne s’inquiétait nullement pour son maître, c’était tout de même un soldat émérite. Mais pas sa grand-mère, bien que son caractère aurait bien pu dissuader les assaillants de s’en prendre à elle. Donc, il se précipita rapidement dehors, montant tout de suite un cheval, prêt à foncer là-bas pour s’enquérir des dernières nouvelles.

Il ne pu aller bien loin puisqu’à peine sorti de la propriété, des serviteurs à pieds derrière lui, il vu la calèche de la vieille dame arriver. En effet, celle-ci venait juste de quitter la mère du commandant lorsque les barbares avaient lancé l’assaut, évitant ainsi d’être mêlée à l’attaque. Ethan se jeta dans ses bras en pleurs tellement il fut soulagé de voir qu’elle allait bien. Il se fichait même de savoir si elle avait pu parler ou non, tant qu’elle était encore là. De toute façon, cela ne changeait rien puisque ce n’était pas vraiment le bon moment.

Cet incident fut alors le déclencheur d’une expédition. Celle-ci fut rapidement mise en place. Très remonté contre ces étrangers qui auraient pu impliquer sa grand-mère dans cette attaque, Ethan décida lui aussi d’y participer. Malheureusement, il ne pu en faire part au commandant puisque lui et ce dernier n’avait toujours pas discuter à propos de ce qu’il s’était passé sur Gardena. Il n’osa donc rien faire, jusqu’à ce qu’il apprenne que le fils d’un vieil ami de sa grand-mère allait être chargé de diriger un des navires en partance pour Sesbasia. Il ne manqua donc pas de faire jouer les relations pour profiter du voyage. Bien évidemment, tout cela sans l’accord de la matriarche.

Si elle apprenait ce qu’il comptait faire, elle tomberait sans doute dans les pommes. Il laissa donc un mot pour la prévenir qu’il avait décidé de partir en forêt afin de se forger le caractère, et de chasser. Il ne savait pas si ça allait marcher ou pas, mais comment pourrait-il le savoir puisqu’il était déjà sur le bateau. Il regarda les côtes de son île disparaître lentement, comme dévorées par le brouillard qui s’effaça lui aussi.

C’était la première fois qu’il partait pour une campagne, et il commençait à se sentir mal. Il se souciait aussi du fait que si le commandant le trouvait une fois à terre, il serait définitivement puni et ne pourrait plus rien espérer. Il avait eu de la chance tout de même de ne pas se retrouver sur le même navire que lui. Il pouvait ainsi se balader librement, et écouter les histoires de soldats plus anciens qui lui racontaient des tas de choses sur Sesbasia, et notamment qu’il devrait faire attention, car il était tout à fait le genre de certains. Ethan rougit en se souvenant ce qui avait faillit lui arriver. Pourtant, c’était bien un autre Sesbasien qui l’avait aidé. Il se demandait s’il allait le rencontrer de nouveau.

Le voyage se passa donc sans trop de problème, permettant au garçon d’apprendre de tout, et surtout à se battre puisque certains soldats s’étaient prit d’affection et avaient décidé de l’entraîner. C’était rude, mais tellement utile. Il pourrait davantage se défendre, et ne plus avoir à compter sur le commandant. Bon, ce dernier ne l’avait pas non plus défendu, aucune attaque n’ayant eu lieu pour que cela arrive.

Bref, une fois la traversée terminée, tous descendirent et se déployèrent comme l’ordonnait le commandant. Ethan prit soin de ne jamais rentrer en contact avec lui. Pourtant, il l’aurait bien souhaité vu comme l’homme lui paraissait aller mal. Il ne garda pas cela longtemps en tête. Il devait se conduire comme un soldat aujourd’hui.

Cependant, il souffrit rapidement de la chaleur et dû compter sur ses camarades pour le soutenir. Il avait terriblement honte, mais pu profiter de la gentillesse de ceux-ci, comprenant alors que ce n’était vraiment pas encore le moment pour lui de se battre. Mais il fit preuve de détermination, n’abandonnant pas, et suivant la marche. De plus, il apprit rapidement qu’il ne valait mieux pas se déshabiller avec cette chaleur, puisque même les nomades portaient des tonnes de tissus sur eux. Le soleil qui était si rare chez lui, et si bien accueillit d’habitude, ne lui paru jamais aussi dangereux qu’en ce jour.

Arrivé à l’oasis, Ethan resta bouche bée. Les couleurs présentes étaient presque inconnues pour le blond qui ne pu rien faire lorsque l’assaut fut lancé. Son réflexe fut même de se cacher, le commandant passant soudainement à côté de lui. Il réussit à ne pas se faire remarquer et observa en silence, s’éloignant même, de peur de faire une bêtise. En même temps, plus personne ne faisait attention à lui, sa taille étant si petite par rapport aux autres personnes présentes.

Il ne pu pourtant retenir un hoquet de surprise quand l’ordre fut donné de brûler ces choses que le garçon trouvait si belles. D’un autre côté, les Sesbasiens n’avaient pas hésité à faire de même sur Rosaria. Il ne pouvait finalement pas plaindre ces gens. Gens qui lui paraissaient bizarres pour certains. Ceux avec le visage voilé l’intriguaient, tellement ils paraissaient calmes. Il se rappela qu’il s’agissait de femmes, et que cacher leur tête était normal, voir coutumier.

*Est-ce qu’elles sont si laides que ça ?*

Mais il oublia bien vite celle-ci quand il cru voir des gens comme lui, mais pas vraiment. Leurs vêtements n’avaient rien à voir avec des tenues Rosariannes. Leurs peaux étaient d’ailleurs plus pâles. Il resta un long moment à les regarder, jusqu’à se rendre compte qu’il s’agissait de soldats d’Edelski. Ou plutôt, il reconnu parmi eux deux visages connus, dont Darren. Bien qu’il aurait pu un peu se douter des origines de l’homme lors de leur rencontre, il eu soudain une révélation, le laissant pantois.

Et bien qu’il les observait attentivement, ces derniers ne l’avaient heureusement pas remarqué, continuant leur avancée, comme s’ils avaient autre chose à faire, évitant ainsi les deux autres peuples présents. Mais sachant que sa présence leur restait invisible grâce à sa taille, Ethan fut blessé dans son ego. Heureusement qu’au moins ça servait.

Il tenta donc de se diriger vers le commandant afin de le prévenir, quitte à être puni ensuite. Il valait mieux ça que de mourir bêtement. De plus, il serait difficile de faire face à deux ennemis en même temps, bien que les autochtones avaient plus de souci à se faire en cet instant.

Glissant derrière les paniers et poteries géantes non saccagées, il s’approcha, ne regardant même pas si les nouveaux ennemis le voyaient se déplacer. Et alors qu’il cru être assez prêt du commandant, il chuta pendant sa traversée, reversant dans un grand fracas un étal qui ne se composait que d’un tissu tenu par deux tiges afin de servir d’auvent, et de deux tréteaux usés pour l’étalage en lui-même.

C’était la plus grosse honte de sa vie…jusqu’à la prochaine…

« Euh, je… »

Il se dégagea rapidement, bredouillant des excuses à peine audibles. Son regard se dirigea d’abord vers son maître qu’il fixa sans savoir quoi dire, pour finalement tourner la tête vers les nouvelles forces en présence. Seulement, il ne dit rien et se contenta donc de regarder dans leur direction, comme pour tenter de voir s’ils étaient encore là.

[J'ai pas fini mes réps avec Bén et Sana paske avec la grève de la SNCF, je passe de 2h30 de trajet=>4h/jour, donc je suis trop morte pour réfléchir. Je rép mercredi soir, ou jeudi soir. merci de votre patience et désolé >_<]
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Thomas Salinger
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MessageSujet: Re: Bataille meurtrière   Mar 10 Juin - 23:14

Thomas ne se sentait pas bien, le bateau bougeait trop et il n’avait pas vraiment le pied marin non plus. Pourtant il devait préparer de quoi manger pour toutes les personnes qui étaient avec lui sur le bateau, même si pour le moment, il ne vit personne. Il ne pensait pas que le voyage jusqu’à Sesbasia se ferait dans de telle condition, même s’il pensait bien ne pas faire un simple voyage d’agrément non plus. Pourquoi était il sur ce bateau, alors qu’il n’était pas militaire ? Tout simplement parce qu’il avait été préposé à la cafétéria du navire et que c’était le commandant Cuthbert qu’il lui avait lui-même demandé cette faveur. Il aurait donc été plus qu’impoli de refuser, et puis c’était un peu sa façon à lui de venir en aide à ceux de son île. Après ce que les Sesbasiens avaient osé leur faire en les attaquant une nouvelle fois, il trouvait normal qu’ils aillent eux aussi sur leur île et qu’ils leurs fassent payer tout le mal qu’ils leur avaient fait.

Le commandant Cuthbert passa à la cafétéria afin de prendre un repas léger, il le servit en silence, il se demanda même s’il ce dernier s’était vraiment rendu compte de sa présence. Il ne lui en voulut pas de l’ignorer, il devait être préoccupé et devait penser à un plan de bataille. Il se demanda comment Adriel pouvait avoir la force de manger quelque chose, lui en serait parfaitement incapable, avec les nausées qu’il avait. Dans un sens il était bien content de ne pas être militaire et de ne pas devoir se battre, surtout dans des conditions aussi inhospitalière et la chaleur qui sévissait sur Sesbasia. En plus de ce battre contre l’ennemi, il fallait se battre aussi contre le soleil. Mais bon il ne devrait pas connaître ce genre de mésaventure, il n’avait pas l’intention de quitter le bateau une fois arrivé à destination. Il se contenterait d’attendre bien sagement le retour des soldats et de prier pour qu’ils reviennent et victorieux de préférence.

Tout ne se passa pas exactement comme il l’avait prévu. Une fois que le bateau fut prêt des cotes ennemis, il sorti sur le pont, il voulait voir à quoi Sesbasia pouvait bien ressembler. Il n’avait pas pensé que l’île pouvait être aussi belle. Il resta un moment à la regarder, et puis prendre un peu l’air frais du large ne pouvait pas lui faire du mal non plus. Il était tellement concentré sur ce qu’il regardait, qu’il ne se rendit même pas compte que le bateau s’était arrêté et que les hommes étaient sur le point d’en descendre.

Il se retrouva bien malgré lui entraîné par les soldats, il essaya bien de faire demi tour afin de ne pas quitter le seul endroit réellement sûr qu’était le navire, mais sans y arriver. Le voilà à présent dans une situation des plus inconfortable, il n’avait plus le choix et devait suivre. Il aurait bien pu retourner tout seul sur le bateau, mais il n’avait pas envie de refaire le même chemin dans le sens inverse au risque de se faire attaquer et aussi parce que la passerelle lui permettant de le faire avait été relevé.

Dans quel pétrin je me suis mis, se dit il tout en marchant. La chaleur était intenable, dire qu’il s’en était plaint sur Gardena. Il commença à avoir soif, ses jambes avaient bien du mal à le porter, et sa transpiration mouillé ses vêtements. Il se serait bien plaint, s’il avait encore la force de le faire, et puis personne ne le fit non plus. Il préféra donc se taire et ne rien dire, tout en continuant de marcher. Il n’avait pas envie de quitter le groupe et de se retrouver seul au milieu de tout ce sable, ce n’ était pas le meilleur endroit pour se prendre, à moins qu’il n’avait envie de mourir. Puis il vit une ville, et une multitudes de couleur, un mirage, sans aucun doute. Se devait être à cause du soleil qui lui tapait sur la tête. Il ferma les yeux et lorsqu’il les ouvrit de nouveau, rien n’avait disparu, tout ça était bien réel.

Comment des gens pouvaient ils survivre ici ? Cela ne risquait plus d’être le cas très longtemps, pas après le passage de l’armée des Rosarians, et surtout après l’ordre que leur roi venaient de leur donner.
Il eu pitié de ces gens, ils n’avaient rien demandé à personne, ils n’avaient pas non plus voulut cette guerre, et pourtant c’étaient eux qui allaient en payer le prix, tout comme ses compatriotes peu de temps avant. Il se demanda s’ils ne valaient pas mieux que les Sesbasiens, que eux aussi était des barbares pour agir de la sorte et de s’en prendre à des personnes faibles et incapables de se défendre. Il repensa à ce que Yvan lui avait dit sur Gardena, il y avait des monstres partout y compris sur son île.

C’était la première fois qu’il pouvait voir de ses yeux toute l’horreur de la guerre, et il aurait préféré ne jamais voir ce genre de chose. Il se sentit encore plus mal que sur le bateau et avait envie de vomir. Il ne pouvait pas en regarder plus, c’était trop, surtout que des soldats de son camp étaient blessés, il avait aussi un peu mal à voir tout ce sang. Il décida de se mettre en retrait, il ne voulait pas non plus recevoir un mauvais coup. Il cru apercevoir une chevelure rose, ce devait être Shaun, il était le seul à sa connaissance à avoir une telle couleur de cheveux. En regardant de plus prêt il reconnu le pharmacien, ce dernier n’était pas seul, il était avec le commandant. Il préféra ne pas aller vers lui, pas qu’il n’avait pas envie de le voir. Mais ce n’était pas vraiment le meilleur moment pour faire la causette.

Et puis il aurait bien du mal à justifier sa présence ici. Il n’était pas censé descendre du bateau et prendre part à la bataille. Le mieux était de se faire le plus discret possible et d’attendre que le carnage finisse le plus rapidement possible.

Un bruit sourd et sec se fit entendre, comme si quelque chose de lourd venait de tomber sur le sol. Il sursauta, tout en se demandant ce qui avait bien pu se passer, pour qu’il y ait un tel bruit. Inquiet il regarda autour de lui, cherchant ce qui avait bien pu le provoquer. Il espérait que ce n’était pas les Sesbasiens qui les attaquaient en retour. Visiblement non puisqu’il n’eut aucun autre bruit, étrangement cela ne se rassura pas. Il préféra avancé un peu, afin de ne pas rester trop éloigné du groupe, c’est à ce moment qu’il aperçu Ethan. Il était donc là lui aussi ? Rien de très étonnant, après tout il était l’écuyer du commandant Cuthbert, il était donc tout à fait normal qu’il soit là lui aussi, et ce malgré son si jeune âge. A coté de lui, il y avait les restes de ce qui avaient dû être, il n’y a pas si longtemps que ça un étalage. Ce devait être ça l’origine de ce bruit ? Enfin c’est ce qu’il espérait au fond de lui, car c’était la meilleur des possibilités. Mais cela ne lui disait pas pourquoi Ethan ne regardait pas son maître, mais ailleurs. Qu’y avait il dans cette direction pour qu’il ignore Adriel de cette façon ? Le mieux pour le savoir était de regarder lui aussi. Tout doucement il tourna la tête, pour y voir ce qu’il pouvait y avoir de si captivant. Il vit qu’il y avait d’autres hommes, ils étaient bien trop pâles pour être des Sesbasiens, et en théorie ce ne devait pas être des Rosarians non plus, puisqu’il avait été dans les derniers de son groupe. Dire qu’à un moment il avait été soulagé, là ce n’était plus vraiment le cas, la peur le pris directement au ventre. Il ne manquait plus que ça, faire fasse à deux ennemis. Pour le moment ils n’avaient pas l’air de se rapprocher d’eux. Ce n’était peut-être qu’une feinte pour les prendre par surprise par un autre côté ? Mieux vaut prévenir que guérir.
Il se rapprocha un peu plus, en oubliant complètement qu’il ne voulait pas se faire remarquer par le commandant.

- « Excusez- moi de vous déranger commandant Cuthbert….Mais j’ai comme l’impression qu’on est pas les seuls ici, et qu’on a été suivit. Regardez par vous même…. »

A présent, il ne pouvait plus cacher sa présence ici, il allait sans doute se faire engueuler dessus pour ça, peut-être pas tout de suite, mais plus tard, sans aucun doute. Mais il ne pouvait pas non plus faire comme s’il n’avait rien vu et ne rien dire, au risque de subir une attaque et d’avoir des morts sur la conscience, si bien sûr il survivait à tout ça. A son tour il regarda ailleurs, il se sentait terriblement gêné.


Dernière édition par Thomas Salinger le Dim 15 Juin - 1:56, édité 1 fois
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Sanatana Krishna
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MessageSujet: Re: Bataille meurtrière   Jeu 12 Juin - 21:57

« Une invasion ?...hum… »

Sanatana regarda le message qu’il venait de recevoir de Rosaria. Pas la peine de préciser son obtention. Il resta un moment songeur, commençant à réfléchir à ce qu’il pourrait faire en réponse à cette future attaque de leur part.

Il se leva du lit, puis brûla le papier dans le feu de la lampe la plus proche. De nouveau dans ses pensées, il n’en sorti que pour demander au jeune esclave qui avait partagé son lit ce soir, de quitter la pièce. Une fois celui-ci parti, il soupira longuement, se disant qu’il avait sans doute fait une grosse erreur, mais ne resta pas longtemps dessus puisqu’il avait une chose plus importante à faire.

Réunissant tout son état major, il proposa sa stratégie afin de parer cette invasion, et il obtenu avec assez de réticence l’accord de ses ministres. Surtout que Bénarés se proposa de participer et de mener cette action. Sa dernière erreur avait coûté cher, au point qu’il y avait quelques tensions au sein du palais. Pourtant, le Sultan souhaitait accorder une seconde chance à son neveu. Et puis, il savait que certains de ses partisans restants pourraient convaincre les plus récalcitrant à cette proposition. Il ne pouvait donc faire autrement. Sans compter qu’il avait fait un marché avec le prince, les rendant gagnant tout les deux.

Le plan mis en place, il n’y avait plus qu’à attendre l’arrivée des Rosarians.

Celui-ci était somme toute assez simple. Ce jour était soi-disant celui d’une fête, faisant que la majorité des habitants seraient présents à l’oasis, et plus précisément au souk. Donc, les tours de guets sur la côte seraient moins fournies afin que la plupart des hommes présents rejoignent l’intérieur de l’île. Les habitants, eux, seraient cachés, ne laissant que quelques enfants et vieillards, comme pour donner confiance aux ennemis qui baisseraient légèrement leur garde. Les caravanes dans le désert tenaient au courant de la progression, évitant tout contact, pouvant éviter facilement les étrangers en les ignorant, mais surtout en connaissant bien mieux le terrain que n’importe quel habitant. Et une fois les soldats ennemis dans l’oasis, les laisser attaquer. Le sacrifice était conséquent, certaines personnes allant sans doute se rebeller malgré que le plan fut communiqué dans une certaine mesure aux villageois. Et puis, il y aurait des dégâts matériels, mais le Sultan leur avait promit de les rembourser dans la mesure du possible.

Mais surtout, dans la confection de ce plan, les Rosarians ne s’attendraient sans doute pas à ce qu’en fait les habitants soient en majorité des soldats. Quelques uns possédaient de réels talents dans le combat à mains nues, tandis que d’autres avaient revêtu les tenues des femmes sesbasiennes. Ces derniers consistaient en de larges vêtements isolant les rayons du soleil selon la couleur, et cachant leurs visages. Il n’y avait pas meilleur déguisement pour cacher un minimum d’arme et surtout l’appartenance à un genre précis.

Malgré le pari risqué, cela marcha. Rapidement informé de leur progression, Sanatana décida de se joindre lui aussi au plan, au moins en tant qu’observateur. Il avait fait une crise peu avant, mais il tenait à être présent. Il ne voulait pas mettre une telle chose en place sur sa propre île, et laisser son peuple seul dans cet affrontement. Bien sûr, ses ministres et serviteurs tentèrent de le retenir, mais il n’en fit qu’à sa tête et monta sur un dromadaire afin de s’y rendre rapidement, l’animal ayant moins de difficulté qu’un cheval pour courir dans le sable.

C’est lorsqu’il fut en vue de l’oasis qu’il aperçu un gigantesque brouillard noir. En vérité, il ne s’agissait pas d’un mirage, mais bien d’un incendie, qui de là lui paraissait comme envelopper le ciel. Il fonça alors plus vite. Il se demandait ce que Bénarés pouvait bien faire, lui qui était présent sur les lieux depuis le début. Il n’aurait jamais pensé que le jeune homme irait risquer une telle dégradation du souk pour piéger l’ennemi. Ils avaient un marché, et l’homme n’hésiterait donc pas à le briser à son tour. Le devoir du prince était aussi de protéger les biens d’autrui, ainsi que de l’île, mais il n’avait rien fait en cet instant.

Seulement, alors qu’il pensait arriver sans encombre, il croisa le chemin d’un petit groupe d’hommes à la peau pâle. Il ne fallut pas deux secondes au souverain pour comprendre qu’un léger grain de sable s’était logé dans le plan, et qu’il s’agissait du général et dirigeant Edelskien Yvan Praha, et ses hommes.

Evidemment, son arrivée fut remarquer, et il ne pu lâcher qu’un sourire ironique à la vue de cette pièce qui tournait au cauchemar. Il allait lui falloir tout recalculer pour éviter que les quelques civils présents deviennent plus nombreux sur le banc de la mort. Il pouvait déjà voir que certains n’avaient pas vraiment apprécié l’agression rosarianne, mais ce n’est pas pour autant qu’ils étaient les seules victimes, et qu’il s’agissait là d’un bain de sang. C’en était encore loin heureusement.

Il dû descendre de sa monture afin de pouvoir lui aussi participer au combat qui ne pouvait qu’être lancé, mais des soldats déguisés se découvrirent pour venir à ses côtés. C’était sans aucun doute dans le souci de lui servir de garde. Et ce ne fut pas tout puisqu’un des bâtiments endommagé par l’incendie commença à s’écrouler, et de là jaillit de l’eau qui se déversa sur les gens présents, ainsi que sur les foyers d’incendie les plus proches. Ce n’était pas grand-chose, mais ça avait le mérite de créer une sacrée surprise, empêchant à tous de réagir correctement, ne pensant qu’à se disperser pour éviter un morceau de mur.

Un éclat de voix résonna, et tous les soldats sesbasiens présents retournèrent la situation. Pas totalement, mais au moins avait-ils réussi à attraper les ennemis proches pour les capturer à leur tour. C’était tout de même un sacré bordel, il fallait l’avouer. Les trois forces en présence s’étaient retrouvées emmêler, au point que quiconque prit dedans avait du mal à réellement voir qui était qui.

Le Sultan resta ahuri, ne sachant pas vraiment comment gérer la situation. Et c’est en observant qu’il se rendit compte que le commandant n’était pas loin de lui. Son seul réflexe fut de lui attraper le bras pour l’amener à lui. Ceci fait, il ne su quoi dire, se contentant de le regarder dans les yeux. Il était tellement heureux de le revoir, bien que la situation n’était pas des meilleurs. Il ne su rien dire d’autre que ce qu’il lui passait par la tête en cet instant.

« Je suis si content de vous revoir, commandant Cuthbert… »

Mais soudain, il se reprit, et le sourire qu’il avait esquissé en lui parlant s’effaça pour un plus détaché. Il porta alors sa courte épée à la gorge de l’homme, sans pour autant chercher à la lui trancher. C’était plus un geste d’intimidation. Il soupira.

« Content, mais tellement dépité de devoir agir ainsi. Nous sommes en guerre, et je ne peux pas vous accorder de pitié aujourd’hui ! Pardonnez-moi ! »
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Bénarés Itesh
Prince Itesh



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MessageSujet: Re: Bataille meurtrière   Jeu 12 Juin - 22:00

Depuis son retour de la fête de Gardena, le prince était aux Anges. Il s’était vengé à sa façon du roi de Rosaria, et rien ne pouvait lui faire plus plaisir. Enfin, presque puisqu’une autre bataille ne lui aurait pas déplu. Et aussi un nouvel esclave tant qu’à faire. Il avait déjà viré pas mal de ces derniers par pur caprice, les laissant donc sans rien à errer sur l’île. De toute façon, ils étaient désormais libres, et pouvaient donc soi travailler, soi parvenir à rentrer chez eux si un marchand était accordé à leur offrir cette chance…C’était rare…

Flânant dans les couloirs, joyeusement, il fut soudainement demandé à la salle du trône pour une réunion d’urgence. C’est donc avec plaisir qu’il s’y dirigea afin d’apprendre qu’une invasion sur leur terre allait avoir lieu. Quelle ne fut pas sa joie que de savoir qu’il s’agissait de Rosarians. Il espérait qu’il y aurait de quoi faire, entre autre comme esclave, car ça faisait longtemps qu’il n’avait pas eu du Rosarian dans son lit, ou plutôt une nouvelle tête. Il insista donc auprès de son oncle pour participer, parvenant à le convaincre en lui faisant promettre qu’il ne provoquerait plus aucune perte, et cela en échange d’un nouvel esclave en récompense.

Bénarés savait très bien qu’à un moment ou un autre il ne tiendrait pas sa promesse, mais il ferait comme il pourrait pour obtenir un esclave quand même. En plus, il allait se battre, ce qui lui avait vraiment manqué. La dernière fois, c’était pendant un entraînement, donc rien de bien intéressant.

Lorsque le jour du débarquement arriva, il ne perdu pas une minute pour se rendre au souk avec ses hommes et mettre en place les préparatifs pour accueillir les étrangers. Comme la plupart des gens en arme, il se déguisa en femme, cachant ainsi sa nouvelle arme, le cimeterre étant bien trop encombrant et indiscret sous ce genre de tenue. Deux kandjars lui suffirent, attachés de part et d’autre de ses hanches. Il briefa donc ceux comme lui, ainsi que ceux qui n’étaient spécialisé qu’au combat à mains nues. Ces hommes n’étaient pas surhumains, mais ils avaient développés une technique en réponse à une agression à l’arme blanche. Certains pouvaient dévier facilement une lame affûtée, ce qui impressionnait beaucoup. Même le prince ne pouvaient rivaliser avec eux, s’étant souvent fait désarmé en duel contre l’un de ces hommes.

Laissant de côté cela, il ne pouvait s’empêcher de cacher son excitation à l’approche du combat, faisant rire ceux qui le connaissaient. Au moins, les gens se sentaient moins stressés par le plan très audacieux du Sultan. Mais personne ne perdu de vue la mission, et tous prirent place, jusqu’à l’annonce de l’arrivée de l’ennemi.

Le prince réussit à se maîtriser devant la violence qui se dressa devant lui, des gens se battant malgré tout. Lui aussi voulu participer, mais il dû se laisser attraper par un homme un peu rustre. Il fit la grimace devant sa laideur. Il jeta donc un œil autour, pour voir apparaître le commandant et le roi Rosarian. Il remarqua vaguement Shaun, mais lui en voulait un peu de ne pas avoir pu aller plus loin lors de leur rencontre. Il l’ignora donc, préférant se concentrer pour ne pas rire à la vue de Cyrille, se souvenant de ce qu’il lui avait fait subir.

Cependant, ça ne dura pas longtemps puisque le feu fut mit rapidement. Pas vraiment surpris, il pensa plutôt au fait qu’il se ferait sans doute gronder par son oncle pour avoir laisser faire. Il pu sentir la tension au sein de ses hommes et des rares civils qui firent un effort monstrueux pour ne pas se rebeller, sachant ce à quoi ils s’exposaient. Ils regardaient même Bénarés, attendant un signe de sa part. Pourtant ça ne gêna pas l’homme qui eu une idée. Il se détacha de l’étreinte du moche pour se mettre en travers de ‘son’ étalage, afin d’attirer l’attention d’un pyromane. Ça ne manqua pas de marcher puisqu’il fut violemment écarté pour voir celui-ci brûlé.

Forcé de s’éloigné, il continua de ne pas réagir, observant en silence, et faisant de discrets signes de têtes à ceux qui le voyaient, afin de leur faire comprendre qu’il ne fallait pas bouger. Après tout, Sanatana avait promit de les dédommager si une telle chose arrivait. Ce n’était donc pas comme si les dégâts n’étaient pas prévus.

Et alors qu’il chercha un autre plan d’action, regardant les bâtiments fumer, un énorme bruit se fit entendre. Au milieu de tous apparu un adolescent qui venait sans doute de se prendre un étal dans les pattes. Il ne pu s’empêcher de pouffer de rire, mais s’arrêta en le voyant. S’il avait pu, il l’aurait tout de suite attraper pour l’amener au palais tellement il était mignon. Il avait au moins trouvé son prochain esclave, bien que celui-ci ne semblait pas très malin, ne parvenant même pas à se reprendre et dire ce qu’il voulait. Il se contenta même de fixer un endroit. Personne ne comprenait à quoi rimait cette intervention.

Et sans que personne ne s’y attende, quelques minutes après ce spectacle, le Sultan apparut. Cela provoqua un plus gros silence. Mais bientôt, l’autre plan que le prince avait mis en route se lança. En effet, l’oasis ne possédait qu’un seul bâtiment tout en hauteur, les autres étant de tailles plus modestes, mais pas ridicules non plus. Il servait à stocker sur son toit des tonneaux remplis d’eau, rendant les objets bien plus hermétiques grâce à procédé très compliqué. Aussi, on laissait souvent ceux-ci un moment avant de les récupérer pour les remplacer par d’autres. S’écroulant, le choc fit exploser les tonneaux qui déversèrent leurs eaux en bas.

Bénarés en profita pour crier en sesbasien l’ordre de se découvrir et d’attaquer les ennemis. Et alors qu’il n’était pas censé tuer, juste capturer, il n’hésita pas à trancher ce qu’il pouvait. Enfin, ce n’était pas comme si avec ses deux armes il pouvait vraiment tuer sans toucher les points vitaux de son adversaire. D’ailleurs, avec cette pagaille, il trouvait que c’était sans doute la meilleure opportunité pour supprimer le roi Rosarian, mais se retrouva face à des Edelskiens. Il resta un instant interdit, n’ayant pas pensé qu’il y avait aussi eux, même si en vérité il en avait un ou deux juste avant. L’euphorie du moment ne lui avait pas permit de discerner Rosarians et Edelskiens.

Il se mit en garde, pour passer à l’attaque, mais on le bouscula dans le dos. Voulant porter un coup à l’impudent qui l’avait stoppé, il se rendit compte qu’il s’agissait de son futur esclave. Par réflexe, il l’attrapa et le prit comme otage. Il se mit soudain à hurler, sa voix portant assez loin.

« Nous, Sesbasiens, venons de vous prouver que personne ne peut nous battre sur notre propre sol ! Que Rosarians et Edelskiens déposent les armes, et se laissent gentiment arrêter ! Vous ne pouvez rien faire maintenant que vous êtes cernés ! »

Baissant légèrement son étreinte, le gnome en profita pour se dégager en lui mordant le bras. Le lâchant, le brun n’hésita pas à lancer sa lame dans l’épaule du blond pour l’arrêter, le regardant chuter par terre et se tordre de douleur avec un réel plaisir.

« Si personne ne veut avoir droit à plus, qu’il se rende ! Nous nous montrerons cléments…peut-être… »

[Prenez pas mal, mais on dit Rosarian, pas Rosarien...ça fait un jeu de mot pas très sympa au sinon XD]
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Adriel Cuthbert
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MessageSujet: Re: Bataille meurtrière   Ven 13 Juin - 18:57

A peine ses ordres donnés et exécutés, qu’Adriel du faire face au roi qui ajouta de tout brûler au village. Etait-ce donc à ça que le Monarque avait pensé en suivant l’armée dans la quête de la vengeance ! Le commandant restait stupéfait devant une telle décision, qui rapidement fut suivies par ses hommes. Certes lui-même était envahit d’une grande rage, alors qu’habituellement il savait se contrôler et restait toujours près à exécuter le moindre crime qui l’enfonçait un peu plus chaque jour vers la porte des enfers, mais jamais il ne pourrait lever son arme contre femmes ou enfants, ennemis ou non.

C’est donc le visage froid qu’il regarda le roi venu à lui, afin de lui faire part de décisions qui ne furent pas acceptées. Le commandant siffla puis fit un geste de la main comprit par ses soldats, qui déposèrent leurs torches improvisées. Evidemment une grosse partie du marché fut déjà touché, voyant le même phénomène que sur l’île brumeuse tant la fumée devenait épaisse et noire, alors qu’elle s’élevait dans le ciel obscurcissant les lieux.

« Majesté je refuse que mes hommes soient embarqués dans votre vengeance. Nous sommes des militaires et non des meurtriers, qui tuons simplement pour nous satisfaire de la vue du sang ! Ces soldats sont sous mon commandement et non le votre, je refuse donc tout acte de barbarie dans un village de civils et de faire endosser de telles responsabilités à mes hommes. Seuls les habitants armés et menaçant seront abattus ! Brûler et répéter ce qui nous à été fait, reviendrait à dire que nous sommes pareil que les sesbasiens ! Je puis vous assurer sur mon honneur que je vengerais Rosaria, mais mon épée sera souillée uniquement par le sang des militaires, et des hauts représentants»

Bien que comprenant la haine qu’éprouvait le roi, il ne pouvait accepter ses ordres et le défia donc une seconde fois, ce qui lui serait défavorable en perdant le peu de confiance existant entre eux. Seulement il ne voulait pas que d’innocents payent pour le massacre des militaires. Reprenant la marche afin d’avancer un peu plus dans le village qui les mèneraient peut être au palais, il se rappelait du roi Edward qui fut un grand roi ne prenant pas de décisions à la légères probablement dû à son âge avancé. Adriel qui était entré sous ses ordres débutant comme soldat, avait été fort impressionné et admirait ce souverain. Et lorsqu’il gagna des grades jusqu’à devenir officier, il jura d’honorer le souhait de cet homme désireux de voir des habitants heureux et vivant des ressources que pouvaient offrir les autres îles sans que trop de sang soit versé.

Bien que perdu dans ses pensées, attendant la future confrontation avec les sesbasiens, Adriel restait sur ses gardes et eu le réflexe de se tourner vers la source d’un grand bruit, et c’est l’étonnement qui se lisait en cet instant sur son visage. Il attrapa donc vivement le bras du garçonnet.

« C’est ainsi que tu obéis aux ordres de ta grand-mère !? Sait-elle au moins que tu préfères t’entêter à faire des bêtises plutôt que de suivre tes cours. Si nous sommes sur Sesbasia ce n’est pas par jeu Ethan!! Nous sommes en guerre et venons faire notre devoir de militaire ! Ne t’attend pas à ce que je veille sur toi, restes en retrait et ne te mêle pas aux confrontations. De plus à notre retour sur Rosaria-Rosaris, pour avoir désobéis à ta grand-mère et à mes ordres tu recevras une punition à la taille de tes bêtises !! »

Lâchant Ethan, il se redressa puis regarda le jeune homme dans les yeux sans le quitter. Jamais encore il n’avait été agressif avec son cousin, mais les doutes qu’il avait à présent sur celui-ci, mêler à la colère qu’il ressentait suite à l’invasion, lui faisait perdre son calme habituel. D’ailleurs c’est également inquiet qu’il arrive malheur au jeune homme qu’il fit appeler quatre hommes, s’apercevant par la même occasion que Thomas non loin de lui était également là, lui faisant ainsi remarquer la présence d’autres militaires. Ceux-ci n’étaient autres que des Edelskiens, probablement venus eux aussi prendre une quelconque revanche. Le commandant finalement préféra les ignorer, après tout, seuls les barbares de l’île l’intéressait.

« Qu’ils restent là, je n’ai que faire de leur présence, seuls les sesbasiens m’intéresse ! Bien, j’espère que plus personne d’autre ne se cache à présent ! Mes hommes vont vous ramener tous les deux au bateau, et vous y resterez quitte à être attachés pendant plusieurs jours jusqu’à notre retour !! »

Il se tourna vers le roi.

« Nous pouvons y aller à présent, nous ne seront plus gênés ! »

Et à peine tourna t-il le dos aux soldats s’apprêtant à ramener Thomas et Ethan à la frégate, que le Sultan apparu. La surprise fut grande pour Adriel, se demandant comment leur présence avait-elle été connue si rapidement. Avec la chance planant sur eux, ils étaient à quelques centaines de mètres à peine du palais et l’un des habitants avait su s’échapper.

Pourtant ce ne fut pas le cas puisque rapidement des hommes, qu’il pensait être villageois, ôtèrent leur vêtement amples, se révélant être alors des soldats protégeant Sanatana. Définitivement certain qu’un espion s’était glissé parmi eux, il chercha du regard le roi heureusement proche de lui puis de la main Ethan, mais se rappela qu’il était plus loin avec Thomas.

L’atmosphère était lourde pour tous, de plus, des immeubles devenus instables par le feu, commençaient à se fissurer et à s’effondrer. D’ailleurs l’un d’eux, probablement le plus haut laissait échapper de lourds blocs, dont un frôla de peu de pharmacien qui fut sauvé par le commandant s’étant précipité sur lui pour le tirer violemment par le col du vêtement.

« Eloignez vous des bâtiments tout de suite ! »

Il s’adressa à tous, pensant que seuls les bâtiments étaient source de menaces dans l’immédiat, si bien qu’il ne fit pas attention à l’eau qui se déversa sur eux. Déstabilisé par le poids et la vue temporairement brouillée, l’ennemi en profita pour s’abattre sur les rosarians telle une marée humaine, mêlant également et probablement malgré eux les edelskiens se trouvant un peu plus loin.

Les trois forces présentes se retrouvèrent donc à se battre, tout en devant être attentif à ne pas tuer l’un des leurs. Restant près du roi et du pharmacien afin des les protéger, il dégaina rapidement sa lourde épée, tranchant quelques têtes de sesbasiens et d’edelskiens tant la confusion fut grande dans cette bataille. Seul l’uniforme et sa couleur permettaient à chacun de ne pas blesser un allié. Voulant porter une autre attaque à un sesbasien, il fut tiré par le bras vers l’arrière, se retrouvant nez à nez face au Sultan.

« Ce n’est pas réciproque Sanatana, certainement pas après ce que vous avez fait au peuple rosarian ! »

Il ne pu finir qu’une lame fut mise contre sa gorge. Il ne lâcha pourtant pas le regard du brun, le défiant, le menaçant d’exécuter sa menace. C’est alors qu’il y eu un grand cri, celui d’Ethan, il en était persuadé. Craignant pour son cousin, et prenant avantage sur sa jeunesse lui donnant rapidité, il donna un coup de pied au tibia du sultan puis éloigna la lame à l’aide du bras qu’il se blessa. Pourtant bien que la douleur était réelle, il se recula et inquiet chercha partout du regard après le petit blond, maudissant son erreur de l’avoir éloigné de lui. Il essuya le sang coulant de la peu tendre de sa gorge, tout en criant le nom de son cousin qui fut sans succès pour finalement préféré celui de Thomas, qui était à ses côtés au moment de la confrontation.

« Salinger, où est Ethan !!? Trouvez le !!»

Attendant la réponse, il surveilla du regard le Sultan mais bouscula un edelskien qui ne fut autre qu’Yvan Praha. Encore un fois il s’éloigna et du faire face au deux, étant chacun dans un sens opposé. Ne sachant lequel attaqué, il resta attentif tout en resserrant son emprise sur la garde de son épée. Il en profita d’ailleurs pour chercher du regard le roi lui aussi éloigné par la bataille, puis décida de privilégier l’ennemi pour lequel il était présent à la base. Il se jeta donc sur le sesbasien tout en braquant l’épée, mais son attaque fut déviée, l’obligeant à s’abaissé afin d’éviter celle donnée par probablement l’un des gardes. Pourtant en se relevant il manqua de trébucher, comme si la terre s’était dérobée sous ses pieds. Il voulu porter un autre coup pour se défendre mais du y renoncer et tenta donc de gagner un peu de temps afin que ses vertiges ne disparaissent.

« Comment avez-vous appris notre attaque Sanatana !? Comment saviez vous que nous passerions par ici ? »

Il eu un rictus de dédain, tout en vérifiant ses arrières et blessant ceux venant se frotter à lui

« Je me fiche de ce qui peu m’arriver, la mort je ne la craint pas, mais ici il y a des civils ! Il y a un cuisinier, ce pharmacien qui vous a soigné et un enfant ! Ils ne savent manier une arme et ne sont donc pas dangereux, donner l’ordre qu’on ne leur fasse pas de mal ! »

Sans attendre la réponse, il couru en direction du dirigeant brandissant son épée portant son attaque dans un grand fracas, blessant alors l’épaule du sesbasien.
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Cirylle Beliziel
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MessageSujet: Re: Bataille meurtrière   Sam 14 Juin - 4:24

Ce n'était pas satisfait qu'il regardait le feu ravager les étals, les uns à la suite des autres. Vraiment pas. Mais cela lui apportait tout de même un vague sentiment de justice rendue après avoir vu son île si malmené par les sesbasiens. Que les cris et les larmes maintes fois entendues lors de la dernière invasion de ces barbares ne soit pas que du côté des seuls rosarians.
C'est pourquoi il fut si choqué par les propos de son commandant des armées. Car mettre le feu aux biens matériels n'était en rien tuer froidement des simples civils. Pour qui le prenait-il ? Car jusqu'aux dernières nouvelles, il restait toujours un gardenien d'origine. Gardena, seule île où tout crime de sang et ce, quelqu'en soit les raisons puisque Gardena vivait en paix, était puni de graves sanctions. Et on osait l'accuser lui, de tuer pour se satisfaire de la vue du sang !?

Une rage aussi violente qu'incohercible monta alors en lui d'autant plus que cela ne s'arrêta pas là. Non, en plus de le reléguer au rang d'un vulgaire meutrier -que le commandant aurait utilisé le terme sesbasien que l'insulte aurait été identique vu que cela revenait au même à ses yeux- ses ordres furent contredits ! Il n'en revenait tout simplement pas... Un petit commandant des armées, même pas général, venait de casser un ordre royal. Et on lui obéissait...

Aussitôt le spectre du roi épouvantail ressortit du coin sombre de son esprit où il avait été relégué et avec, la tentation de l'abdication. Qui ne fut jamais plus forte qu'à cet instant. Que les rosarians se débrouillent tout seuls car le rôle du roi fantoche lui n'en voulait pas !

"Vous faites erreur commandant Cuthbert, moi je ne suis pas sesbasien mais gardenien ! Tout cela ne m'amuse pas plus que vous sauf que moi je ne prenais pas du bon temps sur un navire alors que Rosaria-Rosaris était attaquée pour la seconde fois. Je l'ai défendu avec tous ces hommes et du mieux qu'on a pu. Alors ne venez pas maintenant blâmer nos actes alors que vous n'avez aucune idée de ce que nous avons vécu. Vous n'étiez même pas là !"

C'était bas mais c'était aussi le moindre de ses soucis. Alors qu'ils auraient dû se montrer soudés comme jamais, le commandement de l'île brumeuse montrait là une fort mauvaise image. A leurs hommes, au peuple sesbasien et comme si cela ne suffisait pas, aux edelskiens. Ceux-là mêmes dont Cirylle aurait préféré rencontrer dans d'autres circonstances. Ou du moins sans l'intervention aussi inutile -puisque tout était déjà en feu- qu'extrêmement dommageable sur le plan politique de son stupide commandant des armées. Encore un grief à son encontre, et pas des moindres cette fois-ci, à rajouter à la longue liste déjà existante.

Donc la situation se compliquait et pas qu'un peu.

Mais autant qu'il s'était impliqué dans cette revanche allant jusqu'à faire corps avec le peuple et les soldats rosarians, autant depuis les accusations infondées du commandant Cuthbert, il se sentait détaché de tout. Jusqu'à se demander ce qui l'avait mené dans cette véritable fournaise que représentait cette île. Bien que son feu de joie improvisé n'arrangeait en rien la température ambiante. Bref, les événements se succédaient sans que rien n'attache réellement son intéret si ce n'est les efforts qu'il devait déployer pour s'assurer que son pur-sang reste bien sous sa maîtrise.
Bien évidemment cet état de grâce ne dura pas bien longtemps. Mais face à la vision cauchemardesque du sultan, de celle presque risible -plus jamais il ne boirait comme un trou !- de ce fameux prince Bénarès, que lui d'ailleurs n'avait pas trouvé si fameux que ça du moins dans un lit, et de ce déluge d'eau perdue qui aurait pu faire pleurer plus d'un rosarian, il trouva presque salutaire le fait de se plonger enfin dans la bataille.

Sauf qu'il avait quelque peu perdu sa motivation du départ. Bien sur, il avait apprit à se battre -comme un gardenien et non comme un habitant d'une île en perpétuelle guerre- mais il n'avait pas à rougir de sa dextérité. Pourtant celle-ci était loin d'égaler celle de son ami Raphaël et surtout il n'avait pas son endurance. Généralement sa hargne compensait à merveille cet handicap. Seulement là... Il sentit très vite les difficultés se faire sentir. Il se défendait, parait les coups, mais ne cherchait pas plus que cela à pourfendre tout ce qui passait devant sa lame. Sans compter que les edelskiens ne facilitaient pas les choses. Amis ou ennemis ? De ce qu'il en savait, ennemis. Mais là, ils combattaient déjà un ennemi commun... De quoi en perdre son latin.

Ce fut là qu'il passa de Scylla en Charybde. Car entre les rosarians et les sesbasiens, il devait avouer ne pas être gâté. Comme si se trouver au même endroit en même temps que ce fichu prince n'était pas déjà suffisant. Il fallait en plus que celui-ci se rappelle à son bon souvenir. Tout comme ce gosse d'ailleurs qui en plus de faire partie de la famille Cuthbert -tare déjà suffisante en soi- venait de goûter à la perfidie sesbasienne. Oui, il avait connu ça aussi ! Au moins s'estimait-il chanceux de ne pas partager les mêmes gènes que son commandant des armées...

Pour le moment, il fixait un sourcil relevé le prince qui de toute sa splendeur semblait avoir oublié l'épisode 'lavette dans la salle du trône de Rosaria-Rosaris'. Pas de chance pour lui, lui n'avait pas oublié. Et d'autant moins depuis l'épisode 'le roi est un vrai alcoolique sur Gardena'.
Il continua donc à parer les coups, ne pensant qu'à se protéger des hostilités pour s'approcher du jeune Ethan étendu à terre.

"Ethan, c'est ça ? On peut dire que tu n'as pas de chance dans la vie toi... T'inquiète, ce si terrible prince ne fait jamais les choses jusqu'au bout !"

La dernière phrase était plus dite d'ailleurs pour le prince, non loin de là, que réellement pour Ethan. Cependant devant l'hémorragie et surtout la souffrance du jeune homme, il appela rapidement le pharmacien espérant que celui-ci ne soit pas loin de lui alors que la situation devenait inextricable au milieu des combats.

"Shaun ! Amène-toi, il faut l'évacuer !"

Dès que le gardenien fut à ses côtés, il le remercia d'une pression de la main sur son épaule puis se leva pour aller se positionner face au prince, son épée toujours à la main mais garde baissée. Il en avait oublié la bataille en cours, les risques qu'il courait à s'exposer ainsi face à l'ennemi et même son ressentiment contre les rosarians. Seule comptait le prince Bénarès et la mise au point qu'il comptait faire.

"Un gamin qui s'enfuit, de dos... Félicitations, on voit là toute votre bravoure, même sur votre propre sol. Il faut dire que vous ne pouvez pas à chaque fois vous transformer en lavette comme dans la salle du trône de Rosaria-Rosaris. Encore un signe d'impuissance ? Comme lorsque devant un ennemi que vous avez attaché nu sur un lit, vous vous révélez finalement incapable de le violer ? Dieu merci pour lui d'ailleurs. Vraiment, les sesbasiens ont des leçons à nous donner..."

Cela était un pari très, très risqué. Du genre de ceux qui auraient amusés Raphaël ou n'importe quels autres de ses acolytes de Gardena. Lui s'amusait nettement moins à ce moment précis. D'autant plus que le prince pouvait tout à fait admirer dans ses yeux à cette distance toute la réussite de son stratagème. Mais Cirylle n'était pas sans savoir que celui-ci n'aurait pas hésité à évoquer la situation. Alors il avait trouvé plus sage de devancer les choses en les adaptant un petit peu. Après tout même si le soi-disant viol était largement consentant à ce moment-là, les rosarians et encore moins le commandant Cuthbert tout comme les edelskiens d'ailleurs, n'avaient aucunement besoin de le savoir.
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Shaun Hastur
Pharmacien



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MessageSujet: Re: Bataille meurtrière   Sam 14 Juin - 22:33

Tout s'agitait, tout allait bien trop vite autour de lui, le sang, les cris, les tenues diversement colorées, les cris de guerre et de douleur. Le pharmarcien se bassait, reculait, avançait, se retrouvait bousculé; il avait l'impression d'être un balon dans les mains d'enfants très excités. Bientôt il se retrouva dans la souk, collé à un mur qu'il ne vit pas sur le point de s'effondrer sur lui à cause du feu. Une main le saisit par le col, manquant l'étouffer -la fumée n'arrangeant rien- mais lui sauvant la vie lorsque des blocs tombèrent à l'emplacement qu'il occupait précédement. Il repris difficilement sa respiration avant qu'une énorme masse d'eau ne s'abatta sur eux. Il étouffa sous son turban venu se plaquer sur son visage avec le poids de l'eau et le retira à toute allure pour récupérer un peu d'oxygène. Il ne c'était même pas rendu compte que le groupe était cerné par l'ennemi.

Bon sang, pas encore ! Laissez moi respirer, comment pouvez vous tenir un tel rythme ?

Adriel se battait, tranchant les chairs, malgré le poids de la lourde arme le blond semblait danser, une danse mordbide, tentant de rouge les peaux et les vêtements, emplissant l'air déjà saturé en cendre de l'âcre odeur du liquide rouge. Et l'enfer continua, Adriel venant d'être saisit par le sultan qui le tenait en son pouvoir.

Sanatana ? C'est pas vrai, s'il est la Bénarès doit l'être aussi. Et autant Le Sultan est calme autant Bénarès...

Un frisson d'horreur le saisit à cette idée, mais une giclée de sang sur le visage le ramena à la réalité. Il ne c'était même pas rendu compte qu'il c'était mis à l'abri d'une mangeoir en pierre pour les animaux, certes il était temporairement à l'abri mais il ne pouvait pas sortir de la pour autant. Partagé entre peur, dégout et colère face à la réalité de la guerre la guerre à laquelle il faisait face, il espérait que les choses s'en tiendraient la et que la guerre ne s'étendrait pas à toute l'île et aux civils... mais il avait parlé trop vite, Cyrille l'appelait, il avait besoin de lui ! Quelques instants une ouverture se présenta à lui et il fonça, courant le plus vite possible pour rejoindre le jeune roi, ne se souciant pas des alentours et de ceux qui s'y trouvait. C'est ainsi qu'il trouva le jeune blond qu'il avait croisé sur Gardena blessé dans le dos. Bien sur blesser quelqu'un dans le dos était lâche mais, heureusement la blessure était franche et avait évitée les zones vitales. Il sorti rapidement quelques affaires de son sac, n'écoutant que distraitement les paroles de son ami.

"Détends toi Ethan, je vais te donner quelque chose contre la douleur mais il ne faut pas bouger avant que je ne t'ai soigné. Tu te souviens peut être de moi, nous nous sommes croisés sur Gardena, le type aux cheveux roses."

Il essaya de faire de l'humour pour le détendre et se détendre aussi par la même occasion. Voila qu'il devenait médecin de guerre maintent ! Tout sourire le quitta alors qu'il se plongeait dans le travail. Il nettoya rapidement ses mains, souleva le haut du blondinet et entrepris de nettoyer la blessure, y appliqua un onguent calmant avant de le panser et de le bander, entourant son torse de bandes.

" Voila, tu peux bouger maintenant."

La réalité qu'il avait oublié le temps de ses soins revient brutalement sous la forme d'une flèche qui se planta dans son épaule gauche, le faisant chuter lourdement contre Cyrille. Il mis quelques secondes à réaliser ce qui venait de se passer pui s'écarta du roi pour ne pas le gêner, une main sur son épaule qui commençait à le lancer.

Bon sang, calme toi Shaun, ça fait un mal de chien, ça brûle comme l'enfer mais ta carotide est intacte. Il faut la casser, je ne peux pas la retirer, pas en plein combat, je vais avoir d'autres personnes à soigner.

Il s'assit à côté d'Ethan pour le surveiler, serrant les dents alors qu'il cassa d'un coup la flèche en deux, lui arrachant un cri de douleur, sa tunique claire se teintant très vite d'une grosse tâche rouge. Gémissant il se saisit de son sac de son bras valide et fouilla à la recherche de bandes.

"Ethan je vais avoir besoin de ton aide si tu te sens en état, il va falloir me bander, ça me permettra de tenir le temps que la bataille cesse."

Il ouvrit sa chemise, laissant tomber le vêtement sur sa taille, dévoilant la plaie sanguinolante d'ou dépassait la flèche, sesbasienne d'après la couleur. Sa peau pâle était couverte d'un flot rouge qui ne semblait pas vouloir cesser.
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Invi